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\ 



FAUNE DE FRANCE 



ECHINODERMES 



WIS AU PUBLIC 



t\. 



La Faune de France ùdiU'-c par l'Ollice Ceulral clc l'aiinisluiiu' de la 1- (Ml.-.raLion 
IVaiiraise des Sociétés de Sciences naturelles parait sans ordre déleruunc. par 
fascicules in-8° consacrés chacun à un groupe zoologiciuc d'étendue variable,.et 
aussi rapidement que le lui permettent le nombre de ses collaborateurs et les 
fonds à sa disposition. 

Elle a pour but de fournir aux naturalistes, sous vuie forme aussi portative et 
aussi peu onéreuse que possible, le moven d'identifier sûrement une espèce 
récoltée sur notre territoire, non de leur faire connaître tout ce qui peut être dit 
de cette espèce. Pour cctle raison les diagnoses sont réduites aux caractères 
essentiels nécessaires h la v.Tilicalion du résultat ol.lcnu par les clefs dichoto- 
miques l'illustration abondante mais liive dans le lexte. la lépartition donnée 
seulement dans ses grandes lignes, la svnonymie el la bibliographie réduites aux 
renvois permettant de se reconnaitre dans la lilléTalnre et de se reporter a un 
ouvrao-e pUis détaillé la fournissant in-extenso s il en est besoin. L Introduction 
de cha(|ue volume renferme ce (ju'il est indisi)eiisable de connaître du groupe 
au point de vue général et i)Our la détermination de ses espèces. 

I a Fainic comprend en principe : les formes terrestres et d'eau douce signa- 
h-es sur le territoire de la France (y compris la Corse), de la Belguiue, de la pro- 
vince rhénane el de la Suisse occidentale (de loul le Centre et l Ouest de 
l'Europe iM.ur \cs espèces a.pialiqnes ini.-roseopiipu's'i : ^- les iormes mannes 
existant dans les limites du plateau continental (sod jus.pi a .500 m. de pro- 
fondeur) et de la région pélagique correspondante sur les cotes du continent, du 
Sund au détroit de Gibraltar, ainsi ([ue des Iles r.ritaniuques et du bassin occi- 
tlental tle la Méditerranée. 

Les volumes, édités grâce à des subventions accordées dans l'intérêt de la 
Science, sont vendus au l'irix coûtant et le produit de leur vente allecte a 1 impres- 
sion de nouveaux fascicules dont le prix sera abaissé dès que les conditions 
actuelles s'amélioreronl. 

L'OlRce Ceniral de Faunislicpie adresse un pressaiil app(d : 

10 aux spécialistes désireux d'entreprendre la rédaelicm d'un volume cns'as- 
Ireignant au plan général de la publication que leui' feia connaître le présent 
fascicule : 

■'0 il toutes les peisonues. ,'i ions les élablissemenls capables de lui fournir les 
uialéTiaux el <locumenls qu'il esl chargé de eeniraliser cl de classer : notes sur 
la inéseiice d'une espèce donnée en un point donné ,1e notre U-rritoire : - 
doubles de e.dleelion, échantillons devenus inutiles après 1 achèvement d un 
travail -ui que le récollant n'est pas en mesure d'éludier bu-meme : — maleriel 
trié ou en Nrac, re<-ueilli en même temps que celui .pd vous intéresse particu- 
lièrement et d(mt on a pas l'usage. Ces documents serviront a I elalioration des 
volumes futurs et aux nouvelles éditions des anciens, el les échanlillons seront 
finalement déposés au Muséum d'Histoire Xaluivlle. Ils im seront pas publies 
sans imlicalion de provenance, mais l'Ollice communi<piera libéralement a chacun 
tous les renseignements faunistiques ,[u'il possède^ el s'ollVe a xenir en aide -v 
travaiUeurs isolés pour la délerminalion des animaux qui les iiilere-,senl 

Le Directeur de rOllice de Launislique, 
P. DE BEAUCHAMP. 
Laboratoire de Zoologie, Faculté des Sciences, Dijon. 



aux 



FÉDÉRATION FRANÇAISE des SOCIÉTÉS DE SCIENCES NATURELLES 

OFFICE CENTRAL DE FAUNISTIQUE 



FAUNE 



DE FRANCE 



1 

ÉCHINODERMES 



l'AR 



R. KŒHLER 

PKOIKSSEI R A LA lACI LIÉ DLS SCIENCES DE LVO.N 



Avec 153 figures 



PARIS 

Pall LECllE\'ALlEiv, 12, aui-: dk toi u.n.in (\i« 

1921 

(Ouvrage honoré d'une subvention de l'Académie des Sciences de Paris) 
(fondations R. Bonaparte et Loutreuil) 



/Vl!> 



EnHATA i:r modifications 



Pages 

5, explication ,\v I,-. li-. :i ; 2% i'' ,-l ;,• Ijuia-s; an lieu de : nuVr.ùws ri iiileira- 

(liaires lire : radiales el iiiterradiales 
7, explication de la fig. 10, i'^ ligne: (m lieu fie : ambuaclraiie lire : aud)ula- 
craire 

13, paragraphe 2, 5« ligne ; au lien de : une pi. c.-dors. lire : une pi. impro- 
prement appelée c.-dors. 

13, 2« ligne de la note ; au lieu de : qui part de la c.-dorsale lire : qui part du 
sommet du calice et dont la plaque proximale formera la pi dite c.-dors. 
chez les Anledonida^ 

19, dernière ligne; au lieu de : (p.) 38 lire : (p. :«) 

21, 8« ligne; au lieu de : espèce lire : espèces 

21, 12*^ ligne, ajouter : 24 

21, au milieu de la page ; au lieu de : O. Forcipulées lire : U. Forcipulosées 

24, 5« ligne ; au lieu de : pedicellaires droits lire : pédicellaires général, croisés, 
parfois droits 

26, 2^ ligne : supprimer ; (fig. 43) 

29, 4e ligne à partir du bas; au lieu de : squelet. ; li7'e : squelet — 

35, diagnose des Solasterith,-, i'' ligne ; au lieu de : Le suel. lire : Le squel. 

46, 2* ligne; au lieu de : mais peut lire : mais il peut 

46, S*' ligne; au lieu de : remplacée lire : remplacé 

47, dernière ligne; au lieu de : marg, lire : marg. 

70, avant-dernière ligne; au lieu de : sur la ventr. lire : sur la face ventr 

76, explication de la fig. 46, 4e ligne; après : bras ajouter : grandeur naturelle 

76, 29e ligne; au lieu de ; littorale lire : littorales 

83, 2« ligne ; au lieu de : sur ses faces lire : sur ses 2 faces 

85, explication de la fig. 56; au lieu de : \ H lire : X 3 

86, 3» ligne de la description; au lieu de : le lire : ils 

87, 2* ligne de la diagnose des Ophiodermatida- ; au lieu de : ainsi (,Me portés 

lire : ainsi que les orales et portés 

88, 1'" ligne; au lieu de : les pièces buccales lire : les pi. orales .M a.lorales 
88, iOe ligne à partir du bas; au lieu de : claire lire : claires 

91, 2e ligne à partir du bas; an lieu de : certaine lire : certaines 
93, avant-dernière ligne de la diagnose des Ophiocomid* ; an lieu de : Ophionsi- 
lida? lire : Ophiopsilinte 

93, fe ligne après Ophiocomina ; au lien de : 1921 b lire : l'.J2i 

94, explication de la fig. 62; au lieu de : lace ventrale, H lire : H. face ventrale 



94. (loi-iiit'ic lii;iK> (lu 2'' |);ir,i,:^ra|)li(' : au lieu de : Sicile, lire : Sicile. 

100. ■!'' ii^iie; au lieu de : lee f.;laii(i('s uiAlos ont une couleur orangée, les femelles 

sont plus pâles lire : les glandes lemelles ont une couleur orangée, les 
mâles soni plus pâles 

101. vers le milieu de la page : au lieu de : (MdPKASSTHIDHS lire : CLY- 

PIvVSTUIDÉS 
101. vers le milieu de la page; au lieu de : SPATAVGIDÉS lire: SPATAN- 

GIDÉS. 
ICI. 6'' ligne à partir du bas; au lieu de : post. 3 lire : posl. 5 

105. 6'' ligne; supprituer les mots : à la hase 

106. 15'' ligne à pai'lir du lias; au lieu de : un peu plus courts lire : un pou 

[)lus longs 
112. explication de la fig. 74; au lieu de : Centrostehanus p. longispimis lire : 

Centrostephauus longispimis 
114, 28'^ ligne; au lieu de : caracté-ristique lire : caractéristique 
116, 9'' ligne à partir du bas; au lieu de : conique vu par en haut, lit-e : conique; 

vu par en haut, 
118, 6" ligne; au lieu de : verts à la base puis rouges lire : rouges à la hase 

puis verts 
124, ■1'= Wgwe; au lieu de : e l'Atlanlnpie lire: de TAtlanlique 
131. 2'" paragraphe, 2'' ligne; au lieu de : à l'extrém., étroits lire : à Textrém., 

moins étroits 
137. iîg. 96; cette figure doit être retournée de bas en haut. 
140. ^^'' ligne; au lieu de : du cylindre, lire : du cylindre, et l'anus à l'autre 

extrémité. 
145, ''' ligne à partir du bas; au lieu de : égaliêr. /îW ; régulier. 
147. au milieu de la page ; le N" 22 doit être interchangé avec le trait placé 

au dessus. 
155, explication de la fig. 106, 2'' ligne; au lieu de : plaques lire : plaque 
157. 0'- ligne à partir du bas; au lieu de : ci-dessus Are ; ci-dessous 
159. dernière ligne; au lieu de : cules crépus lire : cule crépu 
166, 9- ligne à partir du bas; au lieu de : défaut dans les tentac. lire : défaut 

dans les tég. ainsi que dans les tentac. 
168. 1" ligne; au lieu de : 18 tentac. lire : 18 à 20 tentac. 
183. 10^' ligne ; après : assez grands, ajouter : dont les bords du disque sont 

lisses 
192. lig. 147; cette figure doit être retournée de bas en haut. 
197. !'■'• ligne; au lieu de : 150 a lire : 149 a 

199. t' ligne; au lieu de : dans la région des cirres lire : dans la région termi- 
nale des cirres 



INTRODUCTION 



Je ne puis dans cet onvraj^e essenliellenient descn|)tir m'étendre ^^ui' 
le.s eaiaelères généraux des l'^chiuodernies : le petit nombre de pages dont 
je dis[)ose me l'interdit formellement. Il existe d'ailleurs des publications où le 
lecteur trouvera des renseignements détaillés sur cet end)ranchement : je 
le renvoie au Traité de Zoologie concièle, de Delage et Hérouard (vol. 
Illi et au Traité dWnatomie comparée de Lang (vol. II) ; je me conten- 
terai de rappeler ici les points cpi'il est indispensable de connaître pour la 
détermination des bk'hinodermes. C'est aussi pour ne pas surcharger le 
texte que j'ai dû être très sobre d'indications bibliographiques : je me suis 
borné à mentionner les mémoires dans lesquels le lecteur trouvera une des- 
cription ou des dessins de l'espèce étudiée. En ce qui concerne ces indica- 
tions elles-mêmes, on les trouvera principalement dans les Mémoires 
d'AG.vssiz (/^'7•?-7'i^ de Liuwig [iS19 et iNPTu de Bi-i.i. ( i<^f^? . de Mortensen 
(1.903i,de Delage et IIércharo ii903\ de K(je[iler \1009<. diml les léi'érences 
se trouvent à la (in de cet ouxrage. 

i' MORPHOLOGIE 

Les Echinodermes constituent l'un des groupes les mieux cai'aclérisés fin 
Règne animal, et ils se reconnaissent à preutière \ue. Indépendamuient 
d'autres particularités de leur organisation, ils présentent avant tout trois 
caractères essentiels : ils oflrent une symétrie pentaradiée, ils possèdent un 
squelette externe formé de nombreuses plaques calcaires, et enfin ils présen- 
tent un appareil 1res particulier ([ui n'existe dans aucun autre groupe du 
règne animal, l'appareil aquifère. l'"Aaminons rapidement ces [)rinci[)aux 
caractères. 

On sait que chez les Coelentérés, les « antimères » sont disposés autour de 
la bouche au nombre de 4 ou de 6 (ou tl'un multi]de de ces chiffres ; chez 
les i'ichinodennes fig. 1), ces antimères sont au nombre de ') : les Astéries 

l 



?^ G 7 



FAUNE DE FRANCE. 



ECIIINODERMES 



etles Ophiures ont51)ras ordiiuiircnieiit simples (ci, les Crinoïdes ont ,"> hrns 
ramifiés (d) ; les lichinides (b) el les Ilololhuries i a) sont comparables à 
une sphère ou à un cvlindrc avec 5 bandes corresp^ndanl à .") flcnii-méridiens 
de la sphère ou à .") ^énéralnees chi c\lindre, el renlei'nianl chacune les 
mêmes organes. On est convenu <rap[)elei' radius les ,") plan> \t'i[ican\ 
j)assant par le milieu des antimères et ([ui l'cidV'ruuMit un certain nouibre 
d'org'anes importants, et intervadius les 5 plans intermédiaires renrermaiit 
d'autres organes uinnis nombreux. Les ra(hns cun'cspondent p. e\. aux ') 
bras des Astéries. 




l'n.. 1. - Sch(Miia liidi(|uanl les positions i'esj)eetives (rEcliinoilcniic 
(Hyiic su|iéru'mi' : Ilolollnn-ies (a). Oursins (b), AstiMaes (c) cl 
(d) ; el leurs positions morpliolog-itpies eorii-spomlaules (liLjnc in 
0, l)ouehe ; a, anus; d'après Lang. 



s \i\anls 
( ainoïdes 
t'érit'ui-e) ; 



Le squelelle apjiarail de lrc< bonne heure cdie/ la lar\'e sous forme de 
plai|U('s calcaiix's fend l'c'es. à r(''sc;iii didu'al. tpii preniu'nl nalss.uice dans le 
derme cl gros>isseiil peu à peu: puis r\\<-< se reuinssi'iii solidement les unes 
aii\ aiiti-es |)oiii- lormi'i' une ■~orle de carapace dui'e et résistaiiU'. h' " lest ». 
roiilerois, che/ les I lolot h il lies, le scpu'lelie dermicpu^ de ladulle conserve 
lin ('lai embi'N onuaire ; les phupu's calcaires l'cslent isolées les unes des 
autres el leurs dimensions sont Ires réduites : on les appelle de^ ^ scleriles»; 
il \ a ce|)cndanl di\tMses liolol hiirii'S (duv. Ies(pudl(>s ces plaques (le\ieiinenl 
assez grandes, comiiu' chez cpichpies Citciuiiii rid de nos mers \C. elungata, 
C. terge.slilui , p. ex.iet siirtoiil dans le genre 7^,s-o/«.v. Parmi les plaques du 
squelette des autres j-lchinodermes. (pielques-unes se ionl remarquer par 
leur constance et leur arranj;emenl régulier ,iig". 2' ; elles apparaissent au 



faim: l'i 11! \m:i . 



i:ClllMi!il.llMI. 



;{ 



pôle opposé à la ix.uche et coiisliliu'iil iiii ciisrinMc nu nppareil apiral, (|iii 
marque le pôle aboral, lequel est -énéraleuient dorsal, laudis que la bouche 
par définition occupe le pôle oral {[iii csl oéneralcnicnt ventral. Ces plaques 
dites « primaires» sont au nombre de 11 ; il y a une pla(|ue centrale appelée 
centro-dor.stile {t), autour de laquelle se disposent '1 cercles de plaques 
alternant entre elles : 5 sont dites radiales (r) parce qu'elles marquent le 
point de départ des plaques appartenant aux radius et 5 appelées interra- 
diales (b) se continuent avec les plaques interradiales. Chez les Crinoïdes 
typiques, le corps proprement dit est très petit et constitue une sorte de 
coupe dont la paroi est formée presque entièrement par ces 11 plaques pri- 
maires. Mais che/. les autres j^chinodermes, l'appareil apical ne représente 





S 9 



l'"i(.. 2. AjipareJl ajucal il nu 
jeune Oursin, c, plaque eeu- 
Iro-dorsale : ap, placpies du 
périprocte : r, |pla([ues ra- 
diales primaires; b, |ila(pies 
interradiales ou gruilales ; 
go, pores géuitau.x (d'après 
Love.n). 



!<;. 3. — Région dorsale du lest d un Oursin. 
I à V, zones radiairesou and^ulacraires ; 1 à 5 
zones interradiaires ; ig, plaques ocejlaires ; 
g, pla([ues génitales; G, glandes génitales vues 
par transparence. Les deux traits obliques au- 
dessus des numéros 1 et 4 indiquent la limite 
entre le bivium et le Iriviuiu ; la partie mai'- 
tjuée par une accolade indique un antimère 
(d'après R. Peuriek). 



qu'une très faible partie du squelette. Chez les Échinides (fîg. 3 et 4), la paroi 
du corps est formée par des plaques allant de cet appareil au péristome et 
qui sont disposées en rangées très régulières. •_* dans clia([ue radius et 2 dans 
chaque interradius ; les premières sont sou\ eut ai)])elées a/nbulacraires el 
les secondes interanibnlacraires. Chez les Astéries, les plaques correspon- 
dant à ces doubles rangées n'cxisloiil (pir -iir la lace \entralr du coi-ps : on 
les appelle anibulacraires el (idambidaci aires, et elles limitent un sillon 
qui part de la bruicho pour s'étendre tout le long de la face ventrale de 
chaque bras, il y a donc une très grande dill'érence entre le squelette des Asté- 
ries et celui des bxhinides. Cette dillerence est due à ce l'ail que chez le jeune 
Echinide, il se t'onne, à coté de la centro-dorsale un certain nombre de 
plaques qui restent petites et peu nombreuses, cl qui conslituent ce que l'ou 



FAUNE DE Fh.V-NCE. ÉCHINODÊRMËS 




l"ii.. 4. - Oursin d(''nucl(''. vue UiUm-mIc 
un [)('u oljlique. A, zone radiaire ou 
auihnlaeraiie ; I, zone inleraaibula- 
eraire ; d, iiorcs aqnifères ((Taprès 
Ddlage et lliUtoi AUD). 



ai)pelle le périprocte ( lig. 2), lequel conserve tou)Ours de petites dimen- 
sions : aussi l'appareil apical nest 
pas modifié par l'intercalalion de 
ces nouvelles plaques qui prennent 
en queUjue sorte lieu el place de 
la ccnlro-dorsale. Au contraire, 
chez les Astéries, les plaques nou- 
velles deviennent très nond^reuses 
el très grandes : elles disloquent 
les [)la(|ues de Tappareil apical entre 
lesquelles elles s'insinuent et qu'elles 
rel'oulent soil à l'extrémité des bras, 
sdil même sni- la l'ace ventrale; ces 
nouvelles plaques arrivent à cons- 
lilner ainsi presque tout le sque- 
lette de la l'ace dorsale du corps 
ilii;. 5i. i>es moditications analogues 
?e passent chez les Ophiures. 
En ce qui concerne l'organisation interne, je ne puis guère rappeler que 
les dispositions fondamentales de Wippareii aquifere {i\^. 6) : cet appareil 
comprend une partie située à l'inlérieur du corps el une partie extérieure. 
La partie interne consiste en un anneau oral enloiu-ant la bouche (ui le 
])harynx, et duquel parlent des canaux situés au milieu des radius, \ç^canaux 
radiaires ; ceux-ci fournissent de nondjreux canalicules qui traversent le 
test et s'ouvrent dans des tubes extérieurs nond)rcux et serrés, les tubes 
umbuldcniircs; à la base de ces canalicules se trouvent des vésicules contrac- 
tiles, les çésicii/es anibulacraii-es. L'anneau oral présente 5 diverticules 
interradiaires appelés vésicules de Poli; de plus, dans un interradius, il s'en 
détache un canal allant s'ouvrir à l'extérieur, le tube kydrophore, appelé 
souvent le « canal du sable ». L'appareil aquifère est rempli d'un liquide 
dont la composition est voisine de celle de l'eau de mer qui peut pénétrer 
dans cet appareil; quand les vésicules ambulacraires se contractent, elles 
envoient du liquide dans les tubes andiulacraires qui se gonflent, s'allongent 
el deviennent turgescents; quand les tubes se contractcnl au contraire, le 
liquide rentre dans l'intérieur du corps, ('es tubes sont souvent terminés par 
une ventouse qui. lorsqu'ils sr.nt gonflés, s'applique sur le sol. les rochers, 
etc. : en se conlraclant , les lubes tirent l'Iùdiinoderme dans une certaine 
direction; ils servent donc ;i la locomotion, d'oii le nom de tubes ambula- 
craires. Le tubchydrophore communique avec l'eau and)iante par l'intermé- 
diaire d'une pUupie. dite plaque madrépoi iquc, creusée de nondjreux 
canaux ciliés dont les oi-ilices apparaissent à l'extérieur comme autant de 
petits pores; cette plaque est une modihcation d'une |)la(pie du squelette 
dont la position varie, mais qui occupe toujours un interradius. Chez les 
Holothuries de nos cotes, le lube livdrophore s'ouvre simplement dans la 



kaim: |)i; iu\ni:i; 



Ki:iiiN<iiii:i;Mi:s 



cavilé générale. Los tu])es anibubu-raires de la [jremière paire ollVenl ordi- 
nairement des caractères particuliers : chez les Holothuries, ils; se déve- 
loppent beaucoup, acquièrent des ramifications et forment une couronne de 
tentacules qui entourent la houclie. 

Kntre la paroi externe calcifiée du corps et les or^-^anes internes se trouve 

une caA ité plus ou moins vaste, 
la cavité générale, qui est rem- 
plie par un li(juide dans lequel 
on trouxe en suspension de 
nombreux éléments cellulaires. 
Je serai très bref en ce qui con- 
cerne ces orfjanes internes. Le 



i-rd. 2 



i-rd.5 





iG. 5. — Figure schéiririlii|ii(' du s(|ueiette 
dorsal d'une Astérie. R, placpies radiaires 
primaires ; I. plaques inlerradiales pri- 
maires ; M, placjues marginales dorsales ; 
d, [)ia(pu?s radiaires secondaires; i, placpies 
inlerradiaires secondaires ; C, phujue cen- 
tre- dorsale ; an, anus (d'après I^i uwig). 



Vu.. 6. — Schéma de l'appa- 
reil aquifère ; Rc, cercle 
lirai : Ap. xésiculedt' Poli; 
Stc, IuIk' Ii\ di ophore ; M, 
plaque niadréporique ; P, 
tubes andiulacraires pre- 
nant naissance sur les 
branches latérales des ca- 
naux aquifères radiaires et 
à la base desquels se 
trouvent les vésicules am- 
bulacraiies Ap'. 



tuhe digestif des Échinides (fij;-. 7U des 
Crino'ides et des Holothuries itif^'. 8i est 
cylindrique et allongé et il décrit des 
circonvolutions. Chez les Astéries (fig, 9 

et 10) et les Ophiures au contraire, c'est un simple sac qui occupe la 
presque totalité du disque et qui envoie, chez les Astéries, des prolongements 
dans les bras. La disposition du sijslèiue nerveux est calquée sur celle de 
l'appareil aquifère : un cercle oral et des prolongements radiaires desquels 
partent de fins rameaux traversant le test et se terminant dans les appen- 
dices divers de celui-ci. Un autre appareil, V appareil plastidogène, donne 
naissance aux cellules du liquide de la cavité générale ; il comprend encore 



f. lAl NK l'i; 1HANC1-. l'cillNoPl ItMrS 

un cercle oral, .les prolouKcneul. nul.a>.-cs el surlout un organe glnn.ln- 
laire accolé au lube hvclrophore. Les glandes génitales occupent une situa- 
tion interradiale et sont au nombre de 5 ou de 5 paires, mais elles offrent 
de nombreuses variations ; leurs orifices sont généralement situés sur la lace 
dorsale du corps. Les sexes sont presque toujours séparés. 

Le test peut porter des appendices divers qui présentent, pour la classiti- 





îï Ov 



FiG. 7. — ( )in>.iii (iiucrl siiix.iiil ré(|ii;il('iii'. 
les deux moitiés rabattues de pari cl 
d'aulre pour nioulrcr le lube digestif (d'a- 
près Tide.mann). 








V\li'- 9. — (ii)ll|i(' \ Cl I ic:il(' ^clli'ln:! I icinc il iilU' 
AsliM-ir. Md, l'I. iiKiili r'|)i iri(|in'. A. iiiius; L, 
(■a'Cuin l;.isI i'l(|iu' ; G, i^ landes yrailalcs; 0, 
bouclie ; Af, Uil)e.s ambulacraires (d'après 
H. Pehiukh). 



':<.. 8. — Organisalion gi-m'-rale d'une 
lli)l()lliurie;T, lenlaculcs ; 0, l)Ouc]if 
(au centre des tentac.) ; Rg, corclr 
acjuit'ère; M, muscles longit. ; Sc, 
lubeshydropliores ; P. vésic. de l^oli ; 
Ov, organes génit. ; D, tul)e tlig ; 'Wl, 
tronc commun des org. arborescents; 
Cl, cloaque ; Ag, canal aquifère rad, ; 
Gf. lacune iuleslinale (d'ajjrès Milne 
Edwards). 



cation et la délerminalion de-; lùdiiiindci ines. une très grande importance. 
Ce sont d'abfird dvi^ piquants, c. ;i d. do baguelle» calcaires ou de |)clitcs 



tigfes cvliiulri(|uc 



on COllKIIK 



pic-, (pu pailnis ne sont f[u"un simple prolon- 



gement fl'unc pLupu'. mai- cpii. le plus soincnl. s'ai'liculenl sur un mamelon 
ou tubercule de celle-ci, el dc\ icuiieut mobiles grâce à un manchon conjonctif 
et musculaire reliant la tète du pitpianl à ce tubercule. 



FALNE DE FRANCE. — KCHINODERMES 



/ 



-nul liiiiiiic- djupiii'cil 








LcïS pediccUdiics >i)u[ de petits ()r>;aiies en luniie de piiiee^. (|iii, sons leur 
forme la [)lus simple, consistent en deux petits pupiants dressés pai'ailèlenient 
l'un à ["autre, et pouvant se rapprocher ou s'écarter i tii;-. jl : des muscles 
spéciaux permettent t'es mou\emeids. Les pédicellaires oH'rent les formes les 
plus di\erscs : ]). ex. au lien de rester droits, les pupiants ou ■< \al\es » 
peu^■enl se croiser itii;'. 12 : il- peu'jcnl être pnile^ par ini pcMloneule et les 
valves, rpii sont alors au nond)re de Iroi- an pin- 
musculaires plus ou nH)in> 
compliqués. Ces petits oryanes 
sont surtout très développés 
et nnmlrent des formes très 
variées chez les l\chinides, et 
ils fournissent d'excellents ca- 
ractères pour la détermination. 
Les pédicellaires peuvent saisir 
de petits corps étrangers et 
certains d'entre eux sont pour- 
\us d'un ap[)areil glandulaire 
sécrétant un \enin (pii para- 
lyse les petits animaux (tîg-. 
14 1, mais leur rôle est encore 
assez obscur. 

Afin de donner aux Echino- 
dermes une position qui per- 
mette de comparer entre eux 
les dilFérents groupes et de 
repérer les ,") radius et les .j in- 
terradius, on est convenu de 
les placer la bouche en bas, et 
l'interradius qui j)orte la 
plaque madréporique. lorsque 
celle-ci existe, en avant et à 
droite. Aussi la position « mor- 
phologique » des Échino- 
dermes n'esl-elle pas toujours 

la niénu' que dans la nature et les schémas de la Çv^. 1 j)ermettront deconq)arcr 
les repi'ésentants des pinncipales classes placées respecli\ émeut dans la posi- 
tion naturelle et dans la position morphologique. Dans ces conditions, il y 
a m\ radius antérieur, -Irad. latéro-anlérieurs et 2 rad. latéro-poslérieurs 
d'une part; 2 interrad. la téro-anté rieurs {celui de droite portant la plaque 
madréporique), 2 interr. latéro-postérieurs et un interrad. postérieur (fig. 3). 
D autre part, Loven a proposé de désigner le rad. post. tlroit par le chilfre 
romain I et de numéroter les sui>ants en sens in\ei'se du nuiu\ement des 
aiguilles d'une montre : II — III — W ci \\ l'animal étant toujours placé 










I 



/ 



n 



Orgaiiisatiou 



ticuerale a mie 



As- 



FiG. 10. 

térie. sp, sac stomacal ; c, ca>cum gas- 
ti'i([ue ; a, anus ; g, glandes génitales; 
s, V(''sicule ambuaclraire ; aC, canal aqui- 
fère radiaire; p, pla([ue madrépori([ue (d'a- 
près GoonniCH). 



H 



I ain:: di: km \n.:i-:. 



i;(:iI[\"fii>rnMKS 



sui" son cùté oral ; le:^ interrad. coniplés clans le même sens sont désîg'nés 
par les chiffres arabes 1 — 2 — 3 — 4 él 5. Suivant celte nomenclature, 
c'est le rad. III qui est en avant et l'interrad. 5 en arrière; l'inlerrad. 
2 porte la plaque madréporique. Les rad. II, III et IV constituent ensemble 
le triviuin : les '1 auUes. I et \ . parfois dillV-renls des premiers, forment le 
hivium fig'. 3 . 




'ifi-. II. 




Fig-. 12. 





Fig. 13. 



Fig. 14. 



Fig. 11. — Pédicollaire droit d'Asterias rubens (d"après Perrier). 

Fk;. 12. — Pédicollaire croisé d'Asterias rubens (d"après Perrier). 

Fig. 13. — Pédicollaire tridactyle de ISrissus nnicolor (a) et tétradactyles 

de Schizaster canaliferus (b) (d'après Kothler). 

Fir,. 14. — Pédicellaireglobifère d'£'f/i//j«,'; ac!/7M.v vus de face (d'après Koehler). 



•2* EMBRYOLOGIE 



Le développement dos LchiiKKlorinos est très compliqué. L'ieuf fécondé 
donne naissanco à une lar\o poiai;i([iio (pii sid)it une métamorphose très 
complexe pour se transl'ormor on l''cliinoderme ; ces larves présentent des 
formes très particulières et sont très diU'éronles do l'adulte. On leur a 
donné autrefois des noms particuliers ; les larves des b^chinides et des 
Ophiures ont été appelées Pluteiis, celles des Astéries Bipinnoria et 
Brachiolaria, celles des Holothuries Aui icularia. Le peu d'espace dont je 
dispose ici m'interdit de décrire ces larves et je me contenterai seulement 
d'an donner quobpios dessins ilig. 15 : il est d'ailleurs actuellement très 
difficile do rapporter tt'lio forme larvaire à lollo espèce adulte; c'est une 
question à l'élude. 



h AI M m: 1 iiANCi;. — i-ciiiMiiu iiMi;P 



9 




l'Ki. 15. — Larves (rivcliiiindcrnios : 1. Atii'iciilork/, larve d Ilolotliiiiie ; 2. liipin- 
narifi, larve d'AstiM'ie : 3. Phtieus de Pxammechinux miliarix ; 4. l'Iiilinis 
iV Hrhinncardium cnrd<ilum ; 5. lUphaiarin iï Aslerius vnbens ; 6. /'Iiiteus 
d'Ophiiira Inrerfoxa (d'après Mon i i:\sen). Très grossie. 



;}■' ÉTHOLOGIE et FAUNISTIQUE 



Les l'xhinodennes vivent exeliisivenienl en mer: <>n ne coniiail jias nne 
seule espèce qni ail pénéli-é en ean douée, et même ils snppoi-tenl très dilli- 
cilement une diminution dans la salinité de l'eau : c'est pour cette raison 
qu'ils manquent dans les mers peu salées ; la seule espèce qui pénètre assez 
loin dans la mer Baltique est YAsterias rubens. Quelques espèces vivent 



10 



l'ArM, m-, lit ANC!-.. liCIIIMiUl HMKS 



dans les c'laii;;s de mis ('('itcs inéridioiiidcs (|iii (.•()iuimiiii([ii('iil avec la mer; 
GouRRET a signalé dans l'élan;; de Herre, les Paracent/otus liçidiis, Aniphiura 
squamata, Asten'na iiibbosa, Astropecten platjfacanihiis et Ophiura 
lacertosa. an\(|iicls il l'aiil ajnulcr V Amphiuia medilerraiiea que j'ai rencon- 
trée réceinineiil dans cet clanj;'. Ces espèces ne se tnnnciil d'ailleurs que 
dans les eaux les [)lus salées (ini niar((uenl '1 à .'{ degrés lîauiné. .l'ajouterai 
encore que les Échinodernies vivent à Ions les niveaux de la nier, depuis les 
rég-ionsqui découvrcnl à ton tes les marées jusqu'aux plus g-randes profondeurs. 
Sur les côtes de France, el en prenant comme limites, vers le large, celles 
du plateau continental, on compte une centaine d'espèces d'Échinodermes, 
exactement cent six, qui se répartissent ainsi (1) : 

Astéries, 23; Opiuires, 21; Echimdes, 22; Holotiuries, .'^B ; CRiNO'ïnES, 4. 
Un petit nombre de ces espèces comportent quelques variétés. 

II faut reconnaître que nos renseignements sur la faune échinologique sont 
encore très insuffisants, surtout en ce qui concerne les côtes de l'Océan et 
il n'existe que quelques localités sur lesquelles nous possédonsdes indications 
assez précises : RoscolT, Le Pouliguen, Goncarneau, La Rochelle, Arcachon, 
Biarritz, mais les stations intermédiaires ii'oiil pdiir ainsi dire pas été explo- 
rées. De plus, dans les listes qui (nil été données, combien d'erreurs sont 
évidentes et combien d'autres pourront être relevées. Je n'insiste pas... 

J'ai tenu à accompagner les très courtes descriptions que je donne dans 
les pag-es suivantes de nombreuses photographies. La détermination des 
Echinodernies offre, |)our la plupart des zoolog-istes, d'assez grosses diffi- 
cultés, dues en grande partie à l'inexactitude des descriptions et au manque 
de figures. J'aurais voulu développer davantage l'illustration de ce livre, 
j'aurais voulu aussi donner des descriptions complètes de nos espèces fran- 
çaises, mais j'étais étroitement renfermé dans les limites c[ni m'étaient 
imposées. J'ajoiilerai cpic je jiossède dans nia collection toutes les espèces 
que je décris, à rexce|)(ioii d'iiiic n^miIc, le Pseudociicumis inarioni 
qu'il m'a été impossible d'axoir ; je |)uis donc garaiilir l'exactitude de mes 
descri])tions et de mes pholrigra])hies. 

4" CONSEILS POUR LA CAPTURE DES ÉCHINODERMES 

Le naliiralislc (pu recherche les Kchiiio(lerme> [loiiira en eapliircr un 
certain nombre a\-ec la plus grande facilité. Sur nos cotes de l'Allautique, 



\. .l'ai oi'ri devoir introduire dans celte liste quelques espèces qui n'ont pas encore été 
rencontrées sur nos côtes, mais (|ui, étant connues sur les côtes d'Italie et d'An^ileterre 
p. ex., seront cerlaineiuent trouvées un jour dans nos mers; d'autres n'ont encore été 
signalées que sur nos côtes d'Algérie ou de Tunisie : je les ai également mentionnées. 
Toutes sont uiarijuées d'un astérisque. 



Ivim: I'i: kiivm:!-. — - KCiii\(i|)i:i!Mr,s 11 

il rencoulrci'ii à mer l);isst' dixiTses espèces, les unes paiini les Algues, les 
autres sous les pierres, eoiilre les roi'hers, l'Ie., p. e\ : Paraceiltrolus 
Iwidiis, Psainmechinus inilûiris, Asterina i^ibbosa, Asleiias rubens, 
Marlhasterias glacialis, fleiiricia sanf(uinolenla, Ecliinaslcr sepositus, 
Astropecten irregnhiri.s, Ophiolhri.v fragilis, A/np/i/p/io/i.s squamata, 
Amphiura filiforinis, A. chiajei, Ophiocomina nigra, Cucuniaria luon- 
tagni, C. lefe^>rei, C. lactea, C. brunnea, Thyone roscoi>ila, Th. rapha- 
nus, Pseudocuciu)us nii.vta, Ilolothniîa forskali, H. lubulosa, Antedon 
bifidii. 

Sur les plages, dans le sahle pur i>ii \aseu\ qu'il ruinllerii a la pioche, il 
rencontrera : Echinocardiuin coidatuin, parfois K. pennalifulum et Spa- 
tangus purpiu-eus, Op/i/oce/i/riis bidchiatus, Cucunidiid elongata, 
Leptosiinnptn inhscrens^ L. gnlliennei, Labidoplax digitata, h. thom- 
soni. Sou\cnt la présence d'un animal est indiquée par une petite éminence 
de sable. 

En Méditerranée, en raclant' les parois des quais ou des jetées, en cher- 
chant parmi les Algues, il p(uirra obtenir diverses espèces connnuncs. 
telles que : Paracenti-olKs //i'idus, Psamrnechinus nu'crntuberculatiis, 
Asterina gibbosa, Cosciiuislerias lenu/spina, Ophioiny.va pentagona, 
Amphiuia filiformis, A. chiajei, A. mediterranea, Ainphipholis squa- 
mata, Ophiuthri.v fragilis, Ophiomyxa pentagona, Antedon mediterranea. 
Par tenq)s calme, il verra sur le fond de la mer, à "2-4 m. de profondeur, 
entre le rivage et le commenceuu'nt des prairies de Zostères, et il pourra 
capturer à laide diiii grappin ou d'une canne ;i ()ursins, les espèces 
suivantes : Paracentiotus li^idus, Sphœrechinus granuJaris, Matthas- 
terias glacialis, Echinaster sepositus, Astropecten spinulosus, A.jons- 
toni, A. bispinosus, ïlolothuria impatiens, II. tubulosa, H. polii, 
H. forskali. 

S'il possède des appareils de dragage et s'il peut draguer lui-même, il 
recueillera la plupart des espèces de nos c(>tes vi^■ant à une certaine profon- 
deur, sinon il s'adressera aux pêcheurs qui mettront de coté, j)Our lui, 
divers échantillons. Il'se procurera ainsi, dans rAtlanti([ue, les : Dorocidaris 
papillata, Echinas csciilcntus, E. acutus, Spatangus piirpureus, 
Brissopsis hjrifera, Echiiioci/amas pusillus, Anseropoda mcmhranacea, 
Porania puh'illus, Solaster papposus, Stichastrella rosea, Astropecten 
aurantiacus, Luidia ciliaris, L. sarsi, Ophiothri.v liitkeni, Ophiura 
lacertosa, O. alhida, Ophiactis balli, Thyone fiisus, Th. raphanus, 
Cucumaria hyndniani, Slichopus rcgalis, Pseudocucuniis nii.ita, 
Leptometra celtica, des Svuaptes. 

\a\ Méditerranée, les espèces sont encore jdus noud)i'eu>es : l)orocidaris 
papillata, Stylocidaiis a /'finis, Ccntrostephanus longispi/ius très rare), 
Genocidaris niaciilala , lùhiiius acutus, E. melo, Spatangus purpureus, 
Echinocardiuin flavescens, E. mediterraneum, E. mortenscni, Brissus 
unicolor, Schizaster fragilis, Brissopsis lyrifera, Echinocyamus pusillusf 



V2 ) Al m: |)i: kk.wci:. — kciiimmh iniis 

An.seiopudd nieinbrundced, Chutusicr longipes, llacelui altenuata, 
Liiidia cil la fis, L. saisi, Astropecten ourantincus, A. irregularis var. 
pentacanfhus, Tethi/asiev subinerniis. Astiosporlus arborescens, Ophio- 
conis forbesi, Ophiopsila aranea, O. annulosa, Ophiacautha spinulosa, 
Ophiura albida, O. lacerlosa, Ophiothrix quinqueunœulata, plusieurs 
Cucumaria (planci, tergestina, kirschbergi), Thyone inermis, Phyllo- 
phorus lima, Stichopiis vegalis, Lapidoplax digitala, Leptometra 
phalaiigium. Après les tempêtes il rencontrera, rejetées à la cote, diverses 
formes du large. 

ti« MÉTHODES DE CONSERVATION 

Les Èchinodernies, une fois capturés, ne devront jamais être desséchés tels 
quels, sous peine d'obtenir de mauvais spécimens comme ceux qu'on voit 
encore dans certains musées, et si l'on veut les dessécher, on devra préalable- 
ment les laisser un jour ou deux dans l'alcool. Je déconseille fortement l'em- 
ploi du formol qui dissout à la longue les corpuscules calcaires; à la rigueur, 
on peut l'utiliser à la condition de n'y laisser séjourner les échantillons 
que très peu de temps. Les Oursins, les Comatules et les Astéries peuvent être 
plongés directement dans l'alcool ; on commencera si l'on veut par de 
l'alcool à 70", qui sera remplacé très lentement par de l'alcool à 90". Beau- 
coup d'Ophiures brisent leurs bras en plusieurs morceaux quand on les 
plonge directement dans l'alcool, surtout les Ophiotlirix, les Ophiopsila, ^ic. ; 
on devra préalablement les tuer par immersion dans l'eau douce, ou encore 
dans l'eau de mer à laquelle on ajoutera de la cocaïne par petites quantités. 

Les Holothuries exigent des prépai'ations particulières. Lorsque ces 
animaux sont capturés, ils rejettent par l'anus une grande quantité d'eau 
contenue dans leurs organes arborescents, et, en même temps qu'ils se 
contractent fortement, ils rétractent leurs tentacules ; les Dendrochirotes 
rejettent en outre leurs viscères par l'anus. Pour conserver les Aspidochirotes 
en extension, il faut empêcher cette sortie par l'anus de l'eau et des organes 
internes, hoil en pinçant fortement l'anus, soit en le bouchant ;i laide d'un 
cylindre de bois. Pour lîxer l'animal en exlensioii, on pouira enq)loyer deux 
moyens : aprèsavoii' serré fortement l'anus, ou plongera brusquement 1 échan- 
tillon biei] épanoui dans de l'eau bouillante pendant ipielques secondes, 
et ensuite on le placera dans lalcool ; ou bien, saisissant l'animal, on 
enfoncera dans l'anus la canule suffisamment grosse d'une seringue remplie 
d'alcool et on injectera vivement une certaine quantité de cet alcool en 
même temps qu'on plongera l'échantillon dans le liquide ; cette opération 
(biit être 1res vivement conduite. 

J'indiquerai à |)ro|)os de chaque classe les points sur lescpiels le zoologiste 
dc\ ra |)orler spéi'ialemenl son attention pour déterminer ses échantillons. 



EMBRANCHEMENT 



DES 



ECHINODERMES 



TABLEAU DES CLASSES 

Les Échinodernies se divisent eu cinq classes qu'on distinguera aux carac- 
tères suivants : 

i. Animaux cvlindii(jues, vermii'ormes, ordin. mous e( conlractiles, 
sans squel. e\l. ditl'érencié. les lég. renfermant seuleuienl des 
dépôts calcaires isolés ; à l'étal \ivanl. ils se dirii^enl la bouche 

en avant Uololhuiides. (p. liO) 

— Animaux pourvus à 1 état adulte d'un squel. ext. constitué par des 
pi. contiguës, soit soudées pour former un tout solide, soit arti- 
culées pour former des bras mobiles 2 

2. Le corps pr. dit est petit et a la forme d'une coupe on d'un cône 
l'calice 1 ; il se prolonge par ses bords en K* bras formés d'art, 
successifs dont chacun fournit une pinnule lat. dans laquelle se 
développent les org. génit. ; le sommet arrondi du cône est limité 
par une pi. c.-dors. portant des cirres formés d'art, et servant à 
la locomotion ; les parois du calice sont limitées par un très 
petit nombre de pi. appartenant aux premiers articles brachiaux, 
et la base est fermée par une membrane offrant la bouche en son 
centre et l'anus excentrique porté par un tube saillant. L'animal 
vivant se iixe ou marche à l'aide de ses cirres la face orale 
en haut ( 1 1 Crinoïdes (p. 191) 

(1) Herlains de ces caractères ne s'appliquent qu'aui Crinoïdes de nos cAtes. Les 
Crinoïdes typiques sont fiiés à l'aide d'un pédoncule qui pari de la pi. c.-dors. et le 
nombre des bras peut varier ; les parois du calice sont formées par 5 pi. rad. et 5 interrad. 
Les espèces qui, connue celles de nos côtes, appartiennent à la famille des Cbmatulidés. 
sont fixées pendant leur jeune âge, mais elles abandonnent de très bonne heure leur 
pédoncule pour devenir libres. 



14 1 ALNF. 1>E FRANCE. KCIIINODERMES 

— i.a lare orale est dirii^ée \ers le l)as. Le C(ir])> e-l liiuilé par au 

sqiiel. comprenant un très i;i'an(l noniljre de pi. ; les i;Iandes 
jj'énil..au noiid^.de .") ou de ,") j)aii'es au plus, sont renl'eruiées dans 

riuU'iieiir du eoi'p< 5 

.'/. I,a l'oruu' _L;énérale est voisine de vvWr d inie sphère pji'l'ois très 
surbaissée, ou d'un discpu' arrondi ou o\,ilan'e et il n"\ a pas de 
bras. Le cor])s est eou\erl de pi(|. ; les lubes anibul. existent 
sur prescjue toute la surf, du corps Echiiiides. p. 97) 

— Kornu- slellée : le corps coinjirend une j)arlie centrale, le disque, 

ducjuel pailenl .") bras plus ou moins allon^'és ; parfois les bras 
sont raccourcis à tel point (jiie le corps de\ient un pentagone 
dont les angles représentent des bras rudimentaires ; les tubes 

and)ul. n'exislent que sui la face ventr 'i 

({. La face venir, oll're 5 sillons longit. s'élendant de la bouche à 
lextrém. des bras et desquels sortent les tubes andml. disposés 
en '1 ou en i rangées ; les lu-as se rejoignent à leur l)ase 
p(uii' limiter le disque dont les rég. interrafl. ne sont pas 
libres. Les bras sont creux et ds reid'ermeni à la fois des prolou- 
geincnts de l'appareil dig. et les glandes génit.. celles-ci s'ou\ i-.nd 
SUI' la face dors. il). Il n'y a |)a> de j)l. spécialeiuciil dill'é- 
reuciées sur la l'ace Acnlr. au \'oisiuage de la bouche: la j)l. 
niadrép. est située sur la l'ace dors. ; il existe très souvent des 
pédic Slellèrides. (p. 15) 

— Les bras sont tout à fait distincts du disque dont les rég. interrad. 

restent libres entre les bases de ceux-ci ; le tube dig. et les 
glandes génit. sont localisés dans le disque et ces dernières 
s'ouvrent sur la l'ace "\entr. à l'aide de U> lentes allongées, de 
chaque ci'tté de la base des bras, (^.cux-ci sont pleins et constitués 
jiar de grosses pièces calcaires articulées, appelées verlèbres, 
lecouverles chacune par i pi. minces, les pi. brachiales: il existe 
une rangée de pi. brach. dors., une l'angée de pi. ventr. et "2 ran- 
gées .de pi. lat. Les pi. lat. portent des jiiq. ; les pi. \enlr. 
recouvrent les sillons ambul. et les tubes ambul. sortent laL 
.Viitour de la bouche, on remarque quelques pi. de l'orme particu- 
lière doul lune porte le pore madrép. ; les pédic. font défaut. 
(fphiurides. ip. 58) 

(1) l^vceplé chez les coitaines formes telle ijne notre Aslerina gibbosa. 



FAINE Dr FRANCE. KriIINODrRMKS 



15 



CL. STELLKRIDES 

(Astéries) 

[' Nous s.-noiis que les Astéries sont caractérisées pat' 1 aplatissenienl du 
corps et par le j^rand allongement des rad. par rapport aux interrad. : il 
en résulte que le corps prend la Inmie d'une étoile à 5 branches, et celles- 
ci, appelées les bras, correspondent aux rad. ; ces bras se réunissent en un 
disque central portant la bouche sur sa l'ace ventr. Les l)ras sont plus ou 
moins longs: ils peuvent dépasser 10 t'ois le rayon du disque, (lig. 27, p. ex.) 
ou, au contraire, être tellement courts que le corps devient pentagonal 
(fig-. 31). Si l'on appelle R la long, des l)ras comptée depuis la bouche, et 
/• le ravon du disque, le rap})orl /? /' \arie de]iuis 1, "2, jusqu'à Kl ou 15. 
Les 5 sillons and)ul. (pii s'clendent de la bouche à l'exlréui. des bras, ont 
les bords liniiles par 'l séries <le pi., les pi. audnd. e( les pi. adambul., ces 




Vu,. 16. — Coupe transversale seli(''niati([uc d'un l)ras (V Aslroperlen. sm, |ila(|uc's 
uiai'giutdi>« dorsales ; im, iiiargiualos ventrales ; ad, adiunhulaci'aires ; 
am. jn'nb'ulacrah'es; sa, surainljulaeraires ; p, paxillos; 1, canal aquifère 
radiaiie ; 2, vésicule lenlaeulaire ; 3, tubes ambulacraires (d'après Lang). 



dernières supei'licielles portent tles piq. dont la disposition a une grande 
importance dans la classification (fig. 16). 

La face dors., qui est homologue au périprocte des Kchinides, est 
constituée par des pi. nombreuses recouvertes par letég. (fig. 5^ et disposées 
tantôt en un réseau irrég. , tantôt en rangées longit. ; elles portent des piq. 
ou des granules et souvent des pédic. L'une de ces pi., plus grande que les 
autres et située dans un intcrrafl,. est creusée de sillons auxqutds aboutit le 



16 VALNE bE rUANCi;. ÉCtlIMjriEIlMKS 

tube hytlro})li. : c'est hi pi. iuaclic|). KiiU-l' 1c'> pi. se lrou\ent des oril'. par 
lesquels passent de petits tubes, prolongenieuls de la cavité générale 
appelés les papules et servant ;i la respiration. Dans un j^rand nombre 
dMsIéries. les pi. (pii limitent le< bords des bras se l'ont remarquer par leur 
grande taille ; elles forment '1 rangées distinctes ajqtelées marginales, qui 
s'étendent sur toute la long', des bras ; il y a une rangée de niarg. dorsales 
et une rang, de marg. Aentrales (tig. 16 i. 

Les piq. des .Astéries sont de formes très diverses : les uns sont articulés sur 
destuberc. distincts, les autres sont fixes ; ils sont moins développés que chez 
les Kchinides. Les pédic. sont général, constitués par '1 valves ; chez les uns, 
ces valves sont croisées ifig. 12'. chez d'autres elles restent parallèles l'une à 
l'autre (lig'. 11 1 ; elles s'articulent ordin. sur une pièce basilaire. Tantôt ces 
valves sont hautes et allongées, tantôt au contraire elles sont basses, élargies 
transvers, et logées dans une petite dépression du test ; dans ce cas les pédic. 
sont dits vahnilaires. Il existe d'ailleurs d'autres formes encore. Les tég. du 
corps renferment des glandes sécrétant un mucus qui est venimeux pour de 
petits animaux auquels il peut être inoculé par les morsures des pédic. 

L'anus, quand il existe, se trouve au centre de la face dors. ; il ne sert pas 
à la sortie des substances non digérées que les Astéries rejetlcnt habit, par 
la bouche. 

Les bras sont creux ; ils sont en grande jjarlie occupes chacun par une 
paire de c;rcums allongés et ramitîés s'insérant sur le sac digestif qui remplit 
la cavité du disque, et par une paire de glandes génit. dont les canaux 
s'ouvrent au dehors, par 5 pores interrad. sur la face dors. ilig. 9 et 10'. 

En principe, le nombre des bras est de 5, mais il est quelquefois plus 
élevé. Certaines espèces, qui ont normalement 5 bras, peuvent en avoir 
davantage d'une manière tout à fait exceptionnelle : ainsi les Aslerias 
rubens et Echinn.ster sepos/'/as, coinmunes sur nos cotes, ont parfois fi bras 
et même plus : d autres espèces ont normalement plus de .") bras : ainsi le 
Solaster papposus en a une douzaine, ordin. égaux (tig. 26 . H arri\e aussi 
que certaines espèces peuvent diviser leur corps par scissiparité en '1 nnuliés 
dont chacune régénère les bras manquants, mais dans ce cas les bras 
régénérés ne sont pas en nombre constant, et d'autre part, ils restent 
pendant longtemps plus petits que les autres ; c'est ce qui arrive j). ex. chez 
la Coscinasterias ieniiispina (fig. 19 1. 

Les (cufs rejetés dans la mer se transforment en une larve pélagique très 
conqiliquée (fig. 15, \' et .>'. Mais chez la petite Asleriiia gibhosa de nos cotes 
dont les orif. génil. sont placés par exception sur la face ventr., les (cufs 
assez volumineux se développent directement. 

Les Astéries sont fréquentes sur nos côtes. Hllles se tiennent (oujours >ur 
leur face ventr. qui est appliquée contre les rochers, le sol, etc. ; les bras 
sont ordin. mobiles et souples : ils peuvent s'infléchir et se contourner en 
tous sens. La locomotion s'elTectue surtout à l'aide des tubes and)ul. qui se 
fixent au\ coi'ps étrangers et tireni l'anitiial dans la direction \oiilne. du 



1 ALNli DL ir.ANCH. — 1-;CU1N0D1:U.M1-S 17 

moins chez les espèces dont les tubes sont teniiinés par des vent. ; chez les 
autres, ce sont les mouvements des bras qui interviennent. 

Les Astéries sont extrêm. ^oraces et vivent de proies vivantes ou mortes. 
Elles capturent el avalent les aliments par un procédé très particulier : elles 
dévaginent leur sac stomacal et en enveloppent complet, leur proie sur 
laquelle s'exerce l'action des sucs digestifs ; tantôt la digestion a lieu dans 
le sac stomacal dévaginé, tantôt le sac se rétracte et l'entre dans le corps 
avec la proie saisie. On peut ainsi trouver dans le sac stomacal des Astéiùes 
des animaux volumineux pourvus de piquants : Mollusques, Oursins, etc. 
V Asterias vubens exexxe de grands ravages sur nos côtes dans les parcs 
à Huîtres : pour capturer ces dex'nières, elle recourbe son corps sur les 
deux valves et tire en sens inverse sur ces valves à l'aide de ses tubes 
ambul. ; l'Huître, obligée de céder à ces tractions, finit par s'ouvrir, et à ce 
moment l'Astérie évagine son sac stomacal qui pénètre entre les valves, 
englobe l'Huître et la digère. 

La détermination desAstéries est en général, assez facile. L'examen ext. du 
corps fournit de suite des renseignements importants : le nombre des bras, 
la forme stellée ou pentagonale, la disposition des tubes ambul. en 2 ou en 
4 rangées, l'état des bi'as qui sont cylindriques ou aplatis, le développement 
des pi, marg., le recouvrement des pi., etc., permettent immédiatement 
de localiser les recherches. On devra souvent employer un traitement à la 
potasse bouillante pour étudier la disposition des pi. du squel. Il y a 
égal, lieu d'examiner les pédic. au microscope ; enfin la disposition des 
piq. adambul. devra être l'objet de la plus sérieuse attention. 

Les Astéries ont été divisées en quatre ordres qui sont : 

1'' Les FOliCIPULOSÉES (L) : les piq. de la face dors, sont entourés par 
une couronne de pédic. croisés; les tubes ambul. sont ordin. quadrisériés 
et ils sont terminés par des vent. 

2° Les SPINULOSÉES : les piq. sont petits et disposés irrégul. ; les 
tubes ambul. sont bisériés et terminés par une vent. : les pi. margin. sont 
peu développées. 

3° Les \'AL\'L'LOSEES : les pi. margin. sont très grandes ; les pi. dors, et 
venir, disposées en rangées longit. ou obliques, sont couvertes de granules 
et portent ordin. des pédic. valvulaires ; les tuLies ambul. sont terminés par 
une vent. 



(i) Note de la Direction de l'Office de Faunisiiquc : M. le professeur Ivœljier veut 
bien, à notre demande, donner à ces noms d'ordres des désinences françaises au lieu 
de la forme latine employée jusqu'à ce jour. En cfTet, les noms français sont employés 
pour les autres ordres et sous-ordres de l'ouvrage, et nous avons l'intention, dans 
toute la Faune de France, de nous en servir pour toutes les catégories systématiques 
supérieures à la famille (pour celle-ci, la forme à employer est, comme pour le genre 
et l'espèce, prescrite par les Régies intcrnalionaies de Nomenclature). 



18 FALNE DE FRANCE. ÉCHINODERMES 

4'- Et enfin les PAXILLUSÉES : les pi. de la face dors, saillantes, portent 
chacune un faisceau de petits piq. très serrés (paxilles) ; les marg-. sont 
très dével. ; les tubes anibul. coniques n'ont pas de vent., ou ne possèdent 
(pi'une vent, rudim. 



TABLEAU DES ESPECES 

1. Coi'ps penlagonal, à C)tës droits ou un pju cxcavés, ne se conti- 

nuant pas en bras \i-aimenl dillérenciés et allongés 2 

— Corps comprenant une réj^'. cenlr. ou liiscpic, de lac[uclle partent 

de véritables bras plus ou moins longs, mais (oiijours bien dislmets . .'> 

2. Corps tout à fait aplati, réduit c-omme é])aisseur à celle d'une 

simple feuille de carton, couvert de petits pi([. sur le.> '2 faces. 
Aiiscropodd nicnibidiiiiced p. '.V,\ 

— Corps oH'rant une certaine épaisseur U 

3. Corps presque exact, pentagonal a\ec des C('ités droits ou à peine 

incurvés, non amincis sur les bcu-ds. mais limités par une bor- 
dure de pi. marg. (li>rs et ventr. grandes et épaisses 

Ceianiaster phncnta ip. Ji'l) 

Les cotés du corps sont plus ou moins excavés, les bords sont très 

amincis, et les pi. marg. sont indistinctes ou très petites .... 4 

4. Faces dors, et ventr. couvertes d'un tég. épais cachant les pi. sous- 

jacentes et dépoui'vues de piq.; les seuls piq. (indépendamment 
des piq. adambul.) sont des piq. marg. qui s'étendent sur le bord 
du corps par groupes de 2 ou 3; diam. atteignant et pouvant 
même dépasser 10 cm Porania pulvillus (p. 41) 

Faces doi's. et ventr. couvertes de petits piq. serrés; le diam. ne 

dépasse pas 4 à 5 cm Asteriiia gibbosa (p. 33) 

o. Corps en forme de soleil comprenant un disque centr. très grand 
duquel partent en rayonnant une douzaine de bras périphér. courts. 
Solaster papposus i^p. 35) 

— Corps étoile, à bras plus ou moins allongés, normalement au 

nombre de 5 6 

II. Bras arrondis ou pentagonaux, non élargis à la base, disque petit. 

face dors, du corps munie de granules ou de pi({ 7 

13i-as aplatis, beaucoup plus larges que hauts : face dors, couverte 

de paxilles io 

7. Les bras offrent en coupe la forme d'un pentagone; piq. de la face 

dors, forts, entourés à leur base d'une collerette de pédic. croisés; 

sillons ambul. très larges, tubes ambul. quadrisériés 8 

— Les bras sont arrondis ; les jucp sont petits, courts, serrés ou sont 

remplacés par tics gi'auuU's l'i 



FAUNE DL IHANCli. — r.CHINODERMES 19 

8. Les piq. delà face doi's., en général l'ort!:^, sunl disposés en rangées 

longit. rég. peu nombreuses, répondant à un squcl. formé lui- 
même de pi. disposées en rangées longit 9 

— Les piq. de la face dors, sont nombreux, pctils, j)cu pointus, ne 

formant pas de rangées distinctes, sauf une rangée carinale . 
Aslerias lubens (p. 23) 

9. Bras en noiiibre sup. à b par siiile dune reproduction fissipare et 

général, inégaux Coscinaslei'ias tenuispina (p. 261 

— Bras nornudement au n()nd)r(' de ,") -/O 

i(). Espèce lilt<M-ale de grande taille, niuiiic de pi([. li-ès forts, coniques 

et pointus MarthasLerias glacialis ip. 22) 

— Espèce de pctile ladle et vi\ant Imijnnrs à une certaine prof. ; 

pi([. adaudiul. sur 2 rangs .... Sclerastcrias giiernei p. 27) 
il . Sillons a inbul. assez larges, tubes ainl)ul. (|iiadrisériés ; corps couvert 
de granules ou de petits pic[. 1res serrés, recouvrant des pi. petites 

el iud)ricpiées ; des pédic. di'oits el croisés épars 

Slichdsticllii losea ip. 28 1 

— Sillons auibul. étroits; tubes anibul. formant 2 rangées seulement, 

corps couvert de petits piq. ou de granules; pas de pédic. croi- 
sés i2 

12. Squel. formé par un réseau cale, irrég. supportant de petits piq. . . 13 

— Squel. formé par des pi, disposées en rangées longit. régul. et 

très apparentes ik 

13. La face dors, porte des piq. très coui'ts ressemblant pi'esque à des 

granules, ordin. réunis par groupes de 5 à 8 et ne s'arliculant pas 
sur des mamelons distincts; des papules sur la face ventr.; cou- 
leur violacée ou rosée .... Henricia sanguinolenta (p. 31) 

— La face dors, porte des piq. assez développés, isolés, s'arliculant 

chacun sur un mamelon distinct ; pas de papules sur la face 

ventr. ; couleur rouge ou rouge-brique très vive 

Echinaster seposilus (p. 29) 

ik. PI. petites, carrées, égales, assez saillantes, séparées par des sillons 
bien marqués, formant une sorte de pavage et portant des piq. 
extrêm. fins et vitreux; entre les pi. se trouvent de petits orifices 
arrondis laissant passer chacun une papule; bras très longs et 
très étroits Cheetaster longipes (p. 37) 

— PI. assez gi'andes, aplaties, entre lesquelles se trouvent des aires 

porifères, c. à. d. des plages de dim. voisines de celles des pi. et 
renfermant chacune 15 k 20 papules; tout le corps est couvert de 

granules serrés et très fins iû 

15. Bras cylindriques, arrondis à l'extrém, et conservant à peu près la 
même larg. sur toute leur long. ; 8 rangées d'aires porifères. 
* Ophidiaster ophidianus (p. ) 38 



:*(> lALNE DE inANCE. ÉCIIINODERMES 

— Bras allant en se rétrécissant prof^ress. depuis la base, et assez 

pointus à l'extréni.; 10 rangées d'aires porileres 

Hacelia attenuata (p. iUj 

iô. Bras élargis à la base j)ar laquelle ils jjasseut prog'ress. au disque 
qui est grand; '1 rangées de pi. marg. très distinctes; bras solides 
et résistants 18 

— Bras non élargis ;i la base, longs, assez étroits, minces et se brisant 

avec une très grande l'acilité; i)as de ])1. mai'g. dors, dislincles 

[G. Luidia] il 

il . 1 bras Luidia ciliaris (p. 55) 

— 5 bras Luidia saisi (p. 57) 

18. Aires iulerrad. \enlr. grandes; pi. niarg. dors, courtes, mais très 

larges, couvertes de granules, pi. marg. venir, assez courtes et 
couvertes de petits piq. dont les plus ext. a[)paraissent à [peine 
quand on regarde l'Astérie par en haut. Tethyaster subi/œrmis (p. 54) 

— Aires interrad. ventr. petites; les pi. marg. dors, portent ordin. 

un ou plusieurs petits piq. on ])lus des granules; les marg. ventr. 
portent des piq. très flévrl. dont les plus ext. débordent large- 
ment le corps [G. Astfopecien] 19 

19. Un seul piq. adambul. int. ; ])1. marg. dors, portant des granules 

souvent allongés et un nond^re ^ariablc de petits piq. Espèce 
d'assez petite taille dont le diam. ne dépasse guère (S cm. ; la 
l'ace dors, est d'un brun assez l'oncé. Astropecten spinulosus (p. 48) 

— 3 piq. adaud.tul. int 20 

'JO. PI. marg. dors, portant, en plus deti granules, soit 1 seul, soit '2 

ou 3 piq. torts et pointus 21 

■ — • PI. nuirg. dors, n'oll'rant, en j)lus des granules, qu'un seul piq. 

petit, court et qui peut manquer conqjlèt 2o 

21. PI. marg. d(U's. armées chacune d'un pi(|. unique très (lévelop[)é, 
fort aplati et p(^inlu; |)1. marg. venir, ordiii. nues sur une bonne 
partie de leur suri', et |)orlant des ])i(|. sur leurs jjords seule- 
menl ; le plus c\l. de ces pnj. es! très grand, aplati, souvent tron- 
cpié à l'exlrém. l,a ï'urc dois, es! d'un brun assez foncé. 
Aslropecteii hispinosus (p. 46) 

— PI. marg. dors, portant '1 ou 3 }>n|.. courts, coniques et forts; pi. 

marg. ventr. couvertes de nombreux piq. dont les plus c\l. sont 

grands et pointus 22 

22. Espèce de très grande taille et de couleur orangé à l'eial \i\ant; 
les pi. marg. dors, portent '1 ou 3 piq. coniques, forts, mais assez 
courts ; 2 piq. adandjul. ext. et 3 int. Astropecten aurantiacus (p. 44) 

— Espèce de taille moyenne; |)1. nuirg. dors, portant 2 ou .3 piq. 

coniques; 3 piq. adambul. int. et 3 ext. (\'ar. de l'^-l. irregularis 
connue surtout aux environs de La Rochelle et rare) .... 
A. iircgidaris, var. serratus p. 53) 



lAiNi; DK riî.wci:. — KCiiiNonriiMi.s 21 

23. Espèce de petite taille à bras courts, larj^es à In hase et de l'orme 
triangulaire; les pi. iiiarg-. dors, portent un petit pi([. qui uianc[ue 
sur les 3 ou 4 premières de chacpie série; les pi. mari;, ventr. 
n'offrent qu'une simple bordure de piq. à leur péripli. ; sur le 
côté ext., l'un de ces piq. s'allonge beaueniq) et (le\ic'nt li'ès 
granti, aplati, avec l'cxtrém. tnimpiée, mais presque toute la 
face Acntr. de ces pi. reste nue . . Astropecten Jonstoni (p. lU) 

— Espèce de taille moyenne ou assez grande, à bias plutôt étroits, 

allongés; pi. marg. dors, tantôt munies d'un petit piq., tantôt 
complet, inermes ; jd. marg'. ventr. couvertes de piq. très serrés, 
qui, sur le bord aboral, s'allongent progress. surtout les 2 ou 3 
plus ext. 

?'i. PI. marg. dors, munies d'un petit piq., parfois de "2 

Aslropecten inegularis typicus (p. 51) 

— PI. marg. dors, inermes . A. irregalaris var. pentacanthus (p. 52} 



0. FORGIPULÉES 
F. ASTERIID^ Grav. 

Les ossicules du squelette dors, el lai. des liras sont laiilôl grands et disposés 
eu rangées longit. [leu nomlneuses, tantôt [ilus pelils el foiuiant nu réseau plus 
ou moins irrégul. ; les picf. sont grands et relativemenl peu nomjjreux, ordin. 
entourés à la l^ase d'une collerette membraneuse renfermant un g-rand nombre de 
[)édic. croisés, les pédic. droits restant éjiars ; les aires papulaires sont grandes 
et laissent passer plusieurs papules à la fois ; les tubes anibul. sont quadrisériés ; 
la bouche est grande el ililalable. 

(.. MARTHASTERIAS .li lliex. 

Voir : Verrill, 1914, p. iT. 

Les bras, au nombre de 5, sont grands et robustes, assez larges à la base ; la 
face dors, otfre une rangée longit. de pl. fornianl une série carin. très rég., en 
dehors de la([uelle se trouvent 2 ou 3 rangées lat. un [)eu irn-g., puis, sur le côté, 
une série marg. dors. Ces pl. portent chacune un gros pi([. fort, conique, assez 
pointu, les piq. lat. un peu moins forts que les autres. Les côtés de la face 
ventr. sont limités par une rangée marg., chacpie pl. portant 2 piq. disposés un 
peu oblicj. l'un par rapport à l'autre; ces piq. ont la même forme que les autres, 
mais ils sont général, un peu plus petits. Les piq. sont entourés à leur base par 
une collerette de pédic. croisés très compacte et épaisse. Des pédic. droits sont 



22 



FMNE DE FRANCr, — KCIIÎNODERMES 



«5pars sur la face dors. ; ils sont plus nombreux sur la face ventr. et dans le sillon. 
Aux pédic. droits de la forme ordin. à valves triangulaires s'ajoutent quelques 
autres pédic. ordin. plus grands, dont les valves sont élargies en spatules à l'extré- 
mité : ce sont des pédic. c en palette, » Les piq, adambul. sont disposés sur une 
rangée unique et très régul, 




FiG. 17. Marthastpvias fjlacialls; face dorsale; X V^- 



M. glacialis (L.). [Asterias gl. auct. I. Fig. 17. — Voir : Bell. 1892. p. 
98; LrDvviG, 1897, p. 364, pi. Ilî, iig. 1 à 3. 

Le corps est très robuste et de très grande taille : /?=:12à 15 cm. et peut 
dépasser cette long. ; dans un échant. chez lequel il a 14 cm., les bras ont 
26 à 28 mm. de larg. à la base. Les piq. sont très forts, épais, avec la pointe 
tantôt aiguë, tantôt émoussée, et écartés les uns des autres ; ceux de la 
rangée carin. forment souvent une ligne en zig-zag ; les piq. lat. sont un peu 
plus petits et, chez les très grands échant., ils forment souvent 2 rangées 
plus ou moins distinctes. Les piq. des pi. marg. dors, sont un peu plus forts 
que les carin., mais ceux des pi. marg. ventr., au nombre de 2 par pL, 
sont un peu plus minces et les iaf. sont plus petits que les sup. Les piq. du 
disque sont assez nombreux et rapprochés, lieaucoup plus petits que ceux 
des bras. Les piq. de la face dors, sont entourés à leur base d'une très large 
collerette, mesurant -i à 6 mm. de diam., contractile et bourrée de pédic. 
croisés qui apparaissent à l'œil nu comme autant de petits points clairs. 
Sur les piq. marg. ventr., les collerettes sont incompl. et n'existent que sur 
le côté dors. Entre les piq., la face dors, est parsemée de pédic. droits. 

Les échant. littoraux ont toujours une couleur très foncée qui varie du brun 
au vert sombre ou au vert olivâtre plus ou moins foncé; au contraire, ceux qui 
proviennent d'une certaine profondeur. 50 m. p. ex., et qui sont d'ailleurs 
plus grands et plus Irapus que les indiv. littoraux, car ils peuvent atteindre 
jusqu'à 40 cm. de diam., ont des couleurs plus vives qui varient du rose au 



l'AiNi: m: iitwcr. — l'cuiMHtKtiMi s ^'A 

rouge ou au brun acajou avec des taches blanches. La couleur passe clans 
l'alcool. 

La M. glacialis est oxtrêm. répandue sur toutes nos côtes, en Méditerranée 
comme dans l'Atlantique ; elle est surtout littorale mais elle descend fréquemment 
à 50 m. de prof. Elle est peu commune dans la Manche, mais elle se trouve en de 
nombreuses localités de la mer du Nord, sur les eûtes d'Ang-leterre et juscjuà 
celles de Norvège, tandis que vers le S. elle s'étend sur les côtes d'Espagne et sur 
les côtes d'Afrique jusqu'aux îles du Cap Vert ; elle peut atteindre une prof, do 
loO m. 



G. ASTERIAS I.innk s. xtr. (Vkrrili. rest. . 

Voir : Verhill, 1914, p. 101. 

Le squtd. est constitué par des [il. irrégul. disposées en un réseau plus ou 
moins serré, mais ne formant pas de rangées longit. rég. Les pi(j. cpie portent ces 
pi. sont aussi iriégid. disposés, sauf sui'la ligne cariu. ijui j)Orte en général une 
rangée un peu sinueuse. Ces piq., courts et cylindriques, sont entourés à leur base 
d'une petite collerette à pédic. croisé», et, entre eux, se montrent des aires papu- 
laires nombreuses et irrég. Les piq. des pi. marg. dors., au nombre de 1 ou 2 par 
pL, forment une rangée longit. très distincte : ceux des marg. ventr. sont plus 
développés : ils sont au moins au nondne de 2 et parfois de 3, constituant une 
petite série obi. ; ils sont séparés des premiers par un large intervalle nu. Les 
collerettes à pédic. de ces piq. sont ordin. incomplètes. Les piq. adambul. sont 
disposés tantôt sur 1 seul rang, tantôt sur 2 et il y a ordin. une alternance irrég. 
entre pi. à i piq. et pi. à 2 piq. Entre ces piq. adambul. et ceux des pl.'marg. ventr. 
se trouvent des piq. ventr. formant tantôt 1 seule, tantôt 2, et parfois même 3 
rangées distinctes et régul. qui correspondent à autant de pi. ventr. Entre les piq. 
se montrent de nombreux pédic. droits, qui deviennent plus nombreux et plus 
gros sur la face ventr. ; ces pédic. existent aussi sur les parois du sillon ambul. 
et souvent ils sont portés direct, par les piq. adambul. eux-mêmes. 

A. rubens (L.). Fig. 18. —Voir : Bell, i89L ]). 469, pi. XIV, eti^P?. p. 
100; CuÉNOT, 19i2, p. 21. 

L'.4. rubens de nos côtes est susceptible de présenter de grandes variations 
qui portent à la fois sur la taille des échant., sur la grosseur des bras, sur le 
nombre, la forme et la disposition des piq., et sur la coloration. Le diam. 
est habit, compris entre 12 et 15 cm., mais il peut dépasser largement 20 
cm. I>es bras sont tantôt relat. larges et courts, un peu rétrécis à leur inser- 
tion sur le disque, tantôt minces et allongés. Les piq. de la face dors, sont en 
général disposés sans ordre régul., cependant dans certains exemplaires et en 
certaines parties des bras, on trouve des indications d'alignements ; ceux de 
la ligne carin. forment toujours une i^angée longit. bien apparente, tantôt 
droite, tantôt sinueuse. Ces piq. sont plus rapprochés sur certains indiv. que 
sur d'autres ; tantôt ils sont cylindriques avec la pointe arrondie et spinu- 
leuse, tantôt ils sont nettement renflés à l'extrémité et capités. Les piq. 
adambul., séparés des marg. ventr. par un certain intervalle, sont un peu 



24 



FATXE t)E FRANCE. 



KCHT\ODERMES 



irrégul. disposés, le plus souvent au nombre de 2 par pi., mais parfois au 
nombre d'un seul et il y a des alternances irrég. Ces piq. présentent tou- 
jours un caractère très constant, qui n'existe chez aucune autre Astérie de 
nos côtes : ils portent en divers points de leur hauteur, mais surtout dans 
leur tiers ext., 'des pédic. droits, parfois nombreux, implantés direct, sur eux. 
D'autres pédic. droits se montrent sur le lé^. de la face vcntr. et sur la paroi 
des sillons. Les collerettes à pédic. croisés sont ]:)lus ou moins développées 
suivant les indiv. Les échanl. ayant plus de >") bras ne sont pas i^ares, on 
en a trouvé à 6, 7 ou 8 bras, et Cliînot a même cité un indiv. d'Arcachon 
possédant 9 bi'as. Les ex. à 4 bras sont plus rares. 

La couleur à l'état vivant est assez variable : souvent la face dors, est 
orangée et parfois elle prend une teinte plus claire, d'un blanc jaunâtre ou 
jaune grisâtre ; d'autres indiv. sont d'un rouge assez vif ou rouge grisâtre, 
d'autres enfin sont a iolet foncé et il existe tous les intermédiaires possibles 
entre ces colorations ; la face venir, csl plus claire, La couleur passe dans 
l'alcool. 




FiG. 18. — Asteviax ruhens, face dorsale ; X V^ 



h'A. riibens est une espèce très répandue sui- nos côtes de la ISIanche el de 
l'Atlantique. On la trouve à mer l)osse sous les jiierres, contre les rochers, parmi 
les Algues, sur le sable ; elle est très commune dans certaines localités, tandis 
(jue dans d'autres elle fait conq)lèt. defaul comme à HoscolV, (Iranville, etc., sans 
que l'on connaisse la raison de ces diUërcuces. Elle est très répandue sur les côtes 
d'Angleterre et remonte vers le X. jusqu'à la mer Blanche ; comme elle tolère 
une eau peu salée, elle pénètre assez loin dans la mer Baltique. Elle descend 
jusqu'au Sénégal ; ses limites e\l renies en prof, sont et 200 m. 

L'^, rubens a été signalée parfois en Méditerranée mais elle y est fort rare ; 



FAUNE DE FRANCE. — KCIIINOnERMES 



2:, 



cependant je l'ai trouvée très abondante à Cette, dans un parc à Huîtres, où 
elle a été sans doute introduite avec ces Lamellibranches. L'^. rnibens fait, en effet, 
des ravages énormes dans les parcs à Huîtres et à Moules de nos côtes occiden- 
tales. J'ai expliqué plus liant la manière dont elle ouvre les coquilles d'Huitres 
pour avaler le Mollusque. 

G. COSCINASTERIAS Vehbill. 

Voir : Verrill, 1014, p. 4M. 

Les bras étroits sont en nombre variable et général. su|(. à 7 ; il existe ordin. 2 
pi. madrép. et parfois 3. Les bras offrent une rangée carin. de picj. puis une rangée 
latérale, et à la suite, une rangée marg. dors, et une marg. ventr. Toutes ces 
rangées sont régul., et correspondent à des pi. bien alignées. Des collerettes à 
pédic. existent h la base des im([. et des pédic. droits se montrent épars sur la face 
dors, ainsi que dans le sillon ; les pi(j. adaudjul. sont dis[)osés sur une seule 
rangée. 

La plupart des espèces du genre Coscinasterias peuvent se multiplier par fissi" 
parité et les 2 moitiés régénèrent les bras manquants, souvent en nombre variable ; 
c'est pour cette raison que les l)ras sont souvent inégaux, et que leur nombre 
varie de G à 10 en général. 




FiG. 19. — Coschiasli-rias leniiispiiiii : face dorsale ; a, jeune à ([ualre grands bras et 
quatre petits ; b. jcuiie :i trois grands bras et quatre [)elils ; c, adulte; 
X 1/2. 



26 KALNE DE IKANCE. r.ClIINoUEUMES 

C. tenuispina Lamarck) [Asterias t. auct.j. Fig. 19. — Voir : Li'dwig, 
1891. p. 334, (fig. 43), pi. III, fig. 8. 

Le nombre des bras varie habit, de 6 à 9. Lorsque l'Astérie n'est pas adulte, 
ces bras sont inégaux et ceux d'un côté sont beaucoup plus petits que les 
autres : ils viennent d'être régénérés. A l'état adulte, les bras sont ordin. subé- 
gaux et le diani. du cor|)s \arie alors eiilre 15 et 18 cm. Les bras sont assez 
étroits et les piq. sont relat. plus lins et plus nombreux que chez la M. 
glacialis ; ils sont aussi plus régul. alignés. Il existe souvent, chez les grands 
exempl., 2 rangées de piq. lai. dors, à la base des bras. Des pédic. en 
palette se montrent parmi les pédic. droits ordinaires. En général, il existe 
2 pi. madrép. 

La couleur à l'étal vivant est assez variable. La l'ace dors, est brunâtre ou 
jaune brunâtre, avec des taches foncées et les piq. sont plus clairs ; sur 
d'autres indiw, la teiule générale est d'un brun rougeàlre ; la face venir, est 
toujours plus claire. Ces cohiralidus (lis|»araisscnt cninidèt. dans l'alcool. 

La C. tenuispi/ia viL siuluiil en .Mé(iiLeiraiu''e où elle t'sl liés aboiulanle ; elle est 
esseut. littorale et ne dépasse guère 3 à 4 m. de prol'. ; exceplionn. elle peut 
descendre à 10 m. et Litdwig la menlionnne à 40 m. il^. On la Irouve à la côte, 
sous les pierres, associée aux Marthasterias glacialis, Asterina gibhoxa, etc. En 
dehors de la Méditerranée, elle a été rencontrée surtout sur les cotes des îles afri- 
caines (Açores, Canaries, îles du Cap Vert) ; on l'a trouvée également à Setubal, 
sur les côtes d'Espagne et sur nos côtes du S. W., mais elle ne remonte pas 
dans les mers du N. 

G. SCLERASTERIAS Perrier. 

Les pi. et les piq. de la face dors, forment des rangées longitud. rég. mais peu 
nombreuses : il existe une rangée carin., une rangée marg. dors, et une marg. 
ventr., enfin une rangée lat.-dors. un peu moins développée mais ipii se continue 
néanmoins presque jusqu'à l'extrémité des bras. Ces pi. se correspondent exac- 
tement sur une même rangée transv., et forment des arceaux bien distincts séparés 
par des sillons transv. du tég. qui est assez épais. Les pi. dors, portent chacune 



(1) Marion a indiqué la C. tenuispina entre Marseille et la Corse à une prof, de 250 
m. ; Ll'dwig fait remarquer à ce sujet qu'il y a certainement eu erreur de détermination 
et qu'il s'agissait de V Hydrastevias richavdi Perrier, qui, à l'étal jeune, possède 6 bras. 

Je ne mentionne pas cette dernière espèce parmi les Echinodermes français, car elle 
n'a été rencontrée en Méditerranée qu'à de grandes prof., dans le golfe de Naples : Perrier 
l'a signalée aux îles du Gap Vert (225-540 m.). Il en est de même de la Stylasterias 
neglecta Perrier \ Asterias edmundi Ludwig] trouvée vers Cérigo et l'île de Créle, entre 
160 et 465 m. Un exemplaire unique et de très petite taille (/^=:15, rz=Z mm.) a été 
indiqué par H. Perrier, au large des Sables-d'Olonne, à une profondeur de 166 m. La 
St, neglecla se reconnaît à ses piq. formant 5 rangées et entourés d'une collerette à 
pédic. croisés, à l'absence de pédic. droits, aux piq. adambul. bisériés et à la pré- 
sence de papules sur la face ventr. 



F.U-NT riK FRANCr. 



i:cniNûi)En>fr:s 



un petit piq. cylindrique émoussé, entouré d'une collerette à pédic. ; les pi. marg'. 
ventr. portent chacune 2 piq. disposés obliq. Les sillons ambul, ne sont pas très 
larges et les tubes ne sont général, disposés sur 4 rang-ées qu'à la base des bras. 
Les piq. adambul, sont très régul. bisériés, 




FiG. 20. — Sclerasterias gnevnei : face dorsale, légèrement grossie. 



S. guernei Perrier. Fig-. 20. — ^'oir : E. Perrier, 1896, p. 33, (ig. 4. pi. I, 
fig. 1 et \\ 

L'espèce est de petite taille et /? varie ordin. entre 20 et 25 mm., il peut 
cependant atteindre 34 mm. La couleur à l'état vivant est d'un brun assez 
clair avec des lignes brunes plus foncées correspondant aux sillons qui 
séparent les arceaux successifs de pi. : celte couleur est en partie conservée 
dans l'alcool. 

La Se. guernei vit au large de nos cotes atlantiques et à une certaine prof. 
Je la signale ici parce cjue je l'ai recueillie, à bord du » Caudau », à la limite 
de ce plateau, vers 190 m,; elle descend jusqu'à 500 m. de prof. C'est une esp. 
rare. 



F. STIGHASTERID^ Sladkn. 



Les pi, (lors, et lat. du corps sont petites, nombreuses, disposées en plusieurs 
séries longit. et ordinairement imbriquées; elles ne portent pas de piq. mais 
sont recouvertes de granules serrés ; les pédic. croisés sont épars et jamais 
réunis en collerettes autour des piq. ; les papules sont isolées. 



28 



FAtNF, nK FRANCE. 



ICCniNODFRMES 



G. STICHASTRELLA Verrill. 

Voir : Verrill, 1914, p. 40. 

Les bras sont arrondis: les sillons ambul. sont de moyenne dimension elles 
tubes, pourvus de vent., sont quadrisériés au moins à la base des bras. Les pi. du squel. 
sont nombreuses, petites, très rapprochées, un peu imbriquées et assez irrégul 
disposées sur la face dors., mais sur les côtés des bras elles forment 2 rangées 
longit. assez distinctes correspondant à des pi. marg. dors, et ventr. Entre les 
marg. ventr. et les adambul. il existe, à la base des bras, 2 et parfois 3 rangées 
longit. de pi. ventr. Les pi. dors, et marg. sont couvertes de granules très serrés, 
entre lesquels se montrent de petites papules dont la disposition irrég. correspond 
à la disposition irrég. des pi. ; sur les côtés, les papules se disposent en séries 
longit. Les pi. adambul. portent chacune 2 à 3 piq. très courts, placés irrégul., et 
les pi. ventr. qui leur sont contiguës portent aussi des piq. très courts, ident. aux 
piq. adambul. Les pi. carin. des bras sont un peu plus grandes et plus larges que 
les voisines et elles forment une rangée longit. assez distincte. Entre les gra- 
nules se montrent quehpies pédic. croisés isolés; des pédic, drolls peu abondants 
existent entre les j)iq, adambul, et sur les côtés du sillon. 




l'"i<;. 21. — Stichasti'ella rosea: a, face dorsale : b, face ventrale ; X 2/3. 



S. rosea O. F. Mùller). Fig. 21. — ^'oir : Bei.i., lf<'J-?. p. 80. [Stichaster 
r. Kmeiiler, i02ia, pL XXII, lig. 6-8 et LX\', fig. 1. 

La St. rosea a les bras très allongés, cylindriques et un disque petit ; elle 
peut atteindre d'assez grandes dini. cl R varie entre 10 et 15 cm. Elle offre 
ù l'état vivant une teinte rosée qui disparaît dans l'alcool, 



FAUNE DE FRANCE. — ÉCIIINODERMES il) 

Cette esp. manque en Méclilerianée ; sur nos cotes Atlantiques, on la rencontre 
général, à une assez faible prof., de 20 à 30 m., mais elle peut descendre jusqu'à 
180 m. Elle s'étend vers le X. sur les côtes d'Aiifileterre et jusiprcn Norvège, 
mais elle ne descend pas l^eaucoup vers le S. Ses limites extrêmes en prof, sont 
4 et 3()0 m. 



0. SPINULOSEES 
F. ECHINASTERID.^ Verrill. 

Le squel. dors, est formé d'ossicules très petits réunis en un réseau irrég. 
portant des piq. très fins non groupés en paxillcs ; il n'y a pas de pédic. ; les plaques 
adandjul. portent des pi([. formant une seule série pcrpendic. au sillon ; les bras 
sont allongés. 

G. EGHINASTER (Muller et Troschel) 

Les bras sont arrondis, assez longs et le discjue est pelil. Les ossicules de la 
face dcn's. foi-ment \\\\ ix'seau 1res irrég., lâche el liuulant des espaces mendoraneux 
assez grands par lesquels [)assenl plusieurs papules. De ce réseau s'(''lèvent des 
picj. assez courts s'articulant sur un petit mamelon et <pii peuvent s'iniléchir 
latér. .Sur les côtés des bras, les [)1. tendent à l'oi'mer des rangées longit. et l'on 
en distingue surtout 2 qui correspondent à des pi. marg. dors, et ventr. Les pi. 
ventr. peu nombreuses n'existent qu'à la base des l;ras. 11 n'y a pas de papules 
sur la face ventr. Les sillons andjul. sont étroits et ils peuvent se fermer complet, 
de manière à cacher les tubes ambul. qui sont disposés en 2 rangées et se terminent 
par une forte vent. Les pi. adambul. portent un petit pi([. int. en forme de lame 
de sabre, et, sur leur face venir. 2 autrt's pi(j. de même taille que les piq, ventr. 
voisins. Les tég. renferment de nombreuses gl. muqueuses. 

E. sepositus Guav. Fig. 22. — ^Vlir : Lldwig, 1897, p. 313, pi. IV, lig. 
4 et 5. 

Le disque est petit ; les l^ras, arrondis, avec la l'ace ventr. léger, aplatie, 
vont en s'amincissant progress. jusqu'à l'extrémité qui est obtuse ; ils peuvent 
être très longs et atteindre jusqu'à 15 cm., mais leur longueur est ordin. 
comprise entre 7 et 10 cm. Le rappport /?//• varie entre 6 et 8. Les piq. petits 
et courts, n'ont guère plus de 1,5 mm. de long., et ils sont enfoncés en partie 
dans le tég., leur extrémité est obtuse. Ces piq., quoique très rapprochés, 
ne sont pas réunis par groupes et ils suivent les contours du réseau squelet. ; 
tique. Les piq. marg. sont un peu plus grands que les voisins. Les piq. 
adambul, sont au nombre de 3, les 2 ext. un peu plus forts. Des indiv. à 6 
et même 7 bras ne sont pas rares, 



30 



FAUNE DE FRANCK. ECUINODERMES 



L'animal vivant présente nue coloration rouge très intense, tantôt rouge 
brique, tantôt rouge orangé, plus ou moins foncée ; la face venir, est un peu 
plus claire que la face dors. La coloration disparaît complet, dans ralcool. 




l"i<.. 22. — Echinaster sepositus ; l'ace doisale ; )>^ 2 3. 



L'^". sepositus est très fréquent sur nos côtes de f*rovence, où il se montre à une 
faible prof, sur le pourtour des prairies de zostères associé h des Holothuries littorales 
et au Paracentvotus lividiis, ou parmi les .\lgues, mais il peut descendre à de plus 
grandes prof, et on le rencontre assez souvent dans la " broundo y, vers 40 m. où 
sa taille est même ordin. plus g-rande que chez les iu(li\ . littoraux. On le retrouve 
dans un grand nombre de local, de la Méditerranée. Il se montre égal, sur nos 
côtes de l'Atlantique à mer basse ou à de faibles prof., et il s'étend sur les côtes 
de Bretagne jusqu'à Roscoiï. localité qu'il ne paraît pas dépasser vers le X.; il 
descend sur les côtes d'Afrique et on le trouve ;i Madère et aux îles du Cap Vert. 
Il a été dragué à une prof, de 230 m. Perrier le cite à 1.060 m, (Bonifacio) , 



G. HENRICIA Gray [Cribrella ForbesJ. 



La face dors, est formée de pi. disposées en un réseau compact et chacune 
d'elles supporte de nondjreux petits piq. serrés, non articulés sur un mamelon 
distinct. Sur les côtés des bras ([ui sont arrondis, les pi. tendent à se disposer en 
rangées longit., et l'on distingue une rang. marg. dors, et une marg. ventr. Sur la 
face ventr , les pi. forment ordin. de petites rangées transv. Des papules nom- 
breuses mais isolées se montrent sur la face ventr. comme sur la face dors. Les 
sillons ambul. sont très étroits; les tubes forment 2 rangées et portent une vent. 



FAUNE DE FRANCE. ECHINODERMES 



:u 



term. ; le piq. adambul. int., (qu'il est difficile d'apercevoir entre les tubes aui- 
bul., est un peu comprimé et recourbi- en lome de sabre. Pas de pédic. 

Le g-. Henvicia se distingue du g. Echinastev par ses piq. non articulés et par la 
présence de [)apules sm- les deux faces du cmps. 




Fil.. 23. llc/iiicia fiaiigiiinolenta ; î-Ace (\ovsn\Q ; gr, nat. 



H. sanguinoieûta i^O. F. Mûller) [Cribrella s. Lûtken, Cr. oculata 
(Pennanti . Fig. 23. — Voir : Dunc.\n et Sl.\den, 1881, p. 31, pi. II, fig". 
18-21 : Bell, 1892, p. 05. 

L'espèce est de taille moyenne et sur nos cotes elle reste plutôt petite ; les 
bras ont 40 k 50 mm. de long, en moyenne, mais ils peuvent atteindre 70 mm.; 
ils diminuent progress. de larg. jusqu'à l'extrémité qui forme une pointe 
arrondie: le disque est assez petit. Les piq. adambul. sont au nombre de 4 
à 5, disposés en une rangée transv. un peu irrégul. 

La couleur à l'état vivant est d'un rouge assez foncé, et même rouge 
pourpre ; sur les grands exempl., elle est beaucoup plus claire en dessous ; 
les petits indiv. sont aussi plus clairs; ces couleurs disparaissent complet, 
dans l'alcool. 

h' H. sanguinolenta est essentiellement littorale ; elle est commune sur nos côtes 
de l'Atlantique et de la Manche, mais fait complet, défaut en Méditerranée. Ou la 
trouve à mer basse sous les rochers, mais elle peut descendre à une assez grande 
prof., et a même été signalée à 2.400 m. Elle remonte très haut dans les mers du 
N.. jusqu'à 81° latit. N.. et elle descend jusqu'aux Açores. Elle existe égal, sur les 
côtes des États-Unis. 



3-J 



1 AINK DE IHANGE. ECIIINODERMIÎS 



F. ASTERINIDiE Guav. 

Le S([uelette est formé de pi. iinhiiquées portant tics piij. très courts réunis 
eu petits groupes : parfois des groupes de deux constituent des rudiments de 
pédic. ; les ])la(jues intorrad. vcntr. sont disposées en rangées longit. et transv. 
et portent de petits piq.; les bords du corj)s sont très minces. Le corps est plus 
ou moins exact, pentagonal, 

G. ASTERINA Xakdo. 

Le corps est pentagonal avec les côtés plus ou moins excavés et les angles 
arrondis; la face dors, est constituée par des pi. imbriquées portant des groupes 
de petits piq. très courts et assez serrés, entre lesquels se montrent des papules 
isolées, uuiis (jui font défaut dans la partie cxt. des aires interrad. ainsi 
que sur la face ventr. Les pi. portent des groupes de piq. moins nombreux, moins 
serrés et plus forts que sur la face dors. Les bords du corps sont amincis et limités 
par 2 rangées de pi. marg., ti'ès petites mais bien distinctes. Les tubes ambul., 
bisériés, sont terminés par une vent. 




FiG. 24. — Asierina i^thbosa ; â. l'ace doisaie : b, face ventrale : légèrement grossi. 



A. gibbosa ^Pi-nnant) [Aslcr/sctis ven-uciitatus Mùllrh et Troschël] 
Fig. 24. — \o\v : J.ihwiG, 1891, p. 2o7, pi. V. [V^. 5 à 8. 

Les côtés sont assez fortement excavés. cl dans certains éehanl. on jicul 
dire qu'il existe des bras à la Aérilé très courts et triangulaires, tandis que 



ialm: hh kkanci;. — lîcHiNODiiUMliS 'Xi 

dans d'autres ces bras sont à i)eiiu' indiqués; le rapport du Hjr varie de 1,2 
à 1,7. Le diani. est compris habit, entre 35 et 45 mm, mais il peut atteindre 
HO et même (M mm. 

Sur les indi\-. non dénudés, la l'ace dors, est couxerte de piq. très courts, 
réunis par petits g-roupes de 4 à 8, qui offrent un arrangement rcgul. en ran- 
gées transA . dans les aires interrad. (;)n remarque souvent des groupes isolés 
de 2piq. léger, obi. ou même incurvés et formant ensendile un petit pédic. La 
pl.madrép. est rapprochée du centre du disque. Les papules sont assez nom- 
breuses et elles se montrent sur une bande assez lai'ge dans les rég. rad. ainsi 
que sur la partie proxim. des rég. inlcrrad. La laceventr., complet, dépourvue 
de papules, oll're des i)i(|. plus l'orls ci plus allongés que les dors. : ils sont 
réunis par groupes de '2 ou 'A disposés en quinconce, formant des rangées 
longit. et transv. Les piq. des pi. marg. ventr. sont ident. aux voisins. Les 
pi. adambul. portent chacune sur leur bord int. un petit peigne de 4 
piq. dressés, il existe en plus 2 autres piq. s'insérant sur leur face ventr. 

La coloration générale est verte ou vert jaunâtre, parfois un peu rougeâtre 
ou encore vert brunâtre, plus claire sur la face ventr., et elle est assez variable; 
elle disparaît complet, dans l'alcool. 

L'^. gibbosa est très répandue sur toutes nos côtes, aussi bien dans l'Atlantique 
qu'en Méditerranée. Dans l'Atlantique, on la rencontre à mer basse sur les rochers, 
contre les pierres; en Méditerranée, elle vit à une prof, de quelques dm., dans les 
Algues, contre les jetées des ports, les rochers, etc. Elle s'étend au N, jusqu'aux 
côtes d'Ecosse et au S. elle atteint les côtes du Maroc, les Canaries et les Açores. 
Elle descend fré<piennnent jusqu'à HO m. do prof, et môme elle a été trouvée à 
Naples à 120 ni. 

ti. ANSEROPODA N'ahuo Palmipes L. A(;assiz et aucl. niuu.]. 

Le g. Ansevopoda ayant été créé par Nardo en 1834, et le genre Palmipes par 
Agassiz en 1836, le premier terme a la priorité. 

Le corps est extrèni. aplati et il rappelle par sa forme et par sa consistance une 
feuille de carton à bords tranchants; il est pentagonal, avec des côtés plus ou 
moins excavés et des bras courts et très élargisà la l)ase. Il est couvert de pi. très 
petites, disposées en rangées longit. et transv. rég., munies de très Gns piq. 
Les papules sont localisées à une bande étroite qui s'étend sur la face dors, le 
long des rad. Les tubes ambuL, bisériés. sont terminés par une vcnl. 

A. membranacea (Lincki Palmipes m. L. Ac;assiz. P. placenta 
I^Pennantij. Fig. 25. — ^'oir : Biîll, it<9'2, p. 84. [P. placenta \, Ludwig, 
1897, p. 343. pi. V, tig. 3 et 4. [P. membranaceusi. 

Le diam. oscille général, autour de L5 cm. et peut atteindre 20 cm. Les côtés 
sont assez profond, excavés et l'on peut dire qu'il existe des bi'as très larges 
à la base, triangulaires et à peu près aussi longs que larges ; le rapport R[r 
égale 1.5 à 1,6. Les bords sont quelque peu sinueux. 

La face dors, est couverte de pi. très petites, formant des rangées longit. 

3 



34 



FAUNE t>V. FRANCK. — ECIIINODERMES 



et transv. très régul. séparées par de légers sillons, et porlanl chacune un 
groupe de 6 à 10 piq. 1res lins el très courts. Ia>s pi. de la ligne carin. sont à 
peine plus grandes que les autres, mais de chaque côté de cette ligne se 
ti'ouvcnt '2 rangées un j)eu irrégul. de i)ores assez gro-^ qui soul surtout dé\e- 
loppés dans la rég. cenirale Aw corps et s'alténueni <iu disparaissent \ers la 
pai'lie terni, des bras. I.a pi. inadrép. est très petite et \-oisine du 'centre. 
Sur la l'ace ventr., les pi., un peu ])liis grandes ([ue sur la l'ace dors., 
l'orinenl aussi des rangées longit. et transw : elles portent chacune un 
groupe de petits picp lins, acérés et xitri'ux. d!sj)osés en arcs. Les pi. diini- 
iiiient de taille à mesure ipi lui se rappriulic des l)iu'd<. (a's bords eux- 
uieiues sont liinilcs p;ir une (IduMc riinnec (\v pi. iiiarg. à peine ])lus 
grandes cpie les voisines. Les pi. ad;ind)nl. porlenl mii- leur bord. ml. une 
rangée longit. de .") piq. réunis sur une partie de h'ur long. ])ar une mein- 
brane, et. en dehors, une rangée obi. de \ pi(|. plus petits. 




FiG. 25. — Anscropoda meinbranacca ; a, face ventrale ; b, face doisale ; X '/'^ • 



Chez, le vi\aiil,la l'ace dor'~. e-t général , d'un roiiL;-e écarlate, parfois rouge 



FALNE I'L: FHANCE. — ÛCHINODERMKS 35 

jaunâtre ou rosé; la face ventr. est roug-eâlre, grisâtre ou jaunâtre et offre 
souvent une bande marg-. de la même couleur que la face dors., les tubes 
ambul. sont jaunes. Ces couleurs passent dans l'alcool. 

\.'A. membranacea est assez commune sur nos côtes de fAlIanlique cl de la 
Mcditenanéc. 1-^llc a été rencontrée dans de nombreuses local, de noire littoral, 
depuis La Itochelle jus(iu'au Pas-de-Calais, dans des fonds vaseux et dans des gra- 
viers littoraux, à 10-20 m, de prof.. V.n Méditerranée, elle se trouve plutôt dans 
des fonds vaseux, de 30 à 80 m. Elle s'étend peu vers le N., mais elle existe 
cependant sur les côtes de Belgique et d'Angleterre. Elle peut descendre jusqu'à 
200 m. 



F. SOLASTERIDiE Perrier. 

Le sud. dors, est réticulé et certaines pi., plus grandes que les voisines, se 
soulèvent eu une lige saillante j)ortant un faisceau de petits piq. (paxilles); les 
plaques adandud. portent un premier système de piq., parallèles au sillon, et sur 
leur face ventrale, un deuxième système perpendic. au sillon; les bras sont ordin. 
nombreux. 

G. SOLASTER Forbes. 

Les bras sont babit. nombreux et, dans l'espèce française, ils varient entre 10 
et 14. Les pi. du squel. forment uu réseau assez serré; aux points de rencontre 
des trabécules, les pi. se surélèvent en une tige épaisse et courte, portant à son 
extrém. une touffe de petits piq., le tout formant une sorte de pax. Les bords des 
bras dirent une rangée marg. de pax. plus grandes que les autres. Les espaces 
membraneux du réseau cale, laissent passer des papules. Les tubes ambul., dis- 
posés sur 2 rangs, se terminent par vine vent. 

S. papposus (Linck) [CrossanU'i- p. Mûller et TroschelJ. Fig. 26. — \ oir 
Bell, 1.S92, p. 89; Koehler, 1900, p. 111, pi. II. fig. B cl pi. IV. fig. i et .•) 
[Crossaster p.]. 

Le nombre des bras varie : les échanl. de nos colcs en ont habil.l'i à 11, 
tandis que dans les mers fin \.. ce nonibrc tombe souvent à K* ci nicnu^ à (S 
ou *,♦. Le disque est grand cl les bras ont à peu près la long, du ravoii du 
tlisquc. Le diani. total esl de 15 cm. en moyenne, mais il peut atteindre "20 cm. 
Les bras ont la forme de triangles très allongés, assez pointus à l'extréni. La 
plaque madrép. unique et assez grosse, est rapprochée du centre. Le réseau 
cale, est assez lâche ; les pax. dors, sont petites etcourles, les pax. marg. sont 
plus fortes et plus longues. Les piq. adambul. comprennent d'abord un 
peigne de 4 piq. allongés, subégaux, disposés un peu obliq. par rapport au 
sillon et, en dehors, sur une saillie de leur face ventr., il existe un peigne 
transv. de 5 ou 6 piq. identiques aux précédents. 

La couleur est très variable cl elle est général, assez \i\c. Sou\ cul la face 



36 



FAINE 0E FRANCi:. 



EGHINODERMES 



dors, tout entière est cruii pourpre foncé (Hi d'un rcjuyc jaunàlre avec parlois 
les bras plus clairs; ailleurs, les pédoncnli's des pa\. ont une coloration 
franchement \erle ou bien la l'ace durs., (|ui est roui^c, est la\é(' de \frl. La 
face venir, est plus claire et jaunàlre. (les coloralnuis dispaiaisscnt dans 
l'alcool. 

Le S. papposus est assez coiiininn dans le Las-de-Laluis cl sui' nos nilfs de !a 
Manche et il est assez frcipienniient ri-jel(' à la côte par les leiii|n'les. Il vit habit, 
à une proL de 15 à 20 m. sur des fonds de f^ravier. Vers le S., il ne ))arait pas 
dépasser le 47" latil. N. I! l'st assez couunun sur les cotes d'Anj^leterre et il remonte 




l'ii.. 26. — Sulas!('r /ja/)posus ; face dorsale ; léf^'èr. n'diiil. 

li'ès haut \ers le N . jusipi'au Hi^'-' latit. X. : il a été druyué ii 1,170 m, de prot. 11 
est inconnu en Méditerranée. 



F. CHiETASTERIDiE Llduig. 

Caractères du f^cnre Chxlastev. 

G. CH^TASTER Miui.rn cl Tuoscuel. 

Les bras sont très allon,i;és, minces, cylindricpies et le disque est très petit. Le 
corps csl c()ii\crl de [il. 1res ri'';;ii', alif.;ii(''es l'ii si''rics loiii^il, cta\an( la l'oniicdc 



rAiNi: iM' iiiANci:. 



i:(;iiiN(M)i:itMi:s 



37 



t)ax., c. à (1. ([ucllos sont eoiisliUuH's |);ir un inVloiiculc très court et épais portant 
gUr sa l'ace libre troiujuée de nombreux petits piq. serrés et vitreux. Sur les côtés 
des bras, ou distingue 2 rangées marg. de pi. un peu plus graiules (|ue les autres; 
enfin, entre les niarg, ventr. et les adandud., se nionlrenl (piehpu's rangées de pi. 
\eiitr. il existe une pi. niarg. iuipaii'e dans eiiaipu' s(''rie dors, et ventr. Entre les 
pi. dors., se li'ou\(>nt des pa|)ul('s isuit'es. assez rappi(icli(''cs, (pii l'ont dt''raul sui' 
les côtés el sur la l'aee xcnlr. des lir;is ; il ii \ :i p;is de p('dic. [.es l\ijies andjul,. 
bisérlés, sont munis d'une mmiI. 

[.(>s ariînili''s du g. C/itvIOXier sont assez obseures el sa [ilace dans la idasse est 
diseult'H'. 




F[(.. 27. — '■ Chsetastev longipes ; face dorsale ; X 2/3. 



Ch. longipes (Retziis^. Fig. 27. — \V)ir : Lmwio, 1891, p. 1.3 i, pi. I, 
lig. \\ et \. 

Le diani. lolal varie entre 1,") à '!') cm. ; les bras sont très grêles et étroits, 
el le disque est très petit : le rapport /? /• varie entre 10 et 12 dans les grands 
indi\'. ; ces bras sont cvlindriques el ils vont en s'amincissant très lentement 
jusqu'à l'extréni. Les piq. des pax. sont très courts, sauf ceux des pax. 
venir, qui sont plus allongés et 3 ou 4 l'ois plus longs que larges. Ces piq. 
présentent une structure particulière : leur rég. basilaire seule est constituée 
par tlu tissu réticulé ordin., tandis que leur moitié ou les 2 tiers ext. sont 
formés par un tissu transparent, vitreux el compact offrant à sa surf, 
quelques stries longil. Les sillons ani-bul. sont très étroits ; les pl.adambul., 
étroites égal., poident chacune ,") )»iq., courts, mais qui ne sont pas ter- 
minés par une partie vitreuse, et offrent la structure ordinaire. 

La face dors, est d'un jaune orangé, orange, ou jaune rougeâtre, ou encore 
d'un jaune de soufre ; la face venir, est plus claire. Celle couleur passe dans 
l'alcool. 



38 kaim: m francf.. — l'.ciiiNonnRMES 

Le Ch. longipes est rare. On l'a trouvé en différentes local, de la Méditerranée, 
La Ciotat, Nice, Alg-er, Naples, Palerme, Lésina, etc., entre 30 et 100 m. de 
prof. En dehors de la Méditerranée, on le connaît sur les côtes du Maroc, au cap 
Palmas, aux Açores et aux Bermudes. Le Ch. longipes existe dans le golfe de 
Gascogne, et il peut remonter jusqu'au 45" latit. N.,où il a été trouvé parlai Prin- 
cesse Alice )) à 130 m., associé à des Porania pulvillus, Stichastrella rosea, et 
Ophiothrix Lûtkeni. On le rencontrera vraisemblablement eu d'autres local, de 
notre plateau continental. 



O. \ AL\ri.(>.^î:KS 

F. OPHIDiASTERIDiE Vrrrill. 



Les pL, imbriquées, forment plusieurs rangées longit. régul. entre lesquelles se 
trouvent des aires jiapulaires formant égal, des rangées longit. ; les pi. et les 
aires sont uniformément couvertes de granules lins et rapprochés ; le disque est 
très petit et les bras sont grands et allongés. 

G. • OPHIDIASTER L. Agassiz. 

Lu disque est très petit, les bras sont plutôt gros, allongés, cylindriques et ils 
conservent à peu près la même larg. jus(ju'au voisinage de l'extrém. qui est 
arrondie. Le corps porte des pi. aplaties, recouvertes, ainsi que les aires pori- 
fères intercalaires, par un tég. muni de granules fins et serrés qui en obscurcit les 
contours ; ces pi. sont disposées en rangées longit. Les aires porifères sont 
grandes, souvent même plus grandes que les pi. voisines, percées de nom- 
breux orif. par où passent les papules et couvertes de granules identiques à 
ceux des pi. Les sillons ambul. sont assez étroits ; les tubes ambuL, bisériés, 
sont munis de vent. Les piq. adambul. sont disposés sur 2 rangées : Tint., formée 
de petits pi({. cylindriques et dressés, et l'ext. de gros piq. larges et aplatis, moins 
nombreux que les précédents et souvent couchés sur la face ventr. 

*0. ophidianus (LAMARCKj.Fig. 28. — ^'oir : Ludwig, 1891, p. 300, pi. III, 
fig. 3 et 4. 

Le diam. varie entre 18 et 20 cm. et peut atteindre 25 cm. ; le rapport /?//• 
varie de 8 à 10. Les bras sont cylindriques, assez souvent rétrécis à leur 
insertion sur le disque et leur extrém. est arrondie. Les pi. dors, sont trian- 
gulaires, un peu plus larges que longues, avec le sommet prox. ; il existe une 
rangée carin., une lat.-d<^rs.. 2 marg., et enlin, sur la face venir., 2 lat. -venir. 
Les aires porifères, au uomb. de 8 par bras, sont très grandes, arrondies, un 



1-aim: 1)i; iiiANci:. 



i.(;niN<ii)i,K.Mi;s 



:v,} 



peu ])ltis :^i';iml('s ([iic les |)1. Ndisiiifs, siii'lniil cclK-s de I.i railg'ée \ciilr. (|iii 
sonl élargies tr;iiis\ ers. l.e.spi([. adiiiiihiil. (lel.i l'aiii^t'c ml. smil alternat, plus 
grands et plus petits; les plus j)etits sont ictiudés en dedans, tandis cpie les 
plus grands resleni eu cUdiors ; les pi(|. t'\l.. gms cl ('dargis, smd contigus 
dans le premier tiers des l)ras. puis ils se srp.n-cnl par un inter\alle à [)eu 
près égal à leur larg. 

La couleur à l'élat vivant est d'un l'ouge eai'uiin ti-ès \ if, piirjois très ronce, 
ou rouge orangé, un peu plus clair sur la l'ace \entr, ; les tubes ;iuil)ul, sont 
jaunes ; ces colorations j)assent dans l'alconl. 




Fi<;. 28. — Ophidiaster (tpJiidianiis : l'ace dorsale ; ^ 1/2. 



I/O. n/ihidianu'i esl suiloni comiii en McMlilcrraïK'c, sur les ciilcs d"AI^(''ri('. à 
Messine, et à Naples, mais il n'a |)as encore (Hé si^Liai('' en h'i'ance où on le reii- 
eontrera très \ i-aisendtlal)lemenl un joiir. 11 vit gcMuh'al. ii une l'ailHe ijrol'., <ie !'i à 
.'10 m., mais il peuL descendre jiis(|u'.-i lOO m. 1mi dehors de la Méditerranée, on le 
fonnail aux (>anaries, aux Açores, aux des du Cap \'ert cl à San-Thonu'\ Il ne 
paraît pas pénétrer dans les régions froides. 

G. HACELIA Grav. 

Le disque est nn peu plus grand que dans l'espèce précédente ; les bras, élargis 
à la base, vont en se rétrécissant assez rapidement jusf[u"à l'cxtrém. ([ui est 
pointue, et enfin la face ventr. offre, entre les pi. niarg. ventr. et les adambul., ^ 
rangées distinctes de pi. la t. -ventr. au lieu de 2 comme chez VOphidiaster ophi- 
dianiix. Les aires porifères forment 2 rangées principales, au lieu d'une seule, 
entre les niarg. ventr. et les adambul. ; et même, à la base des bras, sur les 
grands échant., la rangée int. se dédouble en 2 autres dans chacune desquelles 
les aires sont 2 fois plus petites et 2 fois plus nombreuses que dans la rangée 



40 



KAINI- PF, Flt.WCl:. — l-dlINuriEnMES 



voisine. Los autres nires porifèrcs et les pi. du corps sont disposées comme chez 
V Ophidianter ophidianus. On rencontre assez souvent, mais non constamment, 
entre les granules de petits pédic. valvulaires. 




FiG. 29. 



Hav.cliu attenuata ; a, face dorsale ; b, face ventrale ; X 2/3. 



H. attenuata (Ikak V\<^. 29.— \()ir : Ludwig, 1891. p. 272. pi. III, li^. 
6 et 7. 

Le corps est habit, plus petit ({iif chez VQ. ophidîanus, mais il peut 
atteindre néanmoins 20 cm. de diani. Le rapport RIr égale 5 à 6. Indépen- 
damment delà forme ext., on distinguera 1"//. attenuata de l'espèce précé- 
dente par la présence, sur la face venir, ck's ',\ langées d'aires porifères que 
je viens d'indiquer. 

La couleur à l'état vivant est d'un rouge éoarlate chez les grands indiv., et 
d'un rouge jaunâtre chez les petits ; la face venir, est plus claire ; les tub. 
ambul. sont jaunâtres ; ces colorations disparaissent dans l'alcool. 

]SH. attenuata est rare ; elle existe en ditlVrents points de nos côtes méditerra- 
néennes, notannnent à Nice, à La (]iotal, où je l'ai draguée à une prot". de iiO m., 
à la limite des fonds coralligènes et des sal)les vaseux. Elle a été in(ii(|uée à 
Naples, sur les côtes de Sicile, et elle peut desocMuhc jus(pr;i 150 m. Kn deiiors 
de la Méditerranée, on ne la connail (pi'aux Açores. 



F. ASTEROPIDiE Fisher. 



Le corps est couvcrl d'iiiu' lucinliranc (''paisse cachant les pi. sous-jacentes la 
face dors, est fortemciil counoxc et U; coips est assez épais mais les bords sont 



KAt'NK W. IHANCE. — KCIIINODKRMnS 



11 



amincis el tranchants ; les pliuj. ventr. sont grandes et disposées en rang-ées 
traasv, ; les piq. sont général, localisés sur les bords du corps. 

G. PORANIA Grav. 

Le corps est assez épais, tiapu, penlag-onal avec des cotés assez fortement 
excavés et des bras courts, très larges à la base, mais cependant assez nettement 
indicpiés. La face dors, est couverte d'un tég. épais, cachant complet, les pi. 
sous-jacenles (pii n';ip|iaraissent <|ue sur des indiv. desséchés. Les pi. dors., 
petites, sont (lispdsc'cs m un n''sean irr(''i;ul. el dépourvues de |)ii|.,etles intervalles 
membraneux lais^eiil passci- de-^ piipiilcs. Sur la face venir,, le léj^-. l'st mince el 
transpai'i'ut et l'on peut reconnailn- des pi. grandes. conli<iuës, disposées en 
rangées trans\ . et égal, dépourvues de |>i(p Les bords du corps sont très minces 
et formés par des pi. marg. dors, ipù portent chacune 2 ou ,'i piip aplatis. Les 
sillons andnU, sont (Mroils v\ les lubes, pourvus do veiiL, sont hisérié-s. 




Fu;, 30. — Porania pulrilliis. ('"chantillon desséché; a, face ventrale ; b. faci- dorsale 

lésrèrcuuent i-(''duit. 



P. pulvillus O. V. Ariii.i.i-H.. Fig. 30. — Voir : Bru., i^O?, p. 79. pi. X. 
Cv^:;. 7 et (S. 

Le diaui. vai'ie ordin. cidre S cl 10 cm. mais il peut alleindre exceptioiui. 
13 à li cm. Le discpic c-l lai-gt- ; les bras sont triangulaires, courts, à 
peu près aussi larges à la base (pie longs ; le rapport ////■ égale "2 en moyenne. 
Le corps est assez épais avec les bords très amincis. Chez l'animal vivant, ou 



42 



lArNi: Di: ihanci;. — i-cihnudir.mes 



ne clisling-iie habit, sur la face dors, qu'un [é'j;. épais et mou, parsemé de 
groupes de papules. La pi. niadrép., ;.;rande, est placée à éj^ale distance du 
centre et des boixls. Les pi. adambul. portent chacune '2 picj., les ext. beau- 
coup plus dével. (pie les iiil. 

A l'état vivant, la couleur est (11111 rouge f^énéral. très vif, écarlate ou 
pourpre sur la face dors. ; la face ^•enlr. csl plii> claire : cette coloi'ation 
disparaît dans l'alcool. 

La P. pulvillus est inconnue en Méditerranée. Sur nos cotes de l'Atlantique, 
elle se rencontre assez fréquemment sur le plateau continental : on peut la draguer 
à partir d'une profondeur de 20 m., mais elle est i)lus conmiune vers 100 m. et 
descentl jusqu'à 200. Elle est connue sur les cotes d'Ang-leterre et remonte jusqu'à 
celles de Norvège. 



F. GONIASTERIDiE Foum:s. 

Le squelette dors, est formé de pi. giiuidcs, (''paisses et rapprochées, poly- 
gonales et couvertes de gros granules serrés, entre lesquels se montrent des 
papules isolées ; il existe sur tout le pourtour du corps une bordure très distincte 
de grandes pi. marg. dorsales et ventr., également pourvues de granules ; 
les tubes ambul. sont terminés par une vent. 

G. CERAMASTER Vi-nniLL. 

Le corps est penlagonal avec les faces doi-s. et \ cnlr. planes et parallèles ; il 
est couvert de pi. g-randes. régulier, disposées eu langées longit. et obi. et cou- 
vertes de granules. Sur l:i face dors., ces pi. sont '< tabulées », c. à d. (pielles 
ont la forme d'un |iiisiiic dès surbaissé dont la surf, libre ])oite les granules. 
Les pi. marg. dors, cl venir, sont grandes, peu nond)reuses, couvertes de f^ra- 
nules ({ui peuvent uuimpier dans leur rég. ceutr. Les sillous andjul. sont étroits ; 
les tubes sont bisériés et terminés par une \t'nl. I.cs pi. adambul. porlcul de 
g'i'os i^ramdes s"i''lai'^iss;iiil peu ;i jmmi an vdisiiiagc du silluii. 

C. placenta Miii.u.i! et Tiîosciii-li ^ Penfaonnasle/- pi. auct.j Fig. 31. 
— \'oir : Lruwni, 1801. p. 107, |)1. \', lig. 1 cl '2 \Pentogonoster]. 

Le corps est presque exaclemenl penlagonal a\ec les ccités léger, incurvés ; 
le rapport /?/•== 1,2. Le diam. est ordin. de Kl cm. en inovenne, mais il 
peut arriver à 1.") cm. Les angles du j^entagonc laiitiM se terminent en une 
pointe assez marquée, tantôt restent obtus. Le corps est solide, résistant 
et dur. Les ])1. de la face dors, sont disposées en i-angées longit. entre les- 
f|uelles reslcnt de jielils espaces |)ar où passcul les papules. La pi. madrép., 
assez grande, esl un |)cu plus rapprochée (\\\ ccnlrc (pu* des bords et elle se 
IrouNc ciiliiiiréc (U' (pu'hpies pi. un peu phis grandes cpu' les \()isines. La face 
\entr. es! c(ui\('rl(' de pi. plus grandes (pic sui' la ÏM'v dors., disposées en 
quinconce cl munies de granules un peu plusgr()s. Le corps csl limité parde 



FAUNE nn FRANcr. 



KClIINODERMr:*? 



13 



grosses pi. marg., les dors, plus apparentes que les venir., au nombre de 12 
à 16 de chaque côté. Parmi les granules de la face dors., on peut trouver çà 
et là quelques petits pédic. formes par 2 valves minces et allongées. Les 
pi. adambul. portent de gros granules disposés en |)lusiiMirs rangées : la ran- 
gée inl. comprend .") gian. un peu allongés et la <leu\irim' seulement lî ; 
ensuite viennent des granules assez irrégul. disposés en :} rangées plus 
ou moins apparentes; ces dci'uicM-s granules ne son! guère plus gros que 
ceux des pi. ventr. vois. 

La couleur à l'étal vivant est jaiuie In-un ou brun nmgeàlre ou encore 
rouge brique sur la face dors. ; la face venir, esl plus claire, ('.es colorations 
disparaissent dans Talcool, 




¥\G. 31. — Ceramaster placenta; a, face ventrale; b, l'ace dorsale; 



légèrement réduit. 



Le C. placenta est assez, rai'c ; il a ('•!('' considéré pendaiil Ioii,l;Iciu|is coimiie 
spécial à la Mriliterranée et il était surtout coniui dans le golfe de Naples {>l dans 
l'Adriatique, entre 10 et 100 m. el même 100 m. de prof. Je l'ai dragué dans le 



44 



lACNi: m: i RANcr;. — kciiimiiu-hmks 



golfe de Gascogne à 400 m. I)"après Ci knot, les chalutiers le pèchent assez fré- 
quemment au \. W. du bassin d'Arcachon vers 190 m., c, à. d, à la limite du 
plateau continental. 



(). PAXILLOSKES 
F. ASTROPECTINIDiE Ghay. 

Les pi. marg. dors, et venir., très développées, forment une large bordure 
aux l)ras ; le squel. dors, est formi'' [lar des pax. Le corps est aplati et les bras 
élargis à la base se conlinuenl progressiveiiiciil ,i\c<' 1>^ discjue; les papules sont 
simples ; un anus. 

G. ASTROPECTEN Linck. 

Le corps est aplati : le disque est relativ. grand el les bras sont allongés ; la 
face dors, est couverte de pax. Les pi. marg-. venir, sont très grandes ; les marg-. 
dors., vues d'en haut, forment au corj)s une bordure très distincte : elles sont 
couvertes de granules parmi les((uels peuvent s'éle\(n" 1 ou 2 pi(}. plus ou moins 
développés ; sur les bords lat. des pi., ces granules l'ont i)lace à de fins pi([. 
serrés, qui s'entre-croisent avec les piq. identiques des deux pi. adjacentes. Très 
fréquemment, la partie centr. du disque se soulève en un cône plus ou moins 
allongé, le cône aboral, (jui persiste sur les échanl. en alcool. Les pi. ventr. sont 
fort \)eu dével. et les aires inlerrad. ventr. sont 1res petites. Il n'existe pas de 
pédic. Les tubes aml)ul., bisériés, sont dépourvus de vent. Les papules sont 
simples. 

A. aurantiacus. Fig. 32. — \'nir LinwiG, 1807, p. .'{, pi. Il, lig. 1 et 2. 

I^e diamètre alleinl l'acileniciit ÔO à 55 cm. Le disque n'est pas très grand, 
et les bras ne sont pas trop élargis à la base ; ils s'amincissent lentement et 
leur extrémité n'est pas pointue; ils sont plus étroits ((ue chez le Tethyaster 
subinermis waw lig. 401, et comme les pi. marg. dors, sont larges, l'aire 
occupée j)ar les pax. reste assez étroite. La pi. madrép. est rapprochée des 
bords du disque. Les pi. marg. dors, sont couvertes de granules aplatis et 
portent toujours cliacune au moins un piq. conique, pointu, très appa- 
rent ; sur h'S i ou 5 premières pL, ce piq. épais et très dé^■eloppé, j)art 
du bord iiil. (h' la pi., puis, au delà de la cinquième, le piq. passe vers le 
milieu de la pi., non pas progress., mais brusquement et il se continue 
ainsi jus(prà l'extrém, des bras. Toutefois les quelques pi. qui suivent la 



FAUNE DE l'RANCE, 



ECUINODEUMES 



45 



cinquième conliiiiieul à otlVir sur leur bord lui. un petit piq. de telle sorte 
que ces pi. ont à la l'ois "i pii|., un int. plus joelit et un cxt. plus jL,T;uid ; ce 
pic[. int. disparail \ers la dixiènie «m la dou/iènie. Les pi. uiarg. ventr. sont 
couvertes de granules aplatis et [)()rtent sur leur hord distal i à ,") yros piq. 
aplatis et pointus ; l'ext., pi"es([ue, '2 lois plus long (pie les précédents, est très 
grand et très pointu : il est dirigé obli((. en dehors des bras et sa long, peut 
atteindre 12 ou l'A uun. Les aires interrad. venti'. sont très petites et occu- 
pées par ({uelques pi. seulement. Chaque pi. a(hunbul. porte d'abord sur 
son bord int. li piq. forts et allongés, un peu aplatis,, arrondis à lextrém., 
le médian un peu [)lus grand que les autres, forinanl ensend)le ini petit 
faisceau dirigé obli([. vers le sillon, puis, sur leur l'ace ventr., il existe '2 
autres piq. un peu ])lus petits, et enlin en dehors, un certain nombre de 
piq. encore plus petits. 

Chez laniuial vivant, la l'ace dors, otl're surtout une teinte orangée plus 
ou moins rouge : les pi. luarg-in. dors, sont d'un jaune orangé ; les pax. du 
milieu du disque, ainsi que celles de la ligne médiane des bras, et souvent 
aussi les pax. lat., offrent une coloration jaunâtre et font autant de petites 
taciies arrondies sur le i'ond l'ouge orangé de la face doi's. : la face ventr. et 
les tubes andjul. sont jaunes ou d'un gris jaunâtre très clair. Ces colorations 
passent conqjlèt. dans lalcool. 




FiG. 32. — Astropeclen auvantiacus ; face dorsale ; X V^- 



L'^. auvantiacus est très répandu en Méditerranée, de Banyuls à Nice, aux 
Baléares, sur les cotes d'Algérie* et dans de nombreuses autre» localités; sur les 



46 



FAUNE DE FRA>CE. — ECHINODERMES 



côtes de Provence, on le rencontre an i)ourloui' des prairies de Zoslères et en 
« bronndo » de 5 à 50 m., mais pent ^descendre jusqu'à 100 m. Dans l'Atlan- 
tique, VA. aurantiaciis existe sur les côtes du Portugal, à Setubal, et des 
cend jusqu'aux Canaries et à Madère, mais il st-udde disparaître au S. de ces 
local, et être renq)Iacée par r.4. ^>v<re/2 que j'ai décrite en 1911. 

Par sa taille, l'.l. aurantiaciis se distingue de tous les autres Aslropecten de 
nos côtes et ne [lourrait être conl'ondu i\ui\\ec \e Tethi/aster subitiermis qui atteint 
des dimensions analogues ; jindi(|nerai plus loin les difTérences cjui séparent 
les deux espèces. 




FiG. 33. -— Astropericn bispinostis ; a, face dorsale : b. l'ace \enli';de ; 
C, vue latérale d'un bras ; légèrement réduit. 



A. bispinOSUS * »i m. l^'ig. 33 et 34. \'nir : I,i hwk;. /n.'/7, p. H'>. 

I. espère resii' de Hiiii. iiKixciines et les éclianl. i>:il le plus souNeul II à 
1 '2 cm. (le (liani. ; ils atteigiu-ul eepeiidaiil l,^)el excc])! inmi . IScin. Les bras 
sont plutôt étroits- Le rappiul // /• égale .") à Ci. Les pi. marg-. dors, sont 
haute?, mais étroites, surtout dans la première iiioilu' des bras: leur face 
dors, est très réduite tandis que leur l'ace ext. Ncrtic. est grande et quadrnn- 
CuLTire ; dans la deuxième moitié des bras, ces faces verlic. deviennent de 
plus en plus liasses tandis que les faces dors, s'élargissent un peu. La face 
dors, de chaque pi. est ])rcsque toute entière occupée pai- un gros pi(|. dressé 
verlic, aplali, conupie ci pdinlii. ipn e^l -iirloul di'Ni'loppi' sur les '2 ou .'{ 



lAUNE Dl: FRANCE . 



liCIHNODERMES 



i7 



premières pi. de cliacjiic raii;.;ée. Ce piq. esl (oui à l'ail caraclérislitjue de 
l'espèce ; les faces lai. Acrl. sonl nues sur la |)lus {.;rande partie de leur 
surf, el elles oil'renl seulemenl \ers leurs bords quelrpies ])etits piq. Les ()1. 
inarg'. venir, sonl aussi nues >ur la plus jurande ])arlie de leui- surf, el ne 
portent de picj. que vers les bords : ces pi(|. snnl plus petits sur le bord 
prox. que sur le bord disl. ru'i ils s"alloui;ent progress. à mesui'e qu'on 
s'approciie du bord ext. de la pi., mais c'est surtout le piq. ext. qui prend 
un très grand développement : sa taille dépasse même celle du piq. corres- 
pondant des pi. marg. dors. Ces deux piq. lat. frappent l'œil quand on 
regarde l'Astérie par en haut et ils forment deux rangées très régul., 
d'oùle nom de bispinosiis donné il l'espèce. Les j)l. adambul. portent chacune 
3 piq. int. formant un petit faisceau dans lequel le piq. médian esl le plus 
grand et se montre léger, recourbé en lame de sabre ; la surf, venir, des 
pi. porte une deuxième rangée de 3 piq. disposés obliq., le piq. prox. 
est notablement plus petit que les autres qui sont aplatis et lancéolés. 

Sur le vivant, la face dors, est d'une couleur olivâtre ou brunâtre plus ou 
moins foncée, les grands piq. marg. sont plus clairs, jaune verdàtre ou 
blancs ; la face venir, est assez claire. Ces colorations persistent en partie 
dans l'alcool. 

L'.-l. bispinosus est commun sur nos eûtes de la Méditerranée, depuis Banvuls 
jusqu'à Nice où il vit à une très faible profondeur, princip. sur le sable, en avant 
des prairies de Zostères, associé aux Hololluii-Ui tiibalosa, //. po/ii, Echinaslev sepo- 
situs, etc. ; il descend jusqu'à 10 ou 15 ni. Il est très répandu dans la Médi- 
terranée ainsi que dans l'Adriaticjue, sur les côtes d'Algérie el il peut des- 
cendre jusqu'à "lO m. En dehors de la Méditerranée, il n'a encore été signalé 
qu'aux Açores. 

L'^. bispines)/.i se reconnaît iuiuK-diatenient à ses 2 rang, de piq. marg. très 
développés et il ne peut être confondu avec aucun autre Aslropecfen. Certains 
indiv. ont les bras extrèm. longs et amincis : Valkncikn-nes les avait distingués 
sous le nom d'^. myosurus mais ils ne constituent inèiiie pas une variété distincte. 




34. 



A'itropeclen bispinosus, var. iilulyacunlhus ; vue latérale d'un bras ; V i 



VAH.piatyacai2ti2nS(PinLirpi). Fig. 34.— Voir : LuDwiG, 1897, p. 16, pi. II, 
fig. 6. Certains auteurs ont distingué autrefois comme espèce une forme qui est 
considérée maintenant comme une simple variété de Y A. bispinosus, et qui est 
caractérisée princip. par ses pi. marg. dors, cl ventr. munies de petits piq. plus 



48 



lAU.NE l)i: FK.VNCli. 



tCllINMDEKMES 



nombreux et plus forts ([ue chez 1.1. /jis/ituo'^iis [\\<'\i\{\i\ {.es faces lat. vertie. des 
marf^. dors., au lieu (Irtrc uues eu leui- uiilicu. |i(iiirul d'assez uonihrcux (lelits 
piq. el surtoul elles ollVenl, daus la lég-. nKiyciiiic des j)i;is lout au moins, un 
faisceau de piq. plus grands (pie les voisins, (ll•e^^(■■s cl sduvcut convergents, au 
nond)ré de i à 6 par pi. el forniaul une sorle di' pcdic. 

i,a var. plati/araiit/n/s est associée au t\|ie, mais elle est rare sur. nos côtes; 
elle |);irait plus n'pinidue dans rA(lri;ili(pie. 




Fig. 35. — Aslroper/en spiniihsus : 'Îavc (\ovs,\\i' : giaiideur ualurellc. 



A. spinulosus PiiiMi'pii. Fig. 35. — NoiiLt dwk;, irS'.'/7, |). ;it, pi. 11. lig. 1. 

J^a taille reste ((uijoiirs assez, petite : lediain. est conipris ordiii. entre B nu 
8cm. el arrive rarenienl à 9 cm. Les bras sont (K' larg. nuiveniie el leur e\lrém. 
est arrondie: le rappori /i /'égale 8,6 à i. I/airc paxillaire esl relal. large en 
raison de l'élroid'sse des pi. marg. dors. Les pa \ . nllVcul un pic[. ccidr. dressé 
et luu' coiii'iMiiic de 7 à 10 piq. aihuigt's el niiiiccs. disposi's le |)lns son\('id 
li(U'i/,(Md . Les |)l. niarg. dors, sont assez clrodi's el la liaiil.de leui' lace verlic. 
est un peu plus grande que la lai'g. de leur l'ace dois. Larmalure de ces pi. 
est assez \ariable : elle consisle ordiii. en granules un peu alhuigés, coni(pies 
el poinlus, ])eu serrés, (pii ne inérilent |)as le nom de piq.. au milieu des(pu'ls 
s'élève un \ rai |)elil piq. conique el p(unlii ipii se trouve d'abord rapproché 
du boi'd inl. de la |il. sur les premières pL, puis passe peu à peu sur le bord 
ext. l'arlois. en dehors de ce piq. principal, il en existe un deuxième jilus 
petit et même un troisième, Dans certains exempl., les granules sont plus 
allongés (pie dans d'autres: cpielrpud'ois enlin. la l'ace ext. xcvi. des pi. ofFrc 



lALNE 1»E !• RANGE. 



LCHINODEllMliS i\) 



un groupe de très petits piq., au nombre de 4 ou 5, dressés et convergents, 
lorniant une sorte de petit pédic. ; c'est en somme une variation analogue à 
celle que montre r.4. bispinosus v;ir. platyavanthus. Les pi. marg. ventr. 
sont couvertes de nombreux petits piq. qui deviennent plus grands sur le 
bord dislal <>i'i l'on remarque surtout 3 grands piq. aplatis et pointus, l'ext. 
plus développé que les autres et débordant largement les bras. Les pi. adam- 
bul. présentent d'abord en dedans du sillon un seul piq. int. léger, incurvé 
et aplati ; ce piq. unique est nettement séparé des 2 piq. qui font suite et qui 
constituent la rangée moyenne : ces derniers sont aplatis longit., leur 
extrém. est tronquée et même plus large que le reste du piq. ; en dehors, 
enfin, viennent '1 autres piq. beaucoup plus petits. Cette disposition des piq, 
adambul. est tout à lait caractéristique de VA. spinulosus. 

La couleur de la face dors, du corps est brunâtre, brun-olivàtre ou vert- 
rougeàtre, toujours assez foncée ; les piq. lat. sont plus clairs ainsi que la face 
ventr. Ces couleurs sont général, consei'vées dans ralcool. 

Cette espèce lia encore été trouvée qu'en Méditerranée; elle est assez répandue 
sur nos côtes et vit à une prof, très faible, 3 ou 4 m. en moyenne, au milieu des 
Algues ou sur le sable. Elle est égal, connue à Naples, sur les côtes de Sicile, 
dans l'Adriatique et elle peut descendre jusqu'à 50 m. 

A. jonstoni (Delle CniAJE) 1.4. «^^/«/«a^as l^MûLLERct Troschel), A. aster 
LûTKENj. Fig. 36. — Voir Ludwig, 1891, p. 50, pi. II, fig. 3. 

L'espèce reste toujours d'assez petite taille et son diani. oscille oxxlin. entre 
5 et 6 cm., il ne dépasse pas 7 cm. Le disque est x-elat. grand ; les bras élargis 
à leur base, sont triangulaires avec une pointe obtuse; le rapport Rjr égale 
3. La face dors, est couverte de pax. comprenant un cercle d'une douzaine 
de piq. périph. et un groupe centr. de 5 ou 6 piq., le tout oiTrant une dispo- 
sition régulière el élégante; les piq. sont finement spinulcux. L;i pi. inadrép. 
est rapprochée du bord. Les pi. marg. dors, ne sont pas très grandes, et 
leurs faces vertic.-ue sont pas très hautes; elles sont couvertes de granules 
desquels s'élève, à partir de la sixième, un petit piq. très court, conique et 
obtus; ces piq. peuvent manquer plus ou moins complet, dans certains cxempL 
Les pi. marg. venir, sont grandes et surtout très larges, 4 fois plus larges 
que longues à la base des bras; presque toute leur surf, ventr. est nue et elles 
n'oll'rent à leur périph. qu'une simple bordure de squamules aplaties, qui, 
sur le bord ext. de la pi. s'allongent en 3 ou 4 piq. aplatis et pointus, suivis 
d'un gros piq. exi. beaucoup plus dé\eloppé. aplati égal., avec l'extrém. 
tronquée et qui déborde largement les bras. Les pi. adambul. portent d'abord 
un premier groupe de 3 piq. int. assez peu développés, le médian un peu 
plus fort, puis un deuxième groupe de 3 autres piq., le médian beaucoup 
plus long; enfin, en dehors, viennent quelques piq. beaucoup plus petits. 

La face dors, olfre une coloration générale verdâtre, gris-verdâtre ou 
brun verdâtre, ordin. assez claire; les pi. marg. dors, sont bleues ou gris- 
bleu, elles piq. marg. jaune orangé avec, à la base, une tache plus foncée; 



50 



KAlNE DE FRANCE. ECIIINODERMES 



La face venir, est d'un blanc jaunâtre. Ces colorations disparaissent clans 
l'alcool. 




FiG. 36. — Asiropeclen Jonstoni ; â, l'iicL- dorsale; b, fi.icc v(.'nlr;ilc 

légèrement g-rossi. 



L'/l. yons/o?u' existe seulement en Méditerranée. Sur nos côtes de Provence, on 
le trouve à une fait)le prof., sur le sable, depuis 3 ou 4 m. jusqu'à 10 m. souvent 
associé à VA. ùispinostis ; il esl eonnvi à Bauyuls, à Marseille, à La Ciotat, sur 
nos cotes d'Algérie, à Xaples, à Messine, [etc. toujours littoral, mais d'une 
manière générale il est assez rare. 

A. jrregularis Linck\ incl. A. pentacanthus (Delle CniAjr) et 

A. serratUS Miii.i.iat et Thuschii. . Lig. 37,38,39. — \'nii-|)rincipalcnient : 

koEULEK, nm, p. i-i, pi. XII, xiii, XVI. x\ ii. wiu. xix. xx et xxiii 

[.1. irre^alaris], LiDwici. IsOl, p. ."V.», pi. Il, lig. b A. pentacduthus . 

Cette espèce possède une très \aste extension géographicpie. car elle 
s'étend depuis les cotes de Norvège juscpi'ii celles du Sahara, et existe égal. 
en Méditerranée, mais aussi elle présente d'assez grandes variations portant 
princip. sur l'armature des pi. marg. dors., de telle sorte que pendant 
longtemps les aideurs ont si'paré del".!. irrcgnlaris^ en laiit qu'espèces 



FALNK DF: FRANCE. 



lîCHINODERMES 



51 



distinctes, VA. serratus de rAtlanliqae, dont les pi. ma^^^ dors, portent 
plusieurs piq. très forts, et VA. pentncanlhus de la Méditerranée dont 
les pi. marg. dors, sont dépourvues de piq. J'ai montré en 1909 que 
ces 2 espèces ne devaient constituer c[ue de simples variétés de VA. irregu- 
/«/75 et qu'il y avait lieu de distinguer un A. irregularis que j'ai appelé 
tijpicus (Fig. 37'. un .1. irregularis var. serratus (Fig. 39), et un A. 
irregularis var. pentacanthus (Fig. 38i. Je ne puis donner ici que des 
indications très sommaires sur ces formes et je renvoie le lecteur à mon 
travail de 1909. 

Les dim. de 1.4. irregularis sont très variables; les plus grands échant. 





Fig. 37. — Astropecten irrerjularis typicus ; face dursale ; X V'2. 



peuvent atteindre 15 à Kjcni. dediaui., mais trèssou\ent lediam. est compris 
entre 8 ei\2 cm. Le disque n'est pas très grand et les bras sont assez allongés ; 
le rapport R r varie entre .'L .') et ."). L'aire paxillaire est assez large et la pi. 
madrép.. grande, csl rapprot-liée des bords. Les pi. niarg. dors, sont, 
moyennement développées; les pi. marg. \enlr. sont couvertes de squamules 
ou de petits piq. aplatis, tantôt ovalaires, tantôt un peu élargis à l'extrém. ; 
leur bord distal porte plusieurs piq. dont le nombre Aarie de 4 à 6, et reste 
en général fixé à 5 ; ces piq. sont aplatis et pointus, et leurs dim. vont en 
augmentant jusqu'aux 2 piq. ext. qui sont grands, débordent largement les 
bras en dessous et sont visibles quand on regarde l'Astérie par en haut. 
Les piq. adanibul. sont disposés sur 3 rangs et comprennent un premier 



52 



FAUNE DE FRANCE. ECHINODERMES 



groupe int. de 3 piq. à peu près cylindriques, le médian un peu plus grand 
et léger, recourbé, un deuxième groupe de .'{ piq. plus forts que les précé- 
dents, aplatis avec l'exlrém. élargie et souvent tronquée, le médian plus 
grand, et enlln :.' autres piq. ext. plus petits. 

L'armature des pi. marg'. doi'S. est très variable ainsi que je l'ai dit ])bis 
haut. En principe, chez r..4. irregularis de r.Vllantique. chaque pi. marg. 
dors, est armée d'un piq. petit et conique, assez épais et rapproché du bord 
cxt. de la pi. Dans certains exempl., ces piq. existent dès la première pi. 
marg. et ils sont même plus développés sur les premières pi. : dans d'autres 
:tu contraire, ils manquent sur ces premières pi. et n'appai'aissent que vers 
la 5* ou la 6". Le piq. se distingue nettement des granules qui recouvrent 
uniformé)nent la pi. Dans d'autres échant. enfin, les piq. se réduisent à des 

granules un peu plus gros que les 
voisins. En Méditerranée au con- 
traire, les pi. marg. dors, sont, 
en principe, toujours dépourvues 
de piq. et c'est sur ce caractère 
(pion a fondé l'espèce appelée 
A. pentacanthus. Cependant, en 
examinant un grand nombre 
d'indiv. méditerranéens, j'en ai 
rencontré quelques-uns. surtout 
parmi les jeunes, chez lesquels 
les pi. marg. dors, portaient un 
petit piq. Ces indiv. armés de 
petits piq. sont absolument iden- 
tiques à ceux de l'Atlantique. 
Réciproquement, on peut ren- 
contrer sur nos côtes de l'Atlan- 
tique des échant. dont les pi. 
marg. dors, sont tout à fait 
pi. marg. munies de piq, (\'oir 




Vu,. 38. — Aslroperten irregularis penta- 
canthus; face dorsale; X 1 -• 



inermes. associés à d'autres avant le? 



KœiiLER. 1909, p. 46*. En définitive, 1"^. penlacanlhus n'e^i que la var. 
inerme de VA. irregularis. 

Au contraire, les piq. marg. dors., au lieu de se réduire et de disparailrc. 
peuvent, dans certains échant., prendre un grand développement et se 
montrer au nomb. de 3 et même de i sur la même pi., où ils forment alors 
une rangée transv. très apparente comparable à de [)etites dents de scie, d'où 
le nom d'^4. .serra tt/s. Cette forme a été rencontrée autrefois à La Rochelle 
et LrnwiG l'a indiquée en Méditerranée (Messinei. Ces indiv. h pi. marg. 
dors, très armées se relient par des intermédiaires aux A. irregularis 
typiques et ne peuvent être considérés que comme une simple var. de ces 
derniers. 

A \'r[n\ vi\aiil, la (:\c(^ dors, est d'iiii jaune lu'uiiJI rc cl Sdincnl do hn'hes 



lAi nl: du iHANci;. — ix;iiiN(iiii;nMiiS 



plus loi>i-ées dessinent une étoile sur le disque ; la couleur est tantôt plus 
claire, tantôt plus foncée et elle peut passer au gris jaunâtre. La l'ace ventr. 
est ég^al. toujours plus claire que la face dors. Ces colorations passent à peu 
près complet, dans l'alcool, 




Fi(.. 39. — Astropeeten irvegulariti serratiis : face dorsale ; légèrement lukUiit. 

En Méditerranée, VA. ivregulavis pentacanthus se trouve surtout dans les fonds 
vaseux à partir d'une dizaine de m. de prof., mais il peut descendre beaucoup 
plus profond, et il a été signalé dans le canal dOtrante à 929 m. Dans 
l'Atlantique, l'..^. ivregulavis esi assez commun sur les plages et sur notre plateau 
continental, à des prof, variables depuis le niveau des basses mers jusqu'à 1.000 
ou 1.500 m. ; il est très abondant sur certaines de nos plages sableuses, 
notamment à i\rcaclion, où il vit à quelques cm. de prof., laissant dépasser 
son cône aboral d'une long, de 5 mm. environ. 11 est aussi très répandu sur les 
côtes d'Angleterre. 

G. TETHYASTER Sladen. 



Le corps est aplati ; le disque est relat. grand et les bras, allongés, sont élargis 
à la base et ils vont en se rétrécissant régul. jusqu'à l'extrém. qui est très 
pointue. La face dors, est couverte de pax. La pi. madrép., située à peu près à 
égale distance du centre et des bords, est bien apparente et elle n'est pas cachée 
par les pax. Les papules sont simples. Les pi. marg. dors, et ventr. sont grandes 
et très distinctes ; les pi. dors, portent des granules qui, sur leurs bords 






FAÎNT DH IRANCi:. — ECIIINODEBMF.S 



adjacents, font place à de très fins piq. s'enlrecroisant avec ceux de la pi ^.oisiiie; 
les pi. ventr. ofTrent quelques piq. peu développés, et les piq. ext. eux-mêmes 
sont peu visibles quand on regarde l'Astérie par en haut. Les aires interrad. 
ventr. sont grandes el couvertes de pi. nombreuses formant plusieurs séries 
transv. Les pédic. font complet, défaut. Les tubes ambul. sort disposés en 2 
rangées et dépourvus de vent. 

Le g. Telhyaster se distingue du g. Astropecien par les aires interrad. ventr. 
assez grandes, par les pi. marg, dors, courtes et larges et par les pi. mnrg. ventr. 
ne portant q\ic de 1res courts piq. 




FiG. 40. — Tethyaster subinerrnis ; face dorsale ; X ^i^- 



'V. S>\\h\ïieYïti\SÎVnuA¥v\)\PIutonasler s. aucl,]. Fig. 40. — ^'oir : Ludwig. 
1891, p. 105, PI. I. lig. 1 et -1 [Phitonaster . 

L'espèce est de très u;rande taille el le diani. peut dépasser 40 cm. Le disque 
est très grand et les bras sont assez, élargis à la base; le rapport R,r 
égale 3,6 à 3,9. La face dors, est couverte de pax. nombreuses et serrées, for- 
mant sur les bras des séries transv. obliques et l'aire qu'elles recouvrent est 
assez large. La l'ace dors, des pi. marg. dors, est un peu oblique : ces pi. sont 
•4 fois plus larges que longues au moins au commencement des bras, et elles sont 
couvertes uniquemeni de granules arrondis, sans la moindre indication de 
piq. Les pi. marg. venir., un peu plus longues, portent des gran. aplatis, et, 
sur leur bord dist.,3 ou 4 piq. aplatis, courts, coniques el pointus, appliqués 
contre la plaque ; le plus exl. de ces piq. dépasse à peine les bords des bras. 
Les pi. venli-. Inrmenl des séries très apparentes el sont couvertes de petits 
pi([. Les pi. adambul. purtcnt d'.ihonL <nr leur boi-d iuL. un groupe de 3 
}»iq., grands, comprimés lai., oi)lus à l'extrém., le médian un peu plus grand 



l'ALNi; i>i: l'HANc;!-.. — i';ciiiN(»i)i;ii.Mi:s 5.) 

que les autres ; puis, sur leur face venir., plusieurs piq. plus petits, dont le 
nombre varie de 6 à 8. 

i^a couleur h l'état vivant est rou^e écarlate ou roii'^e oranj^é sur la lace 
dors, et les pi. marg-. sont d'un ton plus jaune ; la i'ace venir, esl jaune orangé 
et les tubes anibul. sont plus foncés. Ces colorations disparaissent dans 
l'alcool . 

Le 7'. subinennis n'est [)as très rare en MédilerraiH'C cl il a élé rencontré en 
dillérents points de nos côtes, depuis Banyuls jusqu'à Nice, entre 00 et 100 m. de 
prof. ; il existe aussi h Naples, sur les côtes de Sicile, etc. En dehors de la 
Méditerranée, il peut descendre sur les côtes d'Afrique jusc|u'à Libéria. Il 
existe également dans le golfe de Gascogne où jo l'ai dragué entre 180 et 300 m. 
de prof. 

Par sa grande taille et sa coloration, le T. siibinermis se rapproche de Y Àsti'o- 
pecien nurantkicm, dont on le distingue de suite à l'absence de grands pi(j. uiarg., 
,à ses pi. niarg. dors, iuernies, à son dis(pie plus grand. ,-i ses aires iulerrad. venir, 
bien dévelo|ipées. etc. 



F. LUIDIIDiî: Vr.nnu.L. 

Les bras sont étroits à la Iiase, allonj^i'-s. 1res IVagiles, et le disipie est petit; il 
n'y a pas de pi. margin. dors., celles-ci étant reui|)lacées par inie sinqjle rangée 
de pax. ; les papales sont ramifiées ou lobées ; pas d'anus. 

G. LUIDIA FoRBBs. 

Le corps est aplati ; les bras sont allongés et étroits ; la face dors, est couverte 
de pax. Les pi. marg. dors, sont indistinctes car elles ne sont pas plus grosses 
que les autres pax. de la face dors. Les [il. venir, sont très peu nombreuses. Il 
existe des pédic. à 2 ou à 3 valves. Les papules sont divisées en plusieurs lobes. 
Les tubes ambuL, bisériés, sont conicjues et dépourvus de \ent. 

L. ciliaris iPuiuppi). Fig. 41, a. — Voir : Koehler, i8.9,5, p. ^ et 1906, p. 
50; LiDwiG, i897, p. 61, pi. IV, fig. 1. 

Les bras sont au nombre de 7, ils sont souvent incomplets et en voie de 
régénération ; ce nombre de 7 est tout à l'ail constant contrairement à ce qui 
arrive chez, d'autres espèces d'Astéries dont les bras sont en nombre sup. à 5. 

La L. ciliaris atteint une grande taille et le diam. peut mesurer 50 cm. Le 
disque n'est pas très grand ; les bras sont assez minces, allongés et ils vont 
en se rétrécissant progi'css. jusqu'à l'extrém. qui est pointue. Le rapport Rjr 
esl égal à 8 ou 9. La face dors, est couverte de pax. comprenant un gros piq. 
central et 10 ou 12 piq. périph. plus petits. Ces pax. sont disposées assez 
irrégul., sauf vers les bords des bras où elles forment 3 rangées longit. bien 
régul. Les papules avec leurs lobes terni, sont très apparentes surtout sur 



51') 



FAI NE r>F KRANCE. 



KCIIINODERMES 



les côtés des bras. Les pi. marg. ventr. portent 4 piq. principaux : 2 int. 
dirigés obliqu. et 2 ext., beaucoup plus grands, s'étendant horizont. sur le 
bord des bras; ces piq. sont coniques et pointus. Les pi. adambul. portent 
chacune 2 piq. : Tint., léger, recourbé, est un peu plus petit que l'ext. qui 
est droit. Il existe 2 sortes de pédic, à 2 et 3 valves : les uns, qui se trouvent 
en dehors des piq. adambul.. dans l'intervalle qui sépare ceux-ci des piq, 
marg., ont 3 valves allongées et triangulaires ; il existe général, un pédic. 
vis à vis de chaque pi. adambul. On rencontre, en outre, le plus souvent, 
un pédic. didactyle sur chaque pi. marg. ventr., entre le 2'- et le lî" piq. 
Ces pédic. ollVent d'ailleurs certaines Aariations quant à leur distribution : 
tantôt ils se suivent régul.. lanl(>t ils manquent par place, et dans certains 
indiv. ils sont peu abondants ; de plus les tridactyles sont parfois remplacés 
par des didactyles dans la moitié dist. des bras. 

La L. ciliaris est très délicate et fragile, et les bras se brisent avec la plus 
grande facilité : le nom de L. fragillissimn (jue lui avait donné Formes était 
très juslilié. A l'état \ivant, la l'ace dors, est rouge ou rouge orangé et la 
face ventr. plus pâle; les tubes ambul. sont jaunes; ces colorations sont 
conservées en partie dans l'alcocj!. 

La L. ciliaris est assez répandue au large de nos côtes. En Méditerranée, elle est 
parfois rapportée par les ])écheurs accrochée aux palangres qu'ils calent sur nos 
côtes de Provence à des prof, de 50 à 80 m. ; elle est connue dans le golfe de 
Naples. Elle se trouve égal, dans l'Atlantique, sur le plateau continental, à des 
prof, variant de 3o à 180 m. 




Fie. 41. — a. Luidia ciliaris; face dorsale, X ' «^ ! h- ^uidia sarsi ; 

face dorsale, X -Z^- 



FAiNK i>r: iRANcr.. — i;ciii.N()Di:it.Mi:s a/ 

L. sarsi Duben et Koren'I. Fig. 41, b. — Voir : Kceui-er. 1895, p. 6 et 1896, 
p. 51; LiDwiG, 1897, p. 85, pi. IV, fio-. 2. 

I.a taille peut être assez f^randeetle diain. atteint 35 cm. Le disque est plus 
petit et les bras sont un peu plus étroits que chez la />. ciliaris. Le rapport 
Rfr = 10. Les pax. de la face dors, sont extrèm. serrées et constituées par 
des piq. plus fins que chez la L. ciliaris; elles sont tout h fait continentes, 
sauf sur les C(5tés des bras où l'on distinj^ue 2 rangées longit. bien nettes. Les 
pi. niarg. ventr. ne pculrnl ((ne .'{ |)iq. principaux, le premier un peu plus 
petit que les 2 autres ([ui sont situés sur les côtés des bras. Dans les grands 
exenipl., il existe parfois un i'"" piq. dors., qui est plus petit que les 2 pré- 
cédents, et qui est dressé obliqu. Aers le haut. Les papules dors, olfrent des 
lobes moins nondjreux que chez la L. ciliaris, et elles sont localisées sur la 
partie centrale du disque et sur la région médiane des bras. Les pi. adambul. 
portent chacune '^ \)'k\. aplatis : Tint, plus petit, en forme de lame de sabre, 
le médian plus grand et le dernier un peu moins fort. Les pédic. sont disposés 
à peu près comme chez la L. ciliaris, du moins dans les grands indiv. : il y 
a en elTet des pédic. entre les |)i(|. adambul. et les piq. marg., et d'autres plus 
petits entre les 2*^ et '^'' piq. marg. mais ils n'ont jamais que 2 valves. En 
général, les pédic. xoisins des piq. adambul. sont aussi gros que chez la L. 
ciliaris, il en existe parfois 2 et même 3 sur la même ligne transversale. 

La couleur des échant. \ivants est plus foncée que chez la L. ciliaris: elle 
est brunâtre, plus foncée vers les bords des bras et sur les piq. marg, ; la 
face ventr. est plus claire elles tubes ambul. sont jaunâtres. Cette coloration 
passe plus ou moins complet, dans l'alcool. 

La L. sarsi vit surtout dans l'Atlantique et se montre, sur notre plateau conti- 
nental, à partir de '»0 m. de prof. Elle remonte vers le N. sur les côtes des lies 
Britanni([ues et jusqu'à celles de Norvège; d'autre iiail, elle a été rencontrée sur 
les côtes du Maroc à "Mi m. ; elle peut d'ailleurs desceudrc au-delà de (»00 ni.. Elle 
existe également en Méditerranée (La Ciotat, Crète). 

Les 2 espèces de Luidia de nos côtes ayant constamment, l'une 7 bras et l'autre 
5, se distinguent de suite l'une de l'autre. 



58 FAINK I>i: FRANCK. 



liCIilNdDKRMES 



CL. OPHIURIDES 



Le corps des Ophiures est formé d'iia disque arrondi duquel parlent des 
bras minces cl grêles général, très allongés ; elles mérilent, comme les 
Astéries, le nom d' « Etoiles de mer », mais elles se reconnaissent 
de suile à ce fait que les bras sont tout à lait distincts du disque et qu'entre 
les bases des bras, les rég. inlerrafl. du disque restent libres. Ces bras 
sont ordin. simples, (jucUiuefois ramifiés ((ig. 43) ; ils sont en principe au 
nombre de 5, rarement de (> ou plus, i/indépendancc du disque et des 
bras est démontrée par la facilité a^•ec laquelle on peut séjxarcr le pre- 
mier de ceux-ci : cette opération qui peut être réalisée chez toutes les 
Ophiures, s'elïcctue très facilement dans les Amphiuridées : on constate alors 
que les bras se continuent vers la bouche cl qu'ils ne sont en aucune façon 
soudés avec les bords du disque comme chez les Astéries : le disque coiffe 
seulement leur rég. proxim. Bien mieux, il existe des espèces exotiques chez 
lesquelles cet arrachement, celle amputation du disque paraît être un phéno- 
mène normal qui permet sans doute une dissociation des pi'oduits sexuels 
emportés avec le disque ; celui-ci sera régénéré ensuite. Au point de vue ana- 
tomique, je rappellerai seulement que le disque renferme la totalité du tube 
digestif et les glandes génit., et que les bras, formés d'art, successifs, au lieu 
d'être creux, comme chez les Astéries, sont occupés, dans chaque art., par 
2 grosses pièces calcaires que l'on considère comme homologues aux pi 
ambul. (]e)< Astéries. 

Le disque est général, couvert de |)1. qui, tantôt rcslenl nues, lantol 
portent des piq., des granules ou des tubérosités. Les pi. de la face dors, du 
disque sont ordin. nombreuses, de petite taille, et parmi elles on distingue, 
vers rinserlion de chacpie bras, une paire de pi. plus grandes appelées les 
boucliers radiniLV ; souvent aussi onreconnaîl. dans la partie cenlr. du 
disque, une rosette de 6j)l. dites primaires, une centrale et ô radiales, tantôt 
conliguës, tantôt séparées ; ces pi. ne représentent pas le squel. apical j)rim. 
des Lchiiiodermcs, mais elles résultent d'un arrangement second. La face 
venir, du disfpie olfre en son centre la bouche cpii a une forme slellée, 
c. à d. (pii olliL' .") prolongemeiils rad. s'étendant jusqu'à la base des bras, 



FAfNE DE FRANCK. — KCIIlNTiDERMES 



.50 



et qui sont séparés par 5 réj^. iiiterrad. recouvertes de pi. spéciales dites 
pièces buccides ^fiy. 45 c: 60 b, 61 b, etc.). Parmi celles-ci on distingue, en 
allant de dehors en dedans : une grosse pi. impaire, le bouclier buccal, qui, 
dans l'un des interrad., est percé d'un pore madrép. unique, puis 2 pi. 
paires, allongées, les pi. adorales, à la suite desquelles viennent 2 autres pi. 
paires plus petites, les pi. orales, et enfin une série de petits piq. formant 
une pile vert., les dénis, qui s'insèrent sur luie petite tige vert. Les pi. 
adorales et orales portent ordin.. sur leur bord libre, de très petits piq. 
appelés papilles buccales ; en outre il peut exister, immédiatement en des- 
sous des dents pr. dites, quelques autres papilles appelées dentaires. 

Le squel. des bras ifîg. 42) comprend dans chaque art. 2 grosses pièces 
soudées chez l'adulte en une pièce unique appelée improprement la vertèbre 
(am), et qui occupe toute l'épaisseur des bras. Les vertèbres s'articulent les 
unes avec les autres par des saillies et des fossettes plus ou moins compli- 
quées permettant des mouvements. Ce squel. est complété par un squel. ext. 
comprenant i pi. par art. et qui sont disposées en rangées longit. rég. ; il 
existe une rangée de pi. brachiales dorsales (ds), une de pi. brachiales 



Fio. 42. — Cou[>e trnnsversale schéma- 
tique (l'un l)ros (rOi)hiui'e. ds, i)la<[ues 
bracliiales dorsales; bs, plaiiiu-s Ijra- 
cliiales venlrales ; ss, i)la(|ues brachiales 
latérales ; ac, pit[u;uits ; am. vertèbres; 
ra, tube aquifère radiairc ; vte, canaux 
se rendant aux tubes andîulaeraires 
te ; rn, cordon nerveux radiairo ; rv, 
cordon plastidogène radiaire (d'après 15. 
Perrier). 



. af 




bs rn ru 



ventrales (bsi et 2 rangées de pi. latérales (ss) portant des piquants (ac . 
Entre les pi. \enli'. cl les \crlcin'es, se trouve un espace très étroit, prolon- 
gement de la cavité générale, et renfermant le canal aquifère rad., le cordon 
nerveux, le cordon plastidogène ira, rn, rVi, etc. Le canal aquifère (rai, 
fournit à droite et à gauche des canalicules aboutissant aux tubes andnd. (te ' 
et passant entre les pi. brach. vcntr. et les pi. brach. lat. par un orif. général. 
muni d'une ou plusieurs écailles a[)pelé le poi'e tentaculaire. Il n'existe pas 
de vésic. andnd. et les tubes ne sont jamais terminés par une \eut. ; ils ne 
servent pas à la locomotion (pii est réalisée simplement par les momemcnls 
des bras et des \n([. On admet que les pi. lat. sont homologues aux pi. 
adandîul. des Astéries et cpie les pièces buccales rcsulItMd de la transforma- 
tion de certaines pi. des 2 premiers art. brach. 

Le tube dig. remplit [)rcsqne complet, la cavité du disque; c'est un simple 
sac stomacal. Une partie de l'espace qui reste libre entre le sac et la paroi du 
corps est occupée, dans les rég. interrad. et de chaque ccUé de la base des 



M rAiNi: Di: KisANcr.. — i'ciiinoukrmes 

bras, par lo?i bourses i(ênitales. Ce sont des poches s'ouvrant chacune au 
dehors par une fente longil. étroite qu'on aperçoit sur la face ventr. du 
disque, de chaque ccMé de la base des bras liiy. 44 bi ; le long- du bord de 
ces fentes, s'étendent des pi. appelées pi. génitales ou écailles génitales 
suiAanI (p'.'elles se Iroincnl sur le bortl interrad. ou sur le bord rad. des 
fentes. Sur les pai'ois des bourses, s'inscreiil df ii(iiid)reusos petites friandes 
isolées, les yl. yénit., (jui déversent leurs produits (hms les bourses. 
J/eau de mer qui pénètre dans eelK"s-ci par les lentes ^énit. entraine les 
produits sexuels, mais permet aussi des écham^es gazeux a\ei- le licpiidc de 
la cavité générale. 

Les œufs fécondés doiuient naissance à une larve très voisine du Pluteus 
des Oursins et appelée Ophiopluteus i^lig. 12, f) qui est munie de bras soute- 
nus par des baguettes calcaires. Certaines espèces sont vivipares, telle que 
y Amphiina squaniata de nos côtes chez laquelle le développement s'elfectue 
dans l'intérieur des bourses sans foruiation de lar\e libre, et les jeunes 
Ophiures sortent toutes formées par les fentes génil. Il existe aussi une 
rc|)ro(luction par lissiparité qu'on obserAC surtout chez certaines espèces 
d'OpJiiothela et iVOphiactis possédant 6 bras ; le disque se coupe en '1 moi- 
tiés dont chacune emporte 3 bras, puis régénère les 3 autres qui restent plus 
petits pendant un certain temps ; ce phénomène s'observe notamment chez 
une Ophiure de la Méditerranée, V Ophiactis snrens. 

Les bras des Ophiures présentent chez l'animal \ivant des mouvements 
très vifs qui s'elfectuent surtout dans un plan horizontal ; seules les Ophiures 
inférieures, dont les ai'ticulations vertébrales sont peu compliquées, peuvent 
infléchir leurs bras vertical, et les enrouler en tous sens. 

Les Ophiures se nourrissent princip. de proies vivantes, de petits ani- 
maux qu'elles introduisent dans la bouche en les poussant à l'aide de leurs 
bras. Les espèces qui vivent eu Méditerranée à quelques dm. de prof., parmi 
les Algues, telle que VOphiodenna longicauda, peuvent être capturées à 
l'aide d'hameçons garnis de viande. En captivité, les Ophiures peuvent 
égal, être nourries avec de la viande. Elles sont extrèm. sensibles à l'eau 
douce dans laquelle elles meurent très rapidement et le plus souvent sans 
se briser. 

La classification des Ophiures vivantes et fossiles a été remaniée récem- 
ment par jNLvtslmoto, qui a divisé la classe en quatre sous-classes, principa- 
lement d'après les caractèi'es du squel. ; l'élude de cq-t^ caractères nécessite 
des dissections très délicates et je me contenterai de les rappeler ici d'une 
manière très brève. Je décrirai surtout les caractères extérieurs des Ophiures 
qui suffisent parfaitement pour la détermination. 

S. Cl. Phrynophiurides. — Ophiuresinférieureschezlesquellesledisque 
et les bras sont couverts par un tég. et les pi. brach. dors, sont nulles ou 
rudimentaires. Les boucliers rad. et les pi. génit. de chaque côté s'articulent 
par une simple facette ou par une saillie transv, de chaque plaque. 



FAUNE DE FRANCE. — ÉCHINODERMES (il 

S. Cl. Lsemophiurides. — Les boucliers rad. elles pi. yénit. s'articulent 
ensemble par une simple l'aceUe ou une saillie Iransv. sur chaque plaque ; 
pi. brach. dors, bien développées ; disque C(ui\ert d'un léf;. plus ou moins 
épais cachant souvent les pi. sous jacentes qui sont munies de granules ou 
de piq. 

S. Cl. Gnathophiurides. — Disque couvert de pi. lineset iud)riquées; 
les boucliers rad. présentent chacun une fossette articulaire recevant un 
groscondyle formé parl'cxtrém. de la j)!. génit. correspondante. 

S. Cl. Chilophilirides. — Le disque est couvert de pi. plus ou moins 
grandes; les boucliers rad. et les pi. génit. sont réunis par deux con- 
dvles articulaires et une fossette sur chaque pi. 

La détermination des Ophiures est plus délicate et un peu plus difficile 
que celle des Astéries. On examinera d'abord le mode de recouvrement 
du disque qui peut être nu, soit sur les 2 faces, soit sur la face ventr. seu- 
lement, ou qui se montre garni de pi. minces, tantôt inermes, tantôt munies 
de piq. ou de granules ; on évaluera la long, des bras par rapj)ort au diam. 
du disque ; ces bras ne sont ramifiés que dans une seule espèce française, 
Y Astrospartiis arborescens ; on étudiera la forme des pi. brach. les pi. 
brnch. dors, manquent dans le g. Ophioinyxa), la disposition des piq. 
brach. qui sont très longs ou très petits, qui peuvent être appliqués contre 
les pi. lat. qui les portent, ou, au contraire, se dresser perpendic. à la 
direction des bras; les pores tentac. qui sont garnis ou non d'une ou 
de plusieurs écailles ; enfin on examinera la structure des pièces bucc. qui 
fournissent des caractères très importants pour la détermination et la clas- 
sification des Ophiures. 



TABLEAU DES ESPECES 



13ras ramiliés un grand nombre de fois, très circonvolutinnnés. les 
branches fortement entremêlées et susceptibles de s'enrouler 
aussi bien dans un plan vertic. que dans un plan horiz., le tout 
formant une masse pouvant atteindre '20 à 30 cm. de diam. 

Astroparlus arborescens p. (iO 

Bras simples, jamais ramiliés 2 

Le disque est couvert d'une peau molle et absolument nue, qui se 
continue sur les bras; les piq. brach. au nombre de 3 à 5, 
sont courts et dressés perpendic. aux bras et leur base est 
rccoux cric par le lég. : pa> de papilles dent. ; les dents cl les 



{')■} FALNK DK FHANCE. l'xilINODERMIiS 

papilles hiK'c. oH'icnl sur 1l'Ui> l)iii(l> iiiir liMiif^e denticulée. 
Opliioinijxa pentogona p. 07^ 

— La l'ace dors, du disque est couverte de |)1. (juelquefois 1res fines 

ou cachées par des granules mais toujouis pi'ésenles; les piq. 
bi'ach. dressés ou appliqués contre les bras simt flépourvus d'en- 
veloppe téyuiiienlaire ; les pi. hracli. sont nues et leurs contours 

sont bien apparents 3 

3. Le disque est couvert de j^ranules arrondis, très serrés, lisses, 
égaux, formant un revêtement continu et très réy. cachant com- 
plet, les pi. sdus-jaceiiles qui sont très fines k 

— Pas de granules sur le disque qui est c(nncrt de pi. tantôt inermes 

tantôt munies de piq. ou de jjetits bàlonnels très courts et 

coniques 

'i. Les lentes génit. sont simples et s'étendent sur la l'ace ventr. du 

disque le long de la base des bras 5 

— Les lentes génit. sont dédoublées et de chaque coté des bras se 

montrent 2 fentes distinctes : l'une voisine du bouclier bucc. et 
l'autre voisine du bord du disque. Les piq. brach. sont courts, 
nombreux lune dizaine environ i. aplatis, appliqués contre les 



bras. Taille assez grande (diani. du disque "JO ;' 



I ■_>.") cm. 



OphiodcriULZ longicciuda p. <S7 1 

'). Pas de pap. dent.; les dents ont la forme de lamelles translucides; 
les granules qui recouvrent tout le corps s'étendent jusque sur 
les pièces bucc; piq. brach. assez petits, ajilatis, non a})pliqués; 

espèce de petite taille, rare Ophioconis forhesi p. 8*J) 

Des papilles dent, formant un paquet bien apparent et cachant 

les dents cpii ne sont pas lamelleuses; les granules du disque ne 
passent pas sur les pièces bucc. Espèce d'assez grande taille avec 
des bras allongés et forts; les piq. brach. cylindriques et dressés 
sont creux Ophiocomina n/'gra (p. 94) 

6. Les jiapilles dent, très développées forment une masse vertic. 

ovalaire; les pi. orales sont grandes et les '2 pi. de chaque paire 
sont séparées sur la ligne méd. par un orif. allongé et assez grand. 
Les piq. brach. sont forts et allongés, dressés et munis de fortes 
deuticulations; ils sont pleins et général, ti'ansparents [G. Ophio- 

thri.v] 7 

Les pi. orales -nul pclih^- cl les "2 pi. de clijupie paire sont con- 

liguës sur la ligni' uk'mI.. sans la niiiindi'o iiidicalinii d'orif. . . 9 

7. Les pi. brach. dors. piuMent sur leur l;u'e tlors. de petits piq. 

Couleur rosée ... Ophiothri.v liitkciii p. 7ri 

— La surf, des pi. brach. dors, est parlait, lisse et nue 8 

8. La long, des piq. brach. augmente très graduellement et en allant 

de la face ventr. à la face dors, du P' au ."')*'. le 2*' étant un peu 
plus long que le P^'', le l}'^' que le 2^ etc. le 5*^ est le plus long, puis 



FAUNE DE FRANGE. KCIUNODERMES (V.\ 

la long-. décM-oil jusqu'au ilernier ; ces piq. soul au imuibre de 1. 
La face dors, du discj. [)orte des bâlonnels el sou\eul des pi([. : 
ceux-ci, lorsqu'ils cxistenl, ne ?onl pas articulés sur des tuberc. 

distincts. Coloration assez variée, s<iu\eiit lrès\i\e 

Ophiullui.v fragilis (p. 74) 

— Les i)iq. brach. sont général, au nond). de (> et leur long-, aug- 

niente-très rapid. à partir du ■_>" ventr. qui est beaucoup plus 
Ion"- que le 1'''. les '.\\ \' el .")'' devenant très longs et atteignant 
presque la niènie long., le »)" enlln est beaucoup plus court. La 
face dors, du disque est toujours munie de j)iq. l'ortenienl denti- 
culés, et qui sont articulés chacun sur un petit numielon très 

di.stinct. Couleur gris-jaunâtre, verdàlre ou rosé 

Ophiothrix quinqueniacidata p. l'ï) 

'.I. Les pi. du disfpu> sont e.\tréui. Unes, uutis cependant reconnais- 
sablés au microscope sur des exenipl. desséchés; les écailles 
tentac, au nond^re de "2, sont très inég-. : Tint., très grande, en 
forme de spatule étroite et allongée, se croise avec sa congénère 
sous la face ventr. de la [)1. brach. ventr. correspondante. Piq. 
ncunbreuxel dressés \(j. Ophiopsila\ 10 

— Les pores tentac. sont tantôt munis d'une écaille unique, lUi bien 

de '1 ou plusieurs écailles, mais celles-ci restent toujours petites 

et subégales, januiis allongées Li. 

10. Espèce petite et délicate avee des bras grêles ; les pic[. brach. très 

courts, sont au nond^re de 7 au plus . Ophiopsila aranea .[). 'Jjj 

— Espèce forte et robuste avec des bras épais et très allongés attei- 

gnant '20 à 25 cm. de long. ; une douzaine de piq. brach. . . . 

. . Ophiopsila aiinulosa (p. 9G) 

il. Face dors, du disque munie d'écaillés très tines difliciles à distin- 
guer; les piq. brach. alhmgés et assez cassants, sont creux et 
dressés perpendic. à l'axe du bras; les boucliers rad. se con- 
tinuent vers le centre du disque par autant de cotes saillantes, 
couvertes de petites pi. portant des bâtonnets coniques, très 
courts et rugueux Ophiacantha setosa (p. 69) 

— La face dors, du disque est cou\erte de pi. très distinctes et n'olîre 

jamais de cotes rad. saillantes; les piq. brach. sont courts et 

pleins l'i 

i'2. Espèces robustes a\ec dQ< bras rigides; discjuc cou\ ert de pi. fortes 
et très solidement unies; les premières paires de pores tentac. 
portent plusieurs écailles de chaque côté; les pi. génit. offrent 
sur leur bord ext. ou interrad. une rangée de papilles qui se 
continuent sur la face dors, du disque de chaque côté de la base 
des bras, où elles s'allongent en petits piq. formant une sorte de 
peigne, appelé le peigne radial [G. Ophiura] 13 

— Espèces d'assez petite taille et délicates; bras souples, sinueux et 



64 FAUNE DE FRANCE. — ÉCIIINODERMES 

allongés; les pi. du disque suai peliles ; le nombre des écailles 
leiitac. n'est jamais supérieur à 2 i't 

13. Espèce très robuste et de très grande taille, le disque pouvant 
atteindre .'{() cm. de diam. : il existe des dépressions entre les B 
ou 8 premières pi. brach. ventr. . . Opliiura lacertosa (p. 90; 

Espèce plus petite, le diam. ne dépassant guère 15 mm. ; il n'existe 

pas de ilépressions entre les premières pi. brach. ventr. , 
Ophiura alhida ip. •J2j 

Vi. Entre les pi. orales et adorales, et de chaque côté, se trouve inter- 
calée une pi. supplémentaire plus grande que les pi. orales, et 
qui peut être considéi'ée comme représentant une papille bucc. 
ext. ; très rare Paramphiura punctata (p. 83) 

— J^es pièce bucc. olîrent une structure normale, c. à d. comprennent 
dans chaque interrad. un bouclier bucc, une paire de pi. ado- 
rales et une paire de pi. orales contiguës aux précédentes, avec 
une à 3 papilles bucc. de chaque côté iô 

lô. Les '1 pi. orales supportent enscnd^le une seule papille bucc. impaire 

termin.; il existe en plus une papille bucc. lat. ; [G. Ophiactis^,. . [Ij 

Les 2 pi. orales supportent chacune une papille termin.: il y a '2 

papilles bucc. lat. ce qui lait, en tout. .3 papilles bucc. de chaque 
côté 17 

11). Espèce à .5 bras vivant toujours ;i une certaine j)rol". ; couleur 

pourpre-brun, brun, rouge ou marron . . Ophiactis balli[^. 83) 

Espèce littorale, à ti bras, se multij)liant par l'issiparilé ; couleur 

verdàtre ou jaunâtre * Ophiaclifi \>iiens (p. 84) 

11. Les 3 papilles bucc, sont contiguës, les '1 int. assez petites, la 
papille ext. très élargie et rectangulaire; ces 3 papilles se suivent 
en une rangée continue et très rég'., et en rejoignant leurs con- 
génères, elles ferment complet, la bouche. I)isque petit, ne dépas- 
sant guère 4 mm. de diam.: boucliers rad. contigus : bras 
courts et très fins ; '1 écailles tentac La seule espèce connue 
dans nos mers est vivipare . . AniphiphoUs sqiiamata (p. 82) 

— > Les papilles bucc. ne sont pas contiguës et ne l'orment pas une 
rangée régul. et continue susceptible de fermer la bouche; les 
bras sont allongés IS 

18. Le tlisque est |)()ur\ ii de l)i(|.. 'ni moins ;i sa j)ériphérie sur la l'ace 

(bn-s. ainsi cpic sur la l'ace \eulr.: il existe 2 écailles tentac à la 
base des bras et celles-ci se continuent sui' un certain nombre 
dart.. mais linisseid par disparaître : les })1. brach. ^entr. sont 
cannelées. Bras extrém. longs . Ophiocentrus brachiatus p. 85 
— • Aucune trace de piq. sur les pi. dors, ou ventr. du disque 

[G. Amphiura] l'J 

19. Pas d'écaillés tentac; face Ncntr. du disque en grande partie nue ; 

le 2'' pi(|. brach. \entr. est nuini à mmi extrém. de 2 crochets 



FAIM-; l>li IHANCI:. I'X1UNUULU.MI.S Oô 

Iransx. [on d\[ i[yi"\\(.'îii hihamiilé) . Amphiuru /iliformis [p. 81) 

— 2 écailles lentao. ; face venir, du (lis([iie couvei'le «le [)1. sur loute 

son élendiie : le 1'^ iti([. bracli. \cii(i-. est ideuliqiie aux autres . . 'JO 
'jn. La face dors, du disque oll're en >ou cenlre une ruseUe de (> pi. 
prini. plus grandes que les autres : une cenlr. el .") rad.; les piq. 
brach. sont au nombre de .") à sur des échanl. dont le disque a " 
à S niui. de diani. Cnuleiir jaune (irani;é ;i létal \ivant. 
Aniphiura chia/ei {p. 78 j 

— Il n'existe pas de rosette priui. sur la face dors, du dis{[ue dont le 

centre offre seulement une pi. un peu plusyrande que les autres; 
les piq. brach. sont nondjrcux (8 à K» sur des exempl. dont le 
disque a un diam. de 6 mm.) ; les bras sont relativ. très minces, 
plus minces que dans l'espèce précédente. Couleur grise à l'état 
vivant Aniphiura meditenanea p. 7*J) 



S. CL. PHRYNOPHIURIDES 



l". GORGONOCEPHALIDjE DÔDEHLEiN. 

Le disque et les bras sont couverts d'un tég. épais, revêtu de granules et 
cachant cora[)lèteaient les [)I. : les ijoucliers rad. ont la forme de côtes saillantes, 
allant du centre du disque à la périphérie. Les dents et les papilles bucc. el dent, 
sont toutes de inéuie forme et spiniformes. l>;ms l.i seule espèce de nos mers, 
les bras sont ramifiés un très grand nombre de fois. 

* 

<i. ASTROSPARTUS Doi.kri.kin. 

Le disque est épais, penlagonal, avec les côlés plus ou moins excavés ; il donne 
naissance à o bras qui se divisenl dès leur base en 2 branches, i)uis chaque 
branche se divise de nouveau en 2 autres qui se divisent elles-mêmes, et ainsi de 
suite un grand nombre de fois, en même temps que les ramifications deviennent 
de plus en plus fines. Ainsi se forme autour et en dehors du disque un ensemble 
de ramifications enchevêtrées les unes dans les autres et qui a été comparé à une 
tête de Méduse, d'oii le nom donné à la famille. La face venir, du (lis({ue oflVe, 
dans les espaces interrad., des pi. plus ou moms apparentes, et la j)l. madrép., 
unique, se trouve placée entre les pi. adorales et ces pi. interrad. ventr. acces- 
soires. Les piq. brach. font coiupIM. d(''raiil : il n'existe, sur \;\ face \enli'. des 



66 



IALM; L)E IRANCE. rîCIlINODERMES 



bras, (jue de petites papilles placées au voisinage des {)ores teatac. : ces papilles 
restent très petites et d'ailleurs peu nombreuses sur les ramifications de g-rosse 
el de moyenne laille, mais, sur les plus fines, elles deviennent relativement plus 
appaienles el se transforment en crochets. Les art. successifs des bras sont indi- 
qués pai de petites bandes transv. où les granules sont remplacés par de 
l»etits crochets. 




I'k.. 43. — Aslrospavtus arborescens ; face ventrale ; X '/-• 



A. arborescens Risso). Fî^, 43. — N'<>ir : L. Aiiassiz, 18o0, p. 1. [»1. I\'ct 
\', 1 )("iiii:Ri.r;iN. l'.lll, [). .")<> et l\i. I, "espèce niédilei-rauéenne a élé placée suc- 
cessi\eincnt dans les g, Eiirijale, Gorgoiiocephaîus el Aslrophyton ; 
Doi)ekm:i\ l'a rangée dans le g'. AsLrospartus en raison de la siluatiou de 
la pi. niadrcp. 

Les échanl. sont très grands : le disque peut atteindre 5 à 6 cm. de diani. 
cl les raniilicaliiuis des bras conxrcnl , dans leur ensemble, un espace de 
plus de l^d cm.de diam.: elle> soid birlenienl enclie\ cirées les nne> dans les 
autres el enroulée? dans tous les sens. Les bras sont bilurcpiés dès leur (ui- 
gine sur le disque, cl quand on regarde l'Ophiure par en liaul, on n'en aper- 
çoit pas le commencemenl. mais seulemenl les 2 |)remièrcs bifurcations qui 
sont courtes et égales, tandis que les sui\anles soiil plus langues; 
ces bifurcations se succèdent en fournissant alternat, à drtule et à gauche, 
des branches dont la larg. diminue progressi\'emenl cl on en peut 
(."(unplcr L") à "_*<• pixpi iui\ di'niic'rc> cpii ne mesurent même pa> 1 mm, de 



FALNL DJi FRANCK. l'.ClllNoDFRMKS 67 

larg. Les pores tentac. de la prciuière paire soûl beaucoup plus grands que 
les suivants et ils otïVent sur lein-s bords des granules [)lus grossiers que les 
voisins, mais ils sont dép(^iir\ iis (riH'ailies tentac, celles-ci n'apparaissant 
que vers le (Y ou 7" art. 11 y en a d'abord une seule, puis '2 et ce dernier 
clulfre se mainlieul sur toutes les rauiitications ; parfois cependant il en 
existe 'A ; ce sont de petits piq.. - l<»is {dus longs que larges, portant à leur 
exlréni. 1 ou '2 pointes coniques et byalines. lùitre les pores tentac. suc- 
cessil's. la l'ai'c \cnlr. des bras présente sur les "2 ou A premières bifurcations, 
des dépressions Iransv. qui correspondent aux art. brach. 

I.a couleui- est grise chez l'animal vivant, elle devient plus claire dans 
l'alcool. 

L'A. arborescens est spécial à la Méditerranée. Sur nos côtes de Provence, cette 
espèce vit principalement sur les fonds rocheux, vers oO m. de prof., d'où les 
pécheurs la rapportent parfois accrochée à leurs fdets; on i)eut la trouver à la 
côte, rejetée par les teini)éles. On la connaît égal, à Naples, sur les côtes de 
Sicile, etc. 



F. OPHIOMYXID^ Ljungman. 

Le dis([ue et les bras sont recouverts d'un lég-. assez mince ; U's boucliers rad. 
sont rudinumlah'es et les pi. brach. dors, font défaut ; les bras sont toujours 
simples. D'une manière générale, l'organisation est inférieure. 

G. OPHIOMYXA Mui.i.EH et Thosciiel. 

Le disque est mou et charnu, recouvert d'un tég. complet, dépourvu de pi. et 
qui s'étend sur les bras en recouvrant la base des piq. brach. : il existe toutefois 
quelques écailles sur les bords du discpie ; les pi. brach. ventr. sont visibles. Les 
pièces bucc. sont bien développées : les pi. adorâtes sont très grandes et foui'- 
nissent, en dehors, un lobe qui sépare le bouclier bucc. de la première pi. 
brach. lat. Les papilles bucc. et les dents ont la forme de lamelles aplaties et 
denticulées sur les bords. Les pores tentac. sont nus. 

0. peiltagona Mûller et Tro,>^cui;i.. l'ig. 44. — \'oir : MiiLi.KR et Troschel, 
m2, p. lOS, pi. IX, fig. 3. 

Le disque est assez grand. [)cntagnnal, (léb>ruiablo clic/ l'aninial vivant; 
les bras sont longs, pluti'>t minces et trè> ile\ible>. Le tég. s'étend sn.r les 
pièces bucc. et ne laisse à nu ([ue lc> papilles bucc. (jui olVrcnl nue colora- 
tion blanche tranchant sm- le i-e<|e du emps l'in-teincnt cfdm-é en brun. Les 
fentes génit. n'atteignent pas le liord du disque et offrent sui- leur hnvd int. 
une série de petites pi. qui rejoignent le bouclier bucc. Les pi. i)rach, 
ventr., plus on nuiins visibles à IraAcrs le teg., sont penlagonalcs, un peu 
plus longues que larges avec le bord disl. échancré. Les piq. brach, s(uit 



()8 



lALNn DK IRANCF,. KClIlNoDERMES 



d'abord au nombre de â, puis de i ; ils restent assez courts et leur long, 
augmente du premier venir, au dernier dors, dont la long, n'atteint même 
pas celle de l'art. 




l"i(,. 44. — 0/)Itiomij\V(i penlagoiui ; a. vriilon \)\\vv;\\i'. X '' ^ b. face \('iilr:il(', 

léiièreiuoat r(''duile. 



I.a couleur générale est d'un brun lrè> l'once qui est s<iu\ent imiroi'me : 
parfois 11 existe sur le dixjue de ])rlil('s lâches Idanclies el ces taches se 
conlinuenl ^iir la lace dors, do bras où clk-s se dexcloppcnl daxaidagc el 
peu\enl inenie s'allonger en lignes li-ans\ . buananl une sorte d'annulation 



irregul 



L'O. pentagona est assez eoiiniiune dans la Méditerranée où on la trouve à la 
côte sous les pierres, contre les rocliers ou les parois des jetées, parmi les 
Algues. Elle peu! descen lie à une certaine prof, et se montre associée aux 
Ilolnthiiriu /'ors/,-tili i-l jiol/i. Sur nos cotes de Provence, elle esl fiinpirute en 
" l)r()undo ■>, ri elle |)ent (Irscrmiie beaucoup plus bas jusqu'à tOO m. ; on la 
jclrouvc sur les rùles d'Alj^érie et de Sicile, à Naples, dans l'Adriatique et dans la 
mer Egée. Elle a t''lé considérée longtemps comme propre à la Mi-dilerranée, mais 
elle a (Hé l'cncoutrée sur les côtes d'Afrique, au cap Blanc et aux des du Cap 
^ cri : loutel'uis, elle ne [larail pas ix-iuoiilei' sur nos côtes océauiipics. 



FAINK VE IKANCr. KCIIINODKRMES ()9 



S. Cl.. L.HMOrilll lUhES 



F. OPHIACANTHIDjE PEiuunii. 



Le disque est couvert de petites pi. plus ou moins cachées dans le tég. et 
portant des granules, des tuberc. ou de petits piq, ; il existe des dents et des 
papilles hucc, mais pas de papilles dent. Les hras sont ordin. monilifoi'Uies, les 
|)L lat. étant très élargies et épaissies dans leui- rég. disl. qui porte les })i([. ; 
ceux-ci sont grands et très développés, ordin. transparents et denticulés. Les pi. 
hrach., dors, et ventr. sont petites, largement s('>parées par les pi. lat. qui sont 
contiguës sur les lignes méd. dors, et ventr. 



G. OPHIACANTHA Muller et Troschel. 

Les faces ventr. et dois, du disque sont couvertes d'un tég. dans lequel sont 
cachées des pi. très petites, très minces et imbriquées, (pii ne s'aperçoivent 
guère que sur les échant. desséchés. Les I)oucl. rad. se prolongent en côtes 
étroites et proéminentes, munies de granules rugueux qui se montrent aussi, mais 
moins développés, sur les rég. interrad. Les papilles bucc. sont coniques et 
pointues. Les piq. brach., longs et tlivergents, sont minces et creux. 

0. Setosa, Miii.r.r.R el Troscufi.. Fig. 45. — \'oii' : Kki-iiii-r, i(9.'^(*?^ p. .")7. 

pi. ^'1I1. lig. :{7 el :}s. 

Le disque peut atteindre li' mm. de diain. ; il est pentagonal chez l'animal 
vivant ; les bras sont minces el leur long, égale 8 à 10 fois le diam. du 
disque. La l'ace dors, du disque est couverte de 1res lines écailles, visibles 
surtout \ers la périphérie ; elle oll're 5 paires de côtes rad. saillantes, à 
l'extréni. desquelles se trouveul les très petits boucliers rad., qui portent 
de petits tuberc. ou granules rugueux qu'on retrouve aussi sur les parties 
voisines. Les papilles bucc. lai., ordin. au nombre de 3, parfois de 4, sont 
coniques, pointues et rugueuses. Les pi. brach. dors, siuil triangulaires et 
bombées, les venir, sont pentagouales. Les piq. bi\ach. au nombre de 7 et 
parfois de 8 sont garnis de lines denliculations. L'écaillé lenlac. est petite, 
conique et rugueuse. 

La couleur à létal vivant est brune, brun violacé ou gris jaunâtre ; elle se 
conserve en partie dans l'alcool. 



/(» 



FAUNE UK FRANCK. — KCIIINODERMES 




FiG, 45. — Ophiarri/ithri seluxa ; a, l'iice dorsido, grandeur naturelle; b, face 
dorsale, et c, face ventrale, )x( 4 environ. 

L'O. setoM se trouve principal, en Méditeiranée. Sur nos côtes de Provence, on 
la rencontre sur les fonds rocheux, vers 40 à liO rn. ; on l'a signalée ît Xaples. à 
Palerme et sur nos coies dAlg-érie, toujours à une certaine prof. ; elle peut 
descendre jusqu'à quelques centaines de m. On a cru pendant longtemps qu'elle 
était propre à la Méditerranée, mais les expéditions récentes l'ont rencontrée 
dans le golfe de Gascogne, sur les cotes d'Espagne et d'Afrique, à des prof, 
variant de 60 à 055 m. et atteignant niême 1.480 m. 



S. CL. GNATHOPHIURIDES 



F. OPHIOTHRICHIDjE LiiNfiMANN. 



Disfpie 'général, eouxcil sur l;i r.nc dors, de pi. contigui'S ou iniliriquées, 
liou\aid faii'c tléfjiul sur l.i mmiIi-. S(iu\cnl en jiailie nue. Elk>s portent habit, des 
bâtonnets ou picp [)lus du moiiis allong(''s. Boucliers rad. ordin. très grands. Les 



faim: nr. kham:!:. — KciiiMmiiiMics 



71 



2 pi. ornlt's (l'une |iaire. lirs forlcs, se louchL'iil scnlomciil \)i\v leur cxtréui. 
pi'ox. laissjuit cil arrii'ie un espace \i(le liés ap|>aiciil. l'as de papilles bucc. ; les 
dentaires, nombreuses, en un firou]ie ovale. 1*1. biacli. dors, entières f)u di\i- 
sées, lespiq. braeh. tanlol loii;.;s, byalins et denlicul(''s. Iaiit<'it courts et opaques. 



(.. OPHIOTHRIX Miiii.Rn et Tnosciir:!.. 

Des piq. ou des bâtonnets, souvent les 2, sur les pi. dors, du dis(pic. Rias 
allonj;t''s, pi(|. biacdi. bien développés, hyalins. p<'rpciidic. ii l'aNc, rurleiiiciil deii- 
ticulés : le I" \ciilr. se Iransfornie t'ii un cr(jchet à 2 ou 3 branches plus ou moins 
loin du disque, PI. braeh. dors, grandes, entières. 



0. lûtkeni N\^aii.i.f.-Tiiomson. Fig-. 46. — ^'(>ir : Kokiii.kk. 1909, p. 2(>l, 
pi. XXIX. li-. S, U et H>. 

l.e diaiii. du disque peut mesurer I,") à 20 mni. et les bras arri\eiil h 
150 mm. de long. Le disque est arrondi, plus ou moins pi-oéminenl dans les 
espaces inlerrad. ; les bou- 
cliers rad., très grands, offre ni 
à leur surf, un certain nombre 
de petits piq. grêles el C(unts ; 
les intervalles entre ces bou- 
cliers portent des pi. munies 
chacune d'un piquant fort et 
allongé. Les |il. braeh. dors, 
sont grandes, un peu imbri- 
quées et elles offrent toujours 
à leui* surface, dans lesexempl. 
adultes, un certain nond^re 
de très petits piq. fins, ana- 
logues à ceux des boucliers 
rad., el plus nombreux au voi- 
sinage du bord disl. Les piq. 
braeh. sont au nondjre de 8 el 
leur Ion; 




augmente assez 



Fig. 46. — Ophiothrix lûlkeni ; a, portion de 
la face dorsale dun bras, X - î b' f^cc dor- 
sale du disque et de la partie voisine des 
bras. 



régul.du l'-'au 7'', qui est égal 

à 2 art. 12; les 2 premiers 

piq. venir, sont grêles el le dernier dors, est souvent très petit. Ces piq., 

transparents, sont munis de denliculations fortes et serrées. 

Les indiv. vivants offrent une teinte générale gris rosé ou gris veixlàtre, 
ou encore rose verdâtre, et les bras sont d'une teinte uniforme ou annclés 
de gris et de rose. Les grands exempl. présentent ordin. sur la face dors, du 
disque des bandes rouges ou pourpres dirigées suivant les rad. ou les inler- 
rad. et parfois les 2 à la fois; ces bandes encadrent sou\enl les boucliers 
rad, Ces colorations sont conservées plus ou moins complet, dans l'alcool, 



72 



lAINK PI- IHANCF. — i:cinNr>r)rRMF..<5 



L'O. lutkeni se reconnail facilement à sa grande taille et surtout aux petits 
piq. que portent les boucliers rad. et les pi. brach. dors. C'est une espèce propre 
à l'Atlantique. Elle parait très frt^quente dans le golfe de Gascogne, sur le plateau 
continental à partir de 100 m., dans le sable ou dans les graviers, au milieu des 
coquilles bris(^es, etc. D'une manière générale, \ (^, lutkeni se trouve à des prof, 
où \'0, fragilis ne pénètre pas. 




FiG. 47. — Ophiothrix qidnquemaculata , a, face dorsale, légèrement réduite; 
b, face ventrale, et c, face dorsale; X 3. 

0. quinquemaculata (Delli: Ghiaje). Fig. 47. — \'oir : Lûtken, 1869, p. 52 
et loi ; KoEiti^ER, V.iQL [0. f/i(ingue/naculata] ; Rvsso, 1803, p. 7, pi. I, 
fig-. 1.") et Kdeiiler, 18i>.~), p. 11, lig. '21 \0. echinato]. Cette espèce est parfai- 
tement caractérisée et facile à déterminer. I.e nom qu'elle doit porter a 
subi certains flottements, mais j'estime qu'il v a lieu de lui appliquer la 
dénomination choisie par l'auteur cjui la nettement distinguée et décrite 
pour la première fois et qui est Jàitiven. .l'ai pu étudier les types de cet 
auteur et rectifier le nom à' O. echinata qui avait été applique longtemps et 
ù tort à cette espèce (1). 



(i) Les échant. dY). echinata et liV). quinquemaculata «le Lutken, qui se trouvent au 
Musée de Copenhague, m'ont été obligeamment communiqués par mon excellent ami 



VAiNi; nr KRANcr. — KciiiNorirRMrs 7^ 

L'ensemble de l'animal est assez, robuste ; le diam. dvi disque varie entre 
10 et 15 mm. et la lony. des bras atteint 8 à 10 fois ce diam. La face dors, 
du disque se fait remarquer par les très grands boucliers rad. triangulaires, 
plus longs que la moitié du rayon du disque et toujours nus ; l'espace laissé 
libre entre ces boucliers est occupé par de petites pi. allongées radiairenient, 
à contour ordin. bien apparent, dont les plus grandes portent cbacune un 
tuberc. arrondi sur lequel s'articule un piq. plus ou moins développé ; les 
plus petites portent seulement un bâtonnet qui s'articule égal, sur un 
tuberc. Les piq. du disque sonl fins et allongés, pointus, cl mesurent 
2 à 2,5 mm. ; les bâtonnets sont coniques et se terminent par (piehpies 
pointes minces, acérées, parallèles, au nombre de .'i à 5. Les j)i(j. du disque 
sont plus développés et plus nombreux sur certains indi\-. que sur 
d'autres, mais ils existent toujours ainsi que les bâtonnets, et je n'ai 
jamais rencontré d'exempl. chez lesquels lune de ces 2 formations fît 
défaut. 

Les bras oITrent sur leur ligne médiane dors, une carène arrondie. Les 
pi. brach. dors, sont en éventail, et l'angle dist. se relève en un petit bec 
arrondi et peu saillant. Les piq. brach., au nombre de 6 en principe, offrent 
la disposition caractéristique suivante : le F'' est très court, le 2" est plus 
long, et égale à peu près l'art. ; le 3" est beaucoup plus long et il dépasse 
2 art. ; les 2 piq. suivants sont encore plus longs, ils dépassent 3 articles et 
souvent même atteignent la long, de 4 ; enfin le deiniier est beaucoup plus 
court. Ces piq., incolores et transparents, sont munis sur toute leur long, 
de dents assez fortes, très pointues, serrées et très régul. disposées. Le 
premier piq. ventr. se transforme en un crochet à 3 branches à une grande 
distance du disque. Les denticulations sont plus fortes et serrées à la partie 
termin. des piq. ; ceux-ci s'amincissent assez rapidement jusqu'à leur 
extrém. qui est un peu tronquée, au moins sur les piq. lai., car le piq. dors, 
seul est pointu. 

Les exempl. de nos côtes de Provence sont d'un gris rosé, roses ou rose- 
A'erdàtre sur la face dors. ; les bras oH'rent tantôt la mémo coloration uni- 
forme que le disque lant(")t dos annulations pourpres iri'égul. disposées tous 



M. le Prof. MoRTENSEN, et j'ai pu étaljlir d'une manière précise que ÏO. qitiiii/uetnncuhita 
eoiTesponilait bien à la roruie qui est si commune en Méiliterranée à partir do 50 à GU m. 
tandis que VO. echinala repiésenlait une forme lillorale. V.n 18î>3, Rrsso avait donné 
le nom d"0. echinata à VO. quinqiiemaculata de Liitken et il indiquait d'une manière 
très précise la disposition des piq. qui est caractéristique dans celte espèce de telle sorte 
que n'ayant pas eu l'occasion de voir les types de Liitken et supposant que Russe avait 
j)u voir les originaux de Deli.e Chiaje, j'avais, suivant l'exemple de l'auteur italien, 
appelé 0. echinata l'Opliiure en question dans mon mémoire de 1895 et dans quelques 
autres qui le suivirent. J'ai reclifié cette synonytnie dans un mémoire actuellement sous 
presse à Wasliinglon sur les « Ophiures recueillies par 1' « Albatross » aux îles Philip- 
pines V. 



7i 



faim: ni: krancf:. — i:(;riiMiiii:i[MEs 



les 3 ou i art. ; les échant. en alcool sont décolorés, mais le? annulations 
des bras sont général, conservées. 

L'O. quinquetnamlata est très commune en Méditerranée mais à partir d"une 
prof, de 40 m. seulement ; elle est extrêm. répandue dans les fonds vaseux du 
large où elle doit former par place de véritables tapis d'où elle exclut les autres 
animaux ; j'ai souvent vu des pécheurs en rapporter dans leurs tilets quelques 
centaines de kilos. Elle ne parait pns |V)nvi)ir ntteiiidre (\e i^i'andes prof., mais je 
n'ai pas de précisions à cet éj^ard. 

0. fragilis (Aiumxiaakd). Fi--. 48 et 49. — W.ir : Risse, im^t, p. 6: 
Kofui.i:r, 18'JiJ, p. ];î. Les caractères de cette espèce sont extrêmement 
variables et il est dil'licile d'en donner une description qui s'applique aux 
innombrables formes qu'elle affecte ; divers auteurs ont même cru devoir la 
diviser en un certain nombre d'espèces, 4 ou .5 pour les uns, et jusqu'à 7 
ou 8 pour d'autres. J'estime, pour ma part, qu'il ne s'agit que d'une seule 
et même espèce, très polymorphe, dont les variations tiennent aux localités 
et aux profondeurs et sont reliées par de nombreux termes de passag-e. On 
peut grouper ces formes (^'arièes et variantes en 4 variétés principales dont je 
résumerai plus bas les caractères et que j'appellerai e<:7?//îr//</, yt?e/î/r//j/////- 
luin, lusitanica el ahildgaardi. 

Les dimensions de \0. fragilis varient i)eauei>u|j ; les échant. les plus com- 
muns sur nos côtes et qui répondent à la var. échina ta, ?,oni de petite taille, 
le disque ne dépassant pas 7 à 8 mm. de diam. et les bras 40 mm. de long. ; 
dans la var. pentapJn/Uum, le disque peut atteindre 12 à 14 mm. de diam. et 
les bras ont 70 à 80 mm. de long. ; dans la var. ahildgaardi, le disque est 
très grand mais les bras sont courts. Ces bras se brisent très facilement 
soit lorsqu'on saisit l'Ophiure à la main, soit lorsfju'on la plonge dans un 
liquide conservateur. 

Les boucliers rad. sont ordin. de grande taille et nus ; le reste de la face 
dors, est occupé par des piq. ou des bâtonnets spinuleux, ou le plus souvent 
par les deux formes à la fois. La face dors, des bras est plus ou moins caré- 
née ; les art. successifs sont plutôt courts. Les pi. brach. dors, sont assez 
grandes, en forme d'éventail, avec l'ang-le proxim. plus ou moins saillant et 
formant souvent un bec assez accusé, en arrière duquel se trouve une petite 
proéminence arrondie, le tout déterminant une carène qui s'étend sur le 
milieu de la face dors, des bras. Les pi. lat. portent ordin. 7 piq. vitreux, 
transparents, dont la long-, augmente d'une façon très lente et très prog-res- 
sive du !'■' venir, qui est très court au y ; ce dernier et le piq. suivant sont 
les plus longs, puis le 7^ devient plus court. Dans les grands échant.. il y a 
parfois 8 piq., mais l'allongement reste toujours très progressif du 1"' au 4', 
lecpiel n'atteint guère que la long, de l'art.; les piq. suivants mesurent à 
})eu près un arl. et demi sur les petits exempl. et 'l dans les plus grands. 
Ces |)i(j. sont transparents, aplatis, tronqués à l'extrém. plus ou moins échi- 
nulés sur les bords suivant les var. Le premier venir, se transforme assez 
vite en crochet, 



faint. hv. iiiANcr. 



KCIIINODEltMF?! 



75 



Ainsi que je l'ai dit plus haut, les Ophiothiix de nos côtes offrent de très 
grandes variations ; c'est surtout pour la commodité de la description qu'il 
est utile de distinguer des variétés, mais ces variétés sont reliées par de 
nombreux termes de passage et il est souvent difficile d'établir entre elles 
une ligne de démarcation. Gomme toutes \e^ Ophiothiix littorales de nos 
eaux sont des 0, fra^iiis, on peut être certain de ne j)as l'aire une erreur 
de détermination en Unir duiniaiif ce nom : c'est l'affaire des spécialistes de 
reconnuilre les \ai'. J'en lésumc né;uuut>ins les caraclèrcs principaux. 




Fj(i. 48. — 0/i/u'ol/n-Kv fraf/i/is var. echtnala ; face dorsale ; a, éfluiiitillon de Clelle 
légèrement «-rossi ; b et c, échantillons de Cette ; d, de la haie du Lévi-ier; 
e, de HoscolT ; f, de Quibcron. 



N'Alv. echinata !)i:i.i.i; CiUA.ir:. Fig. 48. — C'est la loiine la plus ii-pandue sur 
nos cotes (Athuitiipu' et Médilerrauée'i : elle atteint lareuient de grandes dimen- 
sions et n'esl |ias très rolmste. l,,i coulenr est \ari('e, pas liés \i\c en <;(''U(M'al. 
verdâtre, vert rougeàlre, vert hleuàlie. i)lane idugeàtre, hiaiir (ili\àtie. roii- 
geàtre et même j-oug-e et se niainlienl dans l'alcool. La pointe relev('e ([ue l'orme 
l'angle dist. des pi. hrach. dors, est souvent marquée par un petit point blanc; 
les piq. offrent une couleur voisine de celle de la face dors, des bras, mais plus 
claire et ils sont transparents; ils sont plus ou moins divergents et disposés en 
éventail ; la long, égale environ une fois et demie la larg. des l)ras. Ceux-ci offrent 
parfois des annulations plus claires et plus foncées. Dans les formes les plus 
communes (a, b, C, e), les boucliers rad., assez grands, sont nus; les espaces 
interrad. sont couverts de bàlonnets courts, terminés par quelques spinules 
coniques, pointues, assez courtes, entremêlées de piq. plus ou moins allongés et 
munis de quelques denticules. De cette forme moyenne des modifications 



7^1 lAiM. i>i- i-HANci:. — i':(:iiimi|ii:hmi:s 

peuvent se faire suivant 2 sens opposés : ou bien les bâtonnets se développent 
aux dépens des piq. qu'ils finissent par exclure complet, de la face dors, du disq. 
l'f ), ou fiien ceux-ci prennent un très grand développement el acquièrent la pré- 
pondérance (d). L'on peut trouver dans les mêmes localités, sur nos cotes de 
Normandie ou de Bretaj^-ne, dans les canaux de Cette, etc., dos indiv. ofTrant un 
mélange de bâtonnets et de piq. associés à d'autres chez lesquels les bâtonnets 
existent seuls ; ces bâtonnets peuvent d'ailleurs s'allonger et ressembler beau- 
coup à de petits piq. Les boucliers rad. peuvent aussi porter de petits bâtonnets, 
mais cela est rare. Les formes dans lesquelles les picpiants douiinonl sur la face 
dors, du disque et môme font disparaître les bâtonnets sont rares sur nos cotes ; 
c'est à elles que le nom d'^>. alopecurus ;\\ah été particul. appliqué. 

VAR. pentaphyllum Lj^noman. Fig. 49, b, et c. — Cette var. a été décrite 
autrefois par Foubes sous le nom d'O. rosula. Elle est beaucoup plus robuste que 
VO. echinata : le diam. du disque atteint 10 et 12 mm. et les bras, forts et allon- 
gés, ont do 70 à 80 mm. de long. Les boucliers rad. sont nus, plutôt gr^inds et très 
apparents ; les espaces qu'ils laissent lil)res sont occupés par des bâtonnets 
accompagnés de piq. Dans les formes les plus robustes, ces bât. sont gros, 
coni(]ues, courts et terminés au sommet par (piel({ues spinules; ailleurs ils sont 
plus allongés; les dimensions dos pitp varient égal. Les piq. brach. sont aplatis, 
fortement denticulés, rapprochés les uns des autres et assez longs : leiu' long, 
égale 2 fois à 2 fois 1 2 la larg. du bras. La couleur est toujours vive et l)rillante 
et le rouge domino ordin. : tantôt la face dors, du disque est uniformément rose, 
tantôt elle est blanchâtre avec des taches rouges plus ou moins nombreuses ; la face 
dors, des bras est rouge et peut offrir des annulations ; les piq. sont peu ou pas 
colorés; ailleurs la couleur générale est bleue, tantôt bleu foncé, tantôt bleu 
grisâtre ou bleu rosé, uniforme ou avec des taches plus claires dos cercles, etc. 
Les colorations sont assez bien conservées dans l'alcool. 

Cette forme est très répandue dans le Pas de Calais, à Wimereux, à Boulogne, 
au Portel, etc., dans des stations tout h fait littorale où elle remplace la var. 
echinata; c'est elle qui domino sur les côtes d'Angleterre; elle peut descendre à 
des prof, de 10 à 20 m. sans que ses caractères varient beaucoup. Sur les côtes 
de Bretagne et dans l'Atlantique, l'O. pentaphyllum existe égal., mais toujours à 
une certaine prof., tandis que les échant. littoraux appartiennent ii la var. echinata. 

VAR. liisitanica Ljingman. Fig. 49, d. — Celte var. rappelle les indiv. d'O. 
echinata, dont la face dors, du disque est couverte de bâtonnets sans piq. Le 
disque est pentagonal et les rég. interrad. sont proéminentes. Les boucliers rad. 
sont [ilulôt potits, onliii. nus et tout le reste de la face dors, est couvertde petits 
bâtonnets arrivant tous exactement à la même haut., ayant la même taille el 
ierminés chacun par une couronne très régul. do petites spinules pointues et léger, 
divergentes, dont le nombre est le ])lus souvent do 'o. Les bras ne sont pas très 
longs et leur long, égale à peu près 4 fois le diam. du disq. ; les ])i(j. brach. sont 
rapprochés, étalés horizont. et ils sont plutôt cotu-ts ; ils sont épais, lui pou 
opa(pios, ai)lalis et garnis do denticulés. Cette vai-.' reste littorale. La couleur 
est uniformément rosée, grise ouvordâtro otn'otTro jamais la variété ou l'élégance 
qui oxislo dans les 2 var. précédentes ; do plus ollo passe complet, dans l'alcool. 

VAR. abildgaardi Kcw.m.vn. Fig. 41, a. — Laformo générale est trapue et ramas- 
sée. Le disque est épais, charnu, plutôt mou et il déborde largement dans les 



FAINE Ui; FKANCE. 



UCIIINODEIIMLS 



77 




KiG. 49. — Ophiol/iri.r fi-cu/ilis ; a, \ ar. abildcjaardi, l'acu' «loisale X •^'•* • b, vai'. 
pentaphylluvi, l'ace dorsale X -r^ > C, lu luèuie X ^ ' *ï> ^^'^'' lusitanica 



esi^aces inlerbracliiaux : les bras sont assez larg'cs mais plutôt courts ;lcs boucliers 
rad. sont ass(v. [ji'orond. ent'oucc'scl plutôt petits. Le disque peut atteindre 20 mm. 
de dlani. : tantôt il est unil'oiniément eouxi^il <le [ictils bàloiinels courts, s[)inu- 
leux, lantôt de vrais pi<i. s'ajoutent aux l)àl()nnets, mais ils restent toujours peu 
nombreux et assez épais. La carène des bras est peu manjuée. Les piq. brach. 
sont assez gros, courts, un peu opaques et les denliculations pas très fortes. 

Cette forme, décrite autrefois j)ar Aiîildgaard sous le nom d' 0. fragi lis, est très 
répandue dans toutes les mers du N. où elle est littorale ; elle est commune sur 
les côtes de Xorvèffe oii elle présente ses caractères les plus typiques ; on ren- 
contre parfois dans la Manclie et dans l'Atlantique, à une certain*^ |)rof., des 
0. pentaphyllian à dis(}ue épais et gros, à bras courts, qui se rapprochent beau- 
coup des <J. abildgaardi du N. (J). 



(I) J'attirerai l'attention sur un point spécial au sujet des OpJdothvi.r . Il n'y a guère 
lieu d'utiliser les cararlèrcs anatomiques pour la détermination des espèces de ce g. ; 
cette étude est d'ailleurs à peine ébauchée chez les Ophiures, et une tentative qui a été 
faite autrefois dans ce sens par un naturaliste, n'a pas été très heureuse : je veux parler 
d'AposTOLiDÈs qui, dans un mémoire d'ailleurs riche en erreurs, avait avancé que les 
vésic. de Poli n'existaient pas dans la var. echinata (qu'il appelait versicolo7') , et se trou- 
vaient seulement chez \'0, quinqueinaculata ('[u'il appelait rosula) — ce qui est faux. 
Toutefois, je crois bon de rappeler ici les différences que l'un observe au début du déve- 
loppement de nos Ophinthrix littorales. On sait, en ellet, que les Pluteus trouvés en 



78 lAlNK DE IRANCE. ÉCHINODERMES 



F. AMPHIURIDiE I iungman. 



Lit l'îiiuille dos Ain|iliimi(l(k's ik' leiilciiiic, ilii moins sur nos côtes, (|ue «le petiles 
forint's, à disque mssl'z réduit, .'i lii.is uiiuces, ('"li'oils et délicats, ordin. assez 
longs r[ |)oit.inl de petits piq. luinccs, couitsct ili('ss(''s. La face dors, du disque 
est cou\ Clic lie |ii. petites et iinl»iiqu<''es. oïdin. inclines, mais parfois munies de 
petits pi(|. ; K's honclicrs rad. ne sont pus très (li''\(']()p[i(!'S. Les dents l'onnenl une 
pile vertic-. et il n'v ,i p.is de papilles déni., miiis seulement quelques ]jap. huée. 
Dans le genre Ojiliidclis, il existe, en dessmis de la pile dent., une seule papille 
terni, impaire, tandis ([ue les aulics g. de nos cotes possèdent 2 ])apilles paires 
term. 

(i. AMPHIURA l.mms. 

Il e\isle en loiil. de eli;i(|ne cdlé, ii papilles luiee. : une tenu. ou prox.) 
s'inseraiil sur l;i pi. (u:de. uni' ext. ou dist.) sinscMant sur la pi. ailorale, et. 
entri' les i, siii' un phm suj)., se monlie \\\\v '-V' papille gc'néral. allongée, trian- 
g'ulaire el poinliie. Les houeliers rad. sont (li\'eig-enl s et le dis(|ue est di'pourvu 
de |ii(|. Les piq. lu'.ieli. sont en nombre sup. l\ .'i. 

A. chiajei l''niini;s. l''ig. 50. — \'()ir : Sahs. is.Ti, p. ."{(I. pL I, lig. 8-10; 
LûTKi-N, /rS.>', p. :)7. pL II, lig. l-i: IJi;m„ /^.'/?, p. 117. 

Le disque est arrondi ou pcnlTgonal, excaxé dans les espaces iiderrad. ; son 
diani. peut atteindre 10 mm. Les bras soid allongés, assezlorls. et leur long, 
égale 7 ou S fois le diam. du disque; tout renseinl)le de l'animal est plutôt 
robuste. La lai'e dors. ollVe. dans sa l'ég. cenlr.. uwq rosette de f> pi. prim. 
bien apparente : les boucliers ra<l. soid plnlcM petits et largement (li-\erg:enls ; 
la face venir, est complet, couxertc de pL, un peu plus ])etiles {jue sur la 
dors. La pa|)illc bucc. c\t. est élargie el rectangulaire. Les pi(|. bi-acli.. au 
Uond)rc de ."). S(ud subégaux, un peu plus buigs (pu' l'art . cl tci'minés en pointe 
arrondie. Les |)1. bracli. \entr.. oll'rcnl, au imuns au commencement des 
bras, une saillie longil. méd. de chaque C(dé de laquelle s"étend une dépres- 
sion, ce qui leur donne un aspect cannelé. Il v a "_' écailles tentac. 

La couleur est rouge orangé à l'état vivant : elle disparaît dans l'alcool. 

McdiloirancL' el sur les eûtes brilanni(iues. ((ui ont été déerit.s el l'epréseulés autrefois 
par J. .MuLi.E», olfrenl i paires de bras; dans la forme lillorale de lloscofT, ces P'iifeus 
sont beaucoup plus simples et ils n'ont que '2 paires de bras ; enfin les œufs iVO. /'ra- 
gi/i.s pi'ovenanl du l'as de Calais sont gros el l'iclies en vitellus, et ils se développent 
dircelemenl en ne subissant que des métamor|tlioses restreintes. H serait très important 
de reprendre ces études, fort intéressantes d'ail'eurs au point de vue de l'cnibryologie 
générale, et de rechercher quelles relations peuvent exister entre nos difîéronles var, 
{\'Oj,hiolliri.c et leur mode de développement. 



VAINE nn FRANCE. liCJUNODERMES 



79 



L'i4. chiajei est re'pandue dans loulc la Mùclileiiaiiéc ; sur nos colos de Pi'o- 
vence, on la trouve souvent dans les Alf^ues à <|uelques m. de pi'ot'., mais elle 
peut descendre ;» ilO m. et au-delà : elle s'(''l('nd ius(|u'au\ (-(^les de TAsie Mineure. 
Elle existe égal, sui- nos eolcs de r()ci'aii et dans la Manche, où elle est souvent 
littorale. Elle se continue sur les cotes el'Ang'leterre id rcnnonle jusipiaux iles 
Faroë et aux côtes de Norvège où elle peut descendi'e juscpià 1.200 ni. 




Fk.. 50. — Amphiura chnijci : a, l'ace dorsale, y^'l; b, face vt'nlrale, X •'• 



l. A. chiajei se distingue l'acilenient de l'.l. filiformis [)ar rcxislence de pi. sur 
la face venir, du disq. et de 2 écailles tentac. Elle se disti4igue de VA. meditei'- 
ranea, avec laquelle elle a été confondue, par la {)résence d'une rosette prim. sur 
la face dors, du disq., parles pi([. hracli. moins nond)reux, par les premières pi. 
brach. ventr. cannelées et \y.\v sa coloralion asscv. \ i\e. On ne i)eut pas la con- 
fondre avec ÏAinphipholis squatnala <pii reste toujours plus petite avec des bras 
plus courts portant 3 piq. seulement et dont les 3 pap. bucc. se suivent en une 
série régul. 

A. mediterraiiea Lvman. Fig. 51. — ^'oir : L. Clark, lOi'i, pi. IV, fig. 5 et fi. 
Cette espèce n"a pas encore élé décrite ; Lvman, eu 1882, s'est borné à dire 
qu'elle se dislingue de l'.l. c/u'a/ei pnv ses piq. brach. plus nombreux; 
L. Clark, en a donné, en 1914, deux photographies peu démonstratives, 
sans la décrire. 

Le disque est arrondi ou pentagonal a\ec les angles arrondis et les côtés 
quelque peu excavés; les bras sont minces, très étroits et très fins, et leur 
long, égale 8 à 9 fois le diam. du disque ; dans un échanl. comme celui de la fig. 
50. le djani. diidi^inie e>t de ."),."), (d les i)ras oui i.")iiiin. de long, La face dors, 



80 



lAiMi m; iKANCi:. 



LCIllNuDIiUMKS 



du disque, aplatie est couverte de petites j)l.. nombreuses et imbriquées, 
subégales, et une seule pi. centr. se distingue des autres par ses dimensions 
plus grandes ; les boucliers rad. sont |)elils et divergents. La face ventr. 
est couverte sur toute son étendue de pi. très petites, ])lns Unes que sur la 
face dors. Les boucliers bucc. sont Insangiques, aussi larges que longs, 
avec un angle dist. tronqué. Les pi. adorales, .'{lois plus longues que larges, 
sont rélrécies en dedanset élargies en dehors, el elles fournissent une mince 
lame (pii sépan* le bouclier bucc. de la première pi. brach. laL ; les j)laques 
orales soûl '2 fois plus hautes que larges. La papille bucc. exl. est allongée, 
rectangulaire.. '{ fois plus longue que haute, avec le bord libre léger, excavé ; la 
papille inleriiu'diaire est assez mince et allongée. Les pi. brach. dors, sont 
très grandes, un ])eu plus larges que longues et triangulaires. Les pi. brach. 
Acnlr. sont penlagonales a\ec un bord dist. plus ou moins fortement excavé 
en son milieu, el leur surface est tout à fait plane. Les piq. brach. sont 
au n<uid)r.' de 7 ou H : ils sont courts, épais, ai-rondis, subégaux, rugueux à 
l'extrém. et leur long, est égale on inf. à celle de l'art. Les écailles tentac. 
sont au nombre de "2. 




Fk.. 51. — Amphiuru "ledllerranea ; a, laee dorsale, X •"' ^ b, l'ace ventrale. X ^• 



La couleur à l'éliil vivant est d'un blanc grisâtre ne changeant pas dans 
1 alcool. J'ai indiqué plus haut les caractères qui séparent l'.l. mcditerranea 
de r.i, chidjci, avec larpu-llc rllc parait a\oir été soinent confondue, 



FAUNE m: iHANCi;. 



liCllINCiDKKMKS 



81 



L'A. medilerranea osl assez coiniiumc (mi Mcclilerraïu'-e et c'est elle (jue l'on 
trouve le plus coniuiiiuéuu'nl vers Nice: nu contraire, du côté de Marseille, 1'^. 
cliiajei csl plus répandue. Je l'ai Iromce liés al)()n(l.inle dans l'élauf-Mle Berre, au 
milieu des Ali;iu's el dans le sable \asen\ à des prof, liés l'aihles (M à 8 m.). HUc 
ue pai'ail d'aiileui's jamais descendic au delà d'uiu- di/.aiiie de m. 



Hg-. 11. 



A. flliformis O. F. Mïh.i.eh. Fijj;. 52. — ^ oir : Lutkkn, l&58,\i. 56, pi. II, 

. 11. 

Le (liam. «lu disque égale S à lO nnu., les bras, très longs et très minces 
peuvent atteindre 100 niin. : ils se hiisent très facilement. Cette espèce, qui 
est très IVéquem- 
meiil associée à 
VA. chiajei, s'en 
distingue par l'al)- 
sence de rosette 
])rim. sur la l'ace 
dors, du disque, 
et la l'ace venir, 
en grande partie 
nue ; de plus il 
n'existe pas d'é- 
cailles tentac. ; ces 
3 caractères la 
distinguent à la 
lois de VA . chiajei 
et de VA. mediler- 
ranea. Les piq. 
brach. sont au 
nombre de 5 à 6 ; 
le '!'' |)i((. oll're une 

structure très caractéristique: il s'élargit en ell'et à son extréiii. en "J pointes 
divergentes, hyalines et pointues faisant un angle druil avec le pi(|. ICU' 
un dit que celui-ci est bihamulé. 

A l'état vivant, le disque est d'un brun rougeâtre en dessous et le bord de 
la face venir, est très foncé. La face dors, des liras est brun rougeâtre. avec 
souvent un point noir et une ligne longit. rouge sur les cotés de chaque 
art. ; ces colorations disparaissent dans l'alcool. 

L'^. filiformis paraît assez réi)andue sur nos côtes de la Manche et de l'Océan 
elle est notamment très commune à Dunkenpie, à Wunereux, au Pouliguen; on 
la trouve dans le sable à mer basse, mais surtout à la drague, à une profondeur 
de ;■) à ilO m.; elle remonte jusqu'aux côli-s de Uanemai-ck, de Norvège et aux iles 
Faroë, el parait très répandue dans les mers du N. Elle est également assez com- 
mune en Méditerranée sur nos côtes de Provimce ainsi que sur celles d'Italie ; 
elle à été signalée en divers [loiiils de rAdiiati(pie. à des [)rof. différentes, 
iusiiu'à I .Oi)() m. 




FiG. 52. — Amphiura filiformis; a, face ventrale; b, face 
dorsale, X *^; C, deuxième piquant ventral, X 2iJ. 



82 



lALNE DE FRANCE. — ECHINODERMES 



G. AMPHIPHOLIS Lu n..man. 

]a's |»;i|)iII('S 1)UCC., iiu iioiuImh' (U' 3. se sui\riil sur uiu' nu'inc lig-iic et sur un 
même j)];in : la papille ext. est très allou,ii(''e, reclaujjulaire, les 2 autres sont plus 
petites, et ces 3 papilles, en rejoignant leurs congénères, ferment complet, les 
fentes bucc. Les bras sont courts et très grêles et les piq. brach. ordin. au nombre 
de 3 seulement; les boucliers rad. sont contigus. Ce g. ne renferme que des 
espèces très petites et délicates. 




FiG. 53. — Amphipholis squamata ; a, face dorsale, X '^ • h, face dorsale, 

et c, face ventrale, X ^~' 



A. squamata iDelleCiuaje) [Aniphiaia s, auct., A. elegans Leach, .4. 
neolecta ( Joxston)]. Fiy. 53. — \o\v : Bell, 1H'J2, p. 119 [Amphiura elegans]. 

Le diaiii. du disque varie entre 3 et .3,5 mm. et atteint rarement 4 mm. ; 
les bras ne dépassent guère 12 à L") mm. : ils sont très grêles et cassants. La 
l'ace dnr>. du disfpie, (-(UiNexe. est cdiix erle de pi. relatix . grandes, arrondies, 
peu iud)ri([uêes, a\t'i', au centre, une pi. un peu plus grande et arrondie; 
les pi. venli'., i)elites el imbriquées, forment un revêtement continu. Les 
écailles tentac. au nombre tle 2, stuit presque ég'. 

La couleur à l'état viv. est d'un gris unif., plus ou moins foncé. 

L"^. squamata est extrêm. commune sur toutes nos côtes où elle vit parmi les 
Algues, sous les pierres, contre les jetées des ports, etc.; elle est surtout litto- 
lale mais peut descendre ;i \'M ui. el |ilus. tresl une espèce presque cosmopolite,. 



faim; in; i kancic 



K(:iiinoul;kmi;s 



S3 



Ci. PARAMPHIURA K.u m i 



;i«. 



Voir : KuLiii.icn, 1895, [>. 17, pi. 1\, lig. 22 el 2;{. 

Aiuphiiuidôe dont le disque est couvert sur ses faces de petites pi. imbriquées 
sans indicjttion de pi. prim., les boucliers rad. sont allongés et très étroits. La 
papille inicc. ext. prend un développement considérable ; elle dépasse beaucoup 
la taille des pi. orales; de plus elle est presque accolée à sa congénère sur la 
ligne interrad. niéd. Deux écailles lentac. Les piq. bracli., en nombre sup. à 3 et 
subégaux, restent appliqués sur les cotés des bras. 



p. puiictata (^FoRBES). Fig. 54. — L e disque est penlagonal, assez fortement 
excavé dans les espaces interrad. ; son 
diani. est de 3 nini. seulement et les bras 
ont l.'i mm. de long. Les boucliers rad., 
très lins, se terminent en dedans par une 
pointe très aiguë : ils restent parallèles 
l'un à l'autre et séparés sur toute leur long. 
Les piq. brach. sont au nond^re de 5, 
subégaux, et leur long, égale à peu près 
celle de l'art.; leur extréni. arrondie est 
un peu rugueuse. 

La P. punctata n'est connue jusqu à présent 
que par 2 exempl. : lun est le type de Forbes 
et il avait été trouvé dans l'estomac d'une 
Morue, l'autre est celui que j'ai décrit en f^^^, ^i^, ^ Pavamphiura punctata , 
189o; il m'avait été donné par Giard qui a. face dorsale; b, face ven- 
l'avait dragué dans le Pas-de-Calais (sans traie, X '2. 
autre indication). 




G. OPHIACTIS LïiTKEN. 

Amphiuridée ne possédant qu'une papille bucc. termin. impaire, et 1 ou 2 
papilles lat. Les esp. sont en général d'assez petite taille avec des bras de 
moyenne long., munis de piq. un peu forts ; les pi. du disque sont armées de 
piq. qui restent parfois localisés sur les bords de celui-ci. 



0. balli iW'yville Thomsom. Fig. 55. — ^'oir : Kcsuler. l^iOô, p. 77. 
pi. III, fig. 23 et -Ji. 

Le diam. du disque ne dépasse guère 4,5 mm. et les bras ont environ 
"20 mm. de long. ; la face dors, du disque est couverte de petite? pi. 
imbriquées, à peu près égales, sauf une pi. centr. plus grande ; les boucdiers 
rad. sont petits el divergents. Les piq. se montrent vers la périphérie du 
dii^que et ils se continuent sur la face venir, Les biiucliers bucc. sont un 



84 



KAlNK DE FRANCE. EGIIINODERMES 



peu trilobés, à peu près aussi larges que long, il n'existe qu'une papille 

bucc. lai. Les piq. brach., nu 
nombre de i à .5. sont un peu plus 
grands cpie larl., spinuleux à l'ex- 
li'riii. Licaille tenlac. unique, est 
grande et ovalaire. 

La couleur à l'état vivant e-l (11111 
bniii cJaii'. un peu l'ougeàlre : les 
\)v:[> iillVciil parfois des annulations 
|>lii- toneées. La coloration est en 
|)ailie conservée dans l'alconl. 

\.<>. hnlli II t'sl ciicoi'c couiiiic c|ii(' 
il.in> I Alhiiili([uc et elle se hoiixc mii- 
iKil ic |il,ilc,iii coutinentnl. toujouis ii 
Mlle ccilaiiic prof. ; on pciil lii (lr;ii>'U(M' 
il piiilir (le (iO III. et elle (Icsccild jils- 
(lu'iiii dclii de '.MMI 111. VcTS \v \., elle 
ii'iiKiiilc jiis(|u ;ui\ ilcs l";iro("' cl ;in\ 
coU's (le Norvège, mais (die n csl pas 
connue vn ilessous du 4')" latit. X. 

*0. virens(SARS). Fig. 56. — ^■^ir : 
SiMKoTu, _/^'7o' el /n77, p. Wi (d 
ilU; K(.i:hli:r. Li:n'i, p. 185., ])l. \. 




Fk.. 55. — Oplutit'li.f balli : a, Icicc 
dorsale, X^ -b. tace ventrale, X 12. 



lig. i el :>. 



Cette espèce, toujimis 1res [)rlile, 

se distingue immédiatement par le 

nombre de ses bi'as (pii esl conslauiiiu'iil de (î ii l'étal adulte. Le diam. 

du disque ne dépasse guère 3,5 mm.; les bras ont \b à 18 mui. de 

long. 

Le disque esl arrondi, un peu proéminent dans les espaces interrad. ; sa 
l'ace dors, convexe esl couverte de jieliles pi. irrégnl. arrondies, peu ou pas 
imbriquées, inégales, sans la moindre indication depl.prim.el rlevenanl plus 
petites vers la péripliérie où quelques-unes sont armées d'un j)elit piq. 
conique el très court ; les boucliers rad., très petits, sont jilus ou moins 
enfoncés et triangulaires, ikmi di\ crgenl-. I.a face venir, est en générai 
incomplet, i-ccomcilc de pi., siirloid dans les iiidix. aduliez on la \\"ji. 
proxim. du dis(j. i-esLe nue: vers la péiM]diérie deccdni-ci. il existe (pielques 
petits pi(|. courts, coniques, idcuticpies à ceux de la face dors. La papille 
lermin. impaire qui se trouve en dessous de la pile dent, est '1 fois plus 
longue que large. Les pi. bracb. dors., très larges, couvrent presque toute la 
face dors, des bras; les pi. venir, sont pentagonales, léger, plus larges que 
longues. Les piq, brach., au nombre de 4, sont petits, cylindriques, arrondis 
à 1 l'xtréin.. le prcinicr \ciiLr. cd le dcrnu'r dors, si'ut un peu plus courts cpu- 



KAiNi: i>i; iitANci:, — i:(:iiinoi)i:iïmi.s 



85 



les 2 moyens dont la lonj,'-. éj^ale celle de l'arl. ('ne seule écaille len(ac,, 
grande et ovalaire. 

A l'cMal vivant, la 
face dors, du disque 
(illVe une coloration 
d'iMi ^l'is jaunâtre (ui 
verdàtre avec des 
taches plus foncées ; 
les bras sont plus on 
moins nettement an- 
nelés ; la face venir, 
est très claire. Ces 
colorations sont eu 
|)artie consei'vées 
dans l'alcool. 

L'O. virens est très 
remarquahlc |)ar les 
pliénoiuèiies de repro- 
duction a s e X 11 e il e 
qu'elle présente : son 
disque peut si' parta- 
ger en deux moitiés à 
peu près é^j-ales, ])or- 
tant chacune trois bras 
et qui régénèrent res- 
pecliveiiiciil les trois 

autres l)ras ainsi (pie l'autre moilI('' du discpie ; il existe des dispositions ana- 
tonnques spéciales, eu rajjport avec ces phénomènes de di\ision, (|u'(mi 
trouvera rc'suuiées dans le travail de Cuénot, 1891 , p. 258. 

ho. virens n'a encore été signalée jus({u'ici <pi"à Naples et à Madère, mais elle 
existe certainement dans des localités intermédiaires entre ces 2 rég. sur les 
côtes N. ou S. de la Méditerrannce, et on la trouvera très vraisemblablement 
un jour sur nos côtes de Provence ou d'Algérie ; j'ai donc cru devoir la nu^n- 
tiouner ici. Elle se distingue facilement de VO. balli par le nombre des bras, par 
sa coloration, par les boucliers rad. non divergents, etc. 




56. 



Ophiocti.f rirensj a, face ventrale, X '^ 
b, face dorsale, X ••• 



G. OPHIOCENTRUS Ljcngmax [Àmphiocnida Viauui.Ll. 

Les papilles bucc. sont disposées comme dans le g. Amphiuva , c. à d. qu'il 
existe de chaque côté une papille termin. insérée sur la pi. orale, une papille disl. 
ou ext. insérée sur la pi. adorale, et, enfin, sur un plan supérieur, une papille 
intermédiaire triangulaire et pointue. Le disque porte de petits piq. ; les écailles 
tentac. font défaut ou n'existent (ju'à la base des bras, ce qui arrive précisément 
dans l'espèce française où les bras sont particul. longs et portent de nombreux 
piq. 



8e 



ÏALNE Di; IKANCi:. — LCHINODERMES 




Fi(.. 57. — Ophiocentrus brachiatux; a, lace dorsale, X ''* ! ^> ^^^^ ventrale, X, ^ '■> 
C, face dorsale do l'animal entier légèrement grossie. 



0. brachiatus Moma(H' \Ophiocntda br. auct.]. Fig. 57. — Voir : Bell, 
1892, p. llt>. pi. XIII, liy. 3-5 [Ophiocnido]. 

Le diani. du disque atteint 8 à 10 niiii. ; les bras sont extrêm. longs et le 
dépassent 15 à 20 l'ois ce diani, ; ils sont aplatis et assez minces. La face dors, 
du disque oiîre une rosette de 6 pi. prim. un peu plus grandes que les voisines 
qui sont nombreuses et un peu imbriquées : vers la périphérie, elles 
deviennent plus petites en même temps qu'elles s'épaississent, se redressent 
et acquièrent un petit piq. court, conique et pointu ; les boucliers rad. sont 
assez grands et peu divergents. La face ventr. est couverte de pi. épaisses, 
dressées, et portant aussi chacune un petit piquant. Les boucliers bucc. sont 
presque losangiques ; les pi. adorales sont rétrécies, mais contiguës en 
dedans. La papille bucc. ext. est très grande et squamiforme. Les pi. brach. 
dors, sont grandes ; les venir., quadrangulaires, offrent à leur surf. 3 saillies 
longit., une méd. et deux lai., séparées par 2 sillons ou cannelures qui 
s'étendent jusqu'à une certaine distance du disque. Les piq. brach. sont au 
nombre de 7 à 9, parfois même de 10, un peu plus petits que l'art., aplatis, 
avec l'extrém. arrondie. Les pores lenlac. offrent sur les premiers art. 2 
écailles ; au delà du disque, l'écaillé int. disparaît et l'ext. persiste seule en 
se réduisant progressivemenL puis elle ne larde pas à disparaître à son lour 
et les pores restent nus. 

La couleur à l'élal vivant oi d'un gris rougeâtre ou jaunâtre assez terne 
et uniforme qui passe coniijlrt. dans l'alcool. 

Sur nos côtes de l'Atlunlique, VO, brachiatus vit dans les sables vaseux à 10 ou 



lAlNi: UL- KHANCK. — licillNOUliUMl-S 87 

20 cm. (le prof. ; ses bras clémesiiréiiienl long-s, sont très souples et peu cassants; 
à Ai'cachon, où elle est assez couiniune, elli' se trouve associée à des Soleil, à la 
Leptoxynapta digitala, etc. ; elle a été assez rarement sifi^nalce, mais doit être 
fréquente sur nos plages de sable. Elle remonte sur les cotes des Iles Britanni- 
ques, mais ne dépasse pas le 56° latit. N. En Méditerranée, VO. brarhiatus a été 
rencontrée à Marseille et à Naples, dans les sal)les \aseux, h <i('s |)r(>f. toujours 
faibles et ne dépassant pas 30 m. 

On reconnaît facilement cette espèce à ses bras extrèm. longs et à son disque 
armé de piq. 



S. Cl. CHILOPHIURIDES 



F. OPHIODERMATIDjE Ljungman. 

Le disque est muni sur les 2 faces de granules arrondis et serrés, recouvrant ou 
non les l)oucliers rad. et les pi. adorales ainsi ([ue portés par des pi. extrèm. minces 
et imbriquées. Il existe des dents et de nondsreuses papilles bucc. mais pas de 
papilles dent. ; les bras, cylindriques et flexibles, portent de nombreux piq. 
courts, ordin. appliqués contre les pi. lat. 

G. OPHIODERMA Muller et Troschel. 

Les dents sont coniques et pointues. Les piq. bracli., atteignent le chiffre de 
10 ou 12; ils sont très courts, aplatis, plus petits que l'art., très étroits, appliqués 
et formant une série ininterrompue. Les écailles tentac. sont au nombre de 2, 
l'ext. recouvrant la base du premier picp brach. La face dors, du tlisque offre, à 
la base des bras, une incisure profonde, dans la(]uelle sont remues les premières 
pi. brach. dors. La fente génit. au lieu d'être unique le long de chaque l)ras, est 
dédoul)lée : il existe une fente proxim. vers le bouclier bucc. et une autre dist. 
vers le bord du disque. Les iadiv. atteignent général, une grande taille. 

0. longicauda LmcK. Fig-. 58. — Voir : Mûller et Troschel, i8'i2, p. 86, 
pi. IX, fig. 1 ; Kœiiler, l'Jlfi, p. 173, |)1. \\\ {"x'^. 1-7. 

Le diam. du disque atteint 25 nini., et les bras oui 100 à 150 mm. de 
long. ; leur larg., à la base, varie entre i et 4,5 mm. ; tout l'ensemble de 
l'animal est robuste et ses mouvements sont très vifs. 

Les 2 faces du disque sont couvertes de granules très fins, sphériques et 
serrés, qui, sur certains exempL, recouvrent les boucliers rad.. et sur 



88 



lAL'Nr; m riiAMM;. — i:L:iii.Miiii:it\il:s 



(raulres les laissent à nu ; ces j^ranules recouvrent égal, les pièces bucc. Les 
pi. brach. dors, sont très grandes, rectangulaires et ordin. morcelées en 2 
fragments par un sillon méd,, auquel s'ajoute parfois 1 ou '2 autres sillons 

lat. ; mais elles 
peuvent égal, res- 
ter entières et l'on 
observe beaucoup 
de variations à cet 
égard : le plus sou- 
vent il y a alter- 
nance entre une 
série de pi. morce- 
lées en '2, 3 ou 
4 fragments, et 
une série de pi. 
entières. Les piq. 
brach. dépassent 
un peu la inoilié 
de larl., et le pre- 
mier ])i([. \eiilr. 
est un peu plus 
longqueles autres, 
q'ui st)iil tous 
égaux. 

A l'état vivant, la 
coloration est très 
foncée, d'un brun 
noirâtre sur la face 
dors. ; la face 
ventr. est beau- 

I- KO /i t • ; / • ; f 11 coup lîlus clairc, 

l' Ki. 00. — Opnioderma lonqicauda ; a, lace dorsale . 

légèrement réduite ; b, face ventrale légèreiiu'nt grise ou jaune 

grossie ; c, face dorsale à lorigiiu' d'un bras, X 2. grisâtre. Tantôt la 

coloration est uni- 
forme, tantôt il existe qucl([ues petites taches claire sur le disque ; les 
bras peuvent aussi oil'rir d'assez grandes taches grises allongées transvers, 
et très inégal, distribuées. La coloration se conserve dans l'alcool. 

L'O. longicauda est surtout répandue en Méditerranée où elle est très fréquente 
sur tout notre littoral ; on la trouve sur les rochers Ijattus par la mer, au milieu 
des Algues, dans les fentes des pierres, contre les jetées des ports, où on la voit 
s'agiter ii une faible prof., mms 0,'>0 cm., et ou pcnit la ca])lurer facilement à l'aide 
d'un hameçon muni d'une amorce^ animale ; elle ])eut d'ailleurs descendre 
jusqu'à 10 ou i'\ m. Elle existe (''^al. sui' nos côtes d'Algérie, dans l'Adriaticpie. 
etc. Dans l'Atlantique, elle descend le long des côtes (bt^spagne, du Portugal et 




lAiNT Di- inwcr:. 



i:(:iiiMii>i uMi 



MO 



d'Afrique jusqu'à l'Kquateur. ot oilo ost très commune aux Aeoros et à Madère 
sur nos côtes occidentales, elle ne paraît pas dépasser La Hochelle vers le N, 



G. OPHIOCONIS LiirKKN. 

Les granules recouvrent les boucliers rad. et toutes les pi. hucc. Les dents sont 

aplaties et très minces, en l'orme de lamelles translucides avec cpielques denticula- 

. lions sur les bords. Les papilles ])ucc. lat. sont nombreuses, la |)lus ext.est la plus 

petite. Les pi([. bracli. sont courts, aplatis, hvalins, plus ou moins dressés ; 

les pi. brach. ventr. sont très allonr-ées. La taille reste jjetile. 

0. forbesi (Hei.ler'. Fig-. 59. — Voir : Hr.r.M-K, 1863, j). i'2'2. pi. II, lig. 5-2 
[Pectinura /".]. 

Le diani. du dis(jiie est de ,') à 7 miii.. les hras'u'oiil i^iière plus de 1") à 
18uini. de long-. 
et égalent à peu 
près .'î ou .3 fois 
1 !'2 le diani. du 
disque. Celui-ci 
est unironné- 
nieut couvert 
de granules qui, 
sur les j)l. ado- 
rales et orales 
deviennent un 
peu plus gros- 
siers surtout au 
voisinage de la 
l)ile dentaire. 
Les pi. braeli. 
dors. sont 
grandes et 
translucides, 
plus longues 
que larges ; les 
pi. brach. ven- 
ir, sont aussi plus longues qiu- larges. Les piq. brach. sont au nombre 
de 7; les premiers piq. venir, et les derniers dors, égalent l'art, et les 
moyens sont un peu plus courts. Les pi. brach. présentent des stries 
transv. très fuies et parallèles. L"écaille lenlac. est très grande, ovalaire 
ou lancéolée, beaucoup plus longue que large; et il en existe 2 sur les 
premiers art. brach. 

La couleur à l'étal \i\anl est jaune brunâtre avec des marbrures plus 
foncées ; les indiw eu alcool sont blancs. 

Cette espèce a été considérée pendant longtemps comme spéciale à la Méditer- 




Fi 



59. 



Ophioconix forbesi ; a, l'ace dorsale, X '•' - 
b, face ventrale, X ^^- 



90 lAiNF. m; I HANci;. — i;(Jiii.Miin;itMiiS 

ranée ; on la trouve au large de nos côtes de Provence, dans les graviers et les 
sables des <* fonds durs » de la (( broundo », au milieu des Algues calcaires, vers 
40 à 50 m. de prof., associée à VOphiuva albidn qui est toujours plus grande qu'elle : 
elle n'est pas commune. On l'a signalée à Messine, à Lissa et à Corfou, entre 20 
et 60 m. Elle a été rencontrée aussi dans les parages des Açores, entre 90 et 208 m. 



F. OPHIOLEPIDIDiE Ljungman. 



Le disque est couvert de pi. général, grandes, inégales et é[)aisses. Il n'y a pas 
de papilles dent., mais seulement des papilles bucc. ; les dents forment une rangée 
vertic. Les bras sont relativ. forts, rigides et résistants, larges à la base et 
allant en se rétrécissant rapidement. Les piq. bracli, sont petits, peu iniporlaiils. 
général, peu nombreux et souvent papilliformes. 



G. OPHIURA Lamarck. 

Les pi. dors, du disque, fortes, sont unies solidement entre elles, de manière à 
former une sorte de carapace résistante. Les pores tentac. des premiers art. brach. 
sont général, très grands, ovalaires et garnis sur les 2 bords de plusieurs écailles. 
La face dors, du disque est échancréc à la base des bras et les incisures sont 
limitées de chaque côté par une rangée de papilles serrées, formant une sorte 
de peigne, le peigne radial ; ces papilles se continuent sur la face ventr. le long 
du bord ext. des fentes génit. ; les boucliers rad. restent à une certaine dis- 
tance du bord du disque. 

0. lacertosa (Pennant) [O. texturata Lamarck, O. ciliaris L.]. Fig. 60. — 
Voir: Lûtken, iSôS, p. 36, pi. 1, fig. 1 [O. texturata]. 

L'espèce peut atteindre une très grande taille ; il n'est pas rare de rencon- 
trer des indiv. donl le disque a 35 mm. de diam. ; habit, ce diam. oscille 
autour de '2,5 mm., les bras sont environ 4 fois plus longs. Ce disque est épais 
et arrondi ; sa surf. dors, est convexe et la face ventr. plane. Les bras sont 
lai'g'es à leur base qui mesure 5 mm. ; leur face dors, se relève en une carène 
arrondie : la larg. diminue rapidement jusqu'à l'oxlrém. qui est très amincie 
et pointue. Ces bras sont tout à fait rigides et ils semblent ne pouvoir elfec- 
tuer que des mouvements peu étendus ; tout l'ensemble de ranimai est très 
robuste. 

La face dors, du disque est couverte do pi. 1res inégales, général, assez 
petites, parmi lesquelles on remarque une c.-dors. arrondie, et, séparées 
d'elle par 1 ou 'i rangs de |)1., .') pi. i-ad. priin. Les pa|)illes rad. sont d'abord 
extrèm. fines et allongées, puis elles s'élargissent progressiv., en même temps 
qu'elles se raccourcissent pour passer sur la face venir. ; on peut compter 
une trentaine de papilles sur la face dors. J.,es incisures rad. sont grandes et 
profondes et elles reçoivent les 5 premières pi. brach. doi^s. Celles-ci portent 



FAINE DE FKANCH. — KCHIXODEHMES 



91 



sur leur bord ext. chacune quelques papilles extrêm. petites, beaucoup plus 
petites que celles du peigne principal, en dessous duquel elles loruient une 
sorte de petit peigne accessoire. Les boucliers bucc. sont très grands, lan- 
céolés, plus longs que larges, leur long, dépassant beaucoup l'espace qui les 
sépare du bord du disque. Les premières pi. brach. ventr. sont séparées les 
unes des autres par une petite dépression élargie transvers, ; ces dépres- 
sions sont très mai'quées sur les art. situés eu dedans du disq.; les i ou 
.") suivantes s'atténuent progress,, j)uis elles disj)araisseni linnlenienl , Les piq. 




V\(.. 60. — Ophiiira larerlosa ; a, lace dorsale légèrement r(''<liiifo 
b. l'ace ventrale, X ->■'• 



brach., au nombre de 3, sont très réduits. Les premiers pores lentac. sont 
très g-rands et limités par i ou ô écailles de chaque coté, puis ce nombre 
diminue, tombe à *2 ou 3, puis linalement il ne reste qu'une seule écaille 
dans la partie termin. des bras. 

La couleur à l'état \ivant est orangée ou rougeàlre sur la l'ace dors., plus 
pâle sur la face ventr. ; elle disparaît complet, dans l'alcool. 

L'O. lacertosa est répandue sur toutes nos côtes et vil surtout dans les fonds 
vaseux et sableux. Dans l'Atlantique, on peut la trouver à mer basse sur certaine 
plages sableuses (Arcachon), niais elle vil surtout à partir de (iuel([ues m. de 



92 



iaim; mi: rit.wci: 



i:(:iiiM>i)i;itMr.s 



prof, et peut descendre jusqu'à 200 ni. ; elle s'étend jusqu'aux côtes de Norvèg-e. 
En Méditerranée, VO. larertosa osl 1res commune, principal, dans les fonds 
vaseux à partir dune di/aine de m. ; elle est très répantlue sur le pourtour de la 
« broundo » et au delà dans tous les sables vaseux ou la vase du large où elle 
descend jusqu'à .300 jn. 

0. albida Formis. Fi-. 61. — N'oir: I.utkfn, 1858, p. :M). pi. I, %. 2. 

UO. albida est très 
voisine de YO. lacertosa, 
mais elle est toujours 
plus petite; le diam. du 
disque ne dépasse g'uère 
1(1 à \'l mm. et la long, 
(les bras atteint environ 
i fois ce diam. ; elle est 
assez robuste, ses bras 
sont rigides et le revête- 
ment du disque est très 
solide. La face dors, du 
disque est couverte de pi. 
inégales, assez grandes, 
(ilTrant une rosette prim. 
de 6 grandes pi. arron- 
dies et contiguës. Les 
incisures rad. sont moins 
|)rof. que chez X O. lacer- 
tosa, et ne contiennent 
cpie les ,S premières pi. 
brach. dors. Les papilles 
rad. sont basses, assez 
épaisses et subégales: on 
n'en aperçoit que L'i à 18 
environ quand on re- 
garde rOphiure par en 
haul. Il existe aussi un j)etit peigne rad. supplémentaire. Les boucliers bucc. 
ne sont pas très grands, plus longs que larges et pentagonaux avec les côtés 
droits; leur long, est égale ou inf. à l'espace qui les sépare du bord du 
disque. Il n'y a pas la moindre trace de dépressions entre les premières 
pi. brach. venir. Les piq. brach. au nombre de 3, sont petits. 

A I état \i\anl, la face dors, du disque et des bras est jaune orangé avec 
des marbrures i)lanches ; la face \enlr. est pins claire ; la coloration dispa- 
lait complet, dans l'alcool. 

'[.'O. albida se rencontre dans les mêmes localités que VO. lace7'losa, mais elle 
Il ;t|i|);ii-:iîl (pi'ii des pi-of. un peu plus grandes et dans l'Atlantique on ne la 




l'id. 61. — Ophiuva albida ; a, face dorsale, 
X 2 ; b, face ventrale, X '*'• 



VAUNi: DF, in.WCE. — ÉCHINODERMES Uli 

trouve pas à mer basse. En Méditerranée, elle se montre à partir d'uiic dizaine 
de m. Elle parait descendre à des prof, plus grandes que ÏO. lacertosa (833 m. 
dans le canal des iles Faroëi. 

L"0. albida se disliuijue Irés racilciiicnl de VO. lacertosa par sa IîmIIc plus |i(dile, 
par les pi. dors. i\y\ dis([ue rclaliv. |)lus grandes, par l'absence de ([('pressions 
entre les premières |)1. bracii. veuli., par les papilles rad. plus eourles et moins 
noudjreuses, par les boucliers bucc. plus courts, elc. 



F. OPHIOCOMID^ Ljunuman. 



l,e dis([ue est ordiii. (•(iiucil de ;.;i'amd('s u\\ |i;ul'()is reste nii ; les IkmicI. rad 
sont visibles. Il existe des ])apilles dent, ([id l'onnenl un pa(piel xcilie. en dessous 
(le la pile dent, l.cs bi'as sont assez longs; les pi(|. bracii. sont l)ien (lé\(doppés 
et dressés ; i ou 2 écailles tentac. Cette famille comj)r(!nd deux sous-familles : 
les Oph/OCOmin.i: et les Oi'HIOPSILID.e, renfermant chacune un g. vivant sur nos 
ecjtes. 



G. OPHIOCOMINA K.« 



IILEH. 



Voir : Koi.in.iiii, 1921 b; pi. L.\X\', iig-. 1-G (sous presse). 

Ophiocominée chez hupielle les ])iq. brach. sont creux comme dans le genre 
Opfuacaiilha. Le dis(iue est couvert de granules sur les 2 faces. Les boucliers bucc. 
sont élargis transvers. ; les pi. adorales, très allongées, sont contigues sur la 
ligne interrad. méd., elles sélarg-issent en dehors et séparent jjIus ou moins lar- 
gement le bouclier bucc. de la premièi-e [>l. i)racli. lat. Les pi. orales sont 
hautes ; les papilles bucc. et dent, sont disposées comme dans le g. Ophiocoma, 
c. à d. que les papilles bucc. sont assez nombreuses et les pap. dent, forment 
un paquet assez serré. 2 écailles tentac. 

Ce g. est représenté par une seule espèce qui vit dans l'Atlantique boréal, et 
peut pénétrer en M('diterranée. J'ai discuté les caractères du g. Ophiocomina et les 
raisons pour Icscjnelles j'ai cru devoir le séparei- du g. Ophiocoma, dans le travail 
signalé ci-dessus, au({uel je renvoie le lecteur. 

0. nigra (0. l'\ Mûu-kk). Fig. 62. — Le disque est arrondi et assez épais; son 
diani. varie ordin. entre \'l el 15 nmi., mais il peut arriver jusqu'à *23 mm.; 
la long, des hrasalleinl .") ou C) l'ois ceehill're. La l'ace dors, est unii'ormément 
couverte de granules arrondis et serrés, qui cachent complet, les pi. sous- 
jacentes et les boucliers rad. ; le disque forme, sur sa face dcu's., à la base 
des bras, une légère incisure dans laquelle sont reçues les 2 premières pi. 
brach. dors, plus petites que les suivantes ; la face ventr. esl aussi cou- 
verte de granules. Les piq. brach., au nombre de 6, sont cylindriques, 
assez minces, avec l'extrém. arrondie et finement denticulée sur toute leur 
long, 



94 



FAUNE DK FRAN'Cli. 



liCHINODERMES 



La face dora, du disque est très foncée, d'un brun noirâtre, les bras sont 
plus clairs et bruns, la face ventr. est plus claire également. Cette coloration 
se conserve danslalcool. 11 existe aussi, dans les mers du N., certains indiv. 
dont la couleur est orangée ou même rose, cl (|ui se décolorent dans 
l'alcool. 



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FiG. 62. — Ophiocomina nigra ; a, face dorsale, X - • ^'^'^''^ ventrale, b, X '^• 



L'O. nigva vit surtout dans l'Atlantique ; elle est assez répandue sur nos côtes, 
surtout à RoscofT et à Concarneau, dans des sables graveleux et des fonds 
rocailleux, entre 6 et 30 m. de prof., mais on ne la trouve pas à mer basse. Elle 
remonte nssez liaut dans les mers du N., sur les côtes des Iles Britanni(iues et de 
Norvège, où on peut la trouver à mer basse d.ius la zone des Laminaires : d'autre 
part, elle descend jusquà ItiU m. Comme elle a été rencontrée aux Açores, il est 
très vraisemblable quelle se trouvera sur nos côtes du S. W. Enfin il est certain 
que \'0. nigra existe en Méditerranée ; jen possède un échant. provenant de 
Sicile, 

G. OPHIOPSILA FoHHKs. 



Le disque csl comiMt, sur srs "J faces, de pi. exlréni. minces et petites, diffi- 
ciles à apercevoir : K^s boucliers rad. sont très allongés et étroits. 11 existe à la 
fois des papilles hucc. et des papilles dent. Les piq. bracli. sont courts, assez 
nombreux el dressés. Le caractère essentiel du g. est olfert par les écailles tentac. 
dont Tint, se prolonge en forme d'un long piq., aplati et lancéolé, qui se dirige 
obliqu. sous la pi. brach. ventr. correspondante et se croise avec son congénère, 
tandis qui' l'écaillé ext. reste petite et courte. 



FAUNE DE FRANCE. 



HCHINODERMES 



05 




Fil.. 63. — Ophiopsila araiiea ; a, face dorsale, X - • b' ^^'^^ ventrale et c, 
vue latérale d'un bras, y^l ; d, face ventrale d'un bras, X '• 



0. aranea Forbes. Fig. 63. \'oir : Forbes iS'iS, p. 149, pi. XIV, fig. 1-7; 
IIeller, 1803, p. 415, pi. II, fig. 17-20: Kœhler, iOi!i, p. 205, pi. VIII, 
fîg. 5 et 9. 

Le disque est petit, arrondi et son diam. ne dépasse pas 6 à 7 mm. ; les bras 
sont très éti'oits, délicats, leur long, varie entre 40 et 45 mm. ; chez l'animal 
vivant, ces bras se meuvent avec agilité en se contournant et ils se brisent 
facilement. Tout l'ensemble de l'Ophiure est délicat. La face dors, du disque est 
couverte d'un tég. mou et qui paraît dépourvu de plaques, mais un examen 
attentif sur des échant. desséchés permet de découvrir de très petites pi. 
imbriquées et arrondies, qui laissent à nu les boucliers rad. ; ceux-ci sont 
étroits, très allongés, largement séparés l'un de l'autre. Les piq. brach., au 
nombre de 6, sont aplatis, arrondis à l'extrém., subégaux, le premier venir, 
un peu plus grand que les autres, et le dei'nier dors, un peu plus petit. 
L'écaillé tentac. int., allongée, est fusiforme et assez large; l'écaillé ext. est 
petite et pointue. 

La coul. à l'état vivant est d'un brun rougeâtre, avec, sur la face dors, du 
disque, des taches blanches irrég. qu'on peut retrouver sur les bras; la face 
vcntr. est plus claire et jaunâtre; ces colorations se conservent plus ou moins 
dans l'alcool. 



96 



IALN1-; Di: I ranci; 



liCHlNODERMKS 



L'O. aranen est très répandue en Méditerranée où elle vit général, entre 30 et 
50 lu. de prof, dans les graviers et surtout parmi les algues calcaires ; elle a été 
signalée sur nos côtes de Provence et sur les côtes d'Algérie, à Naples, dans 
rAdriati([ue. flans la mer Egée, etc. Elle existe aussi dans la Manche et Phuvot 
rindi({ue à Roscolî dans les graviers lill(ir;iii\ et le s;d»lc cnliiM- iin. Enfin, on Ta 
trouxée aux Ac/ores (90-I8S m.). 



*0. aniiulosa (Saksi. Fig. 64. — \'oir : Sars, IKH, p. '9, [j1. 1. Hj;. -1-1 
J)phianopliis\\ Koeiilkk, L'JL'i, p. :20:), pi. VIII, fig. 6 et 12. 

Celte espèce se distingue 
(le la précédente par sa 
grande taille et sa structure 
très robuste : le diam. du 
(lisfpie atteint facil. 10 à 
1 "2 niiii., et la longueur des 
jjras atteint au moins douze 
lois ce cliilIVe : ces bras 
sont arrondis, aplatis sur 
la lace ventr. et assez gros. 
I.c (li-(|iic porte >ui" ses 2 
laces de> écailles très iines 
et très minces, un peu plus 
(lc\ el()])pées au voisinage 
des jjoucliers rad. qui sont 
très longs et très étroits. 
Les piq. brach. sont au 
Vu,. 64. — Ophiopsila (innulosa ; a, l'ace vt'nirale nombre de 12 environ et 
d'un bras et b, vue latérale d'un bras, X *'• leur long, diminue depuis 

le ])remier venir., qui est 
beaucoup plus grand que Tari., jusqu'au dernier dors, qui égale l'art. : 
les piq. ventr. sont à peu près cylindr.. mais les autres sont aplatis et élargis 
en l'orme de spatule; tous ces piq. sont très serrés et dressés perpendicul. 
au bras. Lécaille lentac. inl. est très allongée, lancéolée et pointue ; l'exl. 
est petite, étroite, avec la pointe émoussée. 

La couleur à l'état vivant est d'un brun foncé ou manon ; le pourtour des 
boucliers rad. est plus clair ; la face dors, du disque est souvent tachetée de 
petits cercles blaiio on très claiis entourant une partie centr. plus foncée ; 
la face dors, des bras est brune a\ec des annulali(uis plus claires; la face 
ventr. est blanche ou d'un blanc jaunâtre. Ces colorations sont conservées 
dans l'alcool. 




L'O. annulosa a surtout été signalée en Méditerranée, à Naples, vers 80 à 100 
m. de prof. ; elle a également été rencontrée sur la côte occidentale d'Irlande, 
ainsi qu'il Plymoutli entre !U> et "lOm. On voit donc (pie l''^. nnmilosa peut passer 
de la Médileri'aiiée dans la Manche, el il est 1res \ raiseinlilable ipToii Im 



faim: 1)|; vuanci;. — i;i:iiin(i1ii:h.mi;s 



trouvera un jour sur nos côtes, soit en Médi.lcrranée, soit dans lAtlantique. 
L'O. annulom se distingue très facilement de \'0. aranea par sa taille plus grande, 
par sa structure beaucoup plus roliusie. et par Je nombre de piq, brach. 



Cl. ECHINIDES 

^OURSINS; 

Le test des Échinides e^l plus ou moins globuleux, pai'l'ois aplati, mais à 
contour essentiellement arrondi ; il est couvert de piq. enli'emélés de pédic, 
et parmi lesquels on peut reconnaître les tubes andiul. disposés en 5 rangées 
méridiennes doubles. Si Ion envisage le corps d'un Kchinide tel que le 
Paracentiotus lis^idus, l'Oursin comestible de nos côtes, qui appartient aux 
Échinides les plus simples ou Riîguliers, on remarquera que ces tubes s'é- 
tendent depuis le péristome jusqu'au voisinage du périprocte. Le péristome 
est recouvert d'une membrane molle et assez grande ; il olFre en son milieu 
la bouche reconnaissable à ses .3 dents proéminentes; lanus est entouré de 
très petites plaques couvrant une aire de dimensions restreintes. \e périprocte. 
L'animal marche sur sa lace orale ou \ entr. I>e squel. lig. 3 et 4 i est constitué 
piir de nombreuses pi. soudées qui eoniprennenl d abord, :iii |)(')le opposé à 
la bouche. "J cercles de chacun .") pi. et entourant le péripr. (api ; 5 de ces 
pL, plus grandes, sont interrad. bi et chacune porte un orif. génit., ce sont 
\e$ pi. génitales g. O! ; les .") autres, sont plus petites et dites ocellaires (r), 
elles oiFrent un (nil". plus petit, (^espl. entourant le péripr. qui s'est substitué 
à la pi. c.-dors. représentent le squel. prim. de l'I'^chinide : elles forment 
ensemble l'appareil apical. Chaque pi. prim. est le point de départ de '2 
rangées de pi. tig. 4), ou mieux d'une rangée double disposée suivant un 
des méridien- du corps et se continuanl jusqu'au périst. : les ,") rangées 
diud)lesqui l'ont -uile ;iu\ pi. ocellaires sont dites radiales (ai ou a/ubula- 
craires et les .") autres interradiales ou interambulacraires [\] ; le tout 
forme la couronne, dont la partie la plus élargie est Vanibitus. 

Les pi. ambul. sont percées de pores disposés par paires d , par lesquels 
passent les canalicules aquit'ères souvrant dans les tubes ambul. Chez les 
jeunes Oursins, chaque pi. ambul. porte une seule paire de pores et par suite 
un seul tube ambul. Chez les CidaridiVj cette structure simple est conservée, 



98 lAL.NK DE yRANCE. tCHINODERMES 

mais chez les autres Échinides, les j)l. simples se réunissent en pi. plus 
grandes dites conipusées, dont chacune ullVe plusieurs paires de po res. Les 
'1 pores tie chaque paire se trouvent dans une petite dépression appelée péri- 
pode et pari'ois ils sont réunis par un sillon, on dit alors qu'ils sont conjugues. 
Parfois les pores sont simples. Les pi. interaud)ul. sont plu> t;rantles et plus 
larges que les and^uL, et elles ne sont jamais composées ; en principe, elles 
ne portent pas de pores. Toutes les pi. sont niiuiics de tubercules servant à 
l'articulation des pi(|. on des pédic, cl (pi'on a))pelle, suivant leur taille, 
piiinaires, .seconcinires, ou niilidircs. Les pi. ainl)ul. de la première paire 
quittent la rangée à laquelle elles ap|)arliLMnu'nt cl passent sur la mendjrane 
bucc. formant ô paires de pi. buccales. 

Les pi. interandjul. qui limitent le périsl. pré^enlent. saut ciie/ les Cicld- 
n'ihr, une encoche, YenUiille pcrislonicnne , par où passe une bran due 
externe, petit diverticulum ramifié de la cavité générale. Les pi. andnd. et 
interambuL, au nombre de '20 qui limitent le |)ourtour du périsl. se 
retroussent en dedans du test pour former une bortiure saillante, la rÉ'//i////'e 
pèrignalhique (lig. 65); de plus. 10 de ces pL, tantôt les ambuL, tantôt les 
interandjul. se soulèvent chacune en une apophyse saillante, Y <nii Iciile ; 
lorsqu'elles proviennent des pi. ambuL, les 2 auricules de chaque paire con- 
vergent et se soudent pour former une sorte d'arche fermée: lorsqu'elles 
viennent des pi. interandnd. \Cidaridœ], elles restent simplement accolées 
l'une il l'autre. 

La ceinture pérignathique et les auricules donnent insertion aux muscles 
d'un appareil masticateur très compliqué appelé lanterne ^fig. 65 et 66 et qui 
comprend de nombreuses pièces. Les plus importantes ou mâchoires fig. 66, 





u.. 65. — Partie iiiférieure du test d'un 
Oursin avec l'apjiareil masticateur (d'après 
R. PehriehI. 



Fig. 66. — Appareil mastica- 
teur isolé (d'après R. Per- 
rier) ; a, mâchoire ; b, 
dents ; c, plume. 



a\ ont la forme d'une pyramide triangulaire, dont le sommet tourné vers le 
bas porte une dent pointue f b ; qui est visible de l'extérieur (fig. 65 et 66} 
et qui olfre, sur sa base, une pièce molle et recourbée, la plume iC). Ces 
mâchoires s'accolent les unes aux autres par 2 de leurs faces, la 3% ext., est 
libre; elles sont creuses et la face ext. offre près de sa base une grande 
ouverture, la fenêtre externe, qui, chez beaucoup d'Échinides, est fermée en 
haut par 2 cpiphi/ses soudées l'une à l'autre: mais il peut arriver que les 
épiphyses ne se soudent pas et la fenêtre ext, reste dès lors ouverte eu haut. 



1AIM-; i)i: 1 H wci:. — i.ciii.Noin k\ii.> U*J 

La lanterne comprend encore d'autres pièces et elle cousliUie un appareil 
complexe qui fournit des caractères très impoilauls. surtout pour rétablis- 
sement des familles; elle uexislc d'ailleurs pas chez, tous les Kchinides, et 
ceux qui en sont pourvus sont dils (iiuilhoslonies. 

Les piq. s'articulent à l'aide de muscles sur un luhcrc. du lest dont les 
dimensions dépendent de celles (K's pi([.. lesquelles soûl très variables. Les 
tuberc. sont lisses ou crénelés^ per(\)i es ou non, el les plusgros sont souvent 
entourés d'une dépression arrondie, le cercle scrobiculaiie. T-es piq. prim. 
des Cidaiidœ, appelés radiales, sont très grands : dans le g'. Dorucidoris, 
ce sont des baguettes cylindriques atteignant 10 cm. de long, sur 3,5 à 
i mm. de larg. ; dans le g. Centroslephaiius, ils sont aussi très longs, 
mais extrèm. minces et creux; ailleurs ces piq. sont cylindriques avec 
l'extrém. plus ou moins obtuse, ou en forme d'un cône très allongé et très 
pointu, ou encore ils se montrent aplatis en spatule, etc. 

Les pédic. offrent une structure très variée ; sauf de très rares exceptions, 
ils possèdent 3 valves : celles-ci olïrentune partie basilaire, ordin. courte et 
élargie (fig. 67 b), terminée infér. par des saillies servant à l'articulation avec 
les autres valves (1), et un limbe général, allongé et élargi en forme de 
cuilleron (bl i. On en distingue ô sortes : les pédic. tridoctyles ont les valves 
très allongées et le limbe plus ou moins élargi pouvant mesurer 2 ou 3 mm. 
de longueur (1) ; les opiucéphales (2), beaucoup plus petits et qui se 
montrent spécialement sur la membrane bucc, ont les valves courtes et fortes 
et munies à leur base d'un arc calcaire articulaire très développé ; les trifo- 
liés (â) sont très petits el constitués par des valves aplaties et minces; les ros- 
tres, spéciaux aux Irréguliers, ont des valves étroites, légèrement recourbées 
et ne se touchant qu'à leur extrém. Enfin les pédic. ^lohifères \W) sont, au 
point de vue de la classification, les plus importants : ils sont constitués 
habit, par des valves minces el étroites portant sur leur face ext. une 
grosse glande qui s'ouvre au dehors à l'extrém. de la valve (fig. 14) ; chez les 
6V</rt/7"i/a?, au contraire, la glande est renfermée dans la valve calcaire. Le 
liquide sécrété par les glandes a une action venimeuse sur les petits animaux. 

Je signalerai encore les sphéridies, organes vraisemblablement sensoriels, 
constitués par une petite tète ellipsoïdale articulée sur un petit tuberc. et 
formée par un tissu calcaire vitreux, recouvert d'un épithélium cilié. Les 
sphéridies sont essentiellement situées sur les pi. ambul. au voisinage du 
périst. Elles manquent aux Cidaridx ; certains g. n'en ont que 5 en tout, 
une par rad. ; d'autres en présentent plusieurs. 

La cavité générale des Échinides est vaste et le liquide qu'elle renferme 
est très abondant. Les organes int. les plus apparents sont : le tube digestif 
et les glandes génitales. Le premier forme un long tube rattaché à la lace 
inl. du lest : il s'élève vertical, de la bouche en passant à l'intérieur de la 
lanterne, puis il décrit, avec des inllexions deux cercles complets, l'un 
ventr., l'autre dors., qui se fout suite en changeant de sens (fig. 7). Les 
glandes génit., au nombre de j chez les Réguliers, formenl des maseeg 



100 



FAUNE DE FRANCE. ECIUNODERMES 



importantes qui occupent les interrad. entre les sinuosités du lube digestif. 
Les sexes sont séparés; lee g-landes niàles ont une couleur orangée, les 
iemelles sont plus pâles; chacune d'elles s'ouxre au dehors par le pore que 
possède chaque pi. génit. Ce sont ces glandes qui l'onuent la partie conies- 
til)le des Oursins, du moins chez le Paracentrotus l/\'idus de nos cotes, la 
seule espèce utilisée dans l'alimentation. 




:: >b 



l'i'.. 67. — Diverses formes de 
valves de pédicellaircs : 1. Iri- 
daclyle ; 2, ophicéphale ; 3. lii- 
folié ; 4, globifère ; bl, limbe; b, 
partie basilaire séparée] en 2 
moitiés par l'apophyse a : St, 
bords denticulés du lindje du pé- 
dio. gloljilere ; ec. orilice ter- 
iiiiiial : 1, surfaces articulaires 
(d'a[)rès MourF.>si:N). 



Le?* Lchinides ranq)cnl -iir leur lace ventr. plus ou moins aplatie qui 
s'applique sur le buul sous-uiaiin. lantot sur le sable ou le gravier, taiitut 
sur les rochers; d'autres l'ois ils sont enfouis conq^lètement dans le sable ou 
dans la vase. Les uns se meuvent à l'aide de leurs tubes ambul. extensibles 
et contractiles, terminés par une vent, et sur lesquels ils se liaient en 
quelque sorte ; d'autres progressent grâce à leurs piq. : beaucoup d'Oursins 
Irréguliers marchent vraiment sur les pointes de leurs piq. Acntr., et les 
Cidaridie s'accrochent aux corj)s étrangers à l'aide de leurs longs railioles. 

Les Oursins j)our\us de mâchoires se nourrissent d'Algues ou d'autres 
végétaux n.iarins ; ceux qui eu '-ont dépourvus avalent simplement le sable 
ou la vase dans laquelle ils \ ixeiit el se nourrissent des particules alimentaires 
rpic celte \ase renferme. 

Les Lchinides se divisent eu deux gn.'Upes naturels : 

Les Échinides Réguliers chez lesquels le test ofTre un contour circulaire 
et dont la forme glcibuleuse se rapproche de celle d'une sphère plus ou moins 
aplatie sur la face orale ; la bouche et l'anus sont diamétralement opposés ; 
c'est à eux que s'appliquent surtout les caractères généraux cpie je viens 
de résumer. 

Les Échinides Irréguliers chez lesquels le test est aplati et dont le contour 
n'est plus circulaire, mais devient ovalaire; l'anus n'est plus opposé à la 
boiiclic. il n'est même plus i-eidei'mé flans l'appai'eil apieal (Uii s'est dissocié 



lAIM' m: l-KANCK. KCllINODIIOns 101 

pour lui livrer passage: quittant le pcMe apical,il a subi une mij;ration le long 
de l'interrad. post. 5 et se trouve dès lors placé sur le bord posl. du corps ou 
même sur la face ventr. Cette migration de l'anus le long- d'un interrad. a fait 
disparaître la glande g^énit. qui s'y trouvait, et ces gl. ne sont plus qu'au 
nombre de i ainsi que les orif. génit. qui leur correspondent. En outre, les 
ambulacres de la face dors, subissent une niodifîcalion très particulière : les 
zones porifères parlanl du |)(>l(' apical s'ècai'lenl les unes des autres sur une 
certaine partie» de leur Irajrl. |)iiis se rapprochent de nou\ean en englobant 
entre elles une portion médiane en l'orme d'ellipse allongée. On a c<imj)aréla 
tîg. ainsi formée sur la face dors, du test à une fleur avec ses pétales, et on a 
donné le nom de pétales aux rég'. ambul. ainsi entourées par les 2 séries de 
pores, d'abord divergentes et ensuite convergentes. 

Les Echinides In^ég^uliers actuellement vivants se répartissent en 2 ordres : 

Les CLIPËASSTRIDÉS (fig-. 87) chez lesquels la bouche occupe le centre 
de la face ventr., et qui possèdent un appareil masticateur comparable à la 
lanterne des Réguliers, mais plus simple. 

Et les SPATAVGIDÉS fig. 88 à 97 chez lesquels la bouche n'occupe 
plus le centre de la face ventr.. mais se trouve reportée en avant et qui 
manquent complètement d'appareil masticatoire. 

Les Clypéastridés ne sont représentés sur nos côtes que par une seule 
espèce de très petite taille. Les Spatangidés renferment plusieurs espèces et 
offrent différents caractères particuliers qu'il est nécessaire de résumer. Le 
contour de leur test est ovalaire ; le corps est plus ou moins aplati et la face 
ventr. est plane ; la bouche se trouve à peu près à ég^ale distance entre le 
centre de cette face et le bord ant. du test ; l'anus est situé sur le bord post. 
Le périst. est ovalaire transvers, et garni de petites plaquettes : son bord 
post., saillant, appelé la lèvre inf., constitue une sorte de petite pelle 
pouvant s'enfoncer dans le sable ou la vase où vit l'animal ; lorsque celui-ci 
marche, la lèvre s'enfonce dans le sal)le qui pénètre ainsi peu à peu et auto- 
matiquement dans le tube dig. 

Au milieu de la face dors, se trouve l'appareil apical comprenant 4 pi. 
génit. et .5 pi. ocellaires ; la pi. madrép. a, comme d'habitude, envahi la pi. 
génit. 2, mais le plus souvent elle s'allong-e vers l'arrière et atteint l'interrad. 
5. De l'appareil apical partent les .5 andjul., mais il n'existe plus ici que 
4 pétales, carie radius ant. III n'a pas les zones porifères écartées et il est 
général, creusé en g-outtière ; les pétales forment donc une étoile à 4 branches. 
A la face ventr., l'interrad. post. 3 a subi ég-alement des modifications pro- 
fondes ; la plaque qui forme la lèvre inf. est impaire et s'appelle le labre; 
les pi. suivantes, paires, couvrent un espace allongé appelé Xc plastron sternal. 
Les zones ambul. ventr. II et IV qui limitent ce plastron sternal sont général, 
assez étroites; ce sont les acenues ambul. ventr. Il est très important dans la 
classification de noter la long, du labre par rapport aux pi. ambul. voisines. 



KV.) 



rALNi: in: ihanci:. — kciiinodkhmks 




Le test est garni de tuberc, général, plus petits sur la face dors, que sur 
la face ventr. Une disposition spéciale aux Spatangidés consiste dans l'exis- 
tence de bandes très étroites qui s'étendent sur certaines rég. du test et qui 
sont couvertes de très petits piq. vibratiles ou cîcuniles ; ces bandes s'ap- 
pellent /h.vt'/o/t'^ : il en existe plusieurs sortes et leur importance est très 
grande pour la classilicnlinn el la délerniinalion des g. On distingue sui- 
vant leur trajet lig. 68 : Le fitsc. sous-anal lai qui limite en dessous du 
péripr. une aire ovalaire Iransv. appelée le plastron sous-anal ; le fasc. 

péripéta le î'p) qui contourne extér. les pé- 
tales et fournit souvent une branche lat. 
second, qui se dirige en arrière vers le 
péripr; \e fasc. interne {\) qui entoure à 
une certaine dislance l'appareil apical et 
CDiipc les pétales dont il fait disparaître 
plus (iu moins la pointe proxim. Le fasc. 
le plus fréquent est le fasc. sous-anal. 
LuvKN a donné le nom de Prymnodes- 
MiKNs aux formes qui le possèdent et il 
appelle Prymn.\dètes ceux qui possèdent 
formes de fascioles" : i, 'fasc. „n nu plusieurs des autres fasc. ; les g-, 
interne; p, tase. périix'tale; i. , » ,,.... 

m, fasc. marginal ; a' fasc. sous- ^'^pourvus de fasc. sont dits Adetes. 

anal (d'après DEi.Arii. et IIk- J'ajouterai queles tubes ambul. subissent 

Rou.iRD). g^,j,j,j jg^ modifications profondes chez les 

Spatangidés suivant les rég. du corps 
que l'on considère. Au voisinage de la bouche, les tubes donnent nais- 
sance à de nombreuses branches second, et prennent une forme en pin- 
ceau, ils ne possèdent qu'un pore unique entouré d'un large péripode ; au 
pourtour de l'anus, ces tubes ont égal, une forme en pinceau, mais ils 
possèdent une paire de pores. Les tubes du rad. impair ant. ont une forme 
en rosette. Enfin les tubes des pétales sont très élargis et forment des 
sortes de branchies munies de 2 pores chacun, tandis que sur le reste du 
corps les tubes restent extrém. petits, coniques et ne possèdent qu'un seul 
pore. Tous ces caractères sont utilisés dans la classification. 

Détermination des Échinides. La détermination des Échinides Irréguliers 

ne présente aucune dilîiciilte. I.a fonne dilTcre beaucoup d'une espèce à 
l'autre et les fasc. sont bien appaiejil> sur l'anima] encore muni de ses piq. 
Le Spatani>iis se distingue, par sa couleur violet pourpre, des autres espèces 
de nos mers qui sont grises ; seul parmi nos espèces françaises, le Srhizaster 
canaliferus n'a pas de fasciole sous-anal ; enfin V lùhinocyamus piisillus se 
reconnaît;! sa taille extrém. rédiille d à sa couleur verte sur le vivant. 

Parmi les Réguliers, la distinction entre les ('/'dar/dœ[2 espèces françaises) 
et les autres formes se lail à pi-emii're vue. La détermination de ces dernières 
est plus délicate et couq)or(e ■.> examens dilTércnts : celui de l'Échinide muni 



l'iG. 68. • — \'ue latérale scliéma- 
tique d'un Ecliinide Iiivgulier 
pour montrer les principales 
' s : i, 
périp 



FAINT. nr, FUANCF.. KCHINODEUMlS 1 (!.'{ 

de ses piq.. et celui du tesl dénudr. [/élude du icsl iutacl coinporte non 
seulement celle des pici-, uiais aussi celle des pédic. : il l'aiil d'alxu-d étudier 
ces derniers enliers eu les uuuilaut dans le hauuu' nu daus la i^lvcérine. puis 
examiner les vaKes isolées et dissociées ; je conseille pour ce dtM'uici" examen 
de l'aire bouillir sur la lame elle-même ou dans une capsule le> [lédic. avec 
de la i^hcérine à lafpicdle ou aura a|onl('' nu peu de polasse ; les luhes ainhul. 
el la UKMuhi'aue hucc. seroni éludiés tie la méuu> uiauière [xuii- recouuailre 
les s[)ic, ou les pi. qu'ils peu\enl l'enferiiuM-. Le tesl sera (h'pouillé eu tout ou 
en partie de ses picp à l'aide de la potasse bouillante : on exanunera surtout 
les zones and)ul. et on comptera les paires de pores que porte chaque pi. et 
qui sont disposés en arcs ; on pourra ainsi séparer de suite les jj;. Echinus, 
Psaniniecliinus, Spliicrechinus et Paraceulrotus. On examinera très atten- 
tivement les petits Kchinides méditerranéens (pii pouiraient être des Ccno- 
cidoris inaciihila . C'est surtout sur nos cotes de l'Atlaiiticpie cpi'il y aura 
lieu de conq)ter a[leuli\ émeut le nond^re des paires de piu'es afin de distin. 
liuer le Pciraceiitrotiis îividus du Psamtnechinus miliaris. 



TABLEAU DES ESPECES 



1. Le test est arrondi et globuleux : la bouche se trouve au milieu de 

la face veuti'. et l'anus lui est diamétralement opposé; le péripr. 

est entouré parles 10 pi. prim. [S.C\.ÉCHINIDES RÉGULIERS] . 2 

— Le test est oval. et plus ou moins aplati; la bouche et l'anus ne 

sont pas diamétralement opposés, et le péripr. n'est pas entouré 

par les pi. prim. [S. Cl. ÉCHINIDES IRRÉGULIERS]. . . 12 

2. Lespiq. prim. (radiolesisont peu nondn*euxettrèsgrands : ils ég^alent 

ou dépassent le diam. du test et ils s'articulent sur des tuberc. 
très gros. Les autres piq., très petits, sont aplatis et ils forment 
une couronne autour de la base des piq. prim. qui manquent 
sur les zones ambul. Les pi. ambul. sont simples et ne portent 
chacune qu'une seule paire de pores. Les pi. du test se continuent 
jusqu'à la bouche sur la membrane buccale 3 

— Les piq. prim., nombreux, forment au test un revêtement uniforme 

et serré, aussi bien dans les rég. aud). cpie dans les rég-. interam- 
bul.; les pi. ambul. sont «composées» et portent chacune plu- 
sieurs paires de pores. Les pi. du test ne se continuent pas sur la 
membrane bucc. qui ne renferme que de petites pi. isolées ... 4 

3. Les piq. prim. sont plus longs que le diam. du test et ils peuvent 
atteindre et même dépasser le double de ce diam. ; ils sont fine- 
ment stries longitud. Les valves des grands pédic. globif. sont 
terminées par une forte dent conique et pointue, en dessous de 



o 



loi 



1 Al M i>i ) li wci:. — i.«:iii\tii>i liMi. 



laquelle se trouve Torifice glandul. Couleur grise assez terne. 
, . . . Dorocidaris papillata (p. 108) 

— Les piq. prini. égalent au plus le tliani. du test et sont munis de 

stries longit. assez grossières; les Aalves des gros pédic. globif. 
sont dépourvues de dents à leur extrém. et l'orif. glandul. est 
terminal. La couleur est très vive : elle est due en grande partie à 
la teinte rouge ou rougeâtre des piq. second. ; les piq. prim.sont 

gris ou rosés Stylocidaris offinis (p. \\0\ 

h. Les piq. prini. sont extrèni. longs el très lins, très fragiles, creuxet 
ils dépassent largenicnl le diani. du test ; ils oll'rent des annula- 
tions alternalivemeiil \ iulctles el blanc-jaunâtre, et sont munis 
à leur surf, d'aspérités \ isibles à l'ieil nu. formant des verticilles ; 

le lest est d'une couleur violette très loncée 

Ce?itrostephanus longispiniis p. 112) 

— Les piq. prini. n'atteignent pas le diam. du test et ils sont ordin. 

beaucoup plus courts ; ils sont épais, solides, pleins, lisses ou 
striés, mais dépourvus d'aspérités ou de spinules verticillées . . 5 
.5.. Le péripr. est occupé par une très grande pi. unique qui en couvre 
presque toute la surf. Les valves des pédic. globif. portent chacune 
2 gl. et sont munies, en dessous de la dent termin., d'une seule 
dent impaire lat. Espèce très petite * Genocidaris maculata (p. 115) 

— Le péripr. est couvert seulement par 4 pi. égales et triangulaires; 

les piq., très forts, atteignent la moitié du diam. du test; pas de 

pédic. globif. Couleur très foncée, noire 

Arbacia œqidtuherculata fp. 113 1 

— Le péripr. est formé chez l'adulte par de nombreuses petites pi. 

inégales; il existe toujours des pédic. globif. dont chaque valve 
porte une seule gl. volumineuse et impaire G 

6. Chaque pi. ambul. est formée par la réunion de 'A pi. prim. et les 

arcs renferment 3 paires de pores chacun , . 7 

— Chaque pi. and^ul. est formée par 4 ou 5 pi. et les arcs renferment 

4 ou 5 paires de pores au moins It 

7. Espèce de grande taille i)ouvant atteindre ou dépasser 12 cm. de 

diam. Les valves des pédic. globif. ofîrent seulement 1 ou 2 dents 
de chaque côté ; membrane bucc. renfermant de petites pi. 
fenêtrées :g. Echinus\ ^^ 

— Espèce de taille moyenne ou réduite, le diam. du test ne dépassant 

pas 6 cm. Nombreuses dents de chaque côté des valves des pédic. 
globif.; membrane bucc. couverte de pi. assez épaisses et sail- 
lantes [g. Psammechi/iHs] 10 

8. Les piq. sont très serrés, nombreux mais assez courts; chaque pi. 

interambul. porte plusieurs tuberc. prim. irrégul. disposés; les 
tuberc. ambul. [n-im. sont de la même taille que les tuberc. 
interambul • , . . Echinus esculentus (p. 119) 



t VI M m: I iiANCi:. — H:iii\(ii'j:itMi > 105 

— Les piq. prim. sont peu serrés et assez longs : il n'en existe qu'un 

seul sur chaque pi. interanihul. et les tuherc. anil)ul. prini. sont 

plus petits que les interanihul 9 

9. Le test est plus ou moins conique ; il existe général, un tuberc. 
prim. au milieu de chaque pi. interambul. Les piq. sont colores 
en rose lavé de blanc et parfois verdàtres à la base ; le test est 
d'un rouge tantôt uniforme, tantôt interrompu pai- des bandes 
vertic. blanches , . . . Echinu.s dciifus p. 116) 

— Le test est glf)bideux, général, les [)1. inleraml)nl. n'oiïrent de 

tubes prim. que de '2 en 2 pi. Les pic], prim. sont d'un beau vert: 
le test est foncé, brun ou l)runrdre. . F.chinus nielo p.lhS 

ÏO. Espèce de petite taille ne dépassant guère 3 à '.\,h cm. de diam. ; 
le test est vert; les piq. sont verts avec l'extrém. rougeâtre : ils 
sont fins, courts et très serrés. Les pi. interand)ul. sont hautes; 
elles portent chacune un gros tuberc. prim. et plusieurs tuberc. 
second, notablement plus petits et assez espacés; les tuberc. ambul. 
prim. sont plus petits (pie les tuberc. interamb. prim. La mem- 
brane bucc. est couverte, en dehors des ,') paires de pi. bucc. 
prim., de grosses pi. vertes ou verdàtres, éi)aisses et imbriquées, 

formées par un tissu cale, compact 

Psammechiniis niivrotiibefculatiis p. l'22i 

— - Espèce de dim. moveniies niunie de pic[. forts, épais et assez courts, 
gris-verdâtre ou brun- \erdâtre, ou encore verts avec l'extrém. 
violacée. Les pi. interambul. sont courtes et leurs tuberc. prim. 
sont très rappr. ; les tuberc. second., nombreux, ne sont pas beau- 
coup plus petits que les tuberc. prim. Le- |d. de la membrane 
bucc. sont roiigeàtres et constituées par un réseau calcaire. 
Psainrnecliinus miliaiis \\\. \'1\ 

il. Test assez éLné, globuleux. ("ha((ue pi. interambul. porte plusieurs 
tuberc. prim. disposés en rangées lrans\. de i ou .") ; chatpie pi. 
ambul. porte 2 luberc. piiiii. à peu près égaux aux précédents. 
Les pores sont le plus ordin. disposés en arcs de \ paires. Les 
entailles périst. sont assez profondes. Les picp sont assez courts, 
subégaux, serrés, et forment au tesl un revêtement uniforme. Le 
test est violet, les [liq. sont \iolet< a\ec l'extrém. blanche. j)ar- 
fois même complet, blancs. . Sf)h;i'/ec/ii/iiis f;-;-(/ni//ii/i.s p. 121 

— Le test est ]tlus on moiii> >iii'l)ai-sé. Les pi(j. prim. smil huigs, 
pointus et beaucoup j)hi> grands (pie le- pi(|. scinukI. Les pores 
sont disposés en arcs de .") |)aires et pai'fois même de (). Le test 
est verdàlre; les picp son! I)run-verdàti'e. \ c'rl-oli\ àtre, i^\\ d'un 
vert plus ou moins foncé. . . . Patuiccnlroliis lividiis p. 123! 
i?. Test ovalaii-e alleignanl à peine 1 cm. de long, iinifonnément 
couvert de piq. très lins et très courts. La face \enlr., aplatie, 
otl're en son centre la bouche, et, en arrière d'elle, l'anus (pii est 



lOf) i AiM m lit ANc.K. — ^(:llI^■|lIl^ln!^.^ 



un 



silué entre le centre et le bord post. du lest. 11 existe encore 
appareil inasticatour; les fasc. font complet, défaut. Couleur 
générale verte [0. Clvpeastridés|. Echinociidnius j>usi/lus \p. 121) 

— Espèces de taille ])lu((')l ,i;i-aiide, à conlniir o\alaire avec la face 

ventr. ;ip!;ilie. La bouche est reportée en a\ant du centre de cette 
face, entre celui-ci et le bord ,iiit. du Icsl, tandis cpic baniis se 
trouve situé vers son l)ord posi. I)cs fasc. (). SpArAN(;iuÉs . . . 13 
13. Un fasc. sous-anal; i orif. iiéu i^ 

— Pas de fasc. sous-anal, un fasc. péripétale duquel se détache un 

fasc. lat. L'appareil apical est reporté très en arrière. \\\ de 
profil, le test, qui est très élevé dans la rég. post., va en s'amin- 
cissant rapidement et devient très bas vers son bord ant. L'am- 
bulacre ant. iinp. est transformé en un sillon très prof, avec 
bords Acrtic; i' orif. génit. . , Schizaster caiiali feins (p. 1"J8) 
Ik. Un fasc. sous-anal seulement. Le test est cordiforme; la face dors, 
offre, dans les interrad. lat., quelques grands piq. allongés, 
dirigés en arrière et recourbés, portés par de gros tuberc. ; les 
autres j)iq. sont beaucouj) plus courts. Couleur Aiolclte. 
Spatnngus purpureus p. l'29) 

— En plus du fasc. sous-anal, il existe un fasc. lat. ou un fasc. int. 

Couleur grise i5 

15. Un fasc. péripétale en plus du fasc. sous-anal. ....... 16 

— Un fasc. int. en plus du fasc. sous-anal i7 

Itj. Fasc. péripétale en forme de lyre; les pétales post. plus courts que 

les ant. L'appareil apical se trouve vers le le milieu du test. 
Brissopsis ly ri fera (p. 132) 

— Le fasc. péripétale a des contours sinueux avec des angles rentrants 

et saillants, et il présente surtout un angle rentrant très marqué 
dans les interrad. lat. de la face dors.; l'app. ajucal est reporté 
eu avant, les ])étales post. sont un peu plus courts que les ant. 

Brissus unicolor fp. 133i 

11 . L'ainbiil. ant. est j)lus ou moins fortement déprimé et forme un sillon 
arrondi (pii s'étend, tantôt de l'app. apical., tantôt seulement 
du fasc. int. jusqu'au bord ant. du test ^^ 

— Andjul. ant. non déprimé et restant à Heur du test i.'^ 

18. J>e sillon ant., ti'ès large, commence à l'app. apical, et il se trouve 

tra\ersé, dans sa partie ant., par le fasc. int.; les faces ant. et 
posl. du Icsl sont arrondies et à peu près de même haut.; le test 
mesure en inovcnnc X ""^'"' i'"'- lù-Iiinoc(tr<liiini corddtiiDi -p. 13-il 

— La partie de raiid)iil. ani. com|)rise en dedans du fasc. int. sur la 

face dors, reste al)solnment à Heur du lest, et c'est seulement la 
pai'lie ant. de cet and)ulacre, située sur la face ant. vertic. du 
corps, fpii est un peu déjirimée ; la face post. du test est vertic. et 
un peu j)1lis haute que la face ant. Le corps est à peu près aussi 



Paint fm: ihanct. — KCiiiNonrRMr;? lO"/ 

lonj^ que large et ne dépasse général, pas 4 cm 

Echinocardiu?n meditervaneuw p. 135) 

iO . La face dors. ofTrc un certain nombre de gros tuherc. portant des 
piq. plus longs que les autres, surtout dans les 2 aires interrad, 
ant. et de chaque coté de l'andiul. ant.. et qui se montrent égal., 
mais moins flé\elo|)pés. dans les interrad. [)ost. Le fasc. int. est 
petit. Esp. de petite taille ne dépassant guère \\ cm. de long.; 
test très fragile Echinocarclium /hivescens (p. 136) 

— lin'existepas de gros tuberc. sur les interrad. ant. dors., ou. s'il 

en existe, ils sont peu nombreux et localisés vers le bord ant. du 

test 20 

20. Quelques tuberc. prim. dans la rég. ant. des 2 interr. ant. dors. ; 
le labre est assez long quoique plus large que long et il atteint le 
niveau du ])ord aiil. de la 2'' pi. andnd. vois. L'espèce est plus 
grande tpie V E. /Iin'e.srrns et peut arriver à ."i et même ,'),5 cm. 

de long. Le fasc, int. n'est pas très développé 

Echinocardiuni inortenseni i'p.l37) 

— Il n'y a jamais de grc^s tuberc. dans les interrad. ant. dors, et le 

revètemenl de j)iq. reste tout à fait uniforme dans les 3 interrad. 
J>e fasc. int. est allongé et il s'étend en avant plus loin (pie chez 
VE. nwiteiiseni. Le labre est extrèm. court, très élargi et il ne 
dépasse pas le milieu de la première pi. aml)ul. voisine. Le test. 

assez grand, peut arriver jusqu'à 8 cm. de long 

Echinocardiuin pemtatifîdiun p. 138) 



S. Cl. ÉCHiyiDES RÉGULlEnS 



F. CIDARIDiî: Agassiz et Dksok. 

Le test est globiili'ux ; les pi. i',iiil)ul. cl inlei-aiid)ui. -c (h'oIou^ciiL siu' la 
membrane péristoin. jusiiu'à la houclic : les interambul., i|ni sonl l)eatieou|i plus 
larges, porte al chacniu' un i^ros 1 iiiicrc. pci'l'oi'é. (les liilx-ic. ildiuicnl iiisci'lioii aux 
i;iânds piq. nu lailiolcs, souvcnl I rè^ longs, doul ranimai s(> scil |)()ur uiarclier ; 
ils sont, coMinie les piip qu'ils pdilcul, (l'ès peu nombreux. 11 n y a pas de bran- 
chies ext. et par conscMjucnl pas d'enlailk's prrisloni. I.es pédic. sont de 2 sortes: 
Iridact. et g-lobif., mais ces derniers ont une structniv parlicnlière, la glande 



108 



IWI'M. |i|; lltANCi;. IvCllIMM'l UMI s 



étant enfermée dans la valve ealcaire au lieu d'être portée par elle ; la tète du 
pédic. s'articule directement sur la tige qui est composée de 2 parties : une sup. 
plus courte, la tigelle, et une inf. jjlus longue, la hampe ; souvent à l'union de 
ces 2 parties se trouve une collerette de baguettes pointues. Les sphéridies font 
défaut. La lanterne otl're, à sa partie su[)., des organes particuliers, \es organes de 
Steinart, sortes de diverlicules de la membrane entourant la lanterne et qui se 
(lévelo|)pent dans la cavité générale. La grande fenrlr(> des mâchoires est ouverte 
en haut, les épiphyscs lestant très courtes; l('^ dciils oMVeiit un sillon sur leur 
face inl. La ceialuic pérignathii|ue esl i'oiiru'e d'apophyses l'duiiiics par les pièces 
interainbid.. et les auricules ouverli's ne se rejoignent pas au dessus des canaux 
rad. Cette disposition est en relation avec l'état sinq)le des pi. ambul. (pii 
n'offrent jamais qu'une seule paire de pores chacune et ne se soudent pas en 
pi. comjiosées. Le lest dénudt' présente un aspect très caractéristique avec 
ses gros lubeir, interrad. entourés chacun d'iui large cercle scrobiculaire. 

G. DOROCIDARIS A. Agassiz. 

Les piq. sont très longs et leur long, peut égaler 2 fois le diam. du test; ils 
sont quelquefois lisses, mais le plus souvent munis de stries longit. Les grands 
pédic. globif. ont un pédoncule court, dépourvu de collerette ; leurs valves sont 




Vu,. 69. — Dorocidarix papiUata avec ses piquants, face ventrale, X - •^' 



fALNE hE rRANGK. KCUINODEUMtS 



1(1*.» 



terminées par une forte dent recourbée et l'oril". tle la glande n'est pas loiil ii fait 
termin. Les petits pédic. globif. sont égal, munis d'une dent lerniin. ; les pédic. 
tridact. ont une strucUire siiii|il(' : les spicuics des luhes aud)ul. soûl en l'orme 
de C. 

D. papillata ^Leskej [Cidaris p. Li.ski:, C. ciduris L.)]. Fi^. 69, 70 
el 71. — Voir : Agassiz, 1812, p. 25i, i)l. I. 1 />. 11 b. lii^. 1-."): Kleulkr, 
1883, p. 113 ; MoRTENSEN, 1903, p. 31. 

La taille est assez grande ; le diani. du lest, dépouillé des piq., peut 
atteindre 45 mm. et les plus grands radioles ont 85 à 90 mm. de long-. Dans 
l'exempl. que je représente ici ifig. 48j, le diam. du test, est de i3 mm. et la 
hauteur de 23 mm. ; le diam. de l'appareil apical est de "il mm. el celui du 
périst.de 15 mm. Les sti'ies des radioles sont constituées non pas par des saillies 
continues, mais par une série de tuberc. allongés, 1res pelils el 1res rappro- 
chés. L'appareil apical esl assez grand, les pi. génit. sont penlagonales. Le 
péripr. a un contour pentagonal avec les côtés léger, excavés. Le périst. a 
les bords onduleux ; il esl couvert de pi. imbriquées, beaucoup plus larges 
que longues et 
épaisses. Les 
grands pédic. glo- 
bil. ont un pédon- 
cule 1res court, 
leur tète est très 
renllée et les valves 
peuvent atteindre 
1,5 mm. de lon- 
gueur ; les bords 



(le 



(U'il 



landu- 




laire sont garnis 
de dents (71, a : 
ces pédic. se 
montrent surtout 
sur le péripr. Les 
pelils pédic. glo- 
bil". ont la même 
structure générale 
(b), mais la dent 
terminale est plus 
petite, leurs valves 
sont plus étroites 

et leur pédoncule est plus allongé; les pedic. tridacl. ont 1.5 mm. de lon- 
gueur, avec un pédoncule assez long el des valves étroites. 

La couleur à l'état vivant esl d'un blanc grisâlre lavé souvent de jaune 
paille, mais jamais bi'illanle et plutôt assez terne. 

l.c />. pajiU/ala esl, l'es eoniiiiuii en MiMlilenauée (•()nnne ilaiis 1 Allanlique, 



V\i.. 70. — Durocîtiaris piijiillala : a, l'aee \ehliale (l('|H)uil- 
lée des piquants, légèrement grossi ; b. portion d'un 
piquant, X •'• 



110 



lALNli tHi IKANOE. 



LClll.NOUERMES 



mais il vit toujours à une certaine prof, et ne se rencontre guère au dessus de 
50 m. Dautre part il ne dépasse général, pas 3 à 400 m. On le trouve principal, 
dans les fonds vaseux el les pécheurs le capturent assez fréquemment. Il remonte 
jusqu'aux cotes de Norvège et descend jus(|u';iu\ (lanaiies ; on le l'etrouve égal, 
svir les côtes des l'^lats-l'nis el aux Aulillcs. 



C. STYLOCIDARIS Moutknsen. 

Le g. SlijIocidarU diffère du g. Doiocidaris par les radioles plus courts et ne 
dépassant pas le diarn. du test et par les gros pédic. globif. dc'-pourvus de dent 
terminale, tandis que leur pédoncule est muni dune collerette. Les petits globif. 
ont une fient terminale. 



St. affinis iPhilh-fi admis a. Piiii.. . Fig. 72 el 73. 



oir 



M. 



)RTt:NSEN. 



l'M3, p. 35. pi. I. lig. 1. el lUlll, p. 11. 

L'aspect extérieur du Si. tif/iitis est bien dillérent de celui du b.p<ipilla(a : 
les radioles sont très cdurts et leui- long, ne dépasse pas le tliam. du test qui 
x-arie entre \\ et i ciii. La slnalnui de ces radioles est plus marquée que 
chez le D. pctj)illiit(i : elle est constituée par des granules grossiers disposés en 
rangées longil. L'extrèni. des valves des gros pédic. globif. n'est pas armée 
d'une dent et l'oiilicc. ai'i-(ui(li. est tout à fait terni. (72, a ; l'orif. des 
petits globif. est plus |)ctit el plus eti'oil (pie chez le O. jxipillata ib). 
Les pédic. tridact. paraissent faire défaut dans les indi\-. méditerranéens, 
tandis qu'ils existent dans t'cux des Etats-Unis où les gros globif. sont en 
revanche très rares. 




l''i(.. 71. — iJorot'iildt'is paiiiUata : a, 
valves d'un j^i-os pédic. globilèiv ; b. 
d'un petit globifère, ><^ 30 (d'a[)rès 
Moute.nse.n). 




11.. 72. — Stylocidavis affinis ; a. gros 
glojjifère; b, petit globifère, X <^^ 
(tl'aprèb MouTENSE.Nj. 



I.a couleur est très hrlUante. d'un rouge vif; les radioles sont brunâtres 
avec des bandes plus claires el plus foncées ; ces colorations sont conservées 
dan? l'alcool. Celle li\rée élégante permet de distinguer facilement le 



lALNE ni: 1 UANCi:. — i;ciii.\(ii>i:umks 



111 



St. a/ïinis (lu D. pap/iiata ; (railleurs les (lillerences dans la loiij;ucur des 
radiolcs cl surtout les caract(!'res des t;ros pé(li(;. f;iohir. séparent complet, 
les '1 espèces qui cependant (tnt C'[C' très souxent conlcindues. 




FiG. 73. — Stijlocidufis affinis ; a, l'ace veuli'ule, légèrement réduit 

b, piquant, X ^' 



Le Si. affinis se trouve sur nos C(jles de la Méditerranée à une prof, de 30 m., 
principal, dans les fonds coralligènes et il peut descendre jus([u"à liiO m. ; il a 
été rencontré à Villefranclie et à Xa[)Ies. Dans rA(i;uiliqu(', il n'est connu que 
sur les côtes d'AlVicpie et aux des du Cap \'ert cl il ne parait [)as remonter plus 
haut que le détroit de Gibraltar ; on le retrouve aux Antilles. 



F. CENTRECHINID^ Jackson. 



Le test est le plus souvent aplati sur la f:ice \entr. ; les pi. andud. sont 
« composées )i,et portent plusieurs paires de pores. Les pi. ambul. et interamhul. 
s'arrêtent au périst. qui est couvert par une niend^ranc n'ofTrant (jue a paires de 
pi. principales isolées et général, peu développés. Il existe des branchies ext. 
dont la présence déterndne 10 entailles péristom. Les pi. ainhul. cl inlerand)ul. 
porlcnl lies I iiImtc. piiin.. cl li'-- ] iii| . . (|iii i-csleul toujours assez étroits, sont nom- 



112 



lAiNK ii: lUANDi:. — i;i;iiiM>iii.KMiJS 



breux et forment au test un revètcnienl seiré et eomp.iet fjni a fait comparer les 
Oursins à des Hérissons ou ii des Châtaignes. Les ju-die. appartiennent aux types 
ophicéphale et trifolié et il s'y ajoute le ])lus souv. des pédic. Iridact. et 
globif. : la [\'^-c calcaire de ces p(''dic. nesl jamais formée de 2 parties. Il existe 
des sphéiidies. Les auiicules, formées j>ar les pi. amlml., se l'éunissent en une 
arche au dessus des canaux rad. 



> G. CENTROSTEPHANUS Petehs. 

Le test est solide et aplati. Les pi. ambul. et interambul. portent chacune un 
gros tuberc. prim. perforé, crénelé et entouré d'un assez large cercle scrobicu- 
laire. Les zones porifères sont étroites et les pores sont disposés en arcs de trois 
paires L'appareil apical et le périjir. sont relativ. grands et les pi. ocellaires ne 
touchent pas le péripr. Les piq. sont très longs, très fins et fragiles, verticillés, 
creux, et dans l'espèce française, leur long, dépasse Iteaucoup le diarn. du test. 
Les pi. iuteiamlnd. voisines de l'appareil ajiical j)orlent de petits piq. claviformes 
qui, à l'état vivant, se font remar(juer [)ar une couleur rouge vif et par leur 
mouvement rolatoirc continuel ; il existe des pédic. tridact., trif. et ophic, 
plus des glol>if. d'un type particuliei-. Les sj)icules des tubes ambul. ne sont 
pas en C, mais de forme irrég., en II, en V, vu Y ou eu T. Les denlsotTrcid nu 
sillon sur leur face lut. 




Vi<j. 74. — Cenlrostehanus /) loiirjisfjiuiis ; a. animal entier vu de colé, 
grandeur iialurollc ; b, piquant, X •'• 



lAi M. l>i. rHAN<:l:. — kciiimiih u\ii.s li;i 

C. longispiuus Peters [Diadenia l. Piiilii>i'1|. Fi^. 74. — \'oir : K(jeiilhr, 
1895, p. 25, pi. IX. iig. 4 ; et IHIIH, p. -iio, pi. XXXI, (i-. -2(1. 

Je renvoie pour la descripliou dclaillée du tesl à uuju Iravail de IS'Jj. Les 
piq. prim., dans un exeinpl. dont le tliaui. est de 38 nnu. comme celui que 
je représente ici, ont 60 mm. de lou^. Ils allei^iicul leur plus -j-rande long, 
à lambitus et décroissent rapidement à mesure qu'on s'appi'oche du 
péi'ist. ; à l'ambitus et au dessus, ils sont dressés verlic. Ces piq. présentent 
de larg-es annulations alternat, blanches ou jaunâtres et violettes; ils sont 
presque incolores sur la face venir. On distingue très facilement à la loupe, 
à la surf, de ces piq., les verticilles caractéristiques formés par des spinules 
serrées avec la pointe libre, et qui déterminent une striation longit. Les 
piq. second, sont très fins. Les pédic. Iridact. ont la tête très allongée et les 
valves, étroites, mesurent 3 mm. de long. ; les trif. ont les valves 2 fois 
plus longues que larges. Les globif. sont très particuliers : leurs valves 
sont atrophiées et ils portent, sur leur tige très courte, 3 glandes qui en 
occupent à peu près toute la long. 

Le tég. qui recouvre le test est d'un brun violacé assez foncé, le milieu 
des aires ambul. et interambul. est marqué par une ligne claire qui s'ar- 
rête vers l'appareil apical. 

Le C. lotigispinus est assez rare et il reste localisé dans quelques points ; en 
Méditerranée il a été surtout trouvé à Naples, sur des fonds coralligènes, vers 
50 m. Il a été capturé sur nos côtes à des prof, même moindres, à Nice à Tou- 
lon et à Carry, mais assez rarement. On l'a signalé aux Açores, aux Canaries et 
sur les côtes du Maroc. 

G. ARBACIA Gray. 

Lespl. ambul. sontcomposées et les zones porifères sont étroites siirla face dors., 
mais elles s'élargissent sur la face venir, à mesure qu'on se rapproche du périst. ; 
les tuberc. prim. sont imperforés et lisses. Le péripr. ovalaire est couvert par 
4 grandes pi. triangulaires. Les piq. prim. sont 1res forls, épais et assez longs. 
Il existe des pédic. ophic, mais très rarement des pédic. trifol. et Iridact. Les pi. 
sont recouvertes d'un système de granules, ponctuations, etc., auquel on n 
donné le nom d'epistroma et qui est plus ou moins développé. Les épiphyses des 
mâchoires sont courtes et no se soudent pas au dessus de la «^landc fenêtre; les 
auricules restent ouvertes. 

A. œquiluberculata (Blainauit .1. pusiulosa Leski-i. .1. lixula (L.)j. 
Fig. 75. —Voir: Agassiz, iSl'l-l'i, p. i<»-J, pi. I u-^ fig. .■> ; Kmemler, iS83, 
p. 117, etl9i'y,p. 234, pi. XIII. fig. l-f), Loven ; l88l , p. 1<»J et 110, pi. IIL 

Le test reste de dimensions moyennes, il est parfois un peu surbaissé, plus 
souvent un peu conique ; la face venir, est aplatie. L'exempl. que je représente 
ici a 45 mm. de diam. et 25 mm. de haut. Les zones andnd. s(Mit étroites, 
mais en dessous de l'ambitus elles augmentent rapidement de largeur et elles 
prennent une apparence pétaloïdc en raison de réiargisseinciil tles paires de 

8 



114 



KAL.nl 1)L IkA.NCE. 



IGIU.NUUEKMES 



pores qui sont au, nombre de 3 par pi. Chaque pi. anibul. porte un gros 
tuberc. prim. Les zones interambul., très larges, portent à l'anibitus 4 à 5 
gros luberc. priin., très rapprochés et même contiens, mais ils se séparent à 
mesure qu'on s'approche du péripr. et lépislroma se développe davantage 
dans leurs intervalles. Les tuberc. second, nc.vistenl pour ainsi dire pas et 

les tuberc. mi- 
liaires sont peu 
nondireux. ].v pé- 
rist. est très grand 
avec un contour 
o n d u 1 e u x . sans 
entailles. Les piq. 
|)nni., grands et 
Inrts, sont allon- 
gés, assez épais à 
la base, pointus à 
r e \ t ré m . ; leur 
long, peut at- 
teindre la moitié 
du diam. du lest, 
mais elle est géné- 
ral, un peu plus 
petite. Les pédic. 

l"i(.. 75. — Arbacia cL'fjiiilubercnlata ; face dorsale. ophic. sont de 

légèrement grossie. ^^jH^^ différentes 

et il existe de pe- 
tits tridact. Les spicules des tul)es ambul. sont peu abondants, mais de 
forme caracté- ristique : ce sont des bâtonnets élargis en leur milieu où 
se trouvent (juek[ues perforations. Il existe 5 sphéridies en tout, une 
dans chaque rad.. logée dans une petite niche près du périst. 

Les piq. sont tout ;i l'ait noirs et les tég. sont remplis de granulations très 
foi'cées qui donnent à laniinal une coloration d'un noir absolu. 

Cette espèce est essentiellement littorale, et rare sur nos côtes méditerra- 
néennes; elle a été rencontrée parfois à Marseille, à Carry, à Niolon, associée 
au Paracenlrotus lividiis ; elle est plus fréquente du côté de Nice. Elle devient 
très al)on<lantc sur nos côtes d'Algérie ot se retrouve dans plusieurs localités 
de la Méditerranée. Elle descend sur les côtes occidentales d'Afrique et a été 
signalée aux Açores, à Madère et aux iles du Cap Vert. C'est une forme de mers 
plutôt chaudes, 

G. * GENOCIDARIS Ag.^ssiz. 




Le pérqir. est recouvert par ufte très grosso pi. arrondie, ttvec S ou 4 petites 
pi. insignifiantes sur l'un de ses bords. La mcnd)rane péristomienno n'offre 



VAl Ni: Dt KKANCE. — I.ClIlNulH.UM |:S 



115 



aucune pi. en dehors des 5 paires dv pi. hucc. priiu. Los zones auihul. sont 
larges et chaque pi. porte .? paires de pores. Les pi. du test présentent des 
fossettes et des impressions diverses (pii leur donnent luie apparence spéciale. 
Les valves des pédic. globif., au lieu de porter une glande unique comme c'est la 
règle, en portent 2 chacune cl leur lind)e, au lieu de se recourber en une gout- 
tière ouverte, forme un tube ne laissant libre qu'une série de petits orif. Les 
indiv. sont toujours très petits. 

* G. maculata Agassiz [Teinnecliinus m. Ag.), Arbacina pallaryi Gkv:- 
THiER .Fig. 76. — Voir: Agassiz, iô'T'?-?'/, p. '286. pi. \'lll,fig. 1-18; Mortiînsen, 
19V3, p. 1-2, pi. I. liy. 11 et 1-2; Doderlein, îmi, p. 198, pi. XXV, fig. 2 et 
13 ; KoEHLER, 1909, p. 226, pi. XXXI, fig. 3. 

Le diam. du test varie ordin. entre 6 et 8 mm., les exenipl. ayant 10 mm. 
sont très rares. La face dors, est très bombée et la face venir, est aplatie; 
la haut, est plus grande que la moitié du diam. Chaque zone interambul. 
renferme 12 pi. portant chacune un tuberc. prim. vitreux et brillant ; le 
reste de la pi. est recouvert de tuberc. second, nombreux et serrés. Ces pi. 
offrent des fossettes disposées en étoile autour des tuberc. prim., et. entre ces 
tuberc. des sillons horiz. Les pi. and)ul., au nombre de 11 dans chaque zone, 
portent un tuberc. prim. accompagné de tuberc. second. serrés; elles offrent 
égal, des fossettes en étoile et des sillons horiz. L'appareil apical mesure à 
peine le tiers du diam. du test et la moitié ou le tiers est occupée par le péripr. 
Celui-ci est l'ecouvert par une très grosse pi. bombée, brillante, en dehors 
de laquelle se montrent 3 ou 4 pi. extrêm. petites, parmi lesquelles s'ouvre 
l'anus qui est donc très excentrique. Les pi. 
génil. sont plus longues que larges, conti- 
guës, et elles portent quelques tuberc. second, 
assez serrés. Les pi. ocellaires sont beaucoup 
plus petites et portent égal, quelques tuberc. 
second. Le périst. est plus petit que la moitié 
du diam. du test. Les 5 paires de pi. bucc. 
se trouvent plus rapprochées du centre que 
du bord de la membrane bucc. ; elles portent 
de nombreux pédic. ophic. Les piq. sont très 
courts et les plus grands n'atteignent à pas la 
moitié du diam. du test ; ils sont lisses avec 
l'extrém. arrondie ; les plus petits s'élar- 
gissent vers leur extrém. qui est tronquée 
et offre une petite pointe cenlr. entourée de 
dents. 

La couleur des indiv. vivants est verte avec des taches claires ou blanchea 

sur la face dors. 

Le G. maculata doit être très répandu en Méditerranée, mais il n'a pas ete 
souvent cité parce qu'on l'a confondu avec des jeunes d'autres esp., notamment 
avec de jeunes Spluevechinm granulavis. Sa présence a été constatée à Messine .'U 




76. 



(jenocidaris macu- 
lata; a, appareil apical, X 8; 
(d'après Agassiz); b, pédi- 
cellaire globifère, X ^0 (d a- 
près Mohtensen). 



116 lAL.M. UE lUA.NCJE. LCUl.NUDEUMJtS 

1893, puis il a été trouvé sur les côtes (VAli^-érie ; il est très commun à Naples où 
il vit sur les fonds coralligèncs h 'ÔQ m. de prof. En dehors de nos mers, ou Ta 
reconnu au Congo, à M;idère, aux Açores cl siii- les côtes de rAméricpie du Nord. 
Ses limites extrêmes en prof, sont 22 et 41 S m. Ia's zoologistes qui examineront 
attentivement les Oursins méditei'ranéens dont le Irsl n'atteint pas lui cm. de 
diam. pourront rencontrer le G. maculata, ([u'ils reconnaîtront de suite à la grosse 
j)I. recouvrant le péripi'. 



G. ECHINUS lî 



(im)i;let. 



Le test est renflé, plus ou moins gloljulenx ; la membrane bucc. renferme de 
nombreuses pi. fenètrées en dedans et en dehors des ii p. de pi. bucc prim. Les 
tuberc. prim. sont relativ. petits et les pores sont trigt'nùnés. Les valves des pédic. 
globif., assez courtes, n'offrent, en dessous de la dent termin., qu'une ou 2 
dents de chaque côté ; le limbe, court, présente quelques travées transv. cpii 
s'élargissent parfois au point de transformer la gouttière que forme le limbe 
en un tul)e offrant seulement (|uclques Irons successifs. Les péd. tridact. sont 
très grands, avec les valves allongées et étroites, munies de rangées transv. de 
dents extrèm. Ones. 

Les 2 g. Echinus et Psammechinus ont, l'un et l'autre, les pores disposés en arcs 
de 3 paires et leur distinction, d'ailleurs très facile, est surtout fondée sur les 
caractères des pédic. : dans le g. Pmmmechinus, les valves des i)édic. globif sont 
munies de plusieurs dents lat. et elles sont dépourvues de travées transv. (flg. 
81, a), celles des pédic. tridact. sont assez grandes; tandis que dans le g. Kckinux, 
les globif. n'ont qu'une ou 2 dents lat. et leui' limbe offre des travées trans- 
vers., les pédic. tridact. ont les valves minces et allongées. Au point de vue 
prali<pu', il faut noter que nos 3 espèces françaises du g-. Ec/iiniis sont de 
très grande taille, leur diam. dépassant 12 cm. à l'état adulte, tandis que les 2 
espèces du g. Psammeckinus sont, l'une de petite taille et spéciale à la Méditer- 
ranée, et l'autre, de taille moyenne, son diam. ne dépassant guère .'j cm., propre 
à l'Atlantique. Les tubes ambul. renferment, dans les 2 g., des spicules en C. 

E. acutus Lamarck. Fig. 77 cl 78. — \oir : .Vgassiz, ih(l\>'~'i, p. 480, 
pi. \'II (/, fig. b; KfyEiiLi;ii, iNN.'/^ p. j •_) I ; Mortensen, WlKl, j). i:)-i. pi. L 
flg. 4, 7 et 8, pi. II, elc. 

Le diam., qui est habit, de 8 à l'J cm., arrive l'aeilenient à Ij. I^e contour 
est arrondi; le test est parfois un peu globuleux, mais le plus ordin. il est 
nettement conique \n pai' en haut, sou contour est circulaire. Les pi. 
aiui)ul. ne portent général, pas toutes un tuberc. prim., uuiis ces tuberc. 
se montrent de 2 en 2 pi. seulement et cela avec quelques irrégularités; les 
tuberc. second, sont peu noudn'eux cl disposés sans ordre. Dans les zones 
intei'anibuL, chaque pi. porte, en principe, un tubei-c. prim. assez gros et il 
est rare qu'on trouve une interruption dans la rangée régul. formée par ces 
tuberc. ; les second, sont peu nombreux au dessus de l'anibilus, mais en des- 
sous, ils deviennent plus nombreux et plus gros, et tendent à former des ran- 
jj'ées tlistincles: ils arri\ent à égaler cl même dêpasseï les Inberc, anil)uL 



FAr\n DK FRANCn. — i':cni\r.DrRMrS 



)ly 




FiG. 77. — EchiuKs acitlas ; animal entier muni de ses piciuanls, vu de côlé 



légèrement réduit. 




FiG, 78. — Echinas acuius ; test dépouillé, vu de côté ; léger, réduit. 



I« 



K.\l NJ. l'I. lltANCK. 



l.CllINdliKfiMr.S 



priai, du même niveau. Les piq. prim. ne sont pas très forts et les plus longs 
mesurent 25 mm. en moyenne. D'une manière g-énérale, les piq. sont peu 
serrés et peu nombreux au dessus de l'ambilus et deviennent beaucoup plus 
nombreux et plus serrés sur la face venir. 

En principe, ces piq., sauf ceux de la face \enlr. qui sonl presque toujours 
blancs, sont routes el verts, \lmIs à la base, puis rouges aA'ec lextrém, 
blanche, mais il y a de nondireuses variations. Le test dénudé a une couleur 
générale rouge, lantul uniforme, tantôt interrompue par des bandes blanches. 

LE. acutus j)i-ésento une extension géo^Taphique très vaste, depuis la mer de 
Barentz jusqu'au cap Bojador, et il vit à des prof, très différentes, depuis 20 
jusqu'à 1280 m. Sur nos côtes, on lo rencontre à la fois en Méditerranée et dans 
l'Atlantique, princip. dans les fonds vaseux où il est tiès commun à partir de 20 




FiG. 79. — Echinus melo ; vu de coté, )x( 2, 3. 

E. melo Lamarck. Fig. 79. — \'oir Aoassiz, 1^12-1 'i, p. 493 ; Kcehler, 1883, 
p. 12(» et 1895, p. 20, pi. I\. lig. 1 et 2 : Mortensen, 190?,, p. 158. 

L'/t. jnelo a été très souvent confondu avec VE. acutus. D'abord certains 
auteurs ont donné autrefois le nom (V E. melo à VE. acutus, sous le simple 
prétexte que ce dernier étant très gros, il représentait éi'ideminent la forme 
que J^amarck avait voulu comparer ;i un melon. Il s'est même trouvé des 



lAtNi: m; iha.m:k. — lîciiiNdHi rmi s I l'.t 

auteurs plus récents qui ne croyaient pas à l'existence de l'/i. iiu^ln \yàvcç 
qu'ils ne l'avaient jamais vu ; mais lorsqu'ils ont pu l'ctudier, ils ont convenu 
de la validité de cette espèce. L'aspect est en ellel tout diU'érent. L'/T. nielo 
a le test globuleux, renflé etvenlru avec la l'ace venir, peu déprimée, et il 
n'e.st jamais conic[ue. L'exempl. que je représente ici mesure lu.' tm. de 
diam. sur (S, .5 cm. de haut. ^\I par en liaul, le test a un coiildni- nettement 
pentaponal. le milieu des zones interaMd)ul. élaiil un peu aplati à l'ainhiliis 
et les zones ambul. un peu proéminentes. Les tuberc. interambul. prim., 
au lieu de se succéder régul. sur chaque pi., ne se uu)nlrent que de '2 en 
2. Les pi. andîul. sont moins hautes et relatix . plus nond)reuses que chez 
VE. acuius. 

Les piq. prim. ont une coloration générale \erl foncé assez vive ; le test 
dénudé est plutôt brunâtre et le milieu des aires andud. est plus clair; la 
ligne en zig-zag- qui occupe la suture médiane de chaque zone est bordée de 
chaque côté d'une série de l)andes alternat, blanches et brunes, au nombre 
d'une demi-douzaine en dessus de l'ambitus et moins iiond)reuses au dessous. 
Les pédic. et les spicules olVrent les mêmes caractères que chez V E. nciilus. 
Les échanf. de petite taille présentent déjà, d'une manière très nette, les 
caractères de l'adulte. 

]J E. melo est plus rare cpie V E. acutus. Sur nos côtes de Provence, il se trouve 
surtout sur les fonds rocheux, vers .'{O-'IO ni. de prof., et les pêcheurs le rapportent 
parfois accroché à leurs eut remailles lorsque ces engins ont balayé le fonds à \a 
limite de la broundo ; au large de Marseille, il est assez commun vers la Cassidagne. 
Du côté de Nice, il devient plus abondant et parait même plus fréquent que 
r^". acutua. 11 vit égal, dans l'Atlant. (côtes du Portugal, Açorcs), mais il ne paraît 
pas exister au N. de la péninsule ibéricjue. 

E. esculentus Linné [E. sphsera 0. F. Muller]. Fig 80. — Voir : Ag.a.ssiz, 
'1872-7^1, p. 491, pi. Ml a, lig. G; Mortensen, iOÛH, p. IGO, pi. 1, fig-. 9, pi. 
III, fi^. 3, etc. 

L'E. esculentus est bien difl'érenl des "2 espèces précédentes et il méri- 
terait presque d'en être séparé génériquemenl ; il s'en distingue immédia- 
tement par les nombreux tuberc. prim. qu'il olTre dans les zones interam- 
bul. et ambul., tandis que le test non dénudé est recouvert de piq. nom- 
breux, serrés, forts et plutôt courts, atteignant fous à peu près la même 
long, et formant au test un revêtement dense et unif. 

Le test est globuleux ou parfois un peu conique avec la face venir, plus ou 
moins aplatie. Les zones ambul. offrent à l'and^itus une rangée très régul. de 
tuberc. prim. immédiatement en dedans de la zone porifère et qui se 
montrent général, de 2 en 2 pi.; celles qui en sont dépourvues ofïVent un 
tuberc. un peu plus petit situé vers leur milieu. Les pi. adambul. portent 
chacune plusieurs tuberc. prim., mais ceux-ci ne forment général, pas de 
rangées vertic. ou horiz. rég. ; on remarque cependant vers le milieu de 
chaque pi. un tuberc. dont la taille est égale ou à peine sup. h celle des voisins 



/' 



fêv: 



:?<:» 



ÏAI.NX: bZ rriANCC, — tClUNniJl-HMES 



fin dessus de l'ambilus, mais qui, en dessous de l'ambitus, devient un peu 
plus gros et forme avec ses congénères une rangée longit. distincte qui se 
continue vers la bouche. Le reste de la pi. interambul. est couvert de 
tuberc. prim. disposés irrégul., dontle nombre peut atteindre une douzaine, 
et an niilieu descpiels se trouvent des tuberc. second, et miliaires. Les 
liilxMC. piiiii. mil ;'i ncii i)ri< Ic^ iiicino dinit'li>i(ili> (l.in- Ir- /ii|ic> aiiihill. 
cl iiilci'aiiiluil. 




ri G, 



80. 



Echiiius escidentus ; vu de côté, X 13. 



La couleur du lest à l'étal \i\aul est d'un gris violacé ou rougeâlre. les 
pi(j. sont rosés, blanc grisâtre ou gris violacé clair. 

\. E. escidentus n'exislc pns on Médilcrranée, et c'est par erreur que quelques 
auteurs l'ont signalé dans cetle nier : il \ it exclusivement dans rAtlanti([ue où il 
est d'ailleurs très fréquent, ainsi que dans la Manche, à une faible prof., (lOàlSm.), 
et même à RoscofT on l'a trouvé parfois à la côte lors de très grandes marées; il 
peut descendre jusqu'au delà d'une centaine de m., mais il devient de pinson plus 
rare. Son extension géograplii([ue est vaste : il est en effet très répandu sur les 
côtes d'Angletei're et s'étend jus<iu'à celles de Norvège, d'Islande et du Spitzberg 
où il peut descendi-e à une grande piof. (1204 m.); d autre pai-t il s'étend jusque 
sur les côtes du Porhif,>-al. 

Malgré son nom, cetle espèce n'est nullement comestible. 



k.mm: i>i; ihanci", 



i'.«;iiiN(>i'i iiM):.< 



•21 



G. PSAMMECHINUS I.. Agassiz. 

Les valves des pédic. globif. portent de chaque côté plusieurs dents successives ; 
les bords du limbe amincis et non épaissis sont complet, libres en dedans et ils ne 
sont réunis j)ar aucune travée transv. Les piq. sont nondireux, plutôt petits et 
courts ; les pi. ocellaires sf)nt loulcs c'-loifi'nées du p(''ii[)r. Les |)arois des tubes 
ambul. rc nfeinu'iil do spic. en ('.. Poi'Cs IrijLK'iniiit's. 



P. miliaris (Gmelim [Evhinus ni. (iMi:i,iNj. Fiy. 81 a cl 82. — \'<)ir : 
Agassi/., I812-l'i, p. 405; Bell, 1892, p. I,')0: Mohtensk.n /.W./, p. lil. 

Le test est un peu penlagonal, assez liant, souvent Icf^èr. conique, son 
diani. oscille autour de bO mm. et un exempl. ayant ce diamètre, connne 
celui que je représente ici (ij;. 82 , a "JS mm. de liant, : il est épais et résis- 
tant, et remarquable par les nondn-ciix liilicrc. serrés cl siibéj^aux tpii le 
recouvrent. Kn plus du lul)erc. prim. que pnrle chacpie |)L and)ul. el interani- 
buL, il existe des liil)erc. second, ^ros et serrés, disposés en ranj^ées vertic. 
el même horiz. L'appareil apical est assez petit et son diam. mesure It) mm. ; 
le périst. est plutôt ^^rand et son diam. atteint 18 mm., les entailles péris- 
lom. sont peu profondes, lari^es et arrondies. La membrane bucc. est cou- 
verte, en dehors et en dedans des 5 p. de pi. bucc. prim., de pi. allon- 
gées, imbriquées, relevées, serrées et constituées par un réseau calcaire 
grossier. Les piq. sont courts, assez épais, striés longil., avec la pointe 
émoussée. Ils sont général, d'une couleur 
verte avec l'extrém. violacée ; le test dénudé 
est gris jaunâtre ou bruncâlre avec parfois a 
des bandes plus claires verdàtres ou blaii- 
chcâtres. 

Le Psaminechi/ius miliaris se distingue 
très facilement de l'esp. suivante, le Ps. mivro- 
tuberculatus qui n'existe chez qu'en Médi- 
terranée et reste beaucoup ])lus petite, mais 
comme il a à peu près les mêmes dim. que le 
Paracentrolus iii'idus, auquel il csl parfois 
associé, il importe d'indiquer leurs ditrérenccs. 
Deux caractères pcrmctlronl de séparer de 
suite les '2 esp. : 1" les pores du P.s. '' i 
miliaris sont toujours flisposés en arcs de 
3 paires, tandis que chez le Pa/-. lividiis les 
arcs ont au moins 5 paires de pores; 2" les 
pédic. globif. du Ps. miliaris 81, ai olFrent 
plusieurs dents le long de leurs valves qui sont 

allongées, tandis que chez le Par. h\>idus les valves, très raccourcies, 
n'ont qu'une seule dent lat. en dessous de la dentlerm, 













81. 



— /'sa m iiiech in us ; 
a. pédiccllairc globirèrc de 
/'. nulicria. \ i W ; b. pla<pu* 
i)uccale de P. tnirrnliihfrcu- 
latm, X '*^ (d'après Mon- 
tf.nsiin). 



j •->-> 



kaim; i>i: iuanck. — i:t:iiiM>ipi:iiMi:s 



Le Ps. tniliavis est très répandu sur nos côtes de la Manche où il remplace le 
Par, lividus, tandis que sur nos côtes de l'Atlantique il est souvent associé à ce 
dernier. C'est une forme essentiellement littorale (ju'on trouve à mer basse contre 
les rochers, sous les pierres ou même dans le sable. Caillaid l'a vu former des 
excavations identiques à celles du Par. lividus. On le connaît à Arcachon, mais il 
descend beaucoup jilus au S., sur les côtes du Portu<,''al et du Maroc. 11 manque 
en Méditerranée et c'est par erreur que (juelques auteurs l'y ont signalé. Le Ps. 
tJiiliaris remonte jusqu'aux côtes de Norvège et il existe dans toute la mer du Nord 
o t sur les côtes des lies lîritanuiques ; il peut descendre jusqu'à 60 m. de prof- 




FiG. 82. — Psammechinus miliaris ; face 
dorsale, X 1 "i- 



FiG. 83. — Psammechinus micr^otubercu- 
latus ; face dorsale, X -• 



P. microtuberculatus (lîi ainvu i.i-l "Echinus m. Blainviu.e". Fig. 82 b et 
83. — Voir Agassi/., 187-_>-7i. p. iUi, pi. \I. fi-, i ; Kot:Hi.ER, 188.3, p. ll-->: 
MORTENSEN, 1903, p. 107. 

L'espèce reste toujours de très petite taille et le diam. du test ne dépasse 
guère 30 mm., il arrive très rarement à 35 mm. Comparé à celui du Ps. 
milioris, ce test se fait remarquer par l'ensemble de ses tuberc. plus petits 
aussi bien les prim. que les second. Les tuberc. andîul. prim. sont nota- 
blement plus petits que les interambul. ; ceux-ci sont assez écartés les uns 
des autres en raison de la hauteur des pi. ; les tuberc. second, sont beaucoup 
plus petits. Le Ps. inici otuherculatus est essentiellement caractérisé par sa 
membrane bucc. qui, en plus des â paires de pi. prim., oll're un recouvrement 
assez rég. et très apparent de pi. épaisses, serrées et imbriquées, plus larges 
que longues, assez grandes, surtout en dehors des pi. bucc. prim., et plus 
développées que chez le Ps. miliaris; de plus, au lieu d'être constituées 
comme chez ce dernier et chez les autres Échinides. par un tissu réticulé, elles 



Faim: i»i: khanck. — i':(;iii\n|.i.nMi;s \'1'.\ 

sont formées par une masse homogène et transparente, épaisse, traversée par 
des pores allongés qui forment de véritables tubes, et elles peuvent atteindre 
1,1 X *^»'7 ""»• ('ig- 81 b) Les piq. sont courts, minces, pointus et forment 
un revêtement très serré. Ils ont une couleur verte, vert jaunâtre, ou vert 
grisâtre; le test dénudé est d'un vert assez foncé otTgris vordâtre, avec 
des bandes plus claires sur les zones porifères. 

Espèce très répandue dans toute la Méditerranée, coinimmc sur nos cotes au 
bord des prairies de Zostères et s'y continuant jusqu'à 2.'i m., pénétrant aussi en 
« broundo ». Elle a été signalée au Portugal et aux îles du Cap Vert, mais ne 
paraît pas dépasser au \, la pénininsule ibérique. 

(.. PARACENTROTUS Mortrnsen. 

Les pores inuUigcMiiiiK's soni disposés en arcs de .") ou tl paires. (Iliaque pi. 
anibul. porte un tuheic. |)riui. taudis ipu' les pi. iutoraud)ul. ou |)orlent quelques- 
uns qui formeut des rangées vertic. très apparentes. La nuMubraue bucc. est 
munie de petili's pi. fcnètrées en dedans cl en dehors des li paires de pi. prini. ; 
les entailles péristoui. sont peu profondes. Une ou 2 pi. ocellaires peuvent atteindre 
le péripr. mais général, toutes en sont exclues. Les pi(j. sont assez longs, forts et 
serrés. Les pédic. globif. n'ont (pi'unc seule paire de dents lat. ; leurs valves sont 
courtes et rauiassées et la partie basilaire est plus long-uo (|ue le limbe ; celui-ci, 
en forme de gouttière, est dépourvu de travées trausv. Les valves des pédic. 
tridact. sont très longues, la partie l)asilaire est très courte, mais le liud)e est 
très allongé et très étroit ; il (>st mimi sur toute la louj^-. de ses bords de dents 
coniques et pointues. 

P. lividus Lamarcki \Slron^ylocentrotus l. BrandtJ. Fig. 84. — Voir : 
Ag.\ssiz, i812-l'i, p. iifi. pi. ^" b lig-. .S; K^ulf.r, ilt^HH, p. l'23 ; Mortensen, 
1903, p. 123. 

Les échant. sont de grosseur moyenne et le diam. du test est de 50 mm. 
en moyenne, mais il peut atteindre une taille un|peu plus grande; il est assez 
déprimé et la face venir, est aplatie. L'appareil apical est petit mais assez 
saillant. Les piq. sont assez longs, forts et pointus. I^eur coloration varie <lu 
violet au vert foncé ou devient brunâtre ou olivâtre; le test lui-même est 
verdâtre. 

Le P. licidus est e\trèm. commun sur nos côtes, principal, en Méditerranée où 
il est péché et livré à la consommation par quantités très considérables. C'est 
surtout à la lisière des prairies de Zostères, à 3 ou 4 m. de proL qu'on le trouve 
en plus grande abondance ; il vit aussi fixé sur les rochers, les jetées des ports, 
etc. Les pêcheurs le capturent à l'aitle d'une longue canne fendue à lextrém. en 
.'t branches. Il peut descendre jusqu'à 30 m., c. à d. jusqu'à la limite extrême des 
prairies de Zostères. Le P. lividux est égal, commun dans TAllantique, depuis 
Biarritz jusqu'aux côtes de Bretagne et du Cotenlin ; il est parfois associé au Ps- 
miliat-is, mais celui-ci domine dans la Manche et finit par exclure le P. lividvs; 
il est habit, tixé aux rochers à une petite prof., mais à Arcachon on le rencontre 
égal, dans le sable, assez rarement d'ailleurs. 



124 



I'aint: ni- i ranci;. — KCiUNnnKUMr.s 



On a remarqué depuis fort long-temps, en Méditerranée et surtout sur nos côtes 
e l'Atlantique, que le /'. fividus vivait souvent clans des cavités qu'il creusait 

hii-inême dans les ro- 
chers en les usant à 
1 .lide (le ses pi(j. grâce 
il (les iiiouvcnuMits de 
nihilidii. .le r(Mi\()i(' 
|i(inr (■ci te (|ueslion :iu 

lllt'llliiiic <U' (l.Mll.AI i> 

qui :i licatu'oup étudié 
(•(•■^ iu'rl'(ir:iti(>iis . |)aiis 
l'cihiiiics li)calit('s, k's 
/'. //r/V///\ fixés aux l'o- 
cluMs, ont riiahilude de 
ICC (I 11 \ i- i y leur face 
ildis. à laide de (h'hris 
dixcrs, iiolaiiiiiieiil de 
Zosléres, (|iii les 
aiii-ilenl ainsi plus ou 
moins couqilét. de la 
luuiièie du jour. 



(i. SPHiERECHINUS 




Desor. 



Le test est épais, 
presque sphérique, 
muni de tuberc. nom- 
breux et imperforés 
d'égale grosseur dans 
toutes les zones; le 
j)érist.. décagonal, est 
pourvu d'entailles pro 
fondes. Chaque pi. 
ambul. porte 4 p. de 
pores ; la membrane 
bucc. mince renferme, lui plus de 10 pi. prim , de nombreuses pi. fenêtrées. Les 
piq. sont épais, forts et courts. Les tètes des pédic. globif. sont très développées 
et les glandes sont vohunineuses ; les valves sont lerminées par un gros crochet 
unique et leur limbe est converti, sur toute sa long., en un tube étroit; ces pédic. 
renferment des spicules recourbés avecl'extrém. un peu élargie, qui se retrouvent 
égal, dans les tubes ambul. 



FiG. 84. — Paracentrottis lividus : a. face dorsale: 
b, vue latérale; It'gèrement grossi. 



S. granularis iLamarck). Fig. 85 et 86. — Xo'w : Agassiz, ISTi, p. 452, 
pi. \''', iig'. 7; KoKHLER, 1883, p. li.'i; Beli., 1S9-_>. p. i;")8, pi. XV, (ig. 
2 et 3 ; Mortknsf.n, 1003, p. 117 et 1013, p. 11. 

Le test atteint une assez grande taille et son diam, est compris entre 60 



tAlNl: l)i; FHANCli. 



KCIlIN(tDEHMl:S 



125 



et 70 mm., il arrive même à 80 mm. Il est globuleux, avec la face venir, 
aplatie, tantôt élevé, tantôt queUpie peu déprimé : ICxompl. que je 
représente ici fig. 85, b., mesure 70 X '^'^ nim. Les tuherc. pi-im. des zones 
interambul. sont disposés suivant des rangées vertic. et hori/. et ils sont à 
peine plus petits sur les /.(mes aud)id. Les pi((. formenl >ur le tesl un 
recouvrement assez dense ; ils sont serrés et atteignent tous à peu |)rès la 
même long., et ils reslenl d'ailleurs assez courts avec la [)ninte arrondie. 
Ces piq. sont ortlin. violets avec l'extrémité blanche, et quelquefois ils 




f^ 



i 

Kl... 86. 

S pfifi;rechinus 

graitidaris; pé- 

(iict'llaire glo- 

l)il"ère,Xl^' 



FiG. 85. — Sphxrechiiius granidaris ; vues latérales; a, r;miiuul 
pourvu de ses piquants ; b, lest dénudé ; grandeur naturelle. 



sont tout à fait blancs ; le lest est violacé. Les pédic. globif. présentent 
une structure 1res caractéi'istique : le pédoncule [xu'le. à (jnchpie distance 



J'26 KAV.NE DE KRANCE. ÉCIIINODERMES 

en dessous de la tète, 3 glandes allongées oil'iant chacune un petit orif. 
terniin (fig. 86'. Il arrive assez souvent que ces glandes prennent un 
développement assez considérable et cela aux dépens de la tète même qui 
s'atrophie et disparait plus ou moins complet.: sur d'autres pédic, cette 
tète peut se détacher de son pédoncule, continuer h vivre et conserver des 
mouvements pendant un cei'tain temps 1 . 

Le .S', granitlavis habite surtout dans des sables vaseux à partir de quelques in. 
de prof. ; en Méditerranée, on le trouve sur le pourtour des prairies de Zostères 
jusqu à 20 et .SO m. et il pénètre d'ailleurs dans ces prairies : on le trouve égal. 
sur nos cotes de l'Allanti([ue dans des stations analog-ues et à partir ûa quelques 
m, de prof. ; il peut descendre jusqu'à 'M) \n. Il a été rencontré dans un grand 
nombre de local, de la Méditerranée ; on le retrouve égal, sur les côtes d'Espagne 
et sur les cotes occidentales d'Afrique. 



S. Cl. ECHINIDES IRRÉGIJLIERS 



0. GLYPÉASTRIDÉS 

Ils ne sont représentés dans nos mers que par une seule espèce de 
fort petite taille, Y Echinocyamus pusillus. 

G. ECHINOCYAMUS Van Pmelsum. 

Le test est ovalaire et sa long, atteint tout au plus 1 cm. ; l'anus est situé sur la 
face ventr. entre la bouche et le bord post. du corps. Les tuberc, petits, sont 
entourés d'une dépression. Il n'existe qu'un seul orif. madrép. à peu près de 
même taille que les orif. génit. Les zones ambul. sont plus larges que les zones 
interambul. Les pores de la face dors., disposés par paires, forment des sortes 
de pétidcs à bords parallèles. Au voisinage des sutures des pi. ambul., il existe 
de nombreux pores cxtrèni. fins qui sont surtout développés sur la face ventr. Il 
existe en tout 5 sphéridics. 

(1) Hamann avait, à tort, considéré ces pédoncules munis de leurs 3 glandes et 
dépourvus do tête, comme des pédic. ophic. modifiés. Une erreur plus grossière a été 
commise par J. Babrois : ayant rencontré des têtes détachées de ces pédic. globif., il 
les a prises pour des organismes particuliers qu'il a décrits sous le nom de Trichceliiia 
paradoxa ; inutile d'insister sur ces erreurs. 



VAlNt l>E IftANCE. ECUINODKRMES 



Vil 



E. pusillusO. F. MùLLERiE. angulosus I.eske]. Fig. 87. — \'oir : Agassiz, 
i812-i81'-i, p. 30 i, pi. XI e, lîg. 3 ; Mortensen, 1901, p. -28, pi. .\11. 

La taille des exempl. eslloujours très petite et les dimensions habituelles 
sont 8 ni. de long.. (î mm. de larg. et 3,j mm. de haut. Ou a cité comme 
long, maxima 1.") mm. mais ceci est exlrèm. rare. Le corps est ovalaire, 
plus étroit en avant cpien arrière; le périst. est grand, un peu allongé, le 
péripr., plus petit, est situé à égale distance entre le bord post. du périst. et 
le bord post. du test. Les pores des pétales dors, sont au nondjre de 6 à 8 
paires. Les pores ocellaires, au nondire de ô, sont plus petits (pie les pores 
génit. (pii sont au nondire de i seulement. Le corps est revêtu unil'ormé- 
mentde piq. tins, courts et serrés, 
dont la long-, est de 0,5 cà 0,8 mm. 
en moyenne. Leur coloi'ation est 
dun vert souvent très vif qui 
passe parfois au vert jaunâtre. Je 
renvoie pour les pédic. ophic, 
tridact. et trif. au mémoire de 
Mortensen. 

]JE. pusillus est assez répandu 
dans la Méditerranée et l'Atlantique. 
Sur nos côtes de Provence, <ia le 
trouve principal, en dehors des 
prairies de Zostères. dans les sables 
et les débris coquilliers ou les gra- 
viers à Bryozoaires, vers 30 m. de 

prof. ; il peut d'ailleurs descendre plus profondément. Il a été signalé dans un 
grand nombre de localités de la Méditerranée. Dans l'Atlantique, on le rencontre 
aussi en différents points de nos côtes, généralement dans les sal)les et les débris 
coquilliers, dans le " mœrl » de nos côtes de Bretagne, le plus souvent entre 20 
et 40 m. Il remonte dans les mers du X. jusqu'au cap Bojador. Il peut arriver à 
une prof, de quelques centaines de m. (il a été signalé à des prof, beaucoup plus 
grandes, mais il s'agissait alors d'une autre espèce). 




l"ii.. 87. — Echinocijamiis pusil/us [d'i\- 
près Mortenskn) : a. face dorsale ; b, 
face ventrale, X *• 



iJS 



KAlNi; l)i: IKANCK. liCIlIMil)KH>Ii:S 



0. SPATANGIDES 



S. 0. PRYMNADETES 



G. SCHIZASTER Agassiz el Desor. 

Le corps offre un contour ovalaire ; il est ilépriuié en avant el très élevé au 
contraire en arrière; la face post. est tron({uée. Lappareil apical est reporté en 
arrière. L'anibul. ant. forme un sillon très profond, allongé ; les pétales lat. sont 
étroits, mais profonds : les ant. sont allong-és, léger, infléchis, les post. sont très 
courts. Le fasc. péripétale a un contour assez sinueux ; il s'élargit en avant et se 
rétrécit en arrière ; vers son milieu, il fournit une branche lat. qui se dirige en 
arrière, et ([ui, au niveau du périjjr., s'abaisse ra|>id. vers la face ventr., pour 
se réunir à la liranche opposée en forinaiit un ^' lies ouvert vers le haut. Habit, 
il n'existe (lue 1 orif. ijénit. 




1'"k.. 88. — Sckicusler canali feras réduit d'un tiers; a, vue latérale; b, lace dorsale. 



S. canaliferus. Ki-. 88. — \'oir : .Vgassiz, l^TJ-l^Vi,p. (i09, pi. XXIll a, 
lig. 1-3 et pi. \'1I, fl<;. :ib ; Mohtoskn, 1907, p. 116, 

J.a ioiiy-, peut atteindre 70 mm. : dans l'indiv. c|ue je représente ici cl qui 



l'AUNK DE IKANCt;. LClU.NuUHU.MKS 129 

atteint cette long-., la larg-. niaxinia est de ()() inm. ri la iiaiil. de i,") lum. Le 
contour (lu lost est ovalaire mais im peu anguleux, avec une i'orlc encoche 
en avant qui correspond au sillon aud)ul. anl., Ie([uel est extrèni. profond 
et large avec des bords verlic. Le corps s"élè\e rapidemeiil à partir de l'ex- 
tréni. ant. qui est basse, jusqu à l'exliéni. posl. (pii est très élevée; la face 
post. est vertic. un |)eu (il)li([ue en axant ; la l'are venti-. est convexe. Le 
périst., très voisin du Ixird ;imI. du (est, e-t petit : la lèvre post. est assez 
proéminente et aiguë, et le labre esl allougé. Le j)éri[)r. est petit, '2 fois plus 
haut que large et rapinocdié du bord sup. du lest. Les avenues andiul. 
ventr. sont plut(')t étroites taudis cpir le plasiron sternal est large. La face 
dors, est uniformément couver! e de luberc. lius et rapprochés, qui 
deviennent plus gros sur la l'ace ventr., surtout dans la moitié ant. de 
cette face. Les piq. sont lius, courts et soyeux sur la face dors., plus longs 
sur la face ventr. et ils oui une l'orme en spatule sur le plastron sternal 
où ils se groupent en 2 touH'es divergentes. Les orif. génit. sont au nombre de 
2 seulement ; toutefois en axant de ceux-ci on trouve la trace de deux autres 
orif. extrèm. réduits mais il n'existe jamais que 2 glandes génit. en tout. 

Les pédic. appartiennent à .") sortes : tridact., rostres, opliic, globif. et 
trif. Je renvoie pour leur description à mon mémoire de 1883, p. 137, et à 
celui de MoRTENSEN, 1907, p. 117. .le rappelerai seulement, comme je l'ai 
signalé en 1883, que les pédic. Iridart. peuvent posséder I valves et mérite- 
raient dès lors le nom de tétradactyles ; on peut même trouver des pédic. à 
5 valves. 

Le S. canalifet'HS est une espèce propre à la Méditerranée. Il est assez rare sur 
nos cotes de Provence et il se trouve dans les mêmes localit(''S cpie le Spatanfjiis 
piirpiireiis : il est plus fréquent entre Xice et Menton, dans les fonds vaseux de 
20 il 30' ni. ; on le connaît ég-al. sur les cotes d'ikdii'. Il peni (lescendre jusqu'à 
100 m, de prof. 



S. 0. PHYMM)DESMlEiyS 



('.. SPATANGUS Klein. 

Le test est eordifoniir, de -grande lailie. pas 1res liaiil. Les pétales restent à 
fleur du test, l'ambul. anl. inqjair l'oiinr un sillon bien marqué, mais (pii n'est 
pas très profond. Les rég-. inlei-amhul. dors, porleni de gros luberc, disposés en 
arcs successifs. \n fase. sous-anal scidnuriil. 

S. purpureusO. F. Mau-ru. Fig. 89 el 90. — \oir ; .Vgassiz, i^rJ-l'^l), p. 
565, pi. XI /; tig. 19-22 : Koeuler, 1883, p. 1-27 ; Mortensen, 1901, p. 123 et 
i[^i5, p. 22, pi. II, fig-, 2-4. 



130 



l.VLNi; 1>1^ IKANCi;. 



i;CHlNUliLKMl£ï> 



Le lest atteint facilement 11 à 1"2 cm. de lon^-. sur une lary. un peu 
moindre ; il est cordiforme avec un contour i'éf;ul. ; la l'ace venir, est aplatie. 
L'appareil aj)ical est reporté un peu en a\anl : le sillon ani. est lai-ge. Les 
pétales sont pointus et moyennement élari;is, le> anl. s(jnt un peu plus lon^^s et 
forment ensemble un angle plus obtus que les j)ost. qui sont un peu j)lus 
étroits et plus rapprochés. Le péripr. est allongé transvers, et le fasc. sous- 
anal, qui est fortement excavé du coté dors., ne renferme que deux tubes 
ambul. de chaque coté. La bouche est larye et la lèvre inf. peu proéminente. 
Les gros tuberc. des aires interrad. dors, sont placés près du bord apical des 
pi. et forment des séries successives en Inrme de A' très ouverts qui n'at- 
teignent pas le pourtour du lest. Les boids du sillon ant. présentent plu- 
sieurs rangées de tuberc. un peu plus gros cjue les \oisins ; tout le reste de 
la face dors, est couvert de petits tuberc. Ceux de la face Acntr. sont ])lus 

gros, mais ils se réduisent vers 
la périj)h. du test et passent 
insensiblement aux dors. Les 
piq. portés par les gros tuberc. 
de la face dors, sont très 
longs, pointus, légèrement re- 
courbés; les autres sont plus 
petits, mais leur dim. aug- 
mentent sur la face dors. Les 
pédic. tridact. sont de 2 sortes: 
chez les uns la tète jieut at- 
teindre jusqu'à 2 mm. de long, 
et les valves sont amincies ; 
les autres ont la tête plus 
petite. I^es pédic. trifoliés sont 
très petits et leur limbe est 
allongé, finement dentic. sur 
les bords; lesophic. sont rares 
et n'existent que chez les 
jeunes, surtout sur la face 
venir. Enfin les pédic. globif. 
sont extrém. rares et ils ne 
paraissent exister que dans les 
petits échant. ; le liudje forme 
un lubo (|ui se teruiine j)ai' (pielqiies dents. 

L'animal vivant est d'un violet pourpre assez foncé : la coloration, uni- 
forme, intéresse à la fois les piq. et le lest lui-même; elle se conserve dans 
ralcool. 

Le S. purpureus n'est pas rare dans le g-olfe de Marseille où il habite lotijoure 
les fonds sableux ou sablo-vaseilx assez résistants; on le trouve à partir de Ib m. 
de prof, et il descend jusqu';! 'fO m, diUis les fonds eorailigènes au lary'o de 




FiG. 89. — Spatangiis puvpaveus dépouilh' 
des piquants, X - ^ ; face dorsale d'un 
échantillon à corps allongé. 



iaim: m; ik.vnci: 



iciiiNoDi n\ii:s 



l.jl 



Hiou ; il a éU- loncontré dans un yiand noniljic de local, de la Médilerraiiôo. 
D'autre part, il existe sur nos cn\cs occidenlalcs (l(> Fiance, el dans certaines 
plag-es on le trouve eidoncé, très sM|icrliciclicmciil . dans le sable qui ne découvre 
(|u'au\ plus i;iandes uiari'es iles des (ih'iians, de de iiciiu), nuus dliahitudc il 
vit dans les fonds sableux ou c(>(pnllieis entre 20 el M) m. il remonte jusqu'aux 
coli-s de Norvège el descend au S. jusipi'aux Adores; on l'a capturé jusqu'à 
'JUO ni. de pi-ol'. 




Fn.. 90. — Spatangus pwpureus ; éeliantillon .à eorps élargi : a. face dorsale ; 

ib. face ventrale. 



MoRTËNSEN, {1913, p. 2;'), j)l. 11. fig. 1) a dt'crit une \ al', caractérisée par de^i 
pétales pointus à l'extrém., étroits et conservani à |>eu ])rès la même larg. sur 
la plus grande partie de leur long: celle foi me serait idenli([ue au Sp. di-Sle- 
fanoi connu comme fossile, et a été trouvée- ii \'illefi-anclie-s.-Mer. 



G. BRISSOPSIS !.. A..ASS1Z. 

Le test est ovoïde avec un contour régulièi'. an-ondi ; H esl assez aplati el la face 
post. étroite est tron([née vertic. L'appareil apical se trouve vers le nnlieu de la 
face dors. Les pétales sont petits cd un pe)i déprimés, les ant. un peu plus grands 
que les post., et confluents à leur origine ; le sillon ant. dors. e->t [>eu prol'nud, 



i;{-2 



lAlNE DE FRANcn:. 



LGIIINODERMr.S 



Le fasc. péripétale, qui entoure com|iIM. les [)ét;iles a un eonlour sinueux et il 
est élargi au niveau des pétales ant. : le l'asc. sous-anal est grand et large, un 
peu plus étroit en son milieu et situé eu partie sur la face ventrale ; le péri|)r. 
en est très éloigné. Les avenues and)ul. veidr. sont laiges el le j>lastron sternul 
est étroit. 

B. lyrifera Forbes. Fig.91. — \'oir: Ad.vssiz, iHlQ-lSl't, p. 35 i. pi. XIX, 
iig. 1 à 9 ; pi. XXI, fig. 1 et i> : K^ikmi.er, LS83, p. 135 ; Hei.l, iW>, p. 17i> ; 
MoRTENSEN, l'jQl , p. 15:2. 

L'espèce se reconnnit très facilement à son fasc. péripétale dont la fonue 
rappelle celle d'une Ivre et qui tranche uettenienl par sa couleur foncée sur 
le reste de la face dors, cmn erte de pifj. gris. Le test, ovoïde et assez plat, 
est un peu plus haut en arrièi-e qu"en avant ; sa long, atteint en moyenne 

50 mm., la larg. 43 mm. el la 
haut. "J8 mm. ; la long, peut 
arriver à (Î5 uini. Les avenues 
ambul. venir, sont presque 
nues. Le péripr. esl ovale, plus 
long que large ; le labre, court, 
atteint le milieu de la première 
pi. ambul. voisine. Le fasc. 
sous-anal renferme 3 paires de 
pores de chacjue coté. Les piq. 
de la face dors, sont courts el 
pas très serrés, ceux du plas- 
tron slcrnal forment 2 toulles 
lat. et sont souvent aplatis en 
spatules. Les pédic. sont de 4 
sortes : Iridact., rostres, glo- 
bif. et trif. Les Iridact. ont les 
\aives allongées et le limbe, 
élargi dans sa deuxième nmi- 
tié, est finement denticulé; les 
rostres ont les valves étroites; 
les globif. sont assez grands : 




Fig. 91. — ■ Brissopsis lijrifeva; l'ace dor- 
sale tliui ("chant illon muni de ses ])i- 
quants : grandeurnaturelle. 



leurs valves dépassent 1 mm. de 
long, el olfrenl une i)artie basilaire 1res large, tandis que le tube est étroit; 
ils se lerniinenl par "i très longues dents. 

La couleur à l'étal vivant esl d'un gris plus ou moins foncé, ou gris ver- 
dftlre. 

La i>'. lyrifera se Iroine dans des fonds sableux ou sahlo-vaseux ; en Métliter- 
ranée elle se montre à jiarlir de 4(> ii )>(• m. cl elle est assez commune sur nos 
côtes de Prf)vencc ; dans l'Allantique on la trouve à partir de 3() m., mais elle 
peut descendre beaucoup plus profund,, jnsqu'.-i tiOO m. F.ll<' l'cmoutc ;\ii N. j<is- 
qu'aux côtes de Norvège, 



1AI.M. 1") HtANCi:. 



I.CIIIMJIU.UMI^S 



i;{;{ 



G. BRISSUS Klein. 

Le tost est olliptique et allongé, l'appareil apical est reporte^ très en avant et 
le périst. est également dès lapiiroclu'' du l)oi(l ;uil. l.'ainbul. ant. dors, reste à 
lleiii'dii lest ; les [)i''talcs sont étroits cl a>sc/. cid'oiicc'S, les ani . dirigés traiisv. cl 
piL'Siiiic sur le iirolongement 1 un de I autre : les posl. au enuliaiic sont 1res rap- 
i)ruclics. l,c t'asf. péri|)élalc est Irèssiuueux l'I nllVedcs :ui;^ les liés uiMiipu'-s ; le 
l'asc. suus-anal est élargi Iraiisvers. et pri'senlc uue l'orh- encoche sur son i)ord 
snp. qui est très rapprocht'' tlu [)éri|>r. 



B. unicolor Ki.iaN [B. columbaris l.wrxucK, H. .scilhv Cihav . l"ig. 92. 
— \'<ur : AoAssiz, IS7-2-l81'i, \). .■5.")7. pi. XXil, lig. I <•! 2 ; K(.i;iii,i;n, I8s:i, p. 
1-28, pi. 11. lig. Kl; M(.Hri:NSi:N. l'.il:i, |). :{l, pi. III. lig. Il e| ]•>. 

].e test est très grand et al- 
longé ; dans l'indiv. que je 
représente ici, il atteint 
100 mm. de long., 8.3 mm. de 
larg., 47 mm. de haut. ; il 
existe des indiv. encore plus 
grands. La face dors, s'élève 
très rapidement jusqu'à l'ap- 
pareil apical, puis suit une 
courbe assez rég. jusqu'à la 
face post. qui est petite et ob- 
lique vers le bas ; l'interrad. 
post. dors, est assez saillant, la 
face ventr. est un peu bombée ; 
les avenues ambul. \entr. 
sont très étroites, tandis que 
le plastron sternal est très 
large. Le périst. est "2 l'ois 
plus large que long, le labre 
est extrêmement court et élargi 
transvers. Le péripr., ovale, 
est presque 2 fois plus haut 
que large ; le fasc. sous-anal 
renferme 4 paires de pores de 

chaque coté ; le fasc. lat. forme en avant des pétales ant. un angle rentrant 
aigu, et entre les pét. post. un autre angle rentrant beaucoup plus ouvert. 
Les tuberc. de la face dors, sont gros, à peu près de même taille que ceux de 
la face ventr. en avant des pétales ant., mais sur le reste de la face dors, 
ils sont beaucoup'plus petits; les piq. sont égal, très lins, serrés et soyeux 
sur cette partie de la face doi's. 




Fie 92. — Brissus unicolor; face dorsale, 
échantillon dénudé, X 2/3. 



I.»l 1 M M- m 1 H wci.. — i:(:iiiS(i|ii l'.Mi s 

En plus (les 1 formes liahil. de pédic. il existe des ophie. Les \;il\es(les 
grandes pédic. tridact. présentent des dents très allongées, analogues à 
celles de VEchinocardiuDi pennalifiduin (fig. 13, a); les globif. ont les 
valves courtes et ramassées, et l'ouverture terminale est munie de 4 à ô dents. 

La couleur à l'étal vivant est d'un gris ])lus ou moins foncé. 

I.f B. luiicolor existe sur nos rôles de Provence dniis les fonds vaseux à une 
l';iil)lc prof., de 10;) H\ ni. ; on le eoiinii il éf.;nl. ii N;i|iles, sur les côtes de Sicile, 
mais il icstc jissc/ lair. i),iiis l'A liant i(|ue, il n'est connu <{iie dans les rég. 
chaudes lAçoies, Canaries, ilcs du Cap \'cit, Antilles), et il peut descendre 
jusqu'à 2i'> m. 

G. ECHINOCARDIUM Crav. 

Le test est inincc^ et plus ou moins eoidil'oi nie ; en plus dn fasc. sous-anal, il 
existi' lui fasc. inl.. mais pas de fasc. péripétale. Les p(''tak's sont plus ou moins 
trian;;nlaires : la poilion de ces ptMalcs enfermée dans le fasc. int. ne possède 
que des pores petits et plus ou moins oblitérés. Le fasc. sous-anal est ordin. 
aussi long que large, un peu eordiforme avec une pointe inf. Le péripr. est situé 
sur la face post. du lest ([lii est tronqué verlic. La couleur générale est f^i'isc. 
tantôt gris clair, tantôt plus ou moins foncée. 

Le g. Echinocardiuni est ri'[irésenté sur nos côtes par a espèces dilTcrcnles. 

i" Espèces dont l'ainhul. ant. impaii' est plus ou moins enfoncé : 

E. cordalum PrxNANr) [Amphidelusc F(U{bes]. Fig. 93. — ^'oir : .Agassiz, 
iSlk, p. :iiO, pi. XX. fig. 5-7 ; KoKm.r.K. iS^'-i, p. L30 ; Bei.i,, IS'J'^, p. \m. 
])1. XM, lig. 1-4; jNIortensex, V.iin, p. IL"). 

Le test est eordiforme, un peu plus Imig (pie large, assez aplati ; sa long, 
ne dépasse guère 5 cm. ^'u par en haut, le contour est un peu anguleux avec 
une forte cchancrure ant. correspondant au sillon dors. L'interrad. post. est 
renllé en luie proéminence assez marcpiée. Le sillon d(u-s. est très large et 
profond et il porte sur ses côtés des tuberc. prim. assez gros ; le test est 
assez proéminent de chaque coté de ce sillon. Les pétales sonl triangu- 
laires et peu profonds. Toute la l'ace dors, est uniformément couverte de 
])etits tuberc. Le fasc. int. est très allongé et très large et il se prolonj^e 
l)eaucoup en avant; le fasc. sous-anal renferme .3 paires de pores de chaque 
côté. Le péripr., placé dans la partie su|i. de la face post. vertic.du test, varie 
beaucoup dans sa forme ; sur les indi\. de nos cotes il est général, allongé 
vertic. et plus haut que large, mais chez d'autres il est quelquefois ovalaire 
transvers. Le labre atlcinl la "J""' pi. and)ul. \oisine. Les piq, dors, sont 
très minces et soyeux, non dressés ; ceux de la l'ace \enlr. sont plus forts et 
])lus longs et ils sont général", spatules sur le plastron slernal. 

Les pédic. sont de 4 sortes : tridact., globif., rostres et Irif. Les tridact. 
ont les valves allongées et général, minces ; les globif. sont très ap|)arcnts 
grâce surtout à leur ctdoralion pourpre foncée ; leurs \alves sont courtes et 



lAIM IM I li WCi:. — l'cilINolU liMI.s 

ramassées ; la partie basilaire est très large et le limbe tubulaire 
se termine par un orif. entouré de quel(|ues dents. 

LE. conlatum est très répandu dans prosquo tuules les mers, il 
sur nos côtes de l'Océan et de la 
Manche, et on peut le rencontrer 
dans le sable .à mer basse. Il vil 
à !."> on 20 cni. de prof, dans une 
cavité tapissée par du iiuicus et 
qui coniniuniipie avec le sol par 
2 conduits ; l'on trouve prescpie 
toujours avec lui 3 ou 4 Crus- 
tacés commensaux [Urothoe ma- 
7'ina). A Wimereux, les pê- 
cheurs appelent l'^". cordalum 
" œuf de yi'isai'd •>. Sur nos 
côtes de la Méditérannée, VE. 
cordalum n'est pas très répandu, 
sauf vers les Bouches du Rhône. 
Il vit f>énéral. à une faible prof., 
mais il peut descendre jusqu'à 
i:io m. 



Il 



es court. 



e>l fréquent 




E. mediterraneum Forbes. 
Fig. 94. — \'oir : Agassiz, 



Fie. 93. — Echinocavdium cordalum'; 
face dorsale ; légèrement grossi. 



1812-Ti, p. 580, pi. XX\'. fig-. 
•29; K(EHLER, 1883, p. 132 et 
1808, p. 175, pi. IV, fig. 1-3; Mortensen. i.907, p. 150. 

Le lest, à peu près aussi long- que large, n'atteint jamais de grandes dimen- 
sions; les échant. ont 3,5 cm. de long., exceptionn. i cm. Le contour vu 
d'en haut est anguleux a^ec une dépression ant. peu importante, et la rég'. 
post. est rétrécie. Les faces dors, et venir, sont aplaties et l'extrém. post. 
forme une gibbosité assez marquée; les faces ant. et post. sont vertic. LE. 
mediteiTaneum est surtout caractérisé par la foi'uio du sillon ant. dors, qui 
n'existe qu'en avant du fasc. int. et se trouve exactement localisé sur la 
face ant. vertic. du test; ce sillon est d'ailleurs peu profond et étroit, et il 
olfre sur son bord des tuberc. à peine |)Ius gros que les Aoisins. Le l'asc. int. 
est plutôt court, puisqu'il s'arrête au début du sillon ant. du tesl el il reste 
assez étroit; en dedans de ce fasc. se nnuilrcnl |)lusieurs tuberc. assez déve- 
loppés. Le reste de la face dors, est unilorm. couvert de petits tuberc, mais 
ceux de la face ventr. sont plus développés. Le péripr. est allongé vertic. 
étroit, 2 fois plus haut que large. Le fasc. sous-anal renferme une ou 2 p. de 
pores de chaque côté et le labre atteint la 2'" pi. ambul. voisine. Les piq. de 
la face dors, sont fins, serrés, appliqués et même feutrés; sur la face ventr., 
ils sont beaucoup plus gros, pluslong-s et] souvent recourbés; les piq. sternaux 
sont spatules. Les pédic sont de 4 sortes comme chez V E. corda tum car il 



I aa 



1 \r\i: oi; ntANCi;. 



ICIllNiiUKliMKS 



n'existe pa? d'ophic; les j^loliif, oui les valves plus allongées cpie chez ce 
dernier. 




Fi(.. 94. — Echinocardium mediterraneuni, X ~ ^ a, face dorsale ; b. vue latérale. 



U E. medilerraneum est surtout connu en Méditerranée où il n'est d'ailleurs pas 
très comniuu. .le l'ai rencontré sur les plag-es de Foz (Bouches-du-Rhône) et de 
Sainl-Raphaé'l (Var) où il \ il à une faible prof. ; il est connu à Nice, sur nos côtes 
d"Alg('>ric, à Naples, etc. Dans i'All;uilii|iic il n'a encore été recueilli (pi'au cap 
Sagres par la (( Princesse Alice ". 

2*" Esp. chez les(|uel]es rand)ul. ani. dois, n'est ])as déprimé (ui l'esl à peine : 

E. flavesceilS * '. !•'. .Mi'ii.i.i;K , /:. ovatuni (iuAv. Aniphidetus o. Dùbhn et 

KoRi-NJ. Fig. 95 et 99. - ^'oir : 
Ar.Assiz. JsTJ-l'i, p. 'A')l. pi. XX, iig'. 
:\ et i ; IviKULEu. 1883, p. 129 et 1898, 
p. ISO. pi. IV. fîg. 5, 6 et 11; Bell, 
18!i\', p. 171, pi. XVI, fig. 6 et 7; 

MoRTF.NSFN, 1000, p. 132. 

L"/?. flnvescenff est le plus petit 
(les .5 Ec/iinocardin/n de nos mers 
et sa longueur ne dépasse guère 3 cm. : 

Echinocardium /laresrens ; face '^ ^^^ ^"' 1".'^' 1»'^'^ long que large. Le 

ni- 

^' ovalaire ; la l'ace dors, est ari^ondie 

cl rexlréni. posl. est Ironcpiée. Le 

lest est extrèni. mince et fragile. 

L'/:. flavcscpns est essenliellenienl caractérisé j)ar la présence, au milieu 

(les tubcrc. 1res lins (pii l'ccouvrcnt toule sa l'ace dors., de gros luberc. qui 

se montrent surtout dans les aires inlerrad. lai. anI . cl le long de l'ambul. 




FiG. 95. 



dorsale, légèrement grossi ; a, échan- conlour d 
tillon il fasciole interne allongé 
échantillon à fasciole élargi. 



1 AiM". nr: i hancf. — i ciiiMiniHMr.s 



1:^7 



ant., et qui se retrouvent aussi dans les 2 interrad. post., le long- des pétales 
ant. Ces tuberc. servent à l'insertion de piq. beaucoup plus gros que les 
autres piq. de la face dors, qui sont très fins, feutrés et serrés. Le fasc. 
int. est petit, court et élroil. Le fasc. sous-anal renferme 1 ou 2 paires de 
porcs de chaque coté. Le périst. est assez grand, pas beaucoup plus large que 
long' et la lèvre iuf. est peu proéiiiinciile. Le labre allcinl rcxtréni. de la 2'' pi- 
and)ul. voisine. Le péripr. est relaliw gi'aiid, à [hmi prè> aussi long que large. 

En plus des i formes babil, de pédic, les jeunes [)Osscdenl des ophic. Les 
g-lobif. offrent un tube étroit qui se termine par (i à 8 dents très allongées 
(fîg. 99, b) ; la forme des pédic. tridact. est caractéristique et leur limbe est 
très élargi (fîg. 99, ai. 

La couleur à l'étal vivant est d'un blanc grisâtre, qnclcpicfois léger, rosée. 

En. Méditerranée, l'A', /lavesrens se trouve sur nos côtes de i'rovenee à des prof, 
de 30 à 40 m., dans les fonds coralligènes ou les graviers léf^èr. vaseux, souvent 
associé au Spatonr/iis piir/nireus r[ au Scliicasler canaiifei-u.i. il vit «'««^'•aleirient dans 
l"Atlanti(|ue et iiarfois à une tiès faible prof. (0-8 m. à (^oncarneau^ mais il s'étend 
jusqu'à l'jO ni. Il remonte jus(|u'au\ côles de Norvège et d'Islaïule. el peut des- 
cendre jus(iu'aux Açores. 

E. mortenseni Tnir.BRv \E. intermediuni ^L.rtenskn]. Fig. 96 et 98. — 
Voir : .MoHTi-NSEx, 1901, p. Li3, et 1913, p. 28, jd. HT. Ilg. '.i et H»; K.^in.iu, 
1909, p. 2iO, pi. X\X. fig. 2-0 \E. intermediuni. 

Cette espèce avait d'abord été considérée comme un E. /iave.scens attei- 
gnant une plus grande taille que d'habi- 
tude : il présente en effet le même con- 
tour rég'. et la même forme ovalaire que 
ce dernier. Un échant. que j'ai recueilli à 
Toulon mesure âO mm. de long, ij mm. 
de larg. te 32 mm. de haut. Indépendam- 
ment de sa taille beaucoup plus grande, il 
s'écarte de VE. /lavesrens par l'absence 
de gros tuberc, el par suite de gru< piq.. 
sur la face dors. daii> les inlenad. lai.: 
le revêtement des pi(|. de la face dor<. du 
test est uniforme et c'est à peine s d 
existe quelques pi((. wn peu plus grands \ers 
le bord ant. du lest. De plus, les [)édic. 
tridact. ont une forme bien différente : 
les valves sont assez étroites au lieu d'être 
élargies comme chez VE. /lrn>escen,s 
(f\g. 98). Le fasc. sous-anal renferme 
3 paires de pores de clnupie coté, nombre 

sup. à celui que l'on observe chez VE. flavescenn. Le labre atteint l'extrém. 
de la 2® pi. ambul, voisine. 




EchinncavflUim 
animal luuni 
de ses piquants ; gi-andeur 
naturelle. 



l"i(i. 96. — 
mortenaeiii 



138 



lAiNi: m: i-I!.\m;i;. 



KClllNiiHI I!M1,^; 



\JE. mortenseiii n'a encore élé rencontré que dans la Méditerranée et seulement 
dans 2 localités : à Toulon, où des pêcheurs lont capturé à une prof, de 10 ni., 
et à Naples où il vit entre 14 et 40 m. 

On le distinguera facilement deT^". /lavescens à sa taille plus grande, à l'absence 
de grands piq. ou de gros tuberc, sur les aires interrad. dors., et à la forme des 
pédic. Iridacl. 

E. pennatifidum Norman ^ Amphidetus gibbosus Barrett]. Fig. 97 et 100. 
— Voir : Br.i.i., i^.'/?, p. 7(). pi. X\'I. lig. 5; Koeiii.fb. iN.'/,v, p.-Ji,p]. Ml,fig. 7. 

pi. \\\ lîg. 9-11 ; MORTKNSEN, Vjifi , p. 139. 

Cesl le plus graiîd Echinocardiiin/ de nos mers car, sa long, peut 

atteindre 7 cm. Dans l'é- 
chant. que je représente ici, 
la long, est de 62 mm., la 
larg. de 60 mm. et la haut, 
de iO mm.; certains indiv. 
sont léger, plus larges que 
longs. I.e contour du test vu 
den haut est régulier, ova- 
laire, presque circulaire, 
avec une légère troncature 
en avant et en arrière. Vu 
de profil, le test suit une 
courbe très régul. jusqu'au 
niveau de la face post. qui 
est tronquée vertic. L'am- 
bul.ant. est à peine déprimé 
à rand)ilus. Le l'asc.int. est 
très allongé : ses deux 
branches ne sont pas exac- 
tement parallèles et il est 
plus étroit en avant qu'au 
ni\ eau de l'appareil apical ; 
il renferme des tuberc. assez gros, mais tout le reste de la face dors, est 
uniformément couvert de petits tuberc. Les pétales sont à fleur du test. 
La face venir, est couverte de gros tuberc. Le fasc. sous-anal ne renferme que 
2 paires de pores dcchaque côté. Le labre est extrèm. court et il n'atteint que 
le milieu de la preiiiièrt' pi. aiiihni. \(u^iiic ; le péripr. est élargi transvers. 
Les pédic. Indacl. se présentent sons "i formes : dans l'une, très grande, 
la tèle peut attt'indre 2,,') mm. de longueui" et les valves sont munies, sur les 
bords, detlenls peu nombreuses mais très longues et très développées, dispo- 
sition (|ui a fait donner son nom à lesp. fig. 100, bi; l'autre forme a des 
denlicnlal ions pins fines. Les vahes des pédic. globif. offrent une partie 
basilaire exln-m. (lé\eloppée, très large et un tube très court dont l'ouver- 
ture lermin. porte i à 5 dents de chaque côté (fig. 100, a). Les l'ostrés ont 




Fifi. 97. — Echinocavdhim pennatifidum ; face 
dorsale ; grandeur naturelle. 



l'AiNi: m; iit.wci:. 



Il :iii\i>i>i.uMi:s 



lii'J 



en général les valves finement dcnliculées mais certains offrenl des dents 
longues et épaisses, peu nombreuses (c), faisant ainsi passage aux Iridac- 



Ivles 




Fie. 98. — hV/ii- 
nocarditiia mor- 
tenseiii : péili- 
cellaire tridac- 
lyle, X •^*^- 




II.. 99. — Echinneardiiiin 
/hirt'srens : a, valvc de 
[K-dieclIaire tridactyle, 
X 2.J : b, valve de pédi- 
cellaire f^lobifère, X •'*^- 




K.. 100. — Echinocavdium 
penitah/iii'iiut : vahes de pé- 
dicellaires : a. pédieellaire 
g-lobilere, X 2.> ; b, pédi- 
eellaire tridaelyle allongé, 
X ^•' : C, pédieellaire ros- 
tre. X ^^i- 



LE. pennatifidum rappelle \v,\v (Hvei-s earaet. les E. /Jnresrens cl inle)-mediu)n. Il 
dilTère du premier [)Hr sa tjranile (aille, pai' sou fase. iiil. Irrs all()ii,i;(\ |iai- l'ahscnce 
couiplète de ^ros tubere. sur les inlerrad. dors, et enfin par la forme de» [)édic. 
tridact. et globif. Il est plus voisin de VE. mortenseni ([ui esl plus grand cpie l'A'. 
//avescens et l'on pourrait parfois hésiter entre des E. mortenseni adultes et des 
E. pennalifiduin \i.'\nn's. Ou distini^uera ce denner ;i sou i'asc. iul. |iius allong'é, à 
son lai^re u atteignant |)as le hoid posl. de la première pi. amhni.. tandis f|u'il 
atteint lextréni. de la 2'' chez VE. mortenseni vonunv chez VE. //'icescens, à sou t'ase. 
sous-anal très élevé et ne renfermant que 2 paires de pores an lieu de '.). enfin à 
la forme l)ien différente des pédie. Iridael. el globif.. 

J'ajouterai eidin ipic VE. inorlenseiii n'est encore connu (pic sur les cotes de la 
M(''dilerraut'H', et VE. peiinalifid uni sur c(di('sdc 1.^ t laiit icpic. I)ans la Mauciic. je 
l'ai ti'ouM'' très abondant, lors des grandes marc-es, sui- h's plages de l'ile de ilerm 
(des Anglo-Xormaudes ' où il \il cnfouei'' dans le sable à (pudipies cm. de prof., 
et sa présence esl iiulicpiée par une petite ('mineiice t'omme pom- le Spalnngus 
piir/jureus auipitd il est associé dans celte iocalili-. Ou le retrouvera certainement 
sur nos cotes : la .. Princesse .\!ice .. l'a icucoutré par i7° N. et "l" W'., à une prof, 
de 6.3 mètres. Il est ('-gai. connn sur les cotes d'Anglelerre et dans les uum-s du 
N. oij il peut desc-eiulre juscju'à loO m. V'E. pennatifidum signalé par Ag-assiz au.\ 
Etats-Unis est une autre espèce. 



140 



lACNT PF. KUANCi;. HCIIIM ilu.HMl.S 



Cl. HOLOTIIURIDES 



Une Holothurie ne |)fiit être mieux comparée qu'à un ^ros ^'er cylindrique 
pouvant atteindre et même dépasser 30 cm. de lon^^ La bouche, entourée 
d'un cercle de lenlac, se trouve à l'une des extrém. du cylindre. Pour com- 
prendre l'organisation de l'Holothurie, on peut supposer un Oursin dont le 
.squel. serait réduit à de très petites pi. isolées, et qu'on aurait étiré de 
manière à convertir son corps sphérique en un corps cylindrique (fig. 103'. 
Les rad. et les intcrrad., au lieu de correspondre aux méridiens d'une sphère, 
seraient donc placés suivant 10 génératrices du cylindre. Les appendices 
and)ul. sont constitués par des tubes allongés, ordin. rétractiles et munis 
d'une vent, terni., ou par des papilles dépourvues de vent. Les tubes 
ambul. ou pédicelles sont souvent localisés sur un des côtés du corps for- 
mant une face ventr. iqui correspond au irivium) sur laquelle rampe l'Ho- 
lothurie, la bouche en avant. Pour la jilacer dans la même position que 
l'Oursin auquel on la compare, il faut donc la redresser vertic. et la placer 
la bouche en bas (hg. 1 ]. 

Les parois du corps renferment des glandes à mucus et surtout des corpus- 
cules calcaires ou scléiites isolés, très petits, représentant le stade jeune des 
pi. de l'Oursin et dont les formes, très caractéristiques, sont importantes pour 
la classification et la détermination. Ces sclér. se montrent sous formes de pi. 
perforées, tantôt rég. et symétriques, lisses ou uumies d'aspérités, de tuberc. 
etc; de bàtoiviets àvo'xi^ ou arqués, simples ou ramifiés, pleins ou perforés ; 
de corpuscules crépus dont les ramif. courtes, subégales et serrées, ont 
l'extrém. arrondie et forment un ensemble sphérique ou ovoïde; de corbeilles 
grillagées formées de travées très minces, recourbées et réunies par un cercle 
ext.; de corpuscules turrifornies ainsi nommés parce que d'un disque basi- 
laire s'élèvent der^colonnettes g-énéral. au nomb. de 4, qui sont réunies par des 
travées transv. et dont l'ensemble a été comparé à une tour. Les pi. qui ont 
une forme très rég-., elliptique, avec quelques perforations symétriques, 
s'appellent des boucles. On trouve ordin. chez la même espèce plusieurs 
formes de sclér. et les coi-puscules superficiels des tég'. sont souvent différents 
des corpuscules profonds. Dans certaines espèces, les sclér. sont très 
réduits comme taille et comme nombre, p. ex. chez V Holothuria forskah 
de nos côtes. 

Je serai très bref en ce qui concerne l'organisation int, des Holothuries et 



lAl'NE l>r: l-R.VNCK. lîClltNOUEK.MES lil 

ne rappellerai que les disposilions iililisées dans la elassilicalinii. Le (hIjc 
diy-. t lig. 8, D) part de la bouche el >e dirige \ei's l'anus en se lapproclianL 
de l'interrad. dors, impair: |)iiis, ronnanl un coude assez brusque, il rebrousse 
chemin vers la li<iiiclie en sui\anl l'inlerrad. dors, gautdie, mais a\.int de 
l'atteindre, il fait un nouveau coude, passe dans l'inlerrad. xeidr. dmil et se 
dirige de nouveau vers l'anus pour s'ouvrir au dehors; des mésenléres rat- 
tachent à la paroi du corps ces .'{ segments du tube dig. Dans certaines 
Synaptes. son trajet de\ ient prescpie droit. La l'égion pharyngienne est 
entourée de pièces calcaires formant Vanniuiu pharyiiifien, et qui sont au 
nomb. de dix : .") rad. et 5 interrad. L'appareil aquil'èrc comprend un cercle 
oral duquel partent 5 branches rad. l'ormanl des canaux longit. (pii four- 
nissent des ramifications aux appendices and)uL, plus K» canaux tenlaculaires 
qui aboutissent aux tentac. (T). Au cercle aquifère sont annexées une ou 
plusieurs vésicules de Poli (P) pai'fois très grandes et atteignant un ou '1 cm. 
de long., plus un tube hydrophore ou canal du sable (SC. qui s'ouvrait au 
dehors chez la larve, mais qui, chez l'adulte, s'ouvre simplement dans la 
cavité générale, excepté dans un groupe d'Holothuries abyssales; il peut aussi 
y avoir plusieurs tubes hydrophores. 

On désigne sous le nom A' oi<ranes arborescents, et improprement sous le 
nom de poumons, 2 org. très développés consistant en ramifications très 
nombreuses qui se réunissent en 2 troncs volumineux Wi s'insérant sur 
la partie terminale de l'intestin (cloaque). Ces organes peuvent se remplir 
d'eau qui pénètre par l'anus et sert à la respiration : lorsqu'ils sont complet, 
remplis, le corps tout entier de l'Holothurie est gonflé et turgescent; lors- 
qu'au contraire l'eau qu'ils contenaient est expulsée par l'anus, le coi'ps devient 
flasque et mou. Sur la paroi du rectum s'insèrent parfois des tubes parti- 
culiers dont l'ensemble constitue Yorgane de Ciivier. Ces tubes, dont le 
nombre varie de dix à une centaine, forment un faisceau très serré et ils 
s'insèrent chacun isolément sur le rectum : ils sont très fins, cylindriques, 
allongés, de coloration blanche ou jaune brunâtre. Sous l'influence d'une 
excitation, p. ex. lorsqu'on prend l'Holothurie à la main, on la voit rejeter par 
l'anus un certain nombre de ces tubes qui sortent très rapidement, poussés 
avec une grande force par les contractions de l'animal; en arrivant dans 
l'eau, les tubes de Cuvier subissent un gonflement considérable : ils 
deviennent ti'ès longs en même temps que leur surf, devient glutineuse et 
visqueuse, de telle sorte qu'ils adhèrent très fortement à tous les corps 
étrangers et peuvent emprisonner de petits animaux. C'est par la déchirure 
du cloaque que les tubes de Cuvier sont ainsi expulsés. Ils manquent d'ail- 
leurs chez de nombreuses Holothuries el n'existent que chez les Aspidochi- 
rotes, principal, dans le g. liolothuria. Leur présence chez certaines espèces 
constitue un caractère taxonomique d'une très grande valeur et il serait 
logique de classer dans un g. \\ part les espèces d'Holothuries qui les pos- 
sèdent. 

J^es organes génil. Ov consisU-nl en tubes simples <>ii i'ainifié>^. l'oruianl 



i l'2 lAiNi: lu; 1 KANCK. — i;(;iiiNiiiiianii;s 

I;uil6l une seule IdiiU'e. lanlol '2 loulles sé|);ii'ées j):ir le méseiiLère dors, et 
cléboucliaul dans un canal qui s'ouvre au dehors entre les tenlac. dors. Les 
sexes sont séparés, sauf chez les Synaptes. L'(cul' fécondé donne naissance à 
une lar\e |)(''lai;i(|ue a])])elée Auritiilu riit h^. 15,1;. ("certaines espèces 
soiil mcuhalru'es, par exemple le Phi/llopliorits iinui de nos cotes. Parfois 
1 llololhui'ie peut se reproduire par simple di\ision transv. : le fait, très 
rare, à été si;.;nalé chez les Cucumaria Jactea et planci de nos cotes. 

Les Holothuries vivent en mer. de])uis le ni\eau des marées basses jus- 
qu'aux plus grandes prof. En Méditerranée, on peut voir, à '2 ou .3 m. de 
])i'of. et même moins, les grosses Ilololluiiia , II. tubulosa, H. polii, et 
d'autres, se mou\'oir sur le sable, sur les rochers, ou sur les Algues. Ces 
I lolol hunes ranq)eiit sur leur face \enlr. au uio\en de leurs tubes aud)ul. 
et se lixi'ut à l'aKb' de leurs \ eut . lors(|ue celles-ci existent: leurs mou\e- 
nients sont d'adleurs très lents, et beaucoup de formes, nolauiment les 
Ciicuniai'ia , peuvent rester à peu près immobiles pendant bu'l longtemps. 
Les tentac. servent à l'Holothurie à capturer les particules alimentaires qui 
consistent en petits animaux, débris d'organismes morts, etc.; une fois que 
ces débris sont saisis par un tentac, celui-ci se rétracte, se recourbe et 
pousse la pai'ticule alimentaire dans la bouche. 

Lorsqu'on saisit à la main une Holothurie, celle-ci se rétracte plu> ou moins 
rapidement en exjnilsaid par l'anus une certaine cpiantilé du li{|uide contenu 
dans les organes arborescents: les tentac. et les appendices ambul. se con- 
tractent aussi rapidement. A la suite de ces contractions, le tube digestif est 
souvent rejeté par le cloaque : dans le g-. Hololhuiia, et notamment chez V H. 
tubulosa, il est rejeté tout entier par l'anus ; ce rejet, très violent, est très 
rapide, et le tube dig. . qui enlraine a\ec lui l'org. arborescent droit, brise, 
pour sortir, les parois du cl()a((ue : dans le g. ThijoiiPy les deux org. arbo- 
.rescents et même les org. génit. sont rejetés. Chez les espèces qui possèdent 
un org. de Cuvier. les tubes de celui-ci sont expulsés a\ant l'appareil dig. 
qui ne sort (pie quelcpie temps après. (_)ii a constaté tlans cei'tains cas cpie le 
tube dig. exj)idsé pouvait être régénéré. 

La détermination des Holothuries est beaucoup j)lus tlillicile que celles des 
autres Echinodermes : il est peu de groupes chez lesquels les erreurs de 
détermination se soient montrées aussi nombreuses, et chez lesquels aussi la 
synonymie soit aussi riche. Les caractères exi. fournissent, à l'état \ivant 
des indications qui sont surtout utile> chez les Aspidochirotes, et le zoolo- 
giste exei'cé recoiniailra de suite à première \ue la plupart de nos espèces 
des g. llolotliurid v[ Slicliopu.s; chez les I )eiidro(hiroles cl les Synaptcs, les 
caractères ext. ont moins de \aU'ur. Dans tous les cas, et surtoiil si l'on a 
aU'airc ;i fies ét'hanl. coii>er\és, d est indispensable, pour faii'e la délernu- 
nation, d'abord de compter les tentac, puisd'ouxrir l'animal pour examiner 
les org. iiit., et enlin d'étudier les sclér. Le nombre des lenlac. permettra de 
séparer des g. à caractères ext. Ii'ès xoisins. (ds <pie les g. Phi/lloplx^iiis, 
Thyoïir, et \\\ru\v ('itcunnula , etc. Si les tenlac. sont rétractés, on les étu- 



1 ATM; ni-: fhance. — lôciiiNonnRMKS 1 i:] 

(liera en ouvrant le pharynx. J/examen des orj^-. int. pernieUra de reeon- 
nailre la forme des pièces calcaires de l'anneau pharynj^ien, le nondjrc des 
vésic. de Poli et des tubes h ydropliorcs. le n(>nd)re. le dé\elopj)euienl et la 
l'unne des ory. f^énil., la slnuiiirc des nv^. ari)(>i'escent<, cl ciilin unuilrera 
s il existe' on luui nii <iri^. (Ie(-ii\icr. di>l iiicl ion d'imr iiiiporliinci' t'indii- 
nienlale pour la deleniiiiiat ion des es[)èces du i;. llololliKiia . Miilin, on jiré- 
lèverà de petits l'ragnients des téj.;., des appendices di\ers du eor[)s el des 
tentac. ([u'on éclaircira au bauiiie ou mieux (pi'oii Ir.iilriM ;i la potasse 
bouillante pour étudier les sclér. 

H]sl-il besoin de faire renuirquer ([iie la di'leriiiinalion dv> 1 lololiuiries ne 
se fera pas connue au leni[)s jadis, où des naturalistes [)bis ou moins sérieux 
appelaient. j)ar principe, toutes les espèces du g', ('uciuiidiid , ('. cuciiiins, 
sous prélexle cpi elles ressemblaienl à des c-ornich(ms, ou doiinaiciil le nom 
d'/y. tubulosa à toutes les espèces du y. llolothniia pi(j\ eiiaul de nos cotes... 
v{ à beaucoup d"aLilresl 

i-a conservation des Holothuries demande quelques précaulions, el l'on 
peut parfaiteinenl (d)lenir des échant. bien étalés, ayant luie apparenre 
A'oisine de celle de l'animal \ i\anl, au lieu de ces choses informes quOu 
xoit si sou\ent dans les colleclions. J"ai déjà dcuiné p. l'J la technique 
à employer. 



TABLEAU DES ESPECES 



i. En plus des tentac. péribucc, il existe (\q^ appeiid. ainbul.. prin- 
cipal, sur les rad., et se présentant, soit sous l'orme de tubes ou 
pédicelles érectiles terminées par une vent, et servant à la loco- 
motion, soit sous forme de papilles coniques jS. Cl. HOLOTHU- 
RIES PÉDIFÈRES\ 2 

— Les seuls append. sont les tentac. péribucc. et la surf, du corps est 

complet, nue, les pédicelles et les papilles faisant défaut ,8. Cl. 

HOLOTHURIES APODES^ . . -^i 

2. Les tentac. sont arborescents, c'est à dire que des ramilicalioiis de 
2" oixlre naissent à dilférents niveaux sur une branche [)rincii)ale, 
puis se divisent à leur tour en ramifications de ."i" ordre, etc. 
[0. DENDROCIIIROTKS '/ 

— Les tentac. sont peltés, c. à d. que leurs ramilications partent 

exclusivement de l'extrém. ; ils oH'rent une lige simple et les 
ramilications, assez courtes, arrivant toutes au même niveau, 
forment dans leur ensemble une sorte de disque épais [0. .VSPI- 

DOCIlIIlUTESj , '^-^ 

S. Tentac. au nombre de K». dont "J plus petits, qui occupent toujours 

une situation \eiilr / 



ii FAINK DE FRANCE. KCIIINOUERMES 



— Tenlac. en nombre sup. i'i 1<>. inéj;au\ et les plus petits en 

nombre sup. h '2 , i7 

'i. Les appcnd. anibul. se préscnlenl sous forme de tubes formant 5 
rangées rad. bien distinctes, entre lesquelles peuvent se montrer 
quelques lubes interrad. plus petits et plus ou moins abondants. 
Pas de dents anales [G. Ciicumaria] 5 

— Les tubes anibul. sont répartis irrégulièr. sur toute la surf, du 

corps sans former de rangées rad. plus particulièrement nettes; 

des dents anales ("i. Thyone] . . 10 

5. Append. andnd. constitués par des tubes l'égulièr. disposés en '2 ran- 

g-ées sur la face vcntr., et par des papilles moins serrés et irrégu-. 
lier, disposées sur la face dors. Tubes génil. terminés par une 
extrém. rcnilée, piriforme et aplatie. Les sclér. ont comme 
forme de départ un corpuscule en lunette avec '2 orif.. ou en 
losange avec 4 orif. ; de cette forme fondamentale dérivent des 
sclér. plus compliqués, et, chez les jeunes, il existe de grandes pi. 
épaisses avec de nombreuses perfor. ; corbeilles petites et incom- 
plètes Cucumaria mo?ilagui p. LjO 

— Les append. ambul. oifrent la même forme dans les 5 rad. . . . Cj 

6. Certaines pi. des tég'. sont très épaisses et ont la forme de cônes 

de Sapin avec un réseau calcaire très dense. de\ enant ])lus délicat 
vers lextrém. la plus étroite 7 

— Pas de corpuscules en forme de Cônes de Sapin S 

7. Les tubes and)ul. forment plus de '2 rang-ées dans la plupart des rad. 

et manquent dans les interrad. Les pi. épaisses en cônes de 
Sapin, sont accompagnées de pi. plus petites à bords denticulés, 
munies le plus souvent de 2 ou i ])erfoi-. très étroites (pii font 
même défaut parfois ' C. gruhei p. loi, 

— Les tubes ambul. ne IVn-ment (jue 2 rangées dans les rad. et 

existent aussi dans les interrad.; les corpusc. en C(uies de Sapin 
sont acconqjagnés de pi. ovalaires munies de gros nodules arron- 
dis et de perforations * C. si/racusana [p. iÔJ 

8. Les tubes ambul. sont rigides et non rétracliles; les tég., rigides 

eux-mêmes, l'enferment de grosses pi. perf. dont l'ensemble cons- 
titue une sorte de cuirasse résistante 9 

— Les tubes ambul. sont rétractiles, les tég. renferment des pi. plus 

(Ui moins développées mais ils ne sont pas rigides il 

0. Le corps a la forme d'un croissant plus ou moins recourbé, 
épaissi en son milieu et aminci aux extrém. Les tubes ambul. 
sont gros, coniques, pas très serrés, et disposés en zig-zag plutôt 
qu'en deux rangées distinctes; les pi. sont parlicul. grandes et 
allongées C. iergestina p. 158) 

— Les tubes ambul., assez nombreux et serrés, sont petits, courts, 

et disposés en -J l'aiigées IQ 



faim; i>i: ijianci:. ' — )':ciiiMinr.i!.Mi,s 1 i') 

lO. Le corps est allongé, dniil du quelque peu recourhé ; la région post. 
est très amincie sur une assez, grande huig. v\ lornie une sorte de 
queue très apparenle. Les pi. sonl très grandes; les corh. portent 
sur leur cercle ext. des dents ou des lobes plus ou moins nombreux 
et bien apparents Cucumaria elongata p. 160) 

— Le corps est plus ou moins l'orteuient l'ccourbé, rexlrém. post. est 

raccourcie et identique à rextrcin. aiit. ; les pi. sont de moyennes 
dim. : le cercle des corb. ((Hrf nii bord. ext. lisse ou muni de 
petits lobes peu développés. . . . Cucumaria cucuniis p. 161) 
IL Espèces de très petite taille (pas plus de 2 cm. de long.) avec des tubes 
auibul. peu nombreux et disposés irrégulièr. sur une seule rangée 
ou suivant une ligne en zig'-zag- 12 

— Espèces de taille moyenne ou assez grande dont les tubes ambul. 

rad. sont disposés sur '1 rangées distinctes i'3 

12. Couleur général, blanche. Les pi. des tég. sont munies pour la 
plupart de nodules arrondis, et elles ont pour point de départ 
une pi. losangique avec 2 perfor. princip. et 2 perlbr. plus petites 
placées perpendicul. aux précédentes. Il existe, en outre, dans 
la couche superficielle, de petites corbeilles dont les travées centr. 
sont général, disposées en croix et fournissent de petites branches 
périphériques non ramifiées .... Cucumaria laclea (p. 163) 

— Couleur brune. Les pi. des tég., ovalaires et munies de nodules 

arrondis, oH'reut des mailles plus épaisses et des orif. plus petits 
et moins régulier, disposés que dans l'espèce précédente. Les corb. 
sont formées de travées plus nombreuses et leurs ramifications se 
réunissent souvent de manière à limiter de petits orif. périphér. 

Cucumaria hrunnea p. 16{ 

i'3. Les sclér.' sont formés surtout de pi. épaisses, à surf, irrégulièr. 
mamelonnée et à perfor. nombreuses disposées en rangées paral- 
lèles; il n'existe jamais de pi. o\alaires à contours régul. et 
munies de nodules arrondis |)lacés symétriqucmcMit a\cc des orif. 
eux-mêmes symétriques ; les corpusc. des tubes andnd, con>istenl 
essentiellement en bâtonnets arqués du milieu desquels s'élèvent 
2 petites tiges convergentes, formani une tourelle nidimcnlairc 
Pas de corb / '' 

— Les sclér. conjprennent surtout des pi. o\alaires. munies de gros 

nodules sphériques tous égaux, disposés très régulier, et très symé- 
triquement, avec des orif. placés égalièr. d'une manière symétrique. 15 
l'i. Les sclér. consistent suiloul en grosses pi. épaisses à contours 
irrégul., pas bc.iiiconp plus huigues cpie larges et n'ollVant jias de 
pi'olougemenl h Tune dr K'ur- exirém. ; les orif. assez nombrriiv 
forment plusieurs séries parallèles. Cucumaria hyndniaiii p. l.")7j 

— Les pi. princip.. pins longues que larges, n'oll'rent ordin. ((uc 2 

rangées loiigit. ou obi. de pci'ior., et elles se prolongnit >ou\ciil. 



l40 IAI.M; IiL IKANCL. -— I.ClllMjlii:l!Ml;S 

à l'une de leurs exli't'ui. i\u\ csl plus amincie, en une pointe lisse 

nu denhcniée iitciiDUtrid kirschbeigi p. 156j 

[.'). Uuliv les pi. (i\ alaires, (le l'oruie s^ niélriqiie el iiiuiues de nodules, 
il en existe d'autres ])his jurandes, allon,i;ck's, oll'ranl à l'inie de 
leurs exti'éni. un pi'olon<;einent él roit , plu» ou niouis lon^ el 
muni de (pirhpies petites pointes lat.: il existe des pédieelles 
interrad * (.'iiciima riii Lii/lllccri \^. \^^V> 

— Les pi. oxalaii'c's. munies de nodule» an'oiidi^. rolent pai'laitemenl 

ré"'ul. et elles nOilVent aurune ludicaliou de [)n>lon^emeiil 
terminal /'< 

Itj. Les. 1)1.. oxalaii'es et munies de ^ro< nodules arrondi^, n ont en 
général (lue 1 oril. et leur loiMiie est |)lus ou moins all<uii;ée; les 
corbeilles, jurandes, sont constituées par des l)a^uetle> épais»e< et 

l'ortes ; téy. plissés; des [)édicelles interratl 

CiicuiiKirid lelevrei p. \'t'l 

Les pi. ovalaires ou cylindriques, munies de i;ros tuhi'i'c.. ont un 

nondîre d'oril'. sii|i. à i : C(U-|)eilles petites el (hdicales ; té^. lis-e»; 
pas de pédicelles dans les interrad. . Cutuniarùt planci p. 153 

il . Les pédicelles sont répartis sur toute la suri', du corps sans dil'- 
l'érence entre les rad. et les interrad. ; les tentac. ext., au noinhre 
dune di/.aine et très i,'ran(is, rornienl un premier cercle entou- 
rant un cercle int. dune demi-douzoine de tentac. plus petits; 
les sclér. consistent surtout en corpusc. crépus, très nombreux et 
en pi. ])errorées de l'orme irréyuL, avec, en plus, quelques petits 
corpusc. turritornies Phijllophorus uiiia fp. IGO) 

— Tentac. au nombre de 18 à 21», en '1 cercles, les 10 ext. plus grands, 

les 8 à 10 int. plus petits. Les pédicelles n'existent que sur les rad., 
au moins dans les régions ant. et posl. mais ils peuvent former plus 
de '2 rangées et vers le milieu du corps, il peut exister quelques 
pédicelles interrad. ; les sclér. consistent en corpusc. turri- 
l'ormes très grands dans l'espèce principale de nos côtes; pas de 
corpusc. crépus \G. Pseudocucumis] LS 

18. Espèce de grande taille atteignant 1.5 à '20 cm. de long'. ; les cor- 

i)usc. turriformesonl le discjue grand et la tourelle très développée, 
l'ormée de 4 colonnettes; un certain nombre de pédicelles dans 

les interrad Pseudocucumis niixtd p. 1(38) 

Espèce de tre>- |)elile taille (C) à K» mm. de long.). Les corpusc. tur- 

rirormes ont le disipie basilaire irrégulièr. arrondi a\ et' plusieurs 
pei'for. et les tourelles peu développées consistent seulement en 

2 colonnettes ol)l. Las d'append. interrad 

Pseudocucumis marioni {\). HiÙ! 

19. Les tég-. sont dépourvus de sclér. et ceux-ci n'existent qu'au voi- 

sinage de ramis el dans les pédicelles \'ll 

J^i's té"', sont pourvus de sider. nombreux el bien dill'eieiiciés. , , 'J i 



FArNli HE FRANCE. KCIIINODERMKS 1 <7 

20. Les tubes anibul. u'olfreiit (lu'un (lis(|ue leriii. sauf les 10 tubes 
qui bordent l'anus et qui renferment quelques bâtonnets simples 
ou ramifiés. Les té;^. sont ^ris-insc". ou brun-rosé, opaques et assez 
épais T/it/one loscovita p. l(i«T 

— Les té^. (le l'extréiu. posl. du corps renfennenl ([uelques corpusc. 

turriformes dont les disques arrondis sont pai-fois incomplets, les 
tourelles elles-mêmes sont tantôt bien formées, tantôt incom- 
plètes. Les pédicelles ne renferment cpiun disque term. Tég. 
rosés ou rouges, transparents .... Thyone inermis (p. 167) 
'J[. Le corps, plutôt court et recourbé sur lui-même, otîVe une rég. 
ant. assez élargie tandis que la rég. post., fortement amincie, 
constitue une sorte de queue, le tout atteignant 3 ou 4 cm. de 
long-, au maximum. Les tég. sont remplis de pi. assez grandes, 
aplaties et lisses, de forme irrégulièr. arrondie; il existe en plus 
de petits corpusc. crépus . . . • . Thyone rap/ianus p. Uyiy) 

— Le corps, cylindrique et allongé, non recourbé, peut atteindre une 

long, de 10 à Ib cm. sur 2 à 3 cm. de larg. Les sclér. consistent 
principal, en corpusc. turriformes dont le disque, allongé et élargi 
en son milieu, offre le plus souvent 4 perfor. et porte '2 petites 
colonnettes courtes qui sont réunies par une anastomose transvers. 
Thyone fasus i p. 164) 

— Tubes génit. divisés en 2 faisceaux de chaque côté du mésentère 

dors. [G. Stichopus\ *>.V 

22. Tubes génit. groupés en faisceau unique \G. Holothuria . . . . V'i 

23. Corps cylindrique: couleur rouge à létal vivant: sclér. formés de 

corpusc. turriformes et de bâtonnets aplatis et élargis, ordin. 
divisés ou ramifiés, en forme de croix, etc. Stichopus tremulus p. 181 

— ■ Corps aplati : couleur brune ou d'un brun-rosé à l'état vivant a\ec 
des taches blanches : sclér. formés surtout de corpusc. turri- 
formes et de bâtonnets non ramifiés. . Stichopu.s regalis p. 18'2 

2'i. Tous les append. ambul. sont des papilles ayant la même forme 
sur la face dors, que sur la face ventr. : les sclér. consistent en 
corpusc. turriformes bien développés dont le disque est circu- 
laire avec les bords lisses, et en boucles ovalaires à 6 orif. ; un 
org. de Cuvier Holothuiia impatiens 'p. 173) 

— Les append. ambul. ont une forme différente sur la face dors, et 

sur la face ventr,, cette dernière portant des pédicelles et la pre- 
mière des papilles 2.'i 

25. Les sclér. des tég. et des pédicelles ventr. '^ont extrêm. petits, très 
rares et réduits à des {)1. rudim. offrant 4 orif. symétriques et 
égaux; seuls les tenlac. possèdent des bâtonnets. Les tég. très 
mous sont général, de couleur foncée, souvent noire et les papilles 
dors, ont ordin. l'extrém. blanche : un org. de Cuvier très dé\c- 
loppé Jlololhurid forshafi {[>, iVJ^ 



lis lAlNU L)E in.VNCE. KCniNObERMKS 

— [>es sclér. des lég-., nombreux et très développés, consisteiil prine-i- 

]);il. en corpusc. Inrrifoniics el en boucles owilnires; des bàlon- 

iR'ls dans les pédieelles et les tenlac 'Ji) 

'J6. Les corpusc. turriformes, de grande taille, oui un disque arrondi a\ec 

des bords lisses et des oril'. régulier, et syuiélricjuemenl disposés.. "J"] 

— Les corpusc. lurrilV.rines peu abondants, sont très petits et leur 

disque, dont les perl'or. sont peu nombreuses, est muni sur les 
bords de pointes l'orles et irrégulièr. disposées; les sclér. sont sur- 
tout constitués par des boucles 2S 

'J~ . Espèce de petite taille. Les pédieelles l'orment sur les h l'ad. ries 
rangées distinctes, entre lesquelles se montrent des pédieelles 
interrad. plus rares. Les corpusc. turriformes sont bien déve- 
loppés et leurs tourelles, longues el minces, ont plusieurs étages. 
• * Hoîolhuria helleri\^. 180) 

— Espèce de grandes dimensions. Les tubes and^ul. n'existent que 

sur la face ventr. où ils sont très serrés et souvent disposés en 
3 séries plus ou moins distinctes; la face dors, est couverte de 
papilles très grandes, allongées, coniques et serrées; les corpusc. 
turriformes ont un disque à bord ondulé mais lisse et une 
tourelle large, épaisse et assez courte. Holothuiia sanclori p. 17L! 
'28. La face dors, est munie de papilles coniques et pointues, de dimen- 
sions variables, plus ou moins nombreuses et pas très serrées; les 
tubes ventr. sont serrés et nombreux; pas d'org. de Guvier. 
Espèces de grandes dimensions (jusqu'à 30 cm.) \»j 

— La face dors, se fait remarquer par des éminences en forme de 

gros mamelons très volumineux, souvent disposés en rangées 
longit. assez distinctes: les pédieelles ventr. sont peu serrés; un 
org. de Guvier. Les exempl. connus ne sont pas très grands 

(12 a 13 cm.) * Ifo/othu/ia mommata (pAll^ 

'J'.l. L'extrém. des append. ambuL, pédieelles ventr. et papilles dors., 
offre une couleur blancbe qui tranche nettement sur la colora- 
tion générale très foncée, violette ou noire, des tég. ; la surf, des 
boucles est lisse Holofhun'a polii ip. IIH 

— La couleur générale csl bi une. plus claire sur la face \enlr.. plus 

foncée sur la face dors.; la surface des boucles est plus dU moins 

rugueuse et garnie de petites aspérités pointues ijQ 

■ U). Tég. épais el assez résistants; papilles dors, très inégales, les 
plus grandes souvent disposées en rangées longil. plus ou uioins 
distinctes; les boucles possèdent en général 3 paires d'orif., mais 
elles peuvent s'allonger considérablement et en acquérir \'l à 1.^ 

paires, parfois ces orif. sont complet, obturés 

ffolothuria liibulosa p. 17i) 

— fég. assez minces; les papilles de la face dors, sont général, petites 

el courtes, uiais, à la limite des faces dors, et \enlr. il existe, de 



I MM" m 11! wo:. — rriiiMiin liMl:■^ I -iO 

chaque C(Sté du corps, une rangée de très grosses papilles de 
dimensions uniformes et séparées régul. par des intervalles égaux. 
Les boucles, rugueuses, sont de taille variable, mais elles n'at- 
teignent pas les grandes dimensions qu'elles preinienl parfois 
elle/ 1'//. tuhulosa et leurs orif. ne disparaissent jamais complet. 

*//. stelbili p. n») 

'.il. I.e corps est (li\isé en une rég. pi-inci])ale large et cvlindricjue, et 
une rég. terni, beaucoup plus étroite, foi-inant une sorte de 
queue; il existe des org. arborescents. Forme très rare, \i\ant 
toujours à une certaine prol'. . . Molpddia ////<.vr«/«s i p. KSi) 

— Le corps est cylindrique, très alhjngé et de forme régul. avec des 

tég-. translucides; pas d'org. arborescents. Espèces en général 
communes, ordin. littorales, vivant dans le sable ou le sable 

vaseux. [F. Synaptidae] '^^ 

'.\'-^ . Espèce extrêm. petite (long. 10 mm. i portant 10 tenlac. simples ; pas 
de sclér. dans les tég. (trouvée une fois à St-Waast) .... 
Rhabdomolgus riiber li-Vdi) 

— Espèce pouvant atteindre de 10 à 25 cm.: 11 ou ll>tentac. digités 

ou pinnés; les sclér. consistent en ancres articulées sur des 

pi. perforées dites pi. anchorales •9.9 

33. Tentac. pinnés, c. à d. otTrant une partie principale qui porte sur 
ses bords un nombre variable de pinnules successives, au nombre 
de 6 à 9 paires avec, en plus, une pinnule terminale. Les pi. ancho- 
rales sont simplement ovalaires. rétrécies à l'extrém. sur laquelle 
s'articule l'ancre, et leurs gros orif. sont denticulés [G. Leptosy- 
napta] 3'i 

— Tentac. digités, c. à d. constitués par une tige principale portant 

à son extrém. seulement quelques ramifications i3 ou i en géné- 
ral). Les pi. anchorales ont la forme d'une raquette, c. à d. sont 
munies à l'une des extrém. d'un manche sur lequel s'articule 

l'ancre; les orif. sont lisses [G. Labidoplax] 3.'» 

3k. Pinnules lat. des tentac. au nomb.de 8 paires, subégales. Les ancres 
sont très développées et l'espèce adhère fortement aux doigts ; elle 
atteint une long, de 30 cm. PI. anchorales de moyenne dim., 
avec au moins 8 orif. princip. denticulés; les bords des pi. sont 
égal, dentic, au moins sur une partie de leur pourtour ; la partie 
pointue sur laquelle s'insère l'ancre est séparée du reste par une 
, saillie arrondie Leptosijnapla galiennei {p. l8Cy) 

— Pinnules lat. des tentac. au nomb. de fi paires en général, plus une 

pinnule termin. plus gr. que les autres. Les pi. anchorales et les 
ancres sont médiocrement développées; l'esp. adhère peu aux 
doigts. Les pi. anchorales ont les bords lisses et possèdent général. 
7 orif. princip. ; la partie pointue n'est pas séparée du reste par 
une saillie Leptosynapta mhivrens (p. 187) 



lôO KAI M 1>1 IHANCI.. J.CHlNDUKKMtS 

35. Dans la partie ant. du corps, les pi. anchorales sont courtes, 
presque circulaires, avec un manche très court et des bords for- 
tement denticulés ; elles portent un réseau second, irrég. à mailles 
serrées et opaque, superposé au réseau principal. En s'éloi- 
gnaiil fie l;i rég. ant.. le réseau second, disparait, et les pi. s'al- 
longent: elles deviennent i)\alaires avec le manche assez allongé 
et de^^ hoi'ds lisses mais un peu anguleux et elles ollVenl ."> à tî 
pert'or. centr. |)iii- grandes el iTaulro plus petites; les ancres 
sont courtes LabidopJax thoinsoni p. 1U(>) 

— Les pi, anchorales sont toujours dépourvues de réseau second.; 
elles sont seulement plus courtes dans la rég. ant. du corps que 
dans la rég, post. où elles se montrent toujours plus longues que 
larges; leurs bords sont toujours lisses; il existe ordin. 4grandes 
perfor. centr. et quelques autres plus petites. Les ancres sont 
notablement plus longues fpie les pi. correspondantes. 
Labidopla.v digitata ip. 188» 



S. Cl, HOLOTHiniES PÉDIFÈRES 



0. DENDROCHIROTES. 

Holotliuries pédifères chez lesquelles les tentac. sont ramifiés à la manière des 
l)ranches d'un arbre ; ces tentac. sont souvent au nombre de 10 mais parfois en 
nouibre sup. à 15; le pharynx est muni de muscles rétracteurs spéciaux. 

G. CUCUMARIA Hiainviue. 

tu lenlilc., (loiil "J plus jietils ^iitu-s du coié xciilr. i.es |>(''dieelles sont disposés 
en d(Mi\ liuigtH's régul. le long de clKiiiue ijid., on e\ee|ilioiui. ehez les petits indiv. 
suivant une ligne en zig-zag. Les inlen:id. sont ordin. dépourvus d'append., ou, 
s'ils en possèdent, ceux-ci sont irrégulièr. distribués et général, plus petits que 
les pédicelles rad. L'anus est déponivu de dents, 

C. montagui Fleming 'C. saxicoLi Brvdy et RobertsonI. Fig. 101. — 
\o\y : >L'lUi:nzi:li.i:iî, Is'j:^^ p. 1,") ; Ivukuler. li^'J.'j, p. 1") ; Page, iOO'i, p. 305 et 
Orton, l'Jl'i, p. -21 i, llg. I. L T) el 7 C. sa.virola\ 

Le corps cylindrique atteint ordin. une long, de l<>à 12 cm., il peut arriver 



I'ai'm: l'i: II! wci:. 



i;(:iii\'n|ii:i(\ii:s 



même jiis(|ii à 1,") cm. : la lar-. est environ de •2{\ ;\ -J,") mm. Crdc espèce se 
reconnaît trrs lai'iK'ment à la MancluMir des II--. (|ni conli-aslr avec la colo- 
ration très foncée, d'nn brun pinson moins noujitie. (pi"ollVent l'aire lenta- 
culaire et les tentac. Les tubes anibul. sont disposes d'une manière dilTérenle 
sur la l'ace dors, et sur la face venir. : sur les .'? rad. venir., ce sont dv^ Inbes 
cvlindriqucs. ;>.llonp-cs, pourvus (rune \r\\{.. r\ disposés comme (die/ la 
plupart d(>- ('ticui)iiitia en •_> séries iv-ul. .\u ('onlraire, les a|)pend. des •-> 
rad. (l(U's. s(uit placés irréi^n- 
lièr.. assez écartés les uns des 
autres, et ils forment des pa- 
pilles épaisses el Coniques, mu- 
nies cependant d'une petite 
vent. term. Au point de vue 
anatomique. la C. montagui 
se dislingue par la fornu' da^ 
tubes génil. (pii sont larges 
et peu nombreux, avec l'ex- 
trém. élarg-ie, en forme de 
poire comprimée. Les sclér. 
de la couche prof, des tég. ont 
d'abord la forme d'un biscuit 
plus ou moins étranglé en son 
milieu et olYrant un orif. vers 
chaque extrém. élargie, ce 
qui les a fait désigner sous le 
nom de corpusc. en lunette 
(aV; les bords présentent pai*- 
fois quelques petites pointes 

qui seront le point de départ de prolongements, et lorsque ceux-ci 
en se dé\eloppant ax'riveront à se rejoindre, les corpusc. prendront une 
forme losangique rég-. avec 4 orif., mais sans nodules ; cette disposition 
régul. est conser^■ée sur la plupart des corpusc, mais quelques-uns cepen- 
dant continuent à s'accroître et donnent naissance à des pi. irrégul. et de 
dimensions variables, qui 'peuvent même atteindre 0,6 à 0,7 mm. de long-, 
mais restent toujours dépourvues de nodules (b). Lcscorpusc. supcrf. sont des 
petites corbeilles incomplètes dont le diam. varie entre 0.0.'{ et O.Oi nim, 
formées par quelques Irabécules partant d'un même point centi"., recour- 
bées et ordiii. bifurquées mais non réunies par un cercle périph. e^ Les 
append. ambul. et les tentac. renferment des bâtonnets id) et des pi. perfo- 
rées à contours iri'égid. et constitués par un réseau calcaire d'épaisseur 
\arial)le < C). 

La (^, montagui est assez r(''|'>audne sur nos coles cU- la Maïu'he el di^ l'Oeéaii où 
on la trouve à mer basse sous les rochei's ; elle peut desci-iidre à (pie](|uos m. de 
prof. Elle a été égal, observée en dilTérentes localités des Iles Britanni(jues. niîiis 




Fi(i. 101. — Cucumaria montagui; a, plaques 
en l'orme de lunette ou de losange, X ^^^', 
b. grandes plaques épaissies; c, plaques à 
réseau mince; d, bâtonnets des tentacules, 
X '0 ; e, corbeilles, X 120. 



1.V2 



FAl'NT. nr THANCP.. 



i:ciii\uiii inirs 



elle ne remonte pas beaucoup vers le N. On Va reucoulrée aux Açores par 130 m. 
de prof. 

C. lefevrei Barrois [C. noi'inani Allen et Page]. Fig. 102. — Voir : 
Barrois /NN^>, |,. ,-)■_). |,|. II, lio. I ;, s ; Ai.i.LNol Vw.v. l'.ifl'i, p. 160, et Ortûn, 
lui \. p. -Jl I, li-. -2, .'), " ol S C. norniani . 

I,a Iniii;. (les (■■(•li.inl, \;iiic nnjiii. ml rr (> cl lOciii. el peut même atteindre 

15 cm. Le corps est cy- 
lindrique et la peau est 
épaisse, plus ou moins 
plissée, rugueuse et co- 
riace. Les tubes ambul., 
rétractiles, forment 2 
rangées distinctes dans 
chaque rad. et ils ont la 
même forme dans les 5 
rad. ; les in ter ra d . 
otTrent des pédic. plus 
petits et distribués très 
Les tubes 



irrégulièr 

g'énit. sont très nom- 
breux et peuvent at- 
teindre le chiffre de 
500 ; ils restent lins et 
cylindriques sur toute 
leur long. 
Les sclér. des tég. consistent principal, eu pi. le plus souvent losangiques 
avec 4 grandes perl'or. symétriquement disposées, portant, sur leurs 2 faces, 
de gros nodules arrondis et proéminents (ai. Les corbeilles, hémisphériques, 
sont constituées par des travées plutôt fortes et épaisses et leurs dimensions 
sont relativ. assez considérables car elles atteignent 0,07 mm. de diam ic). 
Leur structure est beaucoup plus robuste que chez les espèces Aoisines avec 
lesquelles on peut confondre la C. lefevrei, c. à d. les C. montagiii çX plaiici. 
Les pédicclles renferment des pi. identiques à celles des tég., accompagnées 
de bâtonnets de forme varialjle, allongés ou ramassés (bi ; des bâtonnets 
analogues se trouvent dans les tentacules. 

Les tég. sont d'un brun assez clair chez l'animal (pTon \ ieut de capturer; 
la couleur devient un peu plus foncée à la lumière ; les tentac. et l'aire 
tentacul. sont brun foncé ou noirs. 




a, plaques a no- 



FiG. 102. — Cucumnria lefevrei 

dules ; b, bâtonnets de diverses formes, X ' •'î*' ; 
C, corbeilles, X '■'*'• 



La C. lefevrei se distingue de la C. moiita(/iti par les append. ambul. ioruu's de 
jit'dici'llfs disp. CM 2 séries sur les a radius, par sa coloration général, brunâtre, 
par ses tég. épais, plus ou moius roilcini'iil pliss(''s el coriaces, par l'existence 
d'append. sur les inlerrad. cl culln par ses grosses pi. ovalaires munies de nodules 
sj)h{''fi(pies avec d(>s perl'or. synu''lri(pi(Mncnl dis|)Os(''es. Kll(> se distingue de la 



Faim: df iRANor. — KCiiîVdnrnMr? 



1J3 



C. planci par ses [il. à nodules munios de 4 orif. sym('>trif[uos, par ses onrboillos 
grandes et foiies, ses téi^'. plissés et la présence dappend. dans les inlenad. 

La C. lefevvei doit être assez répandue suf nos côtes de l'Océan et de la M.nielie 
où elle a sans diiule t'U'' souvt'nl eiuiiouduc a\ee les C. mnnlayui (^[ planci. Le lype 
pi()\ iiMil de ConcaruiMu el je possrde ([uel({ues éeliaul. de Dinard ; elle a élé 
signalée dans diverses local, descûlcs d'Aufjlelerre. On la icneonire à nier basse 
sousles pierres ti elle ne parail pas ahaudouner U's stations littorales. 




Fir,. 103. — Cucinnnvia planci : animal entier: grandeui- naturelle. 



C. planci Bram.t . Fig. 103 et 104. — Voir : Sars, ls51, p. 1-20, pi. 1. lïg. 
18-23 rc. dolioliun'; .\rARiNzi-M.KR, /n7'/, p. 30(1; P.i:i.i.. /X.'^2, p. 37. pL II, 
fl-. -1 et pi. ^'III. fii;. 1. 

Le corps est cvlindricpie 
ou quelque peu piisiua- 
tique ; il peut atteindre une 
lou^-. de 15 cin. sui' une 
larj^-. de 3 à 3, .3 cm. La 
peau est assez épaisse et 
coriace, mais lisse. Los pé- 
dicelles forment "J rani;ées 
bien distinctes dans les 
5 rad., el les ré^. inlcrrad. 
sont complet . dépour\ues 
d'append. Les tulles génil., 
assez nombreux, sont fins, 
allongés et ils ressend)lent à 
ceux de la C. lefeviei. 

Les sclér. sont constitués 
surtout par des |)1. o\a- 
laires, munies sur leurs '1 
faces de gros nodules arron- 
dis, avec (les perfoi-.' au 
nombre de () ou au dessus 

Ces pi. ressembienl à celles de la C. lefevvei mais elles sont plus grandes 




l"i(.. 104. — Cucuinaria planci; a. placpies à no- 
dules et à réseau épais : b. i)laipies à nodules 
mais à réseau lin des Icntacides ; c, pla([iies à 
réseau tin sans nodules des tentacules ; d, 
bâtonnets divers des pédicelles et des tenta- 
cules: e. bâtonnets étroits des tentacules, 
X bfO: f. corbeilles, X l'"'- 



(a). 



P 



154 



1 Al m; m: i kanci:. 



r.CllIMilH ItMlS 



et les nodules ainsi que les perfor. sont moins symélriques elplus noml)reux. 
Les corbeilles sont petites et ne mesurent pas plus de 0,04 mm. de diam. ; 
elles portent sur le bord de leur cercle term. un certain nombre de petites 
digitations parfois bifurquées (f). Les pédicelles renferment des pi. iden- 
tiques à celles des lég., très nond:)reuses et serrées avec quelques bâton- 
nets munis (le pci'forations d . Les lenlac. olfrcnl les mêmes bâtonnets 
ainsi que de très nombreuses pi., les unes munies do nodosités arrondies 
mais à réseau calcaire assez délicat ib . les autres dépour\ues de nodules 
et formées d'un réseau assez, fin, de forme triangulaire ou irrégul. (c). 

La couleur générale du corps est d'un brun plus ou moins clair, les tentac. 
sont un peu plus foncés ; tantôt la coloration reste uniforme, tantôt il existe 
çà et là des tacbes plus claires. 

La C. planci est extrêm. abondante dans toute la Méditerranée où elle vil 
général, dans les fonds vaseux à partir de quelques m. de prof., mais elle peut 
descendre jusqu'à OU ou 80 m. ; les pêcheurs la capturent par grandes cpiautités et la 
Hieiubrane périt<)iii''ale (pi'ils arraclienl après avoir ouvert l'animal leur sert d'appât 
pour leurs hameçons. Elle existe égal, dans l'Atlanlicpie cl elle a été signalée 
depuis les côtes de Portugal jusqu'à celles d'Angleterre, mais je suis persuadé 
qu'on l'a souvent confondue avec la C. lefevrei ou même avec la C. montagui : il 
serait important de reviser les déterminations. 

*C grubei ^L\KE^•zELLER [C. dicquemarii S.\rsj. Fig. 105. — Yo'iv : Saks, 
ÎMl, p. 125, pi. I, fig. ;30-35 : Marenzeller, i81'-i, p. 305. 

Le corps, de taille movenne, atteint de 8 à 10 cm. de long, sur '2,3 à "2,5 

de larg. ; il est cylindrique ou 
fusiforme et la peau est assez 
mince. Les pédicelles, très ré- 
tractiles, restent localisés sur 
les radius ; sur les 3 rad. 
ventr. ils sont disposés en 3 ou 
i rangées, tandis que sur les 
"2 rad. dors., ils forment le plus 
souvent 2 rangées. Les sclér. 
consistent d'abord en gros 
corpusc. en forme de cônes 
de Sapin atteignant au moins 
0.4 mm. de long, et munis de 








-: A 



'^èJ%M ^- "^ 






-^id^'^^ 



Fig. 105. — Vucumaria grubei ; a, plaques en 

forme de côniss de Sapin ; b, états jeunes 

des plaques précédentes, X *•> i C, l)àtonnels, 

X i;W ; d. corpuscules crépus, X 190. ^,cvUn-. petites très régul. dis- 

posées en cpiinconce ; leur rég. 
term. amini'ie porte quelques épines coniques (a). On tr(iu\e en (Uitrc des pi. 
plus petites, à bords denlic, di' taille et de forme variables, avec des orif. 
étroits, au nondi. de 3 ou i chez les plus jietites dont la surf, est lisse îb^ ; les 
pi. plus grosses ont îles orif. n(mdjreux et présentent qucU[ues nodules. Il 
existe, en plus, des bâtonnets arqués ou non qui se numtrent surtout dans 



Faim; i>): iuvnci:. — kciiinmdikmiis 



1 .').") 



les pédicelles ^Ci : leur rég'. ceiitr. peut s'élargir et acquérir quelques per- 
l'or. Les teutac. renfernicnt, en plus des bàtonuels, des corpusc. crépus 
plus longs que larges (di. 

La couleur générale est jaune ou ijruii jaunâtre avec des taches blanches ; 
la face ventr. est jdus claire. 

La C. gvubei, assez rare, n'a encore été sif^nalc'f ([uc dans (iiirltiues localités de- 
là Méditerranée, ii Xa[)les et dans l'Adiialiiinc. J'ai eiu dexdir indiquer cotte 
espèce ici car il est liés \ raisciLdilaldc (jii flU' se i-cnconlrciM nii jonr sur nos 
cotes, en Algérie un en (jmse : il esl d ailleurs bon de la coiniailic [xair pouviiir 
en distinguer la C. ayracusana (pu' j'étudie ei-dessons. 

*C. syraciisana Gribe). Fig', 106. — Voir : Sars, iS:jl, p. 1-^'L pi. I, 
fig. 24-'29. 

Le corps esl allongé, cylindrique, en fc^rme de corniclion ; il atteint 6 à 7 
cm. de long, sur I,.") à L7 de larg. : 






les tég. sont assez coriaces mais lisses. 
Les nédicelles, lins et rétractiles. 
forment 2 rangées assez serrées sur 
chaque rad.. mais il en existe aussi 
de plus fins épars dans les interrad. 
Les sclér. sont de 4 sortes : cesont 
d'abord des pi. ou boucles épaisses, 
ari"ondies ou ovalaires munies de 
grosses tubérosités et oll'ranl de pe- 
tits orif. (b) ; des corpusc. plus gros 
en forme de cônes de Sapin attei- 
gnant 0.5 mm. de long-, dont les 
perfor. sont petites et irrégulièr. 
alignées (a) ; des corpusc. très petits 
se présentant souvent sous forme de 
croix à '.\ ou 4 branches ( c ) qui peuvent j.', 
se réunir et former des pi. aplaties 
de forme variable (f i et enfin des 
corpusc. crépus. Les pédicelles ren- 
ferment des bâtonnets droits ou 
arqués avec quelques perl'oi'. el ([iii 
peuvent porter une tourelle rudi- 

mentaire (d i ; les tentac. olIVenl des bâlomud-^ aualoguo mai- (pii |)eu\ent 

devenir beaucoup plus grands, el (|iii -uni aeecnnpagnés de cmpuse. crépus. 

La couleur générale est (Tnn \i(d(d in'nnalre assez fiuicé. les It'ntae. -( 

clairs : celle cidoralion se c(inser\e dan 




!.. 106. — Curiiiivirid syrnciisana ; a, 
pla((ues en cônes de Sapin ; b, placjues 
épaisses à contour ovahure, X *■* '■> 
C, formels jeunes des phKpics précé- 
dentes, X 1''^* '• d, Itàtonnel avec tou- 
relle ; e, bâtonnet sans tourelle: f. 
plaque il réseau mince, X '•^^• 



-dUl 



lu> 



La C xyt-anittaïut v>\ liés voisine de la C. /.■ol/ikcri u::iis s'. mi dislinj^ne laeilenienl 
par ses sclér. ; en ell'el la C. hnUikeri ne reid'enne ni coipnsc. en cônes de Sapin ni 
petits scli'r. en i'oiine de eioix ni coi'pnsc. crc'pns. Llle parail pin- répandue ipic 



156 



i-AiNi: ni; khanoi:. 



i:(;iilNniii:it.Mi;s 



la C. gvubei dont elle se distingue par les pédicelles formant 2 rangées sur les 
rad. dors, et par ses boucles arrondies munies de nodules. 

La C, syracmana est surtout connue sur les cotes d'Italie et de Sicile où elle a 
été rencontrée à diverses prof, juscpi'ii 100 m. Elle n'a [)as encore été signalée sur 
nos côtes tle l-'rance, mais j'en ai reçu quelques exompl. de Tunisie (Sfax) ; elle 
doit se trouver égal, sur nos côtes d'Algérie et elle sera peut-être rencontrée uu 
jour sur celles de Corse. 

* C. kdllikeri Sfmper. Fig. 107. — Voir : Semper. iSOS, p. 237. pi. XXXIX, 



/ . 




lig. 1 

Le corps ne dépasse pas 2() à 2.5 iniii. de long, sur 10 à 15 mm. de larg. et 

il est plus ou moins forte- 
ment recourbé en U ; les 
pédicelles sont régulier, 
disposés en '1 rangées sur 
chaque rad. et il existe en 
outre un certain ncmibre 
d'append. interrad. plus 
petits et irrégulièr. distri- 
bués. Les sclér. consistent 
principal, en grandes pi. 
ovalaires. munies de gros 
nodules sphériques assez 
régulier, disposés et offrant 
des perfor. de dimensions 
variables (a). Ces pi. pré- 
sentent souvent une symé- 
trie régul. avec 4 orif. ; 
mais chez plusieurs d'entre 
elles, la rég. tournée vers l'ext. se prolonge en un processus plus ou moins 
marqué, sou\ cnt muni de quelques pointes (b), disposition qui rappelle 
ce qui existe che/ la C. kirschbero-i. Les pédicelles renferment, en plus 
de ces mêmes pL, des bâtonnets tantôt allongés, tan((')t triangulaires et 
passant à de véritables pi. irrégul. (d). Les tenlac. renferment des bâtonnets 
idenlicpies à ceux des pédicelles et, en plus, des corpusc. crépus analogues à 
ceux de la C. giiibei, mais un peu plus délicats, plus petils et moins 
nombreux fci. 

La couleur de l'animal vivant est d'un brun assez foncé et la face ventr. 
est jaunâtre. 

La C. kôllikeri parait assez rare ; elle a été rencontrée à Naples et sur les côtes 
de Sicile; j'en ])ossL'do quelques exempl. provenant du Portugal : elU' peut donc 
plisser (l:ins l'A tlauticjue, et il est pi'obablc qu'on la rencontrera un joui' siu- nos 
cotes lie lu Minliterranée, soit en Provence, soit en Algérie. 

C. kirschbergi IIkli.er. Fig. 108. — \o\v: IIem.er, ISG^, p. 75, \)\. IIL 
lig. S-l(», 



FiG. 107. — Cucumaria kôllikeri ; a, plaques 
épaisses des téguments à contour ovalaire ; b, 
plaques avec un probuigement terminal ; c, cor- 
puscules crépus ; d, bâtonnets divers, X ^•^^- 



F.M NE M: FRANCE. 



ECHINOBERMES 



• >/ 



. sur 
sont 
très 




^^^T^Q!^' 



5f Vfc-— =*^ 



Le corps est cylindrique, assez étroit, un peu aminci vers les extrémités; 
il ne me semble pas pouvoir atteindre de grandes dimensions et sa lonj,'-. ne 
doit pas dépasser 'M) mm. Les tég-. sont assez résislaul> d ruoueux ; les 
pédicelles,rétracliles, sont disposés régulier, sui' •_> rangs dans clia.pic rad. Les 
tég. renferment des pi. assez grosses, pouvant altciiidrc (l.i mm. de lonj 
0,1 à 0,15 de larg. de forme irrégulièr. ovalaire et allongée; ces pi. 
munies de perfor. formant ordiii. 2 rangées |>rincipales. et il airivc 
souvent que l'une des extrém. 
se continue en un prolonge- 
ment étroit dans lequel les 
orif. sont plus petits ou dispa- 
raissent, et qui olTre à sa pé- 
riph. des pointes aiguës; sur 
d'autres pi., le prolongement, 
formé dun tissu hyalin, s'a- 
mincit progressivement en 
pointe et sa surf, est lisse. 
Les pédicelles renferment des 
bâtonnets de formes diverses 
(c et d) et leur vent. term. 
ofTre une rosette calcaire bien 
développée. Marenzeller a 
signalé en outre, dans les tég., 
de petits corpusc. crépus que 
je n'ai pas pu retrouver. Les 
tentac. renferment égal, des 
bâtonnets recourbés dont la 

partie médiane offre souvent I ou 2 orif. et peut émettre 2 coionnettes 
convergentes qui portent, au point de leur réunion, 2 ou 3 petites pointes 
divergentes susceptibles de se réunir (b). 

La couleur de l'animal vivant est d'un brun grisâtre d'apro IIei.ler et il un 
rouge cru d'après Hérolard. 

La C. kirschbevgi nn encore été trouvée, jus(ju"à maiiitenanl, qu'en Méditerranée, 
elle ne parait pas très répandue ; cependant IlÉnoi ahd dit (|u"elle est assez 
commune à Banyuls. Elle est voisine de la C. hyndmani 'lue j'étudie ci-dessus. 

C. hyndmani (Thompson). Fig. 109. —Xoir: Bell, 1892. p. 36, pi. 11, lig. 1. 

Le corps ne dépasse général, pas iO mm. tle long. : il est assez large, 
cylindrique et peu aminci aux extrém. Les tég. sont durs et résistants. Les 
pédicelles sont assez régulier, disposés en 2 rangées sur chaque rad.. au 
moins dans les grands échant. Les sclér. consistent principal, en pi. grandes 
et épaisses atteignant 0,4 à 0,5 mm. de long., de forme variable mais général, 
peu allongée, ovalaires on circulaires ; ces pi. olfrcnl de grosses perfor. 
disposées plus ou moins régulier, on séries longil. a . Il existe en outre des 



i(<.108. — Cucumaria ku'schljertji ; a, phnpies 
à nodules ; b, bàlonnels divers avec tou- 
relle ; c, bâtonnet sans tourelle: d. ]);'iton- 
net droit, X ~^- 



158 



kaim: Di: frange. 



liCllINODERMES 



bâtonnets recourbés du milieu desquels s"élè\ ent '2 colonnettes convergentes 

portant 2 ou 3 petites 
pointes à leur point de 
réunion, crnnnie cela ar- 
II \e chez la C. liirsch- 
be/'i^i {h', (^es bâtonnets 
se retrouvent dans les 
pédicelles. Les tentac. ren- 
ierment des bâtonnets 
allongés ( c), tantôt lisses 
tantôt munis de petites 
pointes ; il existe en plus 
des bâtonnets oiTrant en 
leur milieu '2 tiges con- 
vergentes et enlin de pe- 
tites pi. délicates à réseau 
irrégul. el très fin (d . 

.\ l'état vivant, l'animal 
offre une coloration jau- 
nâtre. 




riG. 



109. — Citntmdriu hi/iu/nian/ii : a. pla<|uc's 
épaissies; b, l)àtoniiels a\cc lomelle; c, l»:iloii- 
net simple ; d, plaques à réseau iin des tenta- 
cules, yc, "'J- 



La C. hyndinani a été sig-nalée eu Médilerraui'e i-t |iiiiiciiial. daus l'Adrialique 
où elle \it loujours à nue certaine prof., "iO m. el |>lus; elle a élé retrouvée 
à Banyuls d.iiis la vase cùtière. Elle existe éj^al. sur uos côtes de la Manche, où 
elle vit sous les pierres el les rochers qui découvrent aux grandes marées ; elle 
est assez commune sur les côtes d'Angleterre et remonte même jusqu'en Nor- 
vège. 

Les C. hyndmani v[ kirschbergi sont assez voisines et on peut se demander s'il 
n'y aurait pas lieu (h' les réunir. Cependant le corps est plus mince, et plus 
allongé, et les pédicelles sont plus gros, plus courts et moins serrés chez la 
C. kii-schbergi (\on\. In coloration générale est rouge (d'après IlKnoiARn^; tandis que 
la C. hyndmani a le corps plus trapu, les pédicelles plus minces et une coloration 
jaunâtre. Les pi. des tég. de la C. hyndmani sont plus g-randes et plus larges, en 
outre elles ii"ont }ias cette extr('m. plus ou moins allongée et parfois numie de 
petits pi([. qui termine souvent les pi. chez la C. kirschbergi. Ou ne peut pas dire 
que la C. kirschbergi représente une forme méditerranéenne de la C. hyndmani, 
car celle dernière, qui a surtout été rencontrée daus l'Atlantique, a été égale- 
ment trouvée dans rAdriati(pu^ el à Banyuls. Toutefois, il y aurait lieu de recher- 
cher sni- des cxcmiil. phis noudiicux (pieceux qui oui été étudiés jusqu'à ce 
joui', s il II cxistci-ail pas des l"(ii-iiics de passage. 

C. tergestina Saus. l'ig.llO et 111.— \(ur: Sahs-. i^JT, p. LJ', pi. 1, fig. 
36-38, pi. II, fig. ;UI et iO; R. Perrier, 19()-2, p. 497, pi. XII, fig. 8. pi. XXI, 
fig. 1(»-10 [C. inciirvata]. 

Le corps est plus ou nmins l'orteuRMit incur\é et il ])rend la l'orme soit 
d'un croissant soit d'un V . a\ec la rég. unneiuie élargie et les deux extrém. 



FAINE DE IKANCIi. — KCIIINODERMr.S 



y.) 




110. — Curumnria lergestina, vue latérale de deux exemplaires 
dilleremmeul incurvés, X ^• 




Fi<,. m. — Cucumaria tergestina; a, plaques des téguments, l'inférieure vue de 
profil sur la moitié de sa longueur, X ^*^; b. bâtonnets; c, ])laques minces, 
X ""' : d) exliémité d'un tuhe amhulacraire : e, corbeilles; f, corpus- 
cules crépus. X '•'" d cl e d':i|irrN il. l*i:iu!ii:ii). 



H\i\ 



iaim: im: fuance. 



I CHINoDl-RMi:.- 



amincies ; si le corps élail l'ctliessé. il aiiiMit nue lon^. lolalc de ."j ii ♦) ciu. ; 
les pédu'elk's, assez gros, sont coniques, en Imiiie de piq., dressés, poiiiliis, 
tout à fait ri;;ides, tantôt disposés sur 2 ran^s. tantôt rorinaiit une rangée en 
/ig-/ag sur elia([ue rad. 

Les sclér. des tég. consistent snitonl en pi. peiroiée>. très épaisses et de 
grandes dimensions, de forme parfois irregul.. mais général, très allongées, 
assez étroites et iml)riquées (^aj. Ces pi. atteignent 1 et même 1,5 mm. de 
long. ; leurs perfor. nombreuses, sont disposées en rangées obi. régul. elles 
intervalles qui séparent ces rangées sont souvent assez saillants, ce qui fait 
que les pi. paraissent cannelées. Les corbeilles sont de la forme ordin. et 
leur cercle porte de nombreux lobes coui'ts et quelque peu renflés à Tex- 
trém. (ei. Les pi. des tég". se retrouvent dans les pédicelles mais elles v 
sont encore plus longues et plus étroites idl, et il existe en outre de petites 
pi. très courtes, en forme de fer de tlèche dont la pointe est dirigée vers le 
sommet du pédicelle. La partie term. de celui-ci est dépourvue de sclér. et 
ne renferme même pas de disque : elle reste molle et flexible. Les tenlac. 
olfrent surtout des bât. arqués, de dimensions et de formes diverses ib), 
ainsi que de très petites pi. de forme irréguL. arrondies, triangulaires ou 
allongées, avec de grosses perfor. et un réseau délicat (c) ; parfois les perfor. 
deviennent plus petites, et les bords des jil. ollVeiil de^ lobes arrondis (pii 
leur donnent une certaine ressemblance aACC des corpusc. crépus (f ). 

La couleur des indiv. vivants est d'un jaune brunâtre ])lus ou moins foncé, 
en partie conservé dans l'alcool. 

La C. tergestina doit être assez répaiidne en Médilerraiiée l>ieii ([u'elle n'ait 
encore été reiicoatrée (lueu exeiiipl. i)eu nonil)ieux ; on l"a trouvin- au large de 
Marseille, dans le sal)le \aseux ou dans les ^laxiers eoralligènes vers 50 m. de 
prof. Elle ;i <''lé signalée vn divers points des eotes d'Il.-die, entre io et 50 m. Elle 
doit existiM- dans l'Atlantique car elle a été rencontrée dans le golfe de Cadix. 




liL.. 112. — Cucumaria elongnta ; vue latérale, X -j^- 



C. elongata hiiuKx et Kohkn. l'ig. 112 id ll3. — \ oir : S.uis Is.'û, p. \:i'2, 
pi. IL lig. 44-18; BiA.L. Is'.rj, p. :{7. pi. III. lig. 1. pi. MIL lig. 2 C. pen- 
tactes] : Oimox /.'//';, p. -r.W . lig. Kl el M. 



l'AlNK DE FRANCi:. KCHIM (DERMES 



ICI 



Le corps est allongé, cylindrique ou le plus souvent penlayonal et relativ. 
étroit, il peut atteindre jusqu'à lô cm. de long-., mais la plupart des individus 
ont de à 10 cm. ; la lari;. \arie eiiii'c i el 7 mm. I.a rép-. anl. est léger, 
amincie et la rég. post. se prolonge en se rétrécissant rorlomenl de manière 
à former une sorte de queue étroite et pointue. La peau est épaisse et coriace 
en raison des pi. calcaires très développées dont elle est bourrée. Les pédicelles, 
qui ne sont pas complet, rétractiles, sont disposés sur '2 rangées dans chaque 
rad.. du moins dans la rég. la plus large du corps, mais dans les parties ant. 
et post. plus étroites, ils 

sont placés en zig-zag-. Les ^ ^I^ih «"?^>- 

sclér. des tég. comprennent ,^/^| ^ /M^. 4^'c. cOfÀ f-I'^-^ 

d'abord des pi. extrèm. ^^ 6.^ fl^Qû!^ ifec ^a\\ 

grandes, de l'orme irrégul., 
souvent '1 lois plus longues 
que larges et qui peuvent 
atteindre 0,6 à 0,7 mm. de 
long'. ; ces pi. sont assez 
épaisses et munies d'oril'. 
arrondis souvent disposés 
en rangées régul. (a) ; 
d'autres pi. sont beaucoup 
plus petites (b). Les cor- 
beilles des rég-. supert". des 
tég". sont formées par i bâ- 
tonnets principaux assez 
épais recourbés, réunis par 
un cercle portant toujours 
sur son bord lil)re plu- 
sieurs piq. épais, allongés, 

à extrém. arrondie (c) ; il existe, en plus, des bâtonnets de diverses formes 
(d'I ces mêmes sclér. se retrouvent dans les pétlicelles. Les tcnlac. ren- 
ferment surtout des bâtonnets arqués, munis de pointes et fournissant 
souvent des ramitications. 

A l'état vivant, la C. elongata présente une coloration brunâtre ou grisâtre 
plus au moins foncée, qui disparait dans l'alcool. 



Fi(.. 
1.1 




— Cuciimaria elongata ; a. graiules 
aijuesdesléguiueuls,)x( '*'*; b- [)eli tes plaques, 
X t30: c, corbeilles, X ^'^^j ^j bàtonnels 
divers, X ^30. 



La C. elongata se rencontre surtout dniis le sable où oUo vit à moitié enfoncée 
par sa rég. ant. ; dans l'Atlantique on la irucoutre aux ','raiirlos marées dans le 
sable, mais elle peut desceiidie jus<ju';i ilO m. Kn Méditerranée, elle vit au milieu 
des Algues, parfois à quelques m. de prof., mais elle peut aussi atteindre iO ou 
bOm. 



C. cucumis Risso . Fig. 114 et 115. — ^'oir : Sahs, /'Sô7, p. IMo. pi. II. 
fig. 41-43. 

La long, varie entre 5 et 6 cm. sur ]0 à 15 mm, de larg, ; le corps est 

11 



lOiî 



lAt.Ni: Ï)L lliANCi;. 



IlCIIINODËHMES 



souvent recourlié .sur lui-même en forme dL ; la partie médiane est assez 
élargie et les 2 extrém. vont en se rétrécissant progressivement. Les pédicelles 
coniques el poinlus, assez petits el serrés, ne sont pas rétractiles et olFrent 
une petite \eul. term. : ils l'i^rmenl sur cliaciue radius 2 rangées distinctes, 
mais vers les extrém. ils sont disposés en zig-zag; il n'y a j»as la moindre indi- 
cation d'append. dans les interrad. Les lég. renlermenl de grosses pi. assez 
épaisses, de l'orme irrégul. et ressend^lanl à celles de la C. eîongata tout 
en restant toujours plus petites et moins régul. que chez cette dernière, avec 
des perfor. cenlr. très grosses el pouvant former. 'i ou i rangées parallèles (a). 
D'autres jd. sont beaucoup plus petites et sont identiques aux petites 
pi. de la C. elongala. Les corbeilles, petites, sont constituées par des 
trabécules formant un réseau irrégulier, réunies jiar un cercle lisse ou oH'rant 
de petits lobes peu nond:)reux, courts et arrondis, nuiis jamais de dents 
allongées comme la C. elongala iCî. Les pédicelles renferment les mêmes 
corpusc. que les lég., avec, en plus, de petits bâtonnets qu'on retrouve 
égal, dans les tentac. (b). 




;opAb:Q 



/ij p. O OjH 








"i(.. 114. — Curu/nana cticn- 
mis ; vue latérale, X -• 



a. grandes 



'i(.. 115. — Cucumaria cucumis ; 
plaques des téguments, X '^ ï 1^» bâtonnets, 
X lyO ; c, corbeilles, X l'^^. 



La cdidcur chez l'animal \i\anl est assez foncée, brun noirâtre ou 
olivâtre, avec la l'ace ventrale i)lus claire; elle se conserve en partie dans 
l'alcool. 

La C. cucumis est très voisine de la C, elongaio,; elle en dillère loulefois par sou 
corps beaucoup plus raccourci et n'otl'rant jamais le prolongement en l'orme de 
queue qui caractérise celle-ci. Les pi. des tég. sont plus petites el moins allon- 
gées que chez la C. elongata ; enfin le cercle des corbeilles est .à peu près lisse. 

La C. cuciunis a surtout été rencontrée dans diverses localités de r.^drialiquc 
à des prof, variant de lo à 25 m. ; elle a été siyiiidéc aulrel'ois à Nice [)ar Hissc>. 



F.UNK m: lUANCi:. — ixuinodlkmes 



163 



C. lactea i Fokues et Goodsiu). l"ig. 116. — N Oir lliiun aiu), i(S'[/(;, p. 1-47, 
pi. XXXI, lly. K. 

L'espèce reste très polile r( la Ioiil;. ne dépasse j^uère "2 à "2,5 cm. Les 
tubes ambul. sont disposés en zig-/,ag sur chaque rad. ; leur nombre varie 
d'ailleurs avec les échant., mais, d'une manière générale, les append. des 
2 rad. dors, sont moins nombreux que ceux des 3 rangées venir. Les lég. 
sont assez rigides en l'aison du nombre et de la taille des corpusc. cale, qu'ils 
renferment. Ces tég. sont blancs, tantôt d'un blanc très pur, tantôt léger, 
l'osés ; les tentac. sont jaunes. Les sclér. consistent d'ajjord eu pi. ovalaires 
rappelant, par leurs nodules arrondis, celles de la C planci (a). La plupart 
oll'rent 2 pcrl'or. centr. assez grandes et '1 autres plus petites disposées en 
croix par rapport aux précédentes; d'autres pi. sont plus grandes, irrégul. 
et leurs peribr., plus nombreuses, sont grandes et inégales (b) ; certaines 
d'entre elles se développent encore davantage, mais elles perdent complet, 
leurs nodules: elles restent dès lors aplaties avec un contour irrégul., des 
mailles assez épaisses et de gros orifices ; leur long, peut atteindre 0,5 mm. 
Il existe égal, des pi. à réseau plus délicat et de forme irrégul. (c) : lorsque 
ces pi. deviennent plus longues et plus étroites, elles prennent la forme de 
bâtonnets (d). Enfin la couche superf. des tég. renferme des pi. très petites, 
sortes de corbeilles aplaties offrant quelques travées centrales disposées sou- 
vent en croix, avec de très fines expansions périphér.; celles-ci peuvent se 
ramifier mais ne se réunissent jamais en réseau i^e). Les pédicelles et les 
tentac. renferment des bâtonnets associés à de petites pi. constituées par un 
réseau calcaire délicat. 



Fie. 116. — Cucamavid 
lactea; a, plaques 
avec orifices symé- 
triques et munies de 
nodules; b, plaques 
plus grandes cl irré- 
gulières, X 130 ; c, 
petites placjues irré- 
gulières passant à 
des bâtonnets ; d, 
bâtonnets, X ^'"^ : 
e, corbeille (d'après 
HÉROCAnp),X-8<>. 



-^-^^ r52%t^^^-'^^^' 










La C. lactea doit exister dans diverses localités de nos côtes de la Manche ol 
sans doute aussi dans l'Océan; mais jusqu'à présent elle n'a été aulfienliquemciil 
constatée ([u'à HoseotV ; elle est assez counnune sur les eôles (fAiiglelerre et 
elle remonte jusqu'aux côtes de Norvège. A RoscolV. on peut la leneoiilrer h 
mer basse, uuiis elle se trouve surtout vers L'. m. de piof.. surdes fonds co(pullier!j 
ou parmi les Algues calcaires. 



ici 



lAlNE DE FRANCE. ECHINODERMES 










C. brunnea (P^>RBEsi. Fig. 117. — ^'oi^: Méroiard, IS90, p. 148, pi. 
XXXI, lig. 13. 

La C. hrunnea présenle la même l'orme ext. que la C. lactea : mêmes 
dimensions 1res léduites et même disposition des append. ambul. ; la couleur 

seule diffère et varie, chez la pre- 
mière, du brun clair au brun foncé : 
cette diirérence dans la coloration 
permet de distinguer immédiatement 
le-; "2 esp. De plus, les sclér. ne sont 
|)ii- identifpies : ils consistent chez la 
C biunnea en pi. ovalaires munies 
de Inherc. arrondis et présentant 
nn nombre de perfor. général, assez 
éle\é, n'oll'rant que rarement la di>- 
position régul. et symétrique des 
petites pi. de la C. laclcd, mais 
rappelant les pi. plus grosses connue 
celles de la lig. 116, b. Il existe en 
outre des pi. grandes iO,5 à 0,6 mm. 
de long-.), épaisses, de forme variable (ovalaire, fusiforme, triangulaire, etc.), 
à perlor. nond^reuses et petites, disposées en rangées longit. régul. ; ces 
pi. manquent complet, chez la C. lactea. Enlin le cercle périphér. des 
corbeilles donne naissance à de petits lobes souvent bifurques et pouvant 
même se réunir et se souder aux lobes voisins (b). 

La C. brunnea est général, associée sur nos côtes de la Manche à la C. lactea, à 
lacjuelle la réunissent Bell, 1892, p. 38, Massy, 1920, p. 46, etc., et se trouve 
comme elle sur les Algues calcaires vers 15 m. de prof, ou même à la côte aux 
g-randes marées. Elle se rencontre aussi en Méditerranée où la C. lactea est incon- 
nue, et elle n'est pas rare à Banyuls. On la connaii sur les côtes d'Angleterre, 
mais elle ne parait pas remonter aussi haut vers le N. ([uc la C. lactea. 



Fie. 117. — Cucumaria brunnea : a, 
grandes plaques des téguments, 
5<( "5 ; b, corbeille (d'après IIk- 
rouard), X -8'^- 



G. THYONE Oken. 

Dendrochirote possédant 10 tentac, les 2 ventr. plus petits; les pédicelles sont 
nombreux et répartis uniformément sur tout le corps sans qu'on puisse distinguer 
de rangées rad. régul. ; l'anus est souvent nuuii de dents. 

T. fiisus 0. V. MiiLLER . Fig. 118. — \'oir : Sars, iR77, p. 1.'^'), pi. IL 
lig. i9-51; Bell, IS'.rj, p. i-_>. pi. W lig. 1, pi. \IL lig. :{ : IL Perhier, l'.m, 
p. .310, pi. XXL lig. •29-31 T/i. gadeana]. 

Le corps peut atteindre une grande taille et arriver à 20 cm. de long, sur 
une larg. de .S à i cm., mais habituellement la long, ne dépasse pas 10 cm.; 
la forme est cylindrique avec les deux extrém. amincies. Les pédicelles sont 
souvent groupés de manière à former des rangées longit. assez appa- 
rentes, aussi bien sur les rad, que sur les iuterrad. ; l'anus est entmiré de 



ialm: ih: iiiANci:. 



i;ciriMii)Eii.Mi;s 



1(35 




10. 118. — Thijnne /'iixus : a. corpuscules 
tunironnes, X l'^'^: b- pla([ues à réseau 
dôlical; c, bâtonnet, \ l<,tU. 



5 dents calcaires, l.cs scier, consisleiil en corpiisc. turrilui-mes très simples, 
dont le disque, f^éuéral. ovalaire, parfois allonj^é. oll're le plus souvent 
4 orii'. plus j^raiuls et quelques 
autres plus petits ; de la ré^'. 
centr. s'élèvent '2 colonnettes 
étroites et coineryeules (pii 
peuvent se terminer par "J 
ou 3 pointes (a). Ces cor- 
pusc. se retrouvent dans les 
pédicelles. Les tentac. ren- 
ferment des bâtonnets étroits 
(c) et de petites pi. irrégul. 
constituées par un réseau cal- 
caire délicat (b). 

La couleur à l'état vivant 
est blanchâtre ou rosée. 

La forme des corpusc. luni- 
formes sépare coniplèL la T. fiistis 
des autres espèces françaises du 
g. Thynne. 

La T. fusils est très répandue 
en Méditerranée et dans rAllanliiiue. Elle a été trouvée dans un assez i>rand 
nonil)re de localités de la Méditerranée, entre 10 et 100 m. de |irof. ; dans l'Océan, 
elle est connue à Arcachon, à Concarneau, à l^oscoiT, à Pucsl, sur les cotes d'An- 
gleterre, etc.; elle remonte au N. jusqu'en Norvège. 

T. raphanus Dûben et Koren. Fig-. 119 et 120. — Yoir : Bell, 1802, p. 42, 
pi. V, fig. l>, pi. Xm, rlg^3; Orton, l'.l]'i, p. -l.i-I, fig-. 12 et l.'î; B.vhr..is, 
1882, p. 53 [Th. poucheti]. 

Le corps est plus ou moins fortement incurvé, il s'élargit rapidement 

à partir de la l^ouche pour atteindre sa 
larg. maxima qu'il conserve sur près de 
la moitié de sa long., puis il s'atténue 
progressivement en un long processus 
camlal (pii reste tix"^ mince. L'écli.int. 
que je repi'ésente ici (lig. 119) aurait, si 
on le redressait complet., une long', 
totale de 6 cm., mais général, les ii.div. 
sont moins grands. Les pédicelles se 
trouAenl l'éparlis sur tout le corj.s, 
Fig. 119. — rhyone raphanus, moins nombreux sur la rég'. dors, et 

vue latérale, X -• sur le i)r(. cessus caudal, et ils dispa- 

raissent complet, au voisinage de l'anus 
qui est entouré par 5 grosses dents. Les tég. renferment surtout des pi. 




100 



FArVE 1>E 1-RANOr. 



):riiî\(ir>n{\ir:5 



aplaties et lisse?, à contour arrondi, et munies de grosses perfor. qui 

atteignent presque 1 nnn. de diam. (fig-. 120). A ces 
grosses pi. sont associés de petits corpusc. crépus; 
au voisinag-e des dents anales, les pi. deviennent 
plus allongées et plus fortes et leur surf, est ordin. 
mamelonnée. 

La couleur esl jaunâtre ou brunâtre assez claire 
fiiez Taninial vi\,iiit ; elle disparaît dans l'alcool. 




FiG. 120. — Thyone 
raplianus ; pla((ucs 
(les téguiiionls.X 7^. 



La T. raphanus est surtout connue dans les mers du 
N., sur les côtes de Norvège, aux iles Faroë et Shetland, 
et sui' les côlcs <rAiii;loiorre, à des prof, variant de 
7 à 90U 111. Kilo a vir icti'ouvée par Marion, au larg-e 



lie MjiisciUc, ;i |(iSt m. de prof. On la rcncontroi'a 
c-('il,iiiu'iiiciil iiii joni- Mil- uns cùlos atlantiques. D'ail- 
U'uis, il esl ||■^^ \ i;iis('liilil;il)lc ([lie la T. poiiclieli (\rci\\c 
>. •••'{, esl une T. rap/ianiis : elle se disliiigue siirtdul par sa 
vésicule (le Poli iiiiiipu-. huidis cpic les T/i. rap/uiitus iypiqvu's en ont 2 : mais on 



par P)Aiut()is. J8S'^, 



sait (pie (iie/ les llolollmries 
présonler des variations. 



le iioinhreel la lornie de ces vésicules penvenl 




Fio. 121. — Thyone roscovita ; vue latérale, légèrement réduit. 



T. roscovita HiÎRorARD. Fig-. 121 et 122. — \'oir : IIiîroiard ISQO, p. L5l\ 
pi. XXXII, tlg-. 0, Ij et 10 ; Ci lnot, i.'/i?, p. ,V.». 

Le corps étalé mesure 7 à 8 cm. 
de long, et les tég-. sont d'un gris 
rosé piqueté de brun, non trans- 
parents. Les sclér. font complet, 
défaut dans les tentac. et les pédi- 
celles : ils n'existent que dans les 10 
tubes ambul. term. entourant l'anus 
où ils se montrent sous l'orme de 
bâtonnets droits ou recourbés, avec 
quelques perfor. term. Les pédi- 

celles renferment dans leur ventouse un disque calcaire bien développé 
(fig. 122). L'anus ])résenle .") dents rad. (riangnlaires à ccMés échancrés. 

La T. roscovita n"a encore (''lé renconhée (pie sur nos c(")les de r.\llanti((ue ou 






l'io. 122. — Thyone voscotv'tn : disques 
calcaires des Uibes aiulmlaciaires. 




lALM. i>i; iiiA.NCi;. — I (:iiiN(ii>i;ri\ii;s 



u>: 



de la Manche; à Hoscofî elle habite la grève où on la liruive l\ mer basse, mais 
elle peut deseeudre jiisijue vers 40 m. ; on la eonuait au large iTAreac hon ; je 
possède également un échant. trouvé à mer basse à Dinard. 

La T. roscovila se distingue facilement de la T. inermix par ses lég. ojiaques et 
d'une couleur grise ou brunâtre et par l'absence complète de coipusc. lurriformes 
au voisinage de l'anus. 




T. inermis Iln.LUR T. auiunluna Costa. 7'. cli'^dns NditMAN . Fig. 123. 
— \'oir: Mkli.ub, i^i]S, p. TH. |)i. 111. lig. l-J: Hri.i.. Ix'JW p. iS T. eJp^ans \ 

LlDWlG, 18S0, p. 04 : ilKliuLAHl.. ÎS'JU, p. |,-)K pi. WXii. li;.;. I et iMi; 

GuÉNûT, I'JL'2. p. ô'J T. aurantiaca\. 

La long, peut atteindre lô cmii. sur une larg. de "id à .'{(• nun., mais le> 
indiv. restent ordin. plus petits. Le corps est assez régulier, ex lindiicpie. inai> 
il devient fusiforme lorsqu'il est 
contracté. Les ])arois sont tout à 
lait transparentes et minces, très 
délicates, de couleur rouge ou 
rosée, et les pédicelles, irrégulièr. 
répartis sur toute la suri'., sont 
assez serrés. Les sclér. n'existent 
que dans la rég. post. au voisinage 
de l'anus : ce sont des corpusc. 
turriTornies , plus ou moins 
complet, développés, dont le 
disque est tantôt circulaii'e, tantôt 
irrégulier (b) ; la plupart de ces 
disques poi'tent 2 colonnettes 
courtes, terminées par quelques 
pointes et convergentes; d'autres 
disques portent un nombre va- 
riable de colonnettes isolées ou 
de saillies à l'orme variable ; 
d'autres enfin sont réduits exclu- 
sivement au disque basilaire. Les pédicelles ne renfermenl qu'un disque 
cale, terminal (a). L'anus présente 5 dents épaisses, anfractueuses, héris- 
sées de piq., accompagnées de grandes pi. irrégul. el niég. parlois e|)aHsies 
par un réseau secondaire (c). 

La T. inermis se distingue facilement de la T. roscovila par la minceur de ses 
tég., roses chez l'animal vivant; elle n'a encore été signalée jus(iu'à présent qu'en 
Méditerranée où elle parait d'ailleurs très rare; on l'a rencontrée à Naples et à 
Messine; Héhoiard l'indi(iue à Banyuls, je l'ai moi-même draguée à Cette, dans 
des fonds vaseux, à 30 m. de prof. Il est très probable <pie l'espèce existe dans la 
Manche et que la Thyone décrite par Norman sous le nom de T. elegans n'est autre 
qu'une T. inermis. 




FiG. 123, — Thyone inermis; a, disque 
calcaire des tubes ambulacraires ; b, 
corpuscules turriformes ; C, grosses 
plaques irrégulières de l'extrémité posté 
rieure du corps, X ^^^^- 



IChS 



lAL.M. Di; IHA.NGl.. — l.CllINUlJKRMI-S 



G. PSEUDOCDCUMIS Ludwig. 



18 tentac, 10 plus grands et 8 à 10 plus petits alternant avec les premiers ou 
formant un cercle int. Les pédicelles sont disposés en 2 rangées principales régul. 
le long des i-ad. cl ils deviennent plus nombreux vers le milieu du corps ; les inter- 
rad. sont en principe nus, mais parfois ils sont occupés par quelques pédicelles 
vers le milieu du corps. Les pièces de l'anneau calcaire pharyngien sont très 
minces el li'ès rdiongées, i)iriu(|nr('s dans leur |)ailie posl. 

Pseudocucumis mixta Ostergrkn. Fi<^. 124. — \oir : Ostehgren, i8P8, 
p. 135 el l'JOÔ, p. 1, lig. 1 cl ;}; Koeiiler et Vanev, 1'J05, p. 395, fig. 1 à 6 
[Ps. cuenoti]. 

Le corps est allongé, léger, fusiforine : la long, totale peut atteindre 15 à 
20 cm. avec un diani. de 25 à 30 nnn. dans la rég. moyenne. Dans les petits 
échant., les pédicelles sonl disposés sur 2 rangées dans chaque rad., mais leur 
nombre augmente dans la rég. moyenne du corps où ils forment de 2 à 4 ran- 
gées; chez les grands indiv., ils sont d'abord disposés sur 2 rangées, puis leur 

nombre augmente assez rapidement 
et ils forment 4, 5 et même 6 ran- 
gées assez régul. qui peuvent em- 
piéter sur les interrad., parfois 
même ils se montrent dans la rég. 
moyenne du corps aussi serrés sur 
les interrad. que sur les rad. Les 
tég. sont assez épais. Les sclér, 
consistent principal, en corpusc. 
turriformes dont le disque basilaire 
est irrégulièr. arrondi et parfois un 
peu triangulaire ; la rég. centr. pré- 
sente 3 ou 4 grands orif. tandis que 
la périph. montre de nombreuses 
perfor. plus petites, disposées plus 
ou moins régulier, sur 2 cercles (a et 
b). Du centre de la base s'élèvcnl i colonneltcs réunies par 2 étages de 
travées transv. Les pédicelles renferment outre les corpusc. turriformes, 
des pi. assez grandes, minces, à contour irrég. et sinueux. Les tentac. 
possèdent des bâtonnets au(|ucls sont associées de petites pi. arrondies et 
des corpusc. turrif. s(>u\eiil inc()un)K'(s. 

La couleur des exemplaires en alcool est blanchâtre ou brun grisâtre, avec 
des taches brunes assez foncées très irrégul. et plus ou moins étendues. 

Le /-•. mixla est répandu sur les cotes occidentales de l'Europe et peut même 
devenir 1res abondant dans certaines localités: à l'île de Tatihou, Osterghen en 
a vu des cjuantités considérables rejetées à la côte après une tempête. L'espèce a 
été également trouvée à Arcachon, à Bréhat el à Wimereux ; je suis persuadé 




Fig. 124. — Pseudocucumis 7nixta; a, 
corpuscules turriformes vus de face, 
X 1^0; b, corpuscules turriformes 
de profil (d'après Koicurnu et Vanev), 
X 200. 



lAiNi; lu; iitANci:. — i;ciiinoi>i;iimi;s 



ICI) 




qu'elle sera souvenl rencontrée sui- nos côtes lorsqu'on sauia la reconnaître, mais 
elle a du être fréquemment confondue avec d'autres Ilololhuries; elle a été signa- 
lée sur les côtes de Norvège et des Faroë. 

P. marioni (Marenzeller"). Fij?. 125. — ^'oir : Marenzeller, 1871, p. ;i. 
ûg. 1. [Cucuniarid m.]. 

Dans l'exempl. type, le corps avait seulcnieni C) uun. de Inni;-. ol W nun. de 
larg. vers le niilioii : l'espèce reste toujours 

de très petite lailli-. Les lé^'. sont durs et 

résistants ; les pédicelles sont disposés assez 

régulier, sur 2 rangées avec cependant une 

certaine tendance à alterner; ils manquent 

sur les interrad. Dans sa description originale, 

Marenzeller indiquait que les tentac. étaient 

au nombre de 10, mais Tuéel \1h82, p. liCy) 

nous informe que Marenzeller a trouvé, après 

un nouvel examen, qu'indépendamment des 

10 grands tentac. mentionnés d'abord par 

lui — disposition qui lui avait fait placer 

l'espèce dans le g. Cncitnuti ia — il existe 10 autres tentac. })lus petits, ce 

qui porte leur nombre à "20 en tout. Tui':i:i. proposait de placer l'espèce 

dans le g. Thyonidiiim : ce dernier g. a disparu et. à mon a\is. l'espèce 

doit rentrer dans le g. Pseudocucumis. 

Les corpusc. turriformes des tég. ont un disque basilaire relativ. grand 
et irrégul. arrondi ou ovalaire, avec plusieurs perfor. assez grandes ; les 
tourelles sont composées de deux colonnelles seulement, convergentes et 
munies à leur point de rencontre de quelques petites spinules. Dans les 
pédicelles, les disques basilaires sont plus allongés. 

L'espèce a été découverte par .Mamion dans le jijolfc i\v Marseille où elle \il 
dans les graviers coralligènes de la piaf,»-»" du Prado, entre -'iO et tiO m. de prof., 
et dans les graviers vaseux du .S. de Riou par 100 m., .ainsi cpie sur l(>s rliizonies 
de Posidonies au N. de Tibovden, à :2o m. seuleuient. 



<S3Et 



FiG. 125. — Pseudocucumis 

inavinni ; corpuscules tuiri- 
formes (d'après Mahi;nzel- 
leh), X ■^■^^■ 



G. PHYLLOPHORUS Giu bic 

15 à 20 tentac. inégaux, les o ;i 10 plus petits alternant avec les iO plus graufls 
ou formant un cercle int. ; les pédicelles sont répartis uniformément sur tout le 
corps ; pas de dents anales. 



P. urna Grlbe. Fig. 



126. — N'nir : Sahs, î^,'>1, p. I U. pi. 11. lig. xUr, . 

Le corps est allongé, ex liiidriipie. et sa buig. peut athundre 20 cm. sur 

2,5 à 3 cm. de larg. Les lég. d'un gris brun cdair sont I rau>lucides e( assez 

minces. Les appendices sous bu-me de tubes, sont répartis sur tout le corps et 



17(1 



iAiM" i>i: FitANCi;. — i;(:iiiNuiii liMi.s 



assez serré?!. Les g-rands tenlac. pcuvciU atteindre 3 à 3,5 cm. de long., 
leurs ramifications sont nombreuses, allongées et assez minces. 

Les sclér. des tég. consistent surtout en pi. perforées, de forme irrégul., 

général, plus longues que larges, 
atteignant 0,3 à 0,35 de long., à 
perfor. inégales et assez grosses (a). 
Parmi ces pi., on en rencontre 
quelques-unes de forme souvent 
arrondie et plus petites, de la rég, 
centr. desquelles s'élèvent 4 petites 
tiges vertic. réunies par 2 travées 
transv. constituant ainsi un petit 
corpusc. turriforme. Il existe en 
outre de très nombreux corpusc, 
crépus dont le diam. moyen est de 
<».(>(') lum. b ; ces mêmes corpusc. 
se retrouvent dans les pédicelles. 
Les tentac. renferment de nom- 
l)rcux bâtonnets i C) ainsi que des corpusc. crépus. 




Fil.. 126. — Phyllofthovus îinia ; a, 
phupies avec ou sans tourelle rudi- 
nientaire, y( i'M) ; b, corpuscules 
crépus ; c, bâtonnets, X ^'•^'^• 



Le P. ui-iia n'a encore i-lv trouvi'- (juCn MéiUterranée et principal, it Marseille ; 
Maiuon la signalé, dans les ])iairies littorales, au Roucas-Blanc (."> à 10 m.), dans 
la calancjue de Ralonueau (2-3 m.) et dans les fonds vaseux au large de Niolon, 
ainsi que dans lavant-port X. du bassin de la Juliette. L'espèce a égal, été ren- 
contrée à Banyuls et à Xaples, toujours à d'assez faibles prof. 



o. ASPIDOGHIROTES 



Holothuries pédifères chez lesquelles les ramifications des tentacules sont 
peltées et forment une sorte de disque termin. ; pas de muscles rétracteurs 
spéciaux pour le pharynx. 



F. HOLOTHURIIDiE Ludwig. 



Le corps est allongé, cylindrique, avec une sole plantaire en généial peu 
accusée ; les canaux aquifères allant aux tentac. possèdent à leur base chacun une 



l-AiN]- nr riiANci:. — i';t:iiiNni)rR\ir-5 171 

vésicule libre dans la cavité générale; le tube hydropliore s'ouvre dans la cavité 
générale ; l'oi-gane arborescent gauche est entouré d'un réseau. Formes le plus 
souvent littorales. 



G. HOLOTHURIA Linné. 

Aspidorhii'oles i)Oss('-d;m( une vint;taine de tenlac. subégau\ : le> n|ipend. 
ambul. son! gi'nérai. disposés sans ordre et se présentent le plus sou\ent sous 
forme de i)édicelles sur la face ventr. e( de ])apilies sur la l'aec dors. ; un seul 
faisceau de tubes génit. placé à g-aucbe du niésentère dors. 




I'k,. 127. — /lolot/tiiria sanclori ; échantillon de Xaples en alcool, X V -• 



H. sanctori Delle Chia.ik //. farcimen Sei.enka]. Fig. 427 el 128. — 
^'oir : R. I^kkkikr, 190'^, p. 4'/7, pi. X\', lig. l.)-'27 "^Jl . f(n(imen\ 

Le corps est presque cylindrique, assez aplati sur la l'ace \entr., il mesure 
15 à 20 cm. de long, sur 5 cm. de larg. dans les exempl. conservés, mais il 
doit être sensiblement plus grand chez l'animal \ivant. La lace venir, est 
couverte de pédicelles extrèm. serrés et bu-niant un revêtement unirornie 
dans lequel il est impossible de reconnaitre des rangées distinctes ifig'. 127.) 
La face dors, est couverte de tuberc. très développés, coniques el allongés, 
termin. par une papille mince et pointue. Lutre les tuberc. se trouvent des 
append. beaucoup plus petits qui représentent des pédicelles. J>orsque les 
tuberc. dors, sont fortement contractés, leur aspect, comme l'a fait remar- 
quer R. PERRiiiii, rappelle la trace que laissent les radicelles advenlives sur la 
base rentlée d'une tige de Bambou. La limite entre les pédicelles ventr, el 
les tuberc. dors, est très nette et les premiers tuberc. margin. sont identiques 



172 



iaim: di: imanci;. — i^ciiinmdlirmks 



à ceux du reste de la face dors. Il existe un org. cle Cuvier formé par de 
tubes fins et allong-és réunis en un long' faisceau. 

Les sclér. consistent d'abord en corpusc. turriformes à bords légèrement 
festonnés et lisses ; autour de la perfor. centr. existe un cercle de 8 à 12 
orif. périphér. à peu près égaux, et en dehors de ce premier cercle il peut en 
exister un 2™° constitué par des perfor. beaucoup plus petites tCig. 128a etfj. 
La tourelle, épaisse, avec 2 étages de travées transv., est plus courte que 
le diam. du disque. On trouve en outre des boucles planes, de forme ordin. 
ovalaire, percées de perfor. régulier, disposées en 2 rangées, et au nombre de 3 
à S dans chaque rangée (bi. Les papilles dors, olfrent aussi des corpusc. 

turriformes et des boucles, 





'CTO Q O c3n 

















WO 





FiG. 128. — Holothiu'ia Sanclori ; a, corpus- 
cules turriformes, X 1''*^; ^, boucles (pe- 
tites formes) ; c, boucles (grandes formes), 
X L'30 ; d, hàtonnot élargi et perforé, 
X 1^0; e, biilonuet allongé, X L'JO ; f, 
corpuscule turriforme (d'après 1?. Peurier), 
X -230. 



mais celles-ci sont général, 
plus élargies et leurs perfor. 
sont plus nombreuses et sur- 
tout élargies transvers. Ces 
boucles peuvent atteindre 0,2 
à (),2,'3 mm. de long, et parfois 
elles deviennent plus larges 
que longues : elles offrent alors 
un axe longit. léger, épaissi, 
de part et d'autre duquel se 
trou^■cnl plusieurs rangées 
d'orif. (ci. Elles sont tout à 
fait caractéristiques de VU. 
sanctoii. On les retrouve dans 
les tubes de la face ventr. 
qui renferment aussi des cor- 
pusc. turriformes et des bâ- 
tonnets élargis et perforés (d). 
Les Icnlac. présentent quelques 
corpusc. turriformes à disque 
irré^ul. et à tourelle souvent 



rudimentaire, avec, en plus, 
des bâtonnets recourbés et munis sui" les cotés de peliles denticulations dont 
les dimensions sont d'ailleurs Aariables (e) ; les plus gros porU'iit souvent 
sur leur côté convexe des tuberc. arrondis disposés en petites rangées transv. 
La couleur générale est brunâtre, un peu plus claire sur la face venir., les 
tuberc. de la face dors, sont bruns ; la coloration persiste dans l'alcool. 

L7/. sanclori se reconnaît très facilenienl aux grands append. allongés de la 
face dors, bien différents des pédicelles ventr., à la ])rt''st'nce d'un org. de Cuvier 
(pii est toutefois moins développé que chez VH. fovskali, et enfhi au pourloui 
tout à fait lisse des disques des corp. turriformes. 

L'//. sanclori a été d'abord trouvée à Xaples et elle a été retrouvée ensuite aux 
Açores ; sur nos côtes, elle a été signalée à Arcachon et à Saint-Jean-de-Luz. 



FAUNE DE FRANCE. — ECIIINODEHMES 



::\ 



R. Perrier l'a étudiée sous le uoni cl'//, farciineii (1). 

H. impatiens Forskal") [H. botellus Selenka]. Fij;. 129. — \'oir 
Selenka, Lf^Ol, p. 33:). l'I. \1X, lig. 82-8i; Semper, [xi]^, p. S'i. pi. XMI. 

Celle Ifololhurie, qui esl presque cns- 
luopolilc, peul alleiuclre de grandes dimen- 
sions dans les mers chaudes el un échanl. 
représcnlé en couleur par Semper avail '»(• 
cm. de long, sur une larg. de 30 à 40 mm. 
En Médilerranée, les dimensions des 
échanl. sonl plus réduiles el la long-, ne 
dépasse pas 15 à Kî cm. Les lég. sont assez 
minces et mous, mais leur suri", est 
rugueuse. Lesappend. audjul. conservent 

la même l'orme sur toute la surface du F,,.. 129. - //o/o//<«rm eV«/ifl//e«s; 

corps: ce sont des jiapilles coniques, se a. coipuscules lurriformes ; 

rétrécissant rapidement el se lerminanl par 

un lilamenl cylindrique étroit ; ces papilles 

sont irrégulièr. disposées el ne sont pas 

très serrées ; elles olFrent souvent des alignements longil. mais qui ne se 




b, lioiicics ; c, bâtonnets élai 
gis ; d, bâtonnet étroit, X ^^^' 



(1) Je suis persuadé qu'une confusion s'est produite relat. à V H. sanctori, et que 
VH. fairimen, décrite sommairement par Selenka, puis très complet. parR. PEiiitiEH, n'est 
pas autre chose que V H. sanclori, Delle Chiaje, qui a créé l'espèce, a publié quelques 
bons dessins d'échant. provenant de Naples sur lesquels on reconnaît parfaitement 
les pédicelles très serrés de la face ventr. el les grosses papilles coniques de la face dors. 
La station zoologique de Naples a mis en vente sous le nom d'//. sanctoj'i des indiv. qui 
sont tout à fait conformes à ces dessins ; j'ai constaté chez eux l'existence d'un org.de 
Guvier. D'autre part, je possède dans ma collection des exempt, des Açores que j'ai 
reçus du Musée de Las Palmas, dont les caractères ext. et surtout les sclér. sont parfait, 
identiques à ceux des échanl. de Naples. En particulier, le disque des corpusc. lurri- 
formes a les bords lisses, souvent un peu onduleui, mais toujours dépourvus d'aspérités 
quelconques et il existe un org. de Guvier. Barrois a aussi recueilli VH. sanctori aux 
Açores, et comme la détermination de ses exempl. est due à Ludwig, on peut être 
certain qu'elle est correcte. 

Il semble que les caractères de VU. sanctori n'auraient fait de doute pour personne si 
Théel [1886, p. 224) n'avait dit qu'il avait reçu de .Mahenzeller, sous le nom 
H. sanctori, une Holothurie i-ontractée provenant, paralt-il, de Naples, et chez laquelle 
le disque des corpusc. était épineux. Aussi Théel séparait-il de 1'//. sanctori dont les 
corpusc. turriformes auraient le disque épineux, VH. farcimen ayant des disques lisses. 
R. Perrier a adopté cette manière de voir et il a donné le nom A'H. farcimen à des 
Holothuries recueillies parle « Travailleur » et le « Talismann », aux Açores, parce que 
les disques de leurs corpusc. lurriformes avaient les bords lisses. Cette divergence tient 
uniquement à l'échantillon que Théel a reçu de Marenzelle». Je suis persuadé que cet 
échanl. à disque épineux, n'était pas une //. sanctori, mais bien une autre espèce : il 
y a eu erreur de détorminalion, cl peut-étro même de localité. Pour moi, VH, farcimen 



174 KAlNl: Dl- FRANCE. ]';CI11.N()DEKMES 

coiilinucnl pas un dflà de quelques en:. 1///. ÏDipa tiens possède uu org. de 
Cuvici- comme V fi. for.skali, mais elle est beaucoup moins sensible que cette 
dernière aux cxcilalions exléfieures cl elle ne rejette pas facilement ses 
tubes, pas {)lus d'ailleurs quelle ne rejette son intestin. 

Les sclér. consistent : 1" en corpusc. turrit'ormes dont les disques circulaires 
ont les bords lisses avec 8 orif. périphér. assez grands ; les tourelles sont 
larges et constituées par 4 colonnettes général, réunies par une seule travée 
Iransv. (a) ; "2" en boucles très nombreuses, ovalaires et allongées, de 
dimensions général, très uniformes, présentant 3 paires d'orif. allongés et 
disposés régulier. ; leur surf, est parfaitement lisse (b). Les papilles renferment 
en outre des bâtonnets de forme très variable i c) et un disque termin, 
rudimentaire. 

La couleur des échant. vivants parait se conserver sans modification 
importante dans l'alcool ; elle est d'un brun jaunâtre ou violacé plus ou 
moins foncé, avec des taches brunes plus foncées, irrégulièr. réparties ; les 
papilles sont plus claires. 

En Méditerranée, Vfl. impatiens est assez commune dans les stations littorales à 
2-4 m. de prof, parmi les Algues. Je n'en connais pas d'exemplaire authentique 
provenant de nos côtes de l'Atlantique; en rcvant-lie elle est extrêm. répandue 
dans les mers chaudes, à Aniboine, aux Philippines, chms la mer Houge, etc. 

H. tubulosa Gmelin. Fig. 130. — ^'oir : Marenzeller, iSl'i, p. 314. 

Le corps peut atteindre de grandes dimensions, :25 et même 30 cm. de 
long, sur 5 à 6 cm. de larg. La rég. venir, porte de nombreux pédicelles 
serrés, irrégulièr. répartis ; la face dors, présente des lubérosités nombreuses 
et de grosseur dilTérente, coniques et éparses. terminées par une petite 
papille allongée. Les tég'. sont très épais, assez coriaces, avec des sclér. de 
plusieurs formes. Ce sont d'abord des corpusc. lurriformes, très petits, dont 
le disque basilaire a un contour épineux et dont la tourelle se termine par 
plusieurs pointes laj. Les slcér. les plus nombreux sont des boucles dont 
la surf, présente toujours de petites aspérités coniques, pointues et assez 
rapprochées. Le plus habit, ces boucles ont une forme OA'alc, avec 3 paires 
d'orif. successifs disposés symétriquement (b', mais souvent ces boucles 
s'allongent et olTrent de 4 à ^^ paires d'orif. successifs (c). Elles peuvent 
aussi présenter certaines irrégularités dans leur cc)ntour. De plus, les orif. 
de ces boucles jieuAent devenir très petits et même faire complet, défaut, 
et l'on passe ainsi à des corpusc. pleins, à surf, rugueuse et mamelonnée, 
qu on rencontre surtout dans la face ventr. C est aussi dans cette face que 
les boucles s'allongent le plus et le nombre de leurs orif. peut atteindre le 



n'est (|u'ini syiionymecie 1'//. sanctori. J'ai d'ailleurs pu éluJierlos exoiiii»!. du « Travail- 
leur » cl (lu « Talisinan » et constater que c'élaienl bien des //. sanctori. Quant aux //. lenti- 
ginosa Mauenzelleh et arguinensis K(œ:hleh et Vaney, ce sont 2 espèces dilTérentes 
de VII, sanctori. 



KAINE t)E FRANCE. 



KCHINODERMES 



1 t.) 



chiffre de 12 à 15 paires id^ Les papilles dois, renferment des boucles et des 
corpusc. turriformes, avec des bâtonnets allongés dnut la ré<i. u\(''i]. est 
souvent élarg-ie ifj. 11 
existe aussi des pi. allon- 
gées, munies de 7 ou 8 
paires d'oril"., (e) mais 
qui ne sont jamais aussi 
grandes cpie sur la l'ace 
ventr. ; il existe d'ail- 
leurs toutes les formes 
de passage entre les pi. 
et les bâtonnets. Les pé- 
dicelles ventr. ren- 
ferment des corpusc. 
turriformes, des boucles, 
des pi. allongées et per- 
forées ainsi cpie des 
bâtonnets. Enfin les len- 
tac. ollrenl des bâton- 
nets droits ou léger, 
arqués, d'un tissu hya- 
lin, munis sur les bords 
de petites pointes très 
courtes; mais à coté de 
ceux-ci, on rencontre 
des bâtonnets beaucoup 
plus gros dont la surf, 
est couverte d'aspérités 
très serrées, de telle 
sorte qu'ils cessent d'être 
transparents : leur forme 
est souvent celle d'un 
biscuit très allongé, dé- 
pourvu de perfor. dans la rég. moyenne, tandis que les extrém. ollVent 
quelques petits orif. (gi. Il n'existe jamais d'org. de Cuvier. 

Chez l'animal vivant la couleur est d'un brun plus ou moins foncé, marron, 
brun-rougeâlre ou brun-violacé sur la face dors. ; la face ventr. est beaucoup 
plus claire. La partie term. des append. n'est jamais blanche. La couleur 
change peu dans l'alcool. 

Il est difficile et même impossible de conserver plus de quelques heures VU. 
tubulosa intacte après qu'elle a été capturée. Une fois en captivité, elle rejette en 
effet, très rapidement ses viscères par l'anus, mais elle peut survivre quelques 
jours à cette éviscération. 

L'//. tubulosa est une espèce essentiellement littorale qui se montre surtout en 




FiG. 130. — Holothui'ia tubulosa; a, corpuscule turri- 
forme ; b, petites boucles ; c, boucles plus grandes ; 
d, l)0ucles très grandes ; e, plaques à contours 
irréguliers des papilles dorsales, X l''^ ! ^> bâton- 
net élargi des pai)illes dorsales, X ^30 ; g. 
bâtonnets des tentacules, X ~^>* 



176 



KAlNl: Dli FRANCK. 



ECHINODERMES 




Fk.. 131. — llolothuriu slellati ; a. corpuscule 
turrifoniif ; b, boucles, X 1'^*^; C, bâtonnets 
divers de tentacules, X ***^- 



Méditerranée où elle vit sur le sable, entre les toutïes d"Algues et d'herbes, à 
quelques dm. de prof., et on peut la capturer facilement avec un grappin ; sur 
certaines plages, elle est d'une extrême abondance. Elle descend dans les prairies 
de Zostères et atteint 30 m. de prof. Elle est ordiu. associée en Méditerranée, aux 
ff. polit et forskali dont on la distingue facilement. Elle existe égal, sur nos côtes 
de l'Océan et elle a été signalée à La Rochelle, à Biarritz, etc. 

* H. stellati Makenzelli-r. Fig. 131. — ^'oir : Marenzeller, ISl'i, p. 316. 

l']xtérieurenient, le corps 
ressemble beaucoup à celui 
de r//. tubiilosa, mais les 
lég. sont plus minces et 
j)lns mous. Les pédicelles 
\eidr. ne sont pas très serrés 
cl la l'ace dors, olîre, en 
pluxle pédicelles identiques 
;i l'cux de la l'ace xentr., 
quelques grosses éminences 
coniques, terminées par une 
pa|). mince et allongée ; 
CCS éminences sont peu 
nombreuses, mais elles sont 
souvent disposées en ran- 
gées longil. assez appa- 
l'enles, au nombre de 4 à 5. 
Il existe en outre sur les C()lés du corps, à la réunion des faces dors, et 
venir., une rangée très régul. d'éminences beaucoup plus grosses que le 
autres. La couleur est d'un brun assez l'once sur la l'ace dors., plus claire sur 
la face venir, avec des taches blanchàlres irrégulièr. distribuées. 

Les sclér. sont moins variés et plus simples que chez 1'//. tubidosa. Il 
existe descorpusc. lurriformes (a) et des boucles ib' ayant les mêmes caracl. 
que chez celte dernière, mais l'on n'oliserve jamais ces grantles lioucles ou 
pi. allongées, spinuleuses, possédant jusqu'à 10, 12 cl même IJ paires de 
perfor. ; ces perfor. elles-mêmes ne disparaissent jamais complet. II est 
d'ailleurs rare que les boucles olfrent plus de 5 paires d'orif. Les tentac. 
renferment des bâtonnets droits et arqués (c), dont le tissu reste toujours 
hyalin, même dans les plus grands bâtonnets alleignanl 0,45 à 0,5 mm. de 
long. : ces bàtonM('l< fournissent parfois des ramifications lai. qui se 
réunissent cii amas \ (duiniiieux donnant des l'oriiics plus compliquées que 
celles qu'on trouve chez VU. (ubulosct. 

Je ne connais pas d'échant. authentique d'^. stellati provenant de nos côtes : 
tous les indiv. qui ont été décrits provenaient de Xaples ou de l'Adriatique. 
Hérocard, a signalé ï/f. stellati à Monaco, et de Beaichamp (sur la détermination 
de celui-ci) k Saint-Jean-de-Luz, mais j'ai jm examiner les exempl. cités par ces 
auteurs, et j'ai constaté ((u'il s'agissait simplement de 1'^. tubulosa. En somme 



KALNK m: iitANci:. 



i:(:iiiN(ii>i:i{\ii:s 



/ / 



7/, stellati ([iii n'est poul-ctic i|uuiu' \;ir. de V II. lubulosa, est ù l'echercla-i' sur 
nos cotes. 




Fi(,. 132. — Ilololhuria mammala ; échantillon du « Talisman 

face dorsale, grandeur naturelle. 



en alcocl ; 



H. mammata Grube. Fi-. 132 cl 133. — Voir : Lidwig, imj, p. 68; R. 
Perru-r. i'.iir^, p. i74. pi. X\\ ijo. 28-40. 

Celle espèce ne paraît pas acquérir de .qrandcs diiii., le lype de Gribe 
avait une lon^J'. de 11 
cm. : c'est à peu près la 






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long, de l'indiv. que je 
représente ici (lîg. 132'. 
La forme générale est voi- 
sine de celle de VH. tubu- 
losa, mais la face dors, 
olï're de très gros mame- 
lons atteignant 7 ou 
8 mm. de larg. et lV)rmanl 
5 à fi rangées longit. irré- 
gul. : c'est à ces mame- 
lons qui se terminent par 
une papille amincie que 
l'espèce doit son ik un. La 
face venir, n'offre que des 
pédicellesde la forme or- 
dinaire, relaliw peu nom- 
breux et écartés les uns 

des autres. Les corpusc. lurrirormes des lég. sont peu abondants el res- 
semblent à ceux (le V H , liibulosd 133, a . Les boucles s'allongent moins (pu- 
dans cette dernière espèce et nOllVenl génér.d. cpie '.\ paires de perIVu'. mais 
peuvent en avoir .j ou fi b : leur sui-face est imniie.de |)elils luberc. ter- 
minés en pointe émoussée. Il existe en outre (!(.■ véritables pi. épaissies, 
plus grandes que les boucles et dont la surf, esl ridée ou mamelonée c : 
leurs perfor. sont très réduites cl parfois même nuuKjuent couiplètement ; ou 

13 



Fir,. 133. — fioîothuria mammata ; a, corpuscules 
tuiriformes ; b, l)Oucles ; c, boucles très grosses 
à perforalicMis rudinienlaires, y^ iSO ; d, plaques 
perforées des papilles dorsales, X ^^^ (d'après 
R. Pkuhieh) : e, bâtonnets des tentacules, X ^0- 



178 



lAlNi: DE FRANCE. — ECIIINODERMES 



peut en complcr jusqu'à ou 8 paires. Les pétlicelles venir, et les papilles 
dors, renferment de grandes pi. ])errorées, oirranl sur les deux faces une 
(•('(le médiane léger, saillante, el, de chacpie eolé, de g-randes perfor. plus ou 
moins nombreuses idi; les boucles sont plus allongées aussi que dans le 
lég. général du corps. Les tenlac. renferment des bàlorniels arqués cpii 
peuvent être aussi longs que chez 1"//. (ubulosa, mais ils rcstentplus minces 
et ne s'élargissent pour ainsi dire pas aux exli'ém. qui n'offrent qu'un pelit 
iioml)re de j)erfor. ; d'ailleurs leur surf, est peu rugueuse et ils restent ;i 
peu près transparenls au lieu d'êlre (i])aques comme chez \'H. tubulosa 
ei. Il existe un org. de (".u\ier conn)renant une vingtaine de tubes. 

La couleur des échanl. vivants est d'un rouge brun foncé avec la face venir, 
jilus claire; elle disparait en partie dans lalcool. 

L'//. mammata a été souvent léuiiie ;i 17/. tubulosa^ mais eu l'éalité elle eu est 
bien distinete : l'apparence cxt. est tout à fait (liU'éreiite et les gros iniunelons de 
la face dors, sont très caractéristicjues ; les boucles des tég. ont In surf, moins 
épineuse et leurs diui. sont phis uniformes ; enfin il existe un org. de Cuvier, 
caractère extrèm. important pour la séparation des 2 espèces. I>"//. mammata a été 
découverti" ii Xa|)les ; elle a été draguée à 77 ni., dans les parages de lionifacio, 
par le » Talisman >', el Machisio l'indique à l-Japallf) it un m. de profondeur seule- 
ment. Elle se reneonlrera certainement sur nos cotes de la Méditerianée, dans 
les stations littorales ou cotières : d'ailleurs elle est peut-être identi([ue à \ H. 
mamillala que Risso signalait à Nice. 



H. polli DiM.i; (/.niA.n;. Lig. 134. 



\i\\v : .Mahenzei.leh. Lxl'i, p. 316. 

Le corps reste toujours 
de grande taille mais il 
n'atteint pas toul à fait les 
dimensions que l'on ren- 
contre ordin. chezY H. tubu- 
losa et il dépasse rarement 
20 à 22 cm. de long, sur 4 
ou 5 de larg. J^es append. 
consistent surtout en tubes 
très serrés et très nom- 
breux sur la face venir, 
qu'ils recou\renl unifor- 
mément sans j)résentcr 
d'arrangements régul. : sur 
la l'ace dors.. ils sont 
moins nondjreux el plus 
lins, i'ji ouli-e, la face dors, olfrc des tuberc. coniques, irrégulièr. disposés, 
toujoui's moins dé\eloj)p(''s (pu^ chez 1"//. /ubulosa. Tous ces append.. pédi- 
celles ou papilles, sont terminés par une cxtrém. blanche qui tranche nette- 
ment sur la couleur 1res foncée, brun noiràlre. du reste du cor[)s el donne à 
celle espèce un faciès bien l'ccMuniaissable. 




l'ir,. 134. — Ilolnthuria polit: a. boucles. X 1'-"*: 
b, plaqui's allongées el l);itonnets de diverses 
formes, X ^''^^- 



FAL>E DE FRANCE. 



liClllNODERMI-S 



179 



Les tég. , assez épais, renlernieiit des sclér. caractéristiques. Les plus 
abondants sont des boucles à contour ovalaire possédant ordin. 3 paires 
d'orif. et dont la surf, est toujours parlait, lisse (a). Certaines de ces boucles 
sont un peu plus allongées et oH'reul de i à 6 paires d'orifices ; d'autres sont 
incomplet, l'orniées : il leur manque une partie plus ou moins étendue de 
l'un des côtés, ou des deux côtés, ou encore de l'une des extrém. Dans une 
forme assez fréquente, on observe '2 paires de perfor. symétriques et succes- 
sives, puis une perfor. plus petite vers chaque extrém. de la boucle. Il 
existe aussi des corpusc. lurriformes analogues à ceux de 1'//. tubulosa. Les 
pédicelles ventr. renferment, outre les boucles et les corpusc. lurriformes, 
des pi. allongées et assez grandes à contour irrégul., munies de perfor. 
nombreuses et inégales, mais dont la surf, reste toujours parfait, lisse (b). 
Les tentac. renferment des bâtonnets allongés et arqués, un peu amincis 
aux extrém., dont la surf, est tantôt lisse, tantôt hérissée de pointes, plus 
des pi. perforées à contour irrégul. 

Après sa capture, Y H. polii rejette ses viscères un [)eu moins rapidement que 
H. tubulosa. L'org. de Cuvier fait complet, défaut, et s'il a été attribué à Y H. polii, 
c'est par suite d'une confusion avec 17/. forskali. 

L'fl. polii os( surtout commune en Méditerranée : cesl une espèce littorale, ordin. 
associée aux H. tubulosa et forskali. Elle descend dans les prairies de Zostères. 
mais ne parait pas dépasser les limites de la « broundo » sur nos côtes de Provence. 
Elle a été signalée sur nos côtes de l'Atlantique par Bakhois (iles des Glenans) ; 
comme on l'a indicpiée aux Canaries, il est possible cju'on la rencontre en divers 
points de nos côtes océaniques. 




H. forskali Delle Guiaje [//. catanensis (riu lu;. //. nigra Kinaiian, 
Slichopus selenkx Barroisj. Fig. 
435. _ Voir: BiiLL, mt'.!, p. 40. pi. 
^'1II, tig. 'y H. nigt-Uj ; K(*:iiler, 
iV'J'i, p. ô et 13. Cette espèce a été 
très souvent confondue avec les U. 
polii et impatiens. Elle rappelle la 
première par la coloration foncée 
de ses tég. et la deuxième par la 
présence d'un org. de Cuvier; je 
renvoie pour la discussion de cette 
synon. à nnjn travail de L>^'J'i p. "^ 
et 13). 

Les dimensions sonl toujours assez grandes: la long, [atteint '2i) à '25 cm, 
sur 4 à 5 en», de larg. La i-ég. ventr. oll'ro des pédicelles très serrés formant 
ordin. 3 rangées longil.. la rangée niécL plus larg. (pie les rangées lai. Sur la 
face dors., les append. formentdes papilles coniques se terminant en un tila- 
ment mince. Les tég., tout en étant assez épais, sont très mous ci facilement 
déformables : ils sont remarquables par la réduclion considérable des sclér, 



Fig. 135. — Holothuvia forskali; a, 
corpuscules turriformes atrophiés 
(d'après Bell) ; X ^"^^ ^ ^^ bâtonnets 
r.'imifiés des téguments, X ^^"^ i C, 
bâtonnets des tentacules, X "'^- 



18(1 r.VLNF. DE 1 RANGE. ÉCHINODERMES 

qui sont peu abondants et surtout ti'ès petits. Ce sont de petites pi. ollVant 
le plus souvent i orif. symétriques dont la long, ne dépasse pas 0.02 inni., 
et portant parfois de petits luberc. représentant des vestiges de colonnettes, 
tandis que la pi. elle-niénie représente le disque rudimentaire d'un corpusc. 
Iiirril'orme (a). Les pédicelles ventr. et les pap. dors, possèdent des pi. 
analogues, toujours très peu abondantes, auxquelles s'ajoutent quelques 
bâtonnets élargis, numis. sur les bords, de petits prolongements (b). Au 
eontraire. les tentac. renferment des bâtonnets allongés, léger, arqués, 
à extrém. rugueuses, munis de dcnticules ou de petits lobes ic . I> org. 
de Cuvier est très développé. Quand on cafjture une H. foi'skali, on 
remarque que les tég.. très mous, ne dexiennent jamais rigides comme chez 
les H. tubiilosn et pulii. Si Ion tient un in-tan( l'Holothurie à la main en 
exerçant sur elle de légères pressions, <»n la voit d'abord rejeter par l'anus 
des filaments blancs, opaques, très longs, très adhésifs, et qui se fixent 
fortement sur les corps étrangers : ce sont des tubes de Cuvier. L'expulsion 
du tube dig. ne vient que plus tardivement. 

A l'état vivant, \H. forskalia. toujours une couleur très font-ée, du moins 
en Méditerranée et chez les échant. littoraux la face dors, est noire avec 
l'extrém. des papilles blanche et la face ventr. un peu plus claire. Les incliv. 
provenant dune cei'taine prof, ont une cohu'ation moins foncée : la face 
dors, est d'un brun plus ou moins clair, et la face ventr. est brun jaunâtre 
ou même tout à fait jaiuie. Ainsi que je l'ai signalé il y a fort longlenqjs, 
Ix'J'i, le pigment cpii colore les tég. de YJf.fofitkaliesl en partie soluble 
dans l'alcool et lui coumuniique une très belle fluorescence verte, mais la 
coloration de l'aniuial u est guère modifiée. 

!>"//. forskiili est lirs coiiimuue dans toute la Méditerranée ainsi (jue sur nos 
cotes atlanti((iies. \'a\ Mi'-dilerranée, elle est très abondante dans les prairies de 
Zostères et [)eut remonter jusqu'à ii ou 4 m. de prof., tandis qu'elle peut des- 
cendre jusqu'il 50 ni. ; sui' nos côtes de Provence, elle est très comnmne en 
.' brounilo ■• l'I .illeinl nirHie les fonds coralligènes. Elle est égal, assez répandue 
sur nos cotes de lAl liniti(|ue et a été signalée dans plusieurs localités des côtes 
d'Angleterre, entre l> el iin ni. de ])rof. 

*H. helleri Marenzeller. Lig. 136. — ^V)ir : IIeeler, i^VjN, p. 78, pi. Ill, 
Hg. 7 //. a/]inis\\ Marenzeller iN77, p. 119. 

L'espèce reste toujours d'assez petite taille el la long. \aru' (U'diii. cnlre 
10 et "iOmm.; elle |)eut cependant atteindre .")5 mm. Les petits échanl. 
rappellent une Ciicu/nar/d : le corps est pentagonal, les tég. sont l'ésislants 
et rudes, et les tubes andjul. sont disposés en .") rangées subégales ; sur les 
indi\ . plus grands, les lég. S(MiI plus mous, les pédicelles de la face (hu's. 
ont la forme de papilles, tandis cpie >ur la face ventr., ds gaidiuii la forme 
de tubes. 

Les sclér. consistent surinut en corpusc. lurriformes dont le disque 
basilaire est "rand et arrondi nu (i\alaii\' cl nllVc (M'dju. S '■ramU orif. 



I'aim; Di: ikwci 



— i(:iii\<ii>i:ii\ii:s 



181 



péripliér. cl (|iil'I(|iu's .iuIits l)caiic(Hi|) |)liis piMits i-ii plu^; de i oriT. coiili 

Les toiii'e'llc> soiil très allongées et 

élroiles, et leur liaiil. éj^ale le diaiii. du 

disque: leurs travées traiisv. sont au 

nombre de 3 à 5 (a). Il existe en plus 

c\c^ ])ouele-< oiVrant liahit. !{ paires 




■-sucr^ 



FiG. 136. — Holothuriu hdleri ; a, 
corpuscule turriroruie, X '•''-*; b, 
boucles ; c, 1res grande boucle, 
X ''^J'^* ; d. bâtonnets des tenta- 
cules, X 130. 



d'oril'., à suri', ru^^ueuse (b). Parfois 
ces boucles s'allongent et le nondne de 
leurs orif. peut atteindre le chiffre de l(> 
et même de 12 paires (c). Les pédicelles 
venir, et les tentac. renferment des 
bâtonnets recourbés (d) [dus ou moins 
spinuleux. 

L'animal \i\ant est d'un lirun assez 
foncé tacheté de blanc, la l'ace \enlr. 
est plus foncée ; les extrém. des pa- 
pilles dors, sont ordin. plus claires et celles des pédicelles ventr. sont 
jaunes ; les tentac. sont dun jaune assez vif. 

L'//. helleri est surtout coiuiue dans l'Adriailcjne on elle a été rencontrée à des 
prof, de 2 à 3 m. seulement, parmi les Algues. Celle espèce n"a pas encore été 
signalée sur nos côtes de France, mais je i)Ossède dans ma collection un échant. 
provenant de Bône : on la rencontrera certainement dans d'-autres localités de nos 
côtes d' Algérie et de Tunisie ou peut-être de Provence. 

G. STICHOPUS Rhanot. 



Aspidochirole possédant IS à 20 tentac; les ap|)cnd. audjul. se présentent sons 
forme de pédicelles sur la face ventr. où ils sont disposés général, en 3 ran- 
g'ées longit. plus ou moins distinctes, et sur la face dors, sous forme de paj)illes; 
les tubes génit. sont groupés en 2 faisceaux, un de chaque côt('' {\\\ mésentère dors. 

S. tremulus (Iinmk) [Holothuria t. (irNNnt, S. richdvdi IIkroi ardI, 
Fig. 137. — \'oir : Bi-r,!., [H\v> , p. i'.». pi. \1. li-. \ II. tremulu : H. 
Pi.HHii-ii, hurj, p. hsi. pi. \\ 1. lig. I-IS. 

Le corps est cvlindriipu' et allongé; d pt'ul atti'indre ci lurnie dépasser 
,'}0 cm. de huig. sur 7 ou S mm. de larg. I.a boiu'hc. nellemcnt \iMilr.. est 
située il 1 ou '2 cm. en arrière de lextrêm. aut. cl on distingue autour délie 
une couronne de papilles disposées plus ou moins régulier, en '2 cercles. La 
face dors, olfre des papilles peu nombreuses, espacées et terminées par une 
extrém. pointue. Les sclér. des tég"., très abondants, sont de '^ sortes : ce sont 
d'abord des corpusc. turriformes bien développés, avec un disque assez 
irrégulièr. circulaire, dont le bord est hérissé de dents aiguës; et une tourelle 
formée de 4 colonnettes reliées par 2 étages de travées transv. (a). On trouve, 
en outre, des corpusc. grêles et épineux, plus ou moins ramifiés, dont les bras 



182 



lAiNi: l'i; riiANCi-. — i:(;iiin()Ui:u.mi:s 



étroits portent sur toute leur long, des pointes aiguës ; les plus simples 

sont arqués ou ont la forme d'un X ou d'un Y (bi, puis ils arrivent, par 

ramifications succes- 
sives, à des formes 
plus compliquées (C). 
Très souvent ces cor- 
pusc. s'élargissent mais 
en même lemjjs ils 
s'aplatissent en forme 
(le lamelles épineuses. 
Les papilles dors, et 
les pédicelles venir, 
renferment les mêmes 
corpusc. ; les tentac. 
offrent, en outre, des 
corpusc. turri formes. 
La couleur générale 
est d'un rouge plus ou 
moins vif sur la face 
dors., rosée ou blan- 
châtre sur la face 
ventr. ; cette dernière 

offre souvent de petites lâches très foncées. Les échant. en alcool sont 

complet, décolorés. 

Le St. treniulus Gs,t très commun sur nos côtes de l'Atlantique, à partir de 80 m' 
de prof. ; il n'est |)as connu en Méditorranrc. Il remonte dans les mers du N. 
sur les côtes des Iles Britanniques et de Norv è<^v et se retrouve égal, aii large des 
côtes d'Espagne. 

En captivité, le St. tremulus ne rejette pas ses viscères et il peut vivre plusieurs 
jours intact; mais au bout d'un eorl;iin temps, ses tég. subissent une modificaliou 
profonde consistant en uuc sorte ilc fonte ou do liquéfaction de leur couche 
superficielle. 




I'kj. 137. — Stichopus tremulus; a, corpuscules turri- 
fornies, X^-^*^ ! ^' bâtonnets divers, "X70 ; c, bâton- 
nets très ramifiés (d'après R. Pkhuikh), X 1^^*- 



S. regalis Civu^k . l-'ig. 138. — \ "ir : IL I'i-urifr, l'.iirj, p. U)-2. 

Le corps peut atteindre de grandes diuieusions i-t la long, arrive souvent 
à 30 cm., mais les iudix . de "Jd à '2'} cm. sont les plus fréquents ; la larg., qui 
est en moyenne de ti à 7 cm., se conserve sur presque toute la long, du corps. 
Celui-ci est plus ou moins aplati, surtout sur la face ventr. ; la face dors, est 
convexe. Les boi'ds amincis du corps sont garnis de grosses papilles se 
continuant sans interruption sur l'extrém. ant., en avant de la bouche qui 
est ventr. et est entourée par un cercle incomplet de papilles. 

La face ventr. offre 3 rangées plus ou moins distinctes de pédicelles et la 
face dors, porte de gros tuberc. terminés chacun par une papille conique et 
pointue : ces tuberc. assez rapprochés, forment des rangées longit. plus on 



1 aim; in; ihanci-: 



I i:iiiMiiii:iiMi 



l,s:i 



*»«%.«»^ 



r^.- 



moiiiS réjoui. La (.'oiileiir des (éy., à l'rlal \i\aiit, est général, jaiiiu' l)niiiàlrc 
et devient plus claire sur la l'ace venir. La lace dors, présenle xmini'uI de 
grandes taches blanches arrondies ou ovalaires assez rapprochées les unes des 
autres; parfois la coloration passe au 
rose plus ou moins vil" : celle dernière 
couleur dispai'ail complèl. dans l'al- 
cool, tandis que les teintes brunes ou 
jaunes restent à peu j)rès intactes. 

Les sclér. des léy. consistent principal, 
en corpusc. lurril'orines assez grands, 
donl les colonnelles sont réunies par 
.'} étages de tra\ées transw et quelque- 
lois même par 4 ou o ; les extrém. de 
ces colonnettes sont munies de pointes 
aiguës qui traversent le tég. et le reudenl 
très rugueux b . 11 existe en outre 
des bâtonnets allongés et aplatis, 
droits ou recourbés, s'élargissant aux 
extrém. et souvent aussi en leur milieu, p,^;. 133. _ Slirhopus rerjalis ; a, I)à- 

et offrant dans ces rég. élargies des tonnets à région moyenne élargie ; 
,. ,. , , b, corpuscules turritormes, V "î'^O ; 

perior. ordm. assez grandes; les g, bàtinnels allongés, X '<>. 

bords sont munis de spinales (a). Les 

lentac. renferment des bâtonnets de 

taille et de long, variable, mais qui restent toujours étroits : les plus 

petits sont lisses tandis que les autres sont hérissés de pointes coniques assez 

fortes (c). 

Cette espèce peut vivre assez lonf^temps en captivité sans expulser ses viscères ; 
le rejet cependant se produit au l)out d'un certain tcm[)s. 

Le Si. regaiis est surtout connu en Méditerranée où il vil ;i des prof, variant de 
quelques m., à i^O m. et au delà ; sur nos côtes de Provence, on le rencoiilre de 
préférence dans les fonds vaseux de la ^ broundo » où il est associé à VEchinux 
acutus; les pêcheurs rap[)cllent « langue de chat ». Dans rAtlanll([ue, il parait 
très abondant à partir de 30 ou 40 m., mais il peut descendre juscju'à plusieurs 
centaines de m. et il se montre aloi's souvent associé au .S', treinulus. 




isi 



1 MM m I it \Nci:. 



i:{;iii\(>iii:iiMi;s 



S. Cl. HOLOTHIBIES APODES 



F. MOLPADIDjE J. Miir.LER. 

Ilolothulios apodes c. ;i d. n'ayant pas d'anlres append. que les tenlac. qui sont 
au nombre de lil, slmj)les ou digilés ; il existe des org. arborescents mais pas 
d'org. sensoriels sur les lentac., ni d'entonnoirs ciliés sur les mésentères. Les 
sclér. comj)rennent des corpvisc. turril'., des bâtonnets, des pi. perforées, des 
ancres, et souvent des corpusc. colorés renfermant du phosphate de fer; il existe 
des canaux aquifères i-ad. 



G. MOLPADIÂ Ci.'viKR [Ankyrodenna Daniixssen et Koren]. 

Les lentac. sont i)eu ou ])as ramilles ; le coi'ps se rétrécit Ijrusquement dans sa 
rég. pust. de manière à former une sorli^ de ipieue. Les sclér. nombreux con- 
sistent surtout en pi. perforées et en bâtonnets fusiformes, accompagnés d'ancres 
assez rares, et de nombreux corpusc. phosphati(pies d'un rouge vineux. 

M. musculus Risso [Haplodoctyla meditervanea Grube, Anhyvoderma 
musculus auct.]. Fig. 139 et 140. — ^^'il• : L. Clark, iOOl , p. IG-j. pi. XL 

Les lentac. sont 

courts, à peu jirès 
aussi longs ([ue 
larges et leur e\- 
lic'iii. présente di' 
(■lia(|ue coté un 
rameau élargi. Les 
lég. sont épais et 

l-K,. 139 — Mulpadid mnscultis; \ ne ]al('ralr, rugueux : il n y a 

l(''gèiernenl grossie. pas la moindre in- 

dication d'appencL 
aud)ul. auti-es (\uc \c< L") lentac. Les scléi'. consisleul surtout en bâtonnets 
allongés, l'usiloruies, donl la pai-lie médiane élargie est percée d'orif, ordin. 




I'aim: i>i: iiiANci:. 



i;t:iiiN(U)i:it.Mi..s 



l-S.") 



inégaux el souvent au nouibie de 4 (fig'. 140, a). Le cenlre de la partie 
élargie porte parfois une petite tige dont l'extrém. est arrondie ou parfois 
bifurquée.On trouve, en outre, des pi. perforées, avec de nnndjreux orif. 
très grands et circulaires, de la rég. centrale desquels s'élèvent 3 colonnettes 
convergentes se réunissant en une tige verticale terminée par cjuelquesdenti- 
culations (b). A côté de ces sclér., on trouve aussi, mais plus r;irenjcnl, des 
pi. circulaires perfo- 
rées et du centre 
desquelles s'élève une 
longue tige terminée 
par quelques cio- 
chets, habit, au 
nombre de 6 et dont 
la pointe recourbée 
est dirigée vers la pi. 
(d). Une autre forme, 
très caractéristique, 
est constituée par des 
pi. en forme de spa- 
tules, perforées, et 
associées au nombre 
de 6 à 8 en une sorte 
de rosette ; au centre 
de celle-ci se trouA-e 
une petite pi. arron- 
die de laquelle s'é- 
lève une ancre. Enfin, 
les tég. renferment 
un nombre considé- 
rable de corpusc. phosphatiques, sphériques ou ellipsoïdaux, formés de 
couches concenlricpies trt-s dislinctes et coloi-és en rouge \iiumi\ c ; 
grâce à ces Corpnsc. les lég. dlfreiil. chez r:iniin;il \i\;iiil. une couleni- 
générale rougjàlre assez Inneée (|iii n'existe qui- -ni- la partie |)rineipale 
du cnrp-; ; I i queue. flépoUFViie de (•(•> (•(irpii-e. \iihmi\, e<l Lii'i-alre. 

I.,i M. nmsciil i,s , iniliijiiée .iiil relois \n\v liisso ;iii i.iif^c île Nue. a ('le ici i(Hi\ l'e 
eu (livorsos localités de la Méditerranée. .Maikon. l'a ea|ilin('e dans les loiids 
vaseux nu large de Niolf)n et de Mc'jeaii, vers iV.\ m. de immI' : ! esp. ee |iaiail pas 
très rare à Naples où elle vil entre 100 et "200 m. On la connail l'^al. dans 1 Atlan- 
tique où elle atteint des prof, beaucoup plus jurandes : je l'ai t'apturée à Ï'^M) ni. 
de prof., par 4» longit. W.. et ii" latil. X. 




F'k;. 140. — Molpadia muxculus ; a. diverses formes 
de plaipies jterforées ; b. [)la(pies à ((jurclli^ allongée 
(vues de face et de protil) ; c, cor[)uscule vineux, 
X "•» : d. plaque à ancre (d'après I^idwig), X ^^^- 



lîSC) lAiNK l'i: iii.wci;. — iciiiMn.i.itMiis 



F. SYNAPTIDiE Burmrister. 



Holothuries apodes chez lesquelles ropparoil iiquifèrc est très réduit : il existe 
seulement des tenlae. péribuccaux dépourvus d'ampoules, et les canaux aiiuileres 
rad. font complet, défaut, ainsi que les org. arborescents. Le corps est cylindrique, 
allongé, vermiforme : les sexes sont souvent réunis ; il existe des org. sensoriels 
à la base des tentac et des entonnoirs (ou urnes) ciliés, sur les mésentères. 
Les sclér. consistent en ancres articulées sur des pi. spéciales dites pi. ancho- 
rales, mais il n'existe ni corpusc. lurrifonnes ni corpusc. phosphatiques colorés. 

Les "J esp. françaises, autrefois du g. Synapta, vivent dans le sable ou le sable 
vaseux ; on les trouve sur nos côtes de l'Atlantique à mer basse, enfoncées dans 
le sable où elles creusent une galerie enduite de mucus, et leur présence est 
souvent révélée par de petits monticules; elles peuvent descendre à une certaine 
prof., et quatre se rencontrent égal, en Méditerranée. Lorsque les Synaptes sont 
gardées en cai)tlvité, elles ne tardent pas à se morceler en fragments : le corps 
se contracte de dislance en distance à partir de Textrém. post. et il prend une 
l'orme en chapelet, puis les fragments successifs se séparent les uns des autres 
et ne tardent pas à périr. 

G. LEPTOSYNAPTA VERmiL. 

Les tentac, au nomli. de 10 h 13, sont piunés, c. à d. portent de chaque côté, 5 
h 8 ramifie, lat. simples, et ils se terminent pai- un lobe impair; ])1. anchorales 
ov al aire s. 

L. galliennei iHerap.\th). Fig. 141. — ^'<'ir : L. Gl.\rk, 1901, p. 91 ; 
GuÉNOT, ï'Ji2 p. 62. 

Le corps cylindrique atteint ordin. une long, de 12 à 25 cm. parfois même 
de 30 cm., sur un diam. de 6 à 9 mm. Lestég., translucides, sont rosés et 
piquetés de taches blanches qui correspondent aux ancres d'assez grandes 
dini. Les tentac, au nomb. de 12, portent sur leur l'ace bucc. une douzaine 
d'org. sensoriels chacun. 

Les pi. anchorales et les ancres atteignent d'assez grandes dim. : c'est 
pourquoi cette esp. adiière fortement aux doigts. Les ancres ont une long, 
de 0,15 à 0,50 mm. et les pi. correspondantes 0,35 mm. Les pi. sont ovales 
avec une extrém. amincie et pointue sur laquelle s'insère l'ancre, séparée du 
reste de la pi. par un relief plus ou moins saillant (a ). La partie princi- 
pale présente un certain nombre d'orif. disposés général, d'une manière régul. 
autour d'un orif. centr. : on trouve souvent 7 de ces orif. périphér., quel- 
quefois plus, et, en dehors de ceux-ci, quelques petits trous supplémentaires. 
Les grands orif. sont denticulés sur la plus grande partie de leurs bords ; et 
les bords des pi. eux-mêmes soiil jiinnis de petites dents lat.. coniques, en 
nombre \ ariablc, mais qui s'étendent rarement sur toute la périph. de la 
1)1. Il existe en outre, dans les tég., de petits bâtonnets en forme d'un G 
épaissi aux extrém. 



1-AIM-: i>i: 1 li.vNCi:. 



i:(:iiiMiiii;ii\ii 



Les org-. int. de la L. i^rt H ien ne i offrent cerlaines dispositions très carac- 
téristiques. A la suite de l'œsophaf^e. rinleslin, raltaché à l'inlcrrad. dors. 
par un mésentère, continue son 
trajet d'abord en lif^ne droite, 
puis il se recourbe sur lui-niènie 
pour revenir \ers la bouche dans 
un trajet récurrent, à la suite du- 
quel il se l'eplie de nouxean en 
même temps qu'il se rap|)n)clu' 
du côlé vcntr. du corps; de là d 
continue son trajet en lii;nc 
droite jusqu'à l'extrém. post. où 
se trouve l'anus. I>es urnes ciliées 
ne sont développées que sur le 
mésentère s'étendant le long de 
l'interrad. dors. <iauche où elles 



,000 
00 00 




forment une rangée longil. unicpie 
mais bien a|)])arcnte. 



I-'k.. 141. — Lepfosi/napta gallieiinei : a, 
j)la([ues aïK'horales de taille oi-diiiaiie et 
une ancre correspondante ; b, [)la(jue aii- 
chorale plus grande et ancre correspon- 
dante, X ^30. 



La L. galliennei est très ii'-pan- 
due sur nos côtes occidentales, mais 

elle a été souvent confondue avec les L. inhserens cl LabidopUiJC dicjikita; aussi il est 
assez difficire d'indiquer exactement son extension g-éog-raphi([ue ; en tous cas» 
elle a été constatée authcnli(pieiiienl l\ SI-\\'aasl-La lloiii^iie, ii (lainac, à l!os 
cofT et à Arcachon ; dans certaines localités elle exclut eouq)lèl. la L. inhu'vens. 
Elle doit remonter assez haut dans les mers du X., et, sous le nom de L. her- 
gensis, elle a été signalée à Hergen. à Tromliijeiui, ;m\ iles l'^aroë, aux IIél)rit.les, 
etc. On la rencontre à la côte, «à nier hassc^ ou à une liés t;iililc prof. 

I.rDWKi a décrit sous le nom de L. tunkranki/ra une Synaple ch' Xaples. reniar- 
([uable par les dim. consid. de ses aueres ipii peuvent aHeiiidi'e (>,S mm. de long. 
C'est une variété de la A. gnlUennei ((ui n'a pas été signalée sur nos cotes : 
cependant je trouve, dans eertains éehaut. de Diuard, des aueres et des pi. ancho- 
rales 2 fois plus grandes (jue d'habitude (b) et (jui [xiuiraieui !)ien apparleuir à la 
var. makrankyva. 

L. inhaerens {0. V. Mùi.i.i-h [Sijuaphi duvernœa (JrAriii:iA(;i:sj. Fig. 142. 
— Voir : OiATREFAGi-s, i8'r>, p. 11>, pi. II à \'; L. Ci.auk. l'.iOl, p. 88. 

La long-, du corjîs peut atteindre 'id ou 2.5 cm., mais ne dépasse pas oi'din. 
10 à 1.") cm. et reste plus ])etile (pu- (die/, la L. o-allicniu'i . Les tég. trans- 
lucides offrent une couleur générale rosée. La /.. iiihicrciis adhère moins 
fortement aux doigts que la L. onl/ie/t/id, ç\ plus fortement (pu' les Lahido- 
pla.i'. Les tentac, au nnuib. de |-J. portent chacun 1 paires d'iu-g. sens(u-iels. 

Le tube dig. s'étend à peu |)i-ès en ligne droite de la Ixua-he à lanus, sans 
oil'rir cette boucle si eui'ieuse ((ui existe chez la L. i:;alli('iiiiri : \\ l'ait souple- 
ment un C(tude pdui' pa>ser de la rég. dors, à la rég. \entr. du iiii'])s. Les ui'ucs 
ciliées forment .i lang. longit. J.es ancres sont relativ. petites; les pi. ancho- 



188 



FAl'NK |i|: 1 liANCK, 



i;(;iiiM>i>i;nMj:s 



raies ovalaii'CiS ont des l)orcls lisses el olFrenl le plus souvent 7 grandes 
pc'i'l'or, : une centr. el (i périphér. aveccpielques autres beaucoup plus petites. 

Les grandes perfor. sont munies de fortes 
(lenlic. qui n'existent pas toujours sur 
Idut le pourtour des orif. ; la partie poin- 
tue n"esl pas séparée du reste de la pi. 
])ar un relief [A). Les tentac. renferment 
des bâtonnets ib) léger, recourbés et 
offrant à leurs exlrém. une ou 2 petites 
raniiliealions. 








^ 



'^-i^ 




La L. inhierens est très répandue sur nos 
côtes de l'Océan et de la Manche, du moins 
si l'on en juge par les indications des auteurs, 



FiG. 142. - Lepto^ynapla inhœ- „,ais il est très possible qu'elle ait été parfois 
rens ; a, i)lo(|ues anchorales et , / o . 

ancre, X 1-^<J i b, bâtonnets des confondue avec la L. galliennei. Sa présence a 



tentacules, X l'*^- 



été constatée d'une manière'certaine à Dinard, 
à St-Mâlo. à RoscofT, à Concarneau, à Arca- 
chonetc. On la trouve à mer basse, dans le 
sable vaseux, mais vWv. peut descendre dans l'Atlanlicpie comme en Méditerra- 
née, jusqu'à 60 m. de prof. Eu Méditerranée, elle a été indiquée à Xaples el i\ 
Trieste. Elle remonte jns(pi"aux côtes tle Norvège el peut descendre jusqu'à l'em- 
bouchure du Congo. Enfm on la retrouve aux Etats- Unis. 

Les L. inhxrens et galliennei sont les 2 seules espèces de Synaptes de nos côtes 
dont les tentac. sont pinnés. On les distinguera très facilement : la L. inhierens 
adhère peu aux doigts, ses pi. anchorales ont les bords lisses et les bâtonnets 
des tent. sont ramifiés aux exlrém., tandis i[ne l;i L. galliennei adhère fortement 
aux doigts, ses pi. ;incli<ir. ont les bords denlic. et les bâtonnets des tentac. sont 
sim])les. 



G. LABIDOPLAX Ôsterghen. 

Tentac. digilés, an nomb. de II à 12, offrant 3 on 4 digitations; pi. anchoi'ales 
en forme de ra<|netles. 




Eui. 143. — Labidoplax digitata ; \ ne de côti-, X ^ -• 



L. digitata iMoNTAori Fig. 143 el 144. — \oir : L. Ci.ark. 1901, p. '.i.") : 
CurNoT. /.''/i>, p. 7L 

La long, alleinl souv. ;iO cm. sur une lai'g. de S à*) nun. en moyenne. Les 
tentac, au iH>ndjre de 12, ne portent ordin. vers i'extrém., que 2 paires de 



faim; m: irance. — echinodermes 



180 



pinnules lat. qui ne sont pas loul à l'ail sur le même plan; il n'y a pas de 
pinnule termin. ou bien celle-ci esl rudimenlaire; la lace inl. des Icnlac. 
offre 2 groupes lonyit. d'ori^. sensoriels, au noiuh.de 12 ii l.")(!e ciiaciue (■(■>((_'. 

Les 1)1. anchorales s<)nl allongées, en l'ornie de raciuelle avec un manche 
assez long' (b* : la partie prnicipalc 
de la pi. esl oxalaire, les bords 
sonl lisses el les perlor. elles- 
mêmes sont loujours tlépourvues 
de denlicules. On observe très 
souvent 1 grandes perl'or. dispo- 
sées en croix, subégales, accom- 
pagnées d'autres plus petites. Les 
pi. sont relat. plus courtes dans la 
rég. ant.du corps (^c) et leur long, 
augmente dans la rég. post. où elles 
ont environ 0,3 mm.; elles sont 
plus larges en arrière qu'en avant. 
Les ancres correspondant à ces 
pi. ont une long, de (l,."{ à 0,35 
et leurs bras sont assez divergents 
(a, C et di, mais elles ne sont jjas 
très longues relativ. à la long, de 
la plaque anchorale. Le tube dig. 
s'étend presque en ligne droite, 
et, comme chez la L. l'nhœrens, 
il l'ail simplement un coude 
brusque pour passer du côté dors, 
au coté venir, du corps; les urnes 
ciliées, petites et nond^reuses, 
forment 3 rangées distinctes. 

Certains échant. offrent des 
ancres géantes qui se trouvent 
très régulier, disposées à la suite 
les unes des autres et suivant 
une seule lile, dans chaque 

interrad. lat. dors. C ; ces ancres atteignent uni- long, inoycnnc do (I.S mm. 
et même 0,9 mm., on les reconnaît donc l'acilemenl à r(cil nu ou à la loupe: 
leurs bords sont lisses; les pi. correspondantes sonl relat. petites et étroites, 
elles ne mesurent pas plus de 0,3 à 0,4 mm. de long, el les perl'or. nombreuses 
sont irrégulicr. disposées. Cette forme peut se rencontrer sur nos côtes de 
Bretagne et je considère les indiv. possédant ces ancres géantes comme une 
var. distincte : il doit y avoir, chez la L. digitata, une forme makrankyra, 
à ancres très développées, comme il en existe une chez la Leplosynapta 
galUennei, 




l' iG. 144. — Labidoplax diyilula : a, ancre ; 
b, pla([ue anchorale, X ^'^'^^ C, pla([ue 
anchorale et ancre de la région anté- 
rieure ; d, pla([ue anchorale et ancre vers 
le quart antérieur ; e, ancre géante el sa 
Iliaque correspondante des interradius 
îatéro-dorsaux (d"a[)rès Woodwahd et 
Barrett), X 80. 



190 



FALNE DE KKANCL. IXHINODERMES 



Chez l'animal vivant, la face dors, esl fortement ctdorée en rouge ou en 
brun vineux par de petites taches très rapprochées, et la face ventr. est 
blanche ou blanc-rosé. 

La L. (ligitala paraît très répandue sur nos côtes de l;i Manche et de l'Océan; 
tdle est souvent associée à la A. galliennei. Elle se trouve surtout dans les stations 
littorales (pu découvrent aux grandes marées. Elle vit aussi en Méditerranée et 
a élé signalée à Marseille, à Naples, à Trieste: elle peut descendre jus(pi'à bO m. 
de prof. 

L. thomsoni (IIi itAi-A-m i. Fig. 145. — ^'oir : L. Ci.akk, iOOl , p. U7 ; Clé.not, 
1912, p. 77 [Sijnapta digitala var. thomsoni]. 

Cette espèce, souvent confondue avec la L. digitala, a les mêmes carac- 
tères ext., mais elle s'en écarte par ses corpusc. calcaires. Chez la L. thom- 
soni, en elfet, il y a une dill'ércnce très marquée entre les pi. anchorales de 
la rég. ant. et celles des rég. nn-)yenne et post. du cor])s. Dans la rég. ant,, 

leur contour est arrondi mais offre 
des dents imml)reuses, fortes et 
inég. ; de plus leur tissu calcaire, au 
lieu de comprendre une seule lame 
mince munie de ])erf<>r. bien dis- 
tinctes, porte un réseau second, for- 
mé de trabécules nondjreuses, très 
>ei'rées et irrégulièr. disposées, ca- 
chant les orif. sous-jaceuts (aj ; aussi 
ces pi., assez compactes, se montrent- 
elles opaques et presque noires, 
sauf leur manche très court, qui est 
transparent; le diam. moyen est de 
(1.15 mnu. Les ancres correspon- 
dantes sont courtes et leur long, 
égale à peu près le diam. de la 
pi.; leurs bras, très fortement di- 
vergents, sont placés presque sur le 
prolongement 1 un de l'autre. A 
mesure qu'on s'avance vers la rég. 
moyenne du corps, on A-oit le réseau 
second, disparaître progress, (b et 
les pi. olfreid dès lors b à H orif. 




Fii... 145. — Labidoplax thomsoni : a. 
plaques anchorales de rexlrémité 
antérieure du corps ; b, plaques 
anchorales vers le premier quart ; c, 
plaques anchorales des régions 
nioyenue cl i)nslérieui'e du corps ; 
d, ancres coi i\'s|i(iii(liuit l\ ces 
pla(iues, X 1<^"*- 



principaux assez régulier, dispo- 
sés, avec d'aulrcs be;uicou|) plii> jietils; les l)ords restent encore munis de 
qucUpics denlicnlcs; en même temps, les pi. s'allongent quelque peu et 
deviennent ovales ; leiii- long, atteint 0,20 mm. sur (i.li de larg. ic ; 
les denticules peu\enl faire complet, déf. mais le c-onloiir reste ordin. un 
peu anguleux: le manclic est éj)ais et plus C(Mirl cpie idiez la L. digilata. 



FAINF. nr FRANCE. ECHINODKRMES 



H)l 



On \oit donc cju'il cs( nécessaire, pcjiir séparer la L. di^itala de la L. thoni- 
soni, d'étndier les pi. ancinuales dans dilTérentes rég. du corps à partir de 
l'extréni. anL 

La L. tliotw^nni doit coexisU>r dans beaucoup de localités de nos cotes avec la 
L. digitala : Bahhois, à Concanieau, et Cuénot, à Arcachon, ont trouvé les 2 esp. 
vivant côte à cote; elle a ét('' iiidi([U(''e à Najiles et dans rAdrialii|uc, mais il est 
certain ([u'elle a été souvent cont'oudue avec la L. digilata. 



G. RHABDOMOLGUS Keferstein. 

Les tentac. au noudjre de di» seulement ont les bords festonnés; il n'y a pas di 
sclér. ilans les tég'. et les urnes ciliées font ég-alement dé- 
faut; un lul)eliydro[)h(>reet une V(''sicule de Poli. Taille très 
[lotile. 

R. ruber Keferstein. l^'ij^. 146. — \'()ir : Keferstein, 
im2, p. 34, pi. XI, lig-. 30; Li nwiG, m5, p. 458. 

La long, ne dépasse pas 10 mm. sur une largeur de 

1,5 mm. cn\iron et la couleui' chez l'animal vivant est 

d'un rouge x'iL Vn seul exemplaire avait été trouvé 

autrefois par Keferstein à St-Waast, et il a été considéré 

par plusieurs zoologistes comme une jeune Synapte, 

mais plusieurs échantillons ont été retrouvés à Ilelgo- ^u,. 146. — Uhab- 

land dans le sable par Lidwig, qui a conririné les domolgus ruber, 

caractères indiqués par Keferstein. vue latérale ; X* 

^ ^ (d après Kefers- 

tein). 




Cl. GRINOÏDES 



Pour avoir une idée exacte et complète de la structure d'un Grinoïde, il 
laul considérer non pas l'une des quelques esp. vivant sur nos côtes, mais 
des formes telles que les Pentacrinus qui [existent au large de Rochefort 
vers 1.500 m. de prof., ou les Rhizocrinus des côtes de Norvège. 

Ces Grinoïdes sont rattachés au sol sous-marin à l'aide d'une longue tige 
formée d'ai'l. successifs, et leur C(U'ps |)ro|)remenl dit. appelé calice, est de 



192 



lAUNK DE FKANCn. ICIIINODERMES 




FiG. 147. — l'ace orale crune Comatule, 
X i. vue schématique (d'après Cui';- 
Nor). 



petites dim.; il a la lorme d'une coupe oud un cône, dont le sommet est fixé 

à l'extréniité de la ti;:;e, et dont les 
parois sont i'ormécs par 2 cercles 
de pi.. .") basales ou interrad. et 
.") radiales. A ces dernières l'ont 
suite des hi-as dont le scpiel. est 
constitué par des pièces successives 
articulées, les pi . bracla'ales, et qui 
peuvent se raniilicr. 

Les (Irnioïdes (pii \i\ent sur nos 
cotes et rpii appartiennent tous à 
la laui. des Aiitedonidpe [Coma^uXe^].. 
ne sont lixés que pendant leur jeune 
âge i^fig. 148 I ; leur bras au nombre 
de 10 sont disposés en 5 paires. A 
un certain moment, le calice de la 
larve se détache du pédoncule et en 
même temps des changements im- 
portants se manifestent dans le 

squel. : les |)]. Ijas. et rad. passent à l'intérieur de la coupe et ne sont 

plus \isibles ;i l'extérieur; les parois du calice s(ud 

dès lors l'ormées par les premières pièces brach. ; 

l'art, prox. du pédoncule, resté adhérent au calice 

constitue la pièce appelée improprement centro- 

dorsale chez ces formes. On trouve d'abord 5 séries 

de pi. successives, au nombre de 2 dans le g. Ante- 

don, et de ."{ dans le g. Leplometra, les i-adiales 

ou pi'imihr.icliiales, rlonl la dernière ou axillaire, 

de forme triangulaire, jxutc les 2 bras d'une même 

paire formés par des pièces successiAcs dites 

secondibrachiales. Les 2 j)l. primibrachiales les 

et les .3 ou i premières secondibrachiales forment 

parois du calice et c'est au delà que les 10 bras 

devicnneni libi'cs. Les articulations des ])l. bracli. 

permettent ^\('> niou\einen[s étendus ; ces ai'licu- 

lations <oiit assez. compli(piées et obliques. 

Mais il exisle (\^' ili-lance en dislancr çerlaines arti- 
culations spéciale-^. <liles syzi/gies^ dépour\ues de 

muscles et qui sont des lieux de moindre résistance : 

c'est toujours ;i leur iii\eau ipie les bras se brisent; 

ces sy/.vgies sont |)er|)en(lic. à la direction des bras, au lieu d'être oliliqucs 

comme les arlicidations pr. dites. 

J>a base du ciuie auquel )'ai comparé le Calice de nos Conialules 

rcprésenle la face oi'ale ; elle es! formée par une nuMubi'ane rciifei inaii I 




I'k.. 148. — L«rve peii- 
larriiio'klc de Conia- 
tnle (d'après Hoi m:). 



lALNi: DE IKANCL. KClUNODliHMLS l'Iii 

quelques spicules et au centre de laquelle s'ouvre la bouche ; dans un 
interrad. se trouve l'anus porté par un tube saillant (iiy. 147j. De la 
bouche partent .") sillons rad. (jui se Inl'urquont et se continuent sur la face 
orale de chaque bras ; les bords de ces sillons portent les tubes anibul. dépour- 
vus de ventouse et disposés par groupes de 3. lui dehors des sillons, on 
remarque de nombreuses petites sphérules enfoncées dans les tég., les 
saccuîes. Chaque art. brach. porte une petite ramification lat. appelée 
pinnule, et c'est dans ces pimuiles t[ue se développent, à un moment donné, 
les glandes génit. (fig. 149, 150 cl 151) ; les sillons ainbul. se continuent sur 
leur face orale. Enfui, la pi. c.-dors. porte un certain nombre d'append. 
appelés cilles formés par des art. successifs, dont le dernier à la forme 
d'une gritle. cl cpii se iixcnl sur les corps étrangers : ils peuvent servir à 
la locomotion. 11 n'existe pas de pi. madrép. : les tubes hjdrophores, qui 
sont nombreux, s'ouvrent isolément au dehors. 

La ponte a lieu par éclatement des parois des pinnules. Les œufs fécondés 
donnent naissance à une larve libre, ovoïde, munie de bandes ciliées, et qui ne 
tarde pas à se fixer par son lobe préoral; celui-ci s'allonge en un petit pédon- 
cule supportant le calice tex^miné par les bras (lig. 148). Puis, à un certain 
moment, le pédoncule se brise entre le ^'article et le '2'"° et ce premier article 
deviendra la c.-dors. La Comatule deA'enue libre n'aura plus qu'à grossir. 

Les Comatules vivent général, par troupes sur les rochers, parmi les 
Algues, iixées à l'aide de leurs cirres ; elles restent habit, immobiles les 
bras étalés horizont. et les relèvent lorsqu'on les inquiète ; ces bras peuvent 
s'écarter, se rapprocher, s'enrouler en spirale ou s'étendre en ligne droite; 
ils se brisent facilement, surtout lorsqu'on les irrite, et la rupture a toujours 
lieu au niveau d'une syzygie. Les bras brisés se régénèrent assez rapidement. 
On a constaté parfois une éviscération comparable à celle qui est fréquente 
chez les Holothuries : dans certaines circonstances mal connues, les Coma- 
tules rejettent, et cela sans périr. Ions les org. coulenus dans leur calice et 
les régénèrent cnsiiile eu (pielques semaines. Les Crinoïdes porleiil sou\eiit 
sur leurs bras ou leurs disques des parasites particuliers appelés Myzos- 
tomes. 

On connail sur les côtes de f'rance \ espèces dillerentes de Couiatules ; 
ces espèces étaient autrefois rangées dans le seul genre Anledon [== Coma- 
tiila] et l'on lie distinguait d'ailleurs que 2 esp. : V Anledon rosacea auct. et 
V A. phalangiuin (). F. Miu.i.kh. \ivanl l'une v[ l'autre dans r.Mliintique et 
la Méditerranée ; on reconnaissait cependant ([ue les lormes atlantiques 
étaient un peu différentes de celles de la Méditerranée. Austin Cl.vbck a 
séparé dans chacune de ces esj)èces une forme atlanli((ue et une forme 
méditerranéeniK'. et il a créé un g. iKuixeaii. le g. Leptoinelra \^<^u\■ VA. 
phalangiuin de la Méditerranée cl la iornu' correspondante de l'Atlan- 
lique ; l'ancien g. Anledon renrcrine l'A. b/'/ida de l'.MIantique cl l'A. 
medilerranea de la Méditerranée. De jilus ce même anli-iir considère que 
les Coinalulo litl(irale> d'Algcrit'. de Tnnisic et du N . dv 1' Arri(|iK'. cons- 

13 



194 faim: de FHANCi:. — i;c;niNoni;RMKS 

lituenl une espèce distinclc. Je décrir.'ii dtnK- ici 5 espèces de Criuoïdes, 
dont les caractères sont résumés dans le tableau suivant : 



TABLEAU DES ESl^ECES 

1. PI. c.-dors. très iirande. ordiii. (l'ès ]M'oéniineiitc et rorfenienl 
conique, le lon^' de laquelle les iii rcs sont disposés eu rangées 
\ertic. ; ces cirres soni 1res loii^us ci (•(iiii|iieiinent ,'{5 à (iO art. : 
les ."{ premières pi. hiiuli. >(iii( (li>l iiicli's. (".ouleur verte à létal 
\i\anl. l'isjièces \i\;uit à une ccrhiiin,' pint. (1. Lep/onie/ra'' . . 'J 

— PI. c.-dors. non proémmenle, |)lns on inoinv ;ipl,ilic' on discoïde. 
sur laquelle les cirres sont disposés sunanl des iMngée> lrans\. 
Ces cirres sont assez courts cl leurs ;ii'lick's sonl [)eu nombreux, 
une vinj.ii'taine au plus : les deux premierL's pi. brach. seules sont 



visibles extér. Couleur roUL;e ou oran^iée sur le vi\; 



un 



esp. surtout littorales, [(t. Antedon' .7 

2. Cirres très longs ; tous les art. sont nolablemenl ])lus longs que 

larges ; les bras ont 150 mm. de long, en moyenne et les cirres 

.)0 à (M) mm Leptometia phalcnigium ip. 197i 

— Cirres relatiAcment plus courts : les art. proxim. sont environ '1 

l'ois plus longs (pie larges, mais les art. disl. sonl presque aussi 
larges (jue longs, et lout au plus l/.'i jdus longs que larges. Les 
bras ont environ i'ij mm. tie long, et les cirres 35 à 5t) mm. 
L. cellica ip. l*J8 

3. Chaque cirre coni|)rend 18 à :20 art. tous allongés, les art. disl. ;i 

peine ditlerent^ des prox. et non comprimés latér. Couleur 
orangée Antedon meditenanea p. 195) 

— Chaque cirre comprend au plus 17 ai'l. et souvent 15 seulement ; 

les art. prox. sonl [dus longs que les disl. cpd sont comprimés 
latéralement i 

'i. Les art. disl. des cirres ne dillérenl pas beaut-oup des prox. La long, 
des art. dislaux plus courts, mesurée sur leur bord dors., est d'un 

tiers ou d'une moitié suj). à leui- diam. lat. (Couleur rouge 

.1. hijida p. 197) 

Les deriuers art des cirres sont l'oiieuieid comprimés lalér. et 

lorsqu'on les regarde de prolil leur ri'g. di>t. est "_* fois plus grande 
que la rég. prox. ; la long, des aii. dis!., mesui'ée sur leur 
l)or(l dors., est égale à leur larg. sur leur bord prox. 
- ' .1. niaroccatia. (p. 197.) 



FALNE lit FRANCK. 



i:CIlINUl)KR.Mi;S 



195 



F. ANTEDONIDiE Norman. 

(^rinoïdes libres à l'otat iulullc: \A. c-dors. porlaiil un certain nombre de 
(lires; bras au nombre de 10. Les pi. bas. soûl invisibles cxtér. et forment une 
rosette incluse dans le disque. Bouclie centrale et anus excentrique. 

G. ANTEDON Fiu';minville. 

La pi. c.-dors., arrondie ou discoïdale, n'est ni conique, ni très proéminente, et 
les cirres qu'elle porte sont disposés suivant des rangées transv. Ces cirres sont 
assez courts et les art. sont au nombre d'une vingtaine au plus. La première 
pinnule est allongée, 2 fois plus longue que les autres, formée d'art, fins et allon- 
gés ; la 2" pinnule ressemble aux suivantes. Les parois du calice sont constituées 
par 2 radiales (primibrachiales) et par les 3 premières brach. (secondibrachiales). 
Formes littorales ; couleur rouge, rouge oraiigé ou orangé. 

Je décrirai surtout l'esp. commune sur notre littoral de la Méditerranée, 
dont les 2 autres ne diffèrent que par des caractères plutôt second. 




Fio. 149. — a, Ànledon bl/ida ; b, A. medilert'anea ;liig. scliématiques 

d'après A. Cl.vuk. 



A. mediterranea Lamarck. Fig. -"149 b et 150. — V'oii" : A. Clark, 1915, 
p. 169, fig. 105, et 1918, p. 203. 

Le calice a la forme d'un cône très surbaissé dont le sommet arrondi est 



'.»() 



lAlNK DE FRANtJi: 



KCIIINODERMES 



recouvert par la pi. c.-dors. ; ses parois sont surtoul l'onuées par les 2 prinii- 
brachiales, la j^remière n'étant pas visible, et le reste par les 3 premières 
secondihrachiales ; entre ces art., les espaces étroits qui restent libres sont 
siniplenitMil membraneux comme l'est aussi la base du cône qui représente la 
l'ace orale : les 5 bras sont donc constitués cliamin par 2 art. seulement, la 
Infurcation s'eilectuant après le 2'' ar(. Les syzygies se trouvent entre les 
brach. ."} et 4, puis elles se montrent assez régulier, entre les brach. 9 et 10, 
Il et ]."), IcSet 19, '2'2 et 23. etc. Laprcnncre pinnule de chaque bras est beau- 
coup plus longue cpie les autres et ses arl. sui'cessifs sont allongés ; elle ren- 
ferme 35 il i.") art. : la long, des pinnules suivantes dépasse un peu la moitié 
de la première. Le diam. du calice est de tl à ' niiii.. les bras atteignent une 
long, de KK» m. en movenne. La pi. c.-dors., simjdi'inenl convexe mi même 
(|iicl([iie peu aplatie, porte 2,") à i(l cirres doiil la l'ing. moyenne esl de I ,") à 
l(i mm. : (diacun d'eux est constitué par IS à 20 inl.. lous allongés, excepté 
les 2 ou 3 j)remiers ; les art. dist. dilTèrenl à peine tk'S |)ro\. et ils ne sont 
])as comprimés lalér. (".es cirres sont dis|)osé< en rangées Iransw pbi< ou 
moins apparentes el le milieu de la c.-dors. reste hbre. 
La couleur à l'état \ i\ant est orangé ou jaune orangé. 

L'^. meditevvonea est répandue sur toutes nos côtes méridionales, de Banyuls 
à Menton, à une faible i>rof. parmi les Algues, contre les rochers ou fixée à l'aide 
(le ses cirres snr divers miiiuaux. Elle est connue sur les côtes d'Espagne, au X. 

(le Malai;;i, sur les eiiles d'Ilalie el dans la mer Ei;ée. l'Hle est essentiellement 
littorale. Eu iiieiiie temps (|ue les adultes, on rencontre souvent des jeunes à tous 
les étals de (l(''\ elop|)euieut. 




Lu.. 150. — Ànledon medilevrnnea, graiideiU' naturelle, 



FAIM-, m: l'HANCi;. — i':(:iiiN(im.nMi:s l'.»7 

A. bifida Pi:\nam . Fi-. 150 a, — \ oii' : A. Ci.ahk, l'Jl.l, p. 167, tig. lOi ; 
A. Clauk, lOils, p. i>(i;^ 

L'.l. bifida ollVe la même struclure que VA. medilerrnnea ; elle en dilfère 
seulement p.ir ses bras plus courts, leurlonj;. moyenne ne dépassant général, 
pas 70à SOmni., et par ses eirres ])eaucoup plus courts éi;al., ceux-ci n'avant 
pas plus de 17 art. et souvent 15 seulement : ces arl. sont plus courts, 
mais relativ. plus larges que chez VA. medilerranea , et les art. prox. sont 
plus longs que les art. dist. ; la long, de ces cirres est de 12 mm. en 
moyenne. 

La C(^uleur de X A. bifida est rouge, rouge pourpre, rosé ou rouge orangé. 

L'J. bifulu est très répandue sur nos côtes de la Manche et de rAtlanlicjue et 
peut être capturée eu nond^reux exempl. lors des grandes marées ; elle est ordin. 
fixée par ses eirres aux pieds des Zostères ou des Algues, parfois aussi sur les 
rochers. \,'A. bifida paraît man(pier dans le Pas de Calais mais elle se retrouve 
sur les côtes d'Angleterre. 

*A. maroccana A. Ci-ark. ^'oir : A. Clark, iOi'i, p. 20iet 1918, p. 204. 

(Jette forme, qui vit sur nos côtes d'Algérie et de Tunisie est extrêmement 
voisine de 1'^. bifida et mérite à peine d'en être distinguée spécifiquement; on 
jiourrait n'eu faii'e qu'une var. de 1"-^. bifida dilTéranl <lu type jiar les derniers art. 
des cirres f(U"temont cornprinu'S lalér. 

G. LEPTOMETRA A. Clark. 

La c.-iloi's.. très tléveloppée est fortenuMit [jroénunenle, coaiqvu^, avec le 
sommet tantôt arrondi, tantôt assez pointu. I^es cirres sont diposés en rangées 
vertic. jilus ou moins régul. : ils sont très longs et les art. dist. u'olfrent pas de 
crête dors, mais restent arrondis. I^es parois du calice sont formées par 3 rad. 
successives (primiljrachiales) et par les 4 premiers art. brach. (secondi])raehiales). 
Les 2 premières i)innules de chaque bras sont beaucoup plus longues que les sui- 
vantes. Les 2 espèces du g. sont assez robustes, leurs bras sont très longs ainsi 
que les cirres ; la long, des bras varie entre "iO et 150 mm., et celle des cirres 
entre 3y et 60 mm. Ces 2 espèces n'abandonnent jamais une certaine prof, l'de oO 
à 1.2S0 m.^. Les animaux sont d'un beau vert à l'état vivant. 

L. phalangiiim. 0. F. Miiller. Fig. 151, 152, 153 a. — ^'oir : Marion, 
1819, p. 40, pi. XVIII [Antedon p.]; Carpenter, 1885, p. 475, pi. lA'Il ; A. 
Clark, 1918, p. 231. 

Cette espèce, exclusivement méditerranéenne est plus grande et plus 
robuste que V Antedon juediterranea ; les bras sont plus longs, et surtout 
les cirres offrent une très grande long. ; leurs arl. sont grêles et allongés et 
ils s'insèrent sur une c.-dors. conique, ordin. 2 fois plus longue que large 
(152 a), pouvant atteindre 5 mm. de long., quelquefois cette c.-dors. est plus 
courte (b), mais elle reste toujours très saillante. Les cirres sont au nombre 
de 25 à 30, et leur long., est variable : les plus petits ont 25 mm. de long., 



'.I.S 



I AINT \>E 1 IIANCK. 



I.CIlINdlUliMl'.S 



mais les plus grands atteignent 50 à 60 mm. ; on compte 31 à 38 art. dans les 
plus petits et une cinquantaine dans les plus grands. Les premiers art. sont plus 
larges que longs, puis la proportion change, les art. s'allongent et ils finissent 
par être 2 et même 3 fois plus longs que lax'ges (153 a). Tous sont com- 





Fi(.. 151. — Leplomelra fthahiDgium ; 
vue latérale, X ~- 



iG. 152. — Leptomelra phalangium ; calice 
((lajjrt's Mahion) ; a, i)laque centro-dorsale 
très allongée ; b, plaque centro-dorsale rac- 
courcie ; X "^• 



primes latér. ; le dernier arl. IVu'ine nu crochet allongé. Les bras mesurent 
r20 à 150 mm. de long, cl pi-cscntcnl -20(1 art. en moyenne. La première 
syzygic se trouve entre les art. .3 et i, la suivante ordin. entre les art. 10 et 
11 ; puis les syzygies se suivent à de< intervalles variables, mais rapprochés 
(tous les 3 ou 4 art. général.). 

I.'^. phalangium se trouve frécjucmmcnt au large de nos côtes de Provence, 
dans les fonds vaseux, à partir de 70 à 80 m. ; elle devient iilus abondante entre 
ton et 200 m., dans les graviers et les fonds coralligèncs. 

L. celtica Mac Andrew et Rarrett. Fig. 153 b. — ^'nir : A. Civuk. 1908^ 
p. 231. 

La Leploiuetia celtica, essentiellement atlantique, diffère de la forme 
méditerranéenne par quelques caractères, peu marqués à la vérité, mais qui 
ont paru suffisants à certains auteurs pour justifier une séparation spécifique. 



lAINi: m, lliANCK. 



I (:iiiM)ni:iiMi> 



\W 



Les oirrosel les l)ras sont cniHparati\eiiieiit j)lus courls ([uc clicz la L. phaldii- 
giitni; les cirres, au nombre d'une trentaine ont I?.") à iO nuii. de lonj;'. tout 
au plus ; ils oouiprennenl à peu près le même noadjre dart. que chez la 
L. phalangium, mais ces art. se raccourcissent beaucoup dans la véy^. des 




V\(,. 153. — (ailles (le Leptometra : a, L. phalangium; b, L. celtira 

(d'après II. Cakpenteh). 



cirres et arrivent à être à peu près aussi longs que larges, ou à peine un peu 
plus longs que larges. 

La L. cellica existe sur nos cotes de l'All.iiil i(ni(' à |i;iilii- de 'iO ou (>(t m. ; clic 
remonte au N. sur les eûtes des Iles Britaiuii([ues et ius(iiraux Faroë ; elle s'i'k-nd 
au S. jusqu'à Madère. Elle peut descendre jusipi'ii V.\0 à "lOO m. au moins. 



LISTE DES ABREVIATIONS 



adambul., adambulacraire. 

alternat., altcrnalivemeat. 

ambul., ambulacre, ambulaeraire, 

art., article. 

auct., auclorum. 

bas,, l)asal. 

brach., l)rachial. 

e. à d., c'est à iliio. 

cale, calcaire, 

carin., cariiial. 

c.-dors., conlro-dorsal. 

centr., central. 

CL, classe. 

cm., centimètre. 

complet., complètenieni . 

corb., corbeille. 

corpusc, corpuscule. 

dent., dentaire. 

diam., diamètre. 

diçj., digestif. 

dim., dimension. 

dist., distal. 

dm., décimètre. 

dors., dorsal. 

dorsal., dorsalement. 

E., Est. 

échant., échantillon. 

égal., également. 

esp., espèce. 

exact., exactement. 

e.Tceptionn., exceptionnrllonKMii. 

exempt., exemplaii'c. 

ext., externe, extérieur. 

e.rlèr., ex^Mioiiremenl. 

extrèm., exlréiucuiciil. 

F., f., famille. 

fa.tr., fasciole. 

^7., ff., geni'e. 



général., généralement. 

génit., génital. 

gl., glande. 

glandul., glandulaire. 

globif., globifère. 

habit., liabituellemenl. 

haut., hauteur. 

ident., identique. 

indiv., individu. 

Int., interne, intérieur. 

intér., intérieurement. 

interrad., interradius, interradial 

irrégul., irrégulier. 

irrégulièr., irrégulièrement. 

L., Linné. 

lurg., largeur. 

lat., latéral. 

latér., latéralement. 

lalit., latitude, 

léger., légèrement. 

local., localité. 

long., longueur. 

longit., longitude, luu^iludinai. 

longitud., longitudinalement. 

m., mètre. 

madrép . , mad réporique . 

marg., marginal. 

N., Nord. 

0., ordre. 

obi., oblique. 

ohliq., ohliipiement. 

opkic. , ophicéphale. 

ordin . , ordinairemeu l . 

or g., organe. 

orif., orifice. 

jtarticul., particnlièi'emenl, 

pax., paxille. 

pédic, pédicellaire. 



i.iSTF ni:s Anni'.vi ATKiNS 



•2(1 1 



perfor., perforation. 

périph., péri})lu'rie. 

péviphév., périphérique. 

péî'ipr., péi'iprocto. 

pét'ist., péristonie. 

périsloin., péris toni ion. 

perpendic, perpciuliculairoineal. 

piq , piquaiil. 

p., page. 

pi., plaque (planche dans les renvois 

biltliographiqnes). 
pr. dit , propremeul dil. 
prim., primaire. 
princip , principalement. 
prof., profondeur. 
prox., proximal. 
H, longueur du radius. 
r, longueur de l'interradius. 
rad., radius, radial. 
rég., région. 
réfful., réguliei". 
régulier., régulièremenl. 
relat., relativement. 
S., Sud. 
.S". CL, sous-classe. 



snlér., sclérile, 

second., secondaire. 

S. 0., sous-ordre. 

squel., squelette. 

sup., supérieur. 

super., supérieurement. 

superf., superficiel, 

sur/'., surface. 

tég., tégument. 

tentac, tentacule, tenlaculaire 

term., terminal. 

transi'., transversal. 

transvers., transversalement . 

tridact., tridactyle. 

Irif., trifolié. 

tuberc., tubercule. 

var., variété. 

vent., ventouse. 

ventr., ventral. 

ventral., ventralement. 

vert., vertical. 

ver tic, verticalement. 

vésic, vésicule. 

W., Ouest. 



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Harriman Alaska séries. Vol. XIV. Washington. 



INDEX SYSTÉMATIQUE 



Cet index comprend tons les noms employés dans la jjnrlie systématicjuc. 
Les classes sont en capitales grasses, les sous-classes en capitales grasses incli- 
nées, les ordres en ca})itales ordinaires, les sous-ordres en capitales inclinées, les 
familles en minuscules g-rasses, les genres (commençant ])ar une majuscule), les 
espèces et les variétés (commençant pai' une minuscule), en romaines |)ourles noms 
corrects, en italiques pour les synonymes (1). Chaque nom est suivi du numéro 
de la page correspondante en chifîres ordinaires, et, s'il y a lieu, de celui de la 
fig-ure en chill'res gras. Les numéros entre crochets après un nom de genre sont 
ceux des pages où il est citi' simplement en synonymie. Les formes non encore 
signalées avec certitude sur les côtes de France sensu stricto sont précédées d'un 
astéristjue. 



abildgaardi (( )pliiuthri\ l'ragiJis), 4'.l, 

76 a. 
acutus (Echinus). llC, 77, 78. 
;c(piitul)erculata (Arhat-ia), il:!. 75- 
affiiiis [Cidaris), 1 10. 
affînis [Holothuria), IcSO. 
affmis (Stylocidaris), 110, 72, 73. 
alhida (Opluura), 92, 61. 
alopecurus [Ophiothri.r). 7G. 
Amphidetus, 131-, l.3(), 1.38. 
Anq^hipholis, 82. 
Amphiura, 78, '. 82 ;. 
Amphiuridae, 78. 
aiitjuloswi (Echinoci/ainus). 127. 
An fil/ roder ma, 184. 
"annulosa {O|)hiopsila), '.Ml, 64. 
Anseropoda, 33. 
.Vutedon, 19;). 
Antedonidae, \'y.'>. 

APODES (HOLOTHURIES), 184. 
aranea (Ophiopsila), 93, 63. 
.\il)ncia. I 13. 



ArOacina, 1 13. 

arborescens (Astrospartus), 03, 43. 
'arg'uinensis (llolothuiia). 174. 

ASPIDOCHIROTES, 170. 

Asterias. 23, [22, 26]. 
Asteriidae, 21. 
.Vsterina, .32. 
Asterinidae, 32. 
As/eriscus, 32. 
Asteropidae, 42. 
Asli'opectcn, 44. 
Astropectinidae, ii. 
Aslrophyton, (Ki. 
Astros})artus, (Kl. 
attenuata (Hacelia), 4(), 29. 
uuranliaca {Thi/one), 1(17. 
aurantiacus (.Vstropecteu), 11, 32. 
h;dli (Opliiiiclis), 83. 55. 
hilid.i Antedon), 197, 149 a. 
Iii^pinosus (.Vstropecten), 4il. 33, 34. 
botcllus [Hololhuria], 173, 
hi'dchiala (Ophiocnida), 8(1. 



(1) Dans la synonymie donnée pour chaque espèce, les noms spccifi([ues identiques 
au nom précédemment indiqué ont été, pour gagner de la place, réduits à l'initiale, 
comme les noms génériques dans les mêmes conditions. On les trouvera ici in extenso 
et accordés avec cli^quo nom do genre comme ils doivent Ijien entendu rèlre. 



206 



INDEX SVMlLMATiyti: 



ljr;iclii;ilus (Ophioccnlrus), !S6, 57. 

Brissopsis, 131. 

Brissus, 13^}. 

hnmnea ((Àicumariiiy, lOi, 117. 

caiialiferus (Scliizaster), 128. 88. 

(■af(iiten.si:< [Hulolhuria), I7U. 

cellica (Leptomelra). 178. 163 b. 

Centrechinidae. III. 

Ccnlrosk'piianus, 112. 

Ceramaster, 42. 

Clui'laslcr, M'). 

Chgetasteridge, 36. 

e-liiajei (Auipliiura). 78, 50. 

CHILOPHIURIDES, n7. 

Cidaridae. 107. 

Cit/nris^ 109, I 10. 

cidaris [Cidaris), 109. 

ciliaris (Luidia), "l"'», 41 a. 

ciliaris iOphiiira), 9(1. 

Clypéasthidés, 126. 

colunibaris [Brissus), 133. 

Coi/ialula, 193. 

cordatus [Àmphidetus), 134. 

cordalum (Echinocardium), 134, 93. 

(^osc'iaaslerias, 2a. 

Cribrella, 30, 31. 

CRINOÏDES, 191. 

Crossaster, X\. 

Cucuniaria, 130, [109 . 

cucuinis (Cucumaria), 161, 114, 115. 

cuenoti {pseudociiciimis), 168. 

DENiiRoiiiinoiEs, I ;1(). 

diccjuemavii [Cucumaria), 154. 

digilala (Lal)idoplax), 188. 144. 

digilala (Synapfa). 188. 

di-Stefanoi (Spatangus purpuiTus . 

131. 
doliolum {Cucumaria), 133. 
Doroeidaris, 108. 
duvernœa [Synapta). 187. 
I:^chiiiasler. 29. 
Echiiiasteridae. 29. 
eciiinula {Ophiolltrij- . 7 2. 
erliiiiata (< )pbi()llirix IVagilisj, 73,48. 
ÉCHINIDES, 97. 
Kchiiiocardiiiiii, 1 34. 
EcliinocN aiiius. 126. 



r-fliiiiii-^. 



16 



edinuadi [Asterias), 26. 

elegans (Ampkiura), 82. 

eleyans [Thyone), 107, 

c'iongala (Cucumai-ia), 160, 112, 113. 

csculenlus (Echiiuis), 119, 80. 

Euryale, 66. 

farcimen {Ilololhiiria). 171. 

filifonuis (Amphlura). Si. 52. 

llavescens (Ecliinocardium), 1 3ii. 95,99. 

forbesi (Ophioconis), 89, 59. 

l'ORClPl LOSÉES, 21. 

l'oiskali (Holothuria), 179, 135. 

iVagilis (Ophiothrix), 74, 48, 49. 

l'usus (Thyoue), 104, 118. 

gadeana [Tliyone), 164. 

galliennei (Leplosynapta), 186, 141. 

Genocidaris, 114. 

giI)l)osa (Asteriiia). 32. 24. 

(jibbosus [Amphidetus), 138. 

glacialis (Asterias), 22. 

glacialis (Maithaslerias), 22, 17. 

GNATHOPHIURIDES, 70. 

Gorgonocephalidae, 03. 

Gorgonocephalus, 66. 

g-ranularis (SphaTcchiims), 1 24, 85, 86. 
"gruhei (Cucuiiiai-ia), l.'li, 105. 

guenu'i (Sclorasterias), 27, 20. 

Ilacelia, 39. 

Ilaplodaclyla , 184. 

hclleri (Ilolothuriai, 180, 136. 

llcnricia, 30. 

Ilolotliuria, 171. 

HOLOTHURIDES. 140. 

Holothuriidae, 170. 
■ Hydrasterias. 26. 

liyndinani (CÀiciiniaria), 137, 109. 

impalieiis (Ilolotliuria), i7i{. 129. 

iiiermis (Thyone), 167, 123. 

iidia?rens (Leptosynapla), 187, 142. 

iatermediutn [Echinocardium), 137. 

inej^ularis i Aslr()])Ocleii), 50, 37. 38, 39. 

IRRÉGULIERS (ÉCHINIDES), 
12(1. 

joiisloiii -V-sliopcclt'U , i9, 36. 

kirscliberg-i (Cucumaria), l''>6, 108. 

krdlikci'i (( '.ucuiiiai'ia ', 136, 107. 

Eal)i(k)plax, 188. 

lacci'tosa 'Opiriiira). 90, 60. 



INDKX SVSlLMATKjli: 



:>07 



laclea iCucumaria), lO'î, 116. 
L^MOPHIURIDES, L». 

lefuvrei (Cucuinaria), 152, 102. 
'leatiginosa (Holollmria), 174. 
Leptometra, 107. 
Leptosynapta, 186. 
lividus (Paracciitrolusi, 12:5, 84. 
lïvidus [SlroïKjylocenlrotusj, 123. 
lixtila [Arbacia), 113. 
longicauda (O[)hio(k'nna), x~ . 58. 
loii^'ipes (Cha'taster), 37, 27. 
l(>ngispinus((;enli'ost('iihaiuis , I 13,74. 
Luidia, '.V.'k 
Luidiidae, ")'">. 
lusitanica (OpliioUirix ri'agilis). 70, 

49d. 
li'ilktMii Ophiothrix), 71,46. 
lyrifera (Brissopsis), 132, 91. 
maculata (Geuocidaris), llii, 76. 
maculatus [Teinnevhinus). 11"). 
*makrankyra (^Leptosyuapla yallien- 

neii, 187. 
mammata (Ilolothuria), 177, 133. 
mamillata [Holothuria), 177. 
marioni (Cacumaria), 1(19. 
marioni (Pseudocucuiuis), iCi'.i. 125. 
*maroccana (Autedoni, l'J7. 
Marthasterias, 21. 
medilerrauea (Auiphiura), 79, 51. 
mediterranea (Antedoii), 195, 149 b, 

150. 
mediterranea {Haplodac(yla), 184. 
inediterraaeum (Echiuocardium), 13o. 

94. 
uielo (Echinusi, 118, 79. 
me m bran ace a (Aaserop<Hla), 33, 25. 
meynbranaceus [Palmipes), 33. 
microtubercalalus [Echinus), 122. 
microtuberculatus (Psammechinus), 

122, 81 b,83. 
iniliaris (Echiniis). 121. 
miliaris { Psammechinus j, 121, 81 a, 82. 
mixta (Pseudocucuiuis), 168, 124. 
Molpadia, 184, 
Molpadiidae, 184. 
inontagui (Giicumaria), loO, 101. 
moi'leaseni (EchinocanlLuai), 137, 96, 

98. 



muscu/ns [Ankyroderma), 184. 
inusealus (Molpadia), I8i, 139, 140. 
ney/ecta [Amphiura], 82. 
ncg-lecta (Stylasterias), 26. 
nigra (Holothiiria), 179. 
aigra i ()|)hioconiiaa , 93, 62. 
normani (Cucumaria), I."i2. 
oculata i Cribrella), 31. 
Ophiacaalha, 09. 
Ophiacanthidse, 09. 
< )[)hiaclis, 83. 
'opliidiaaus (OphidiastcrJ, 38, 28. 
"Oplndiaster, 38. 
Ophidiasteridge, 38. 
Ophioceatrus, K'k 
Ophiocniday 86. 
Ophincoma, 94. 
Ophiocomidae, 93. 
Ophiocoaiiaa, 93. 
Ophiocoais, 89. 
Ophioderiaa, 87. 
Ophioderraatidae, 87. 
Ophiolepididae, 90. 
Ophiomyxa, 67. 
Ophiomyxidae, 67. 
Opliiopsila, 9i. 
Ophiothrichidœ, 7U. 
Ophiothrix, 70. 
Ophiura, 90. 
OPHIURIDES, 58. 
pallaryi [Arbacina), 115. 
ocatus {Ainphidetus), 130, 
ovatum {Echiuocardium), 136» 
Palînipes, 33. 

papillata (Dorocidaris), 109, 68, 70,71. 
papposus [Crossasle!-), 3;'). 
papposus (Solasler), 35, 26. 
Pai'acentrotus, 123. 
Paraaiphiura, 83. 
Paxillosées, 44. 
Peclinura. 89. 
PÉDIFÈRES (HOLOTHURIES). 

150. 
peanatifahini (Echinocardiuai), 138, 

97, 100. 
pealacaathus (Astropecten irrcgula- 

risi, 51, 38. 
pealagona (()[)hiomyxa), 07, 44. 



■20S 



INDEX SVSTEMATIQIK 



Pentagonastev, 42. 

penlaphyllum (Ophiothrix fragilis), 70, 

49 b, c. 
plialanf^iiiiu (I.O|ilomolraV 197. 
PHRYNOPHIURIDES, 6o. 
IMiylloi)horas, 109. 
placenla (Ceraïuasler), 42, 31. 
placenta {/'almipes), 33. 
placenta l Penlar/oiiaster). 42. 
plauci (Cucuiiiaria), 153, 103, 104. 
platyacanlhus (Aslropecten bispino- 

sus), 47, 34. 
Pltitonaster, 54. 
polii (Ilololliuria), 178, 134. 
Porania, 41 . 
poiicheli (Tliyone), 16"». 
Pit) MyM>i:r/>, 128. 

PHVMXODI-SMIIWS^ t 29. 

Psammochiniis. t2l. 
Pseudocucmiiis, 108. 
pulvilliis (Porania). 41, 30. 
punctala Parampliiui'a), 83, 54. 
purpureus (Spatang-us). 129, 89,90. 
pusillus (Echinocyamus), 127, 87. 
puslulosa {Arbacia}, 113. 
quinquciiiaculala (Ophiothrix). 72,47. 
raphanus (Thyone), lOa. 119, 120. 
regalis (S(icho|)us', 182,138. 
RÉGULIERS (ÉCHINIDES), 107. 
Hhabdoiuulyns. l'.M. 
'richardi (Ilydi'aslcrias), 20. 
richardi {Slicliopus). Isl. 
l'oscovità (Thyone), 100, 121, 122. 
rosoa (Stichaslrella), 28. 21. 
roseus (Stichasier), 28. 
rosula {Ophiothrix), 70. 
rubens (Asti-rias). 23, 18. 
ruber (liiiai)d<Mnolg-us). l'.M, 146. 
sanclori (lloioUmi'ia). 171,127, 128. 
sanguinnlentd {(Icibrella . 31, 
sang'iiiniilcnhi ( liciirici.i), ;{ 1 , 23- 
sarsi (Luidia), Tid. 41. 
saxicola {(Juciimaria). tiiO. 
Sclii/asU'r, 128. 
scilhe [UrisKiis), 133. 
Scloraslcrias, 20, 
selenluc (.S7/>'/i«y>».«). 179. 



scposilus (Kcliinaster), 29, 22. 

serralus (Aslropecten), ol, 39. 

setosa (Ophiacantha). 09, 45. 

Sojiisler, 33, 

Solasteridœ, 33. 

Sp.\T.\NGiDi';s, 128. 

.Spatangiis, 129. 

sphsera (Echinus), 119, 

Splufrechinns, 124, 

Spimlosées, 29. 

spinulosus (Aslropecten), 48, 35. 

s(piaiii,ihi (Auiphipholis), 82, 53. 

xqitamata {Awphiiiva), 82. 

srpiamatus (Aslropecten), 49. 
•stcll.iti (nnlulhiiria), 176. 131. 

STELLÉRIDES, 13. 

Stichaster, 28. 

Stichasteridae, 27. 

Stichaslrella, 28. 

Stichopus. 181 ^179 . 

Slrongylocentrofus, 1 23. 

Stylaslerias, 20. 

Stylocidaris, 110. 

snbinevmis [Plutonastev), 34. 

subinennis (Tethyaster), 34, 40. 

Si/napla, 180, 187. 

Synaptidae, 180. 
'syracusana (Cucumaria), 133. 106. 

TemnechinuK, 113. 

tenuispinn (Asterias), 20, 

tenuispina (Coscinasterias), 20, 19. 

tergcslina ((lucumaria), 13!^, 110, 111. 

Tethyaster, 'iS. 

texturata \Ophiiira), 90. 

thomsoni (Labidoplax), 190, 145. 

Thyone, 104. 

Thyoniilium, 109. 

tremulfi {f/ololhiiria), 181. 

Ircninliis (Slicdioiius), 181. 

luiiulosa (Ilololhuria), 174. 130. 

unicdior (Hrissiis), 13!{, 92. 

urna (Ph_\ Iloplioius), 1C.9, 126. 

V.\LV1 I.OSILIJS, 3N. 

verriiculatiis {Aster-iscw!). 32. 
vei'sicolor {Ophiolhi-ix). 77. 
'virens (Oi)liiactis), 81, 56. 



TABLE DES MAT1EI{ES 



Pages 
INTRODUCTION (morphologie, cinlirvologie, LMhologic cl r.nmisliiino. 

(Mpt ui'c et conservation) 1 

EMBRANCHEMENT DES ÉCHINODERMES, tableau des classes 13 

Cl. STELLÉRIDES (Astéries) 1 "> 

— — Tableau des espèces 18 

O. FoRcipiLosÉES. F. Asteriidae (G. Marthasteriax, Asleria)!, Coscinasterias, 

Si'lerasten'o.i) 21 

F. Stichasteridae (G. Stichastvelln] 27 

O. Spixulosées. F. Echinasteridse (G. Echinasler, Henvicia] 29 

F. Asterinidse (ti. Asterina, Anseropoda) 32 

F. Solasteridse (G. Solaster) 33 

F. Chsetasteridae ;G. ClueUisfer) 36 

O. Valvulosées. 1'\ Ophidiasteridae (G. Ophidias/er, [lacelia) 38 

F. Asteropidae (G. Porania) îO 

F. Goniasteridae G. Ceramaster) 42 

O. Paxillosées. F. Astropectinidge (G. .4A7ro/;^r/c/«, Tethi/asler 44 

F. Luidiidae ;G. Luidia) i)3 

Cl. OPHIURIDES ;'>8 

— Tableau des espèces 61 

S. Cl. PHRYNOPHIURIDES. F. Gorgonocephalidœ iG. Astrospar/as). . 03 

I'. Ophiomyxidge (G. Ophiomijxa) 67 

S. Cl. LAJMOPHIURIDES. V. Ophiacanthidae G. Ophiucantha) G'» 

S. Cl. GNATHOPHIURIDES. F. Ophiothrichids G. Ophioihri.r] 70 

F. Amphiuridae (G. Amphiura, Amphi- 
pholis, Pavamphiura, Ophiaetis, Ophio- 

cenlriix) 7S 

^. (A. CHILOPHIURIDES. 1". Ophiodermatidae <,. Ophiodrniui , 

()/ihioco!tis ■ 8 i 

F. Ophiolepididae G. Ophim-u) 'lO 

1". Ophiocomidœ G. Ophiocomina, Ophio- 

psila) '^3 

CI. ÉCHINIDES (Oursin.s) -'^ 

— Tableau des espèces '".? 

S. Cl. RÉGULIERS. F. Cidaridae (G. Dorocidarix, Stijlocidaris): Ii>7 

1'. Çentrechinidae (G. Centrostepfianux, Arbncia, 
Genocidaris. Echinas, Psainmechinus, Para- 

cenlrolus, Sphievechinus) 111 

U 



imi 



•210 lAhi.i: i>i..< M\iii.i!i:.s 

Pasres 

S. Cl. IRRÉGULIERS. O. CiYPiAsTniDics (G, Echinocyamus) 120 

O. SpAT.vNfiiDKs s. O. PiiiMNADÈTES (G. Schinos- 

tev) ; 128 

S. (). Prymnodesmiens (G.Spatan- 
gus, Brissopsis, Brissus, 

Echinocardimn) 129 

Cl. HOLOTHURIDES 140 

— Tiililoïui des espèces 143 

S. Cl. PÉDIFÈRES. O. Dendhociiirotes (G. Cucutnaria, Thyone, Pseudo- 

cucumis, P/iyllophortis) loO 

O. AspioociiiROTES F.UoloihUTiiAx G. Holothuria, 

Stichopus) 1 TO 

S. Cl. APODES. F. Molpadiidae G. Molpadia) 184 

I'. Synaptidae (i. Leptosynapta, Labidoplax, Rhabdo- 

molfuts I 180 

Cl. CRINOÏDES 191 

— Tableau des espèces 194 

F. Antedonidse G. Atitedon, Leptometra) 195 

LISTE DES ABRÉVIATIONS 200 

INDEX BIBLIOGRAPHIQUE 202 

INDEX SYSTÉMATIQUE 203 



i>i.ro.\ — 1).\ii.\mieuî; 



f\lif 



FÉDÉRATION FRANÇAISE DES SOCIÉTÉS DE SCIENCES NATURELLES 

OFFICE CENTRAL DE FAUNISTIQUE 



FAUNE 



DE FRANCE 



1 

ÉCHINODERMES 



l'AK 



R. KŒHLER 

PHOFKSSEUli A LA KACLLTÉ DES SCIENCES DE L\0.\ 



Avec 15 3 figui^es 




PARIS 

Paul' LECHEVALIER, 12, nuE de TOLu^o^ (vi-^) 

1921 

(Ouvrage honoré d'une srJbvent/ou de l'Académie rfp.s Sciences de Paris) 
(fondations R. Bonaparte et Loulreuil) 



3t